Selon la présidente de la commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette, un ensemble de couches lavables coûte plusieurs centaines de dollars.

Couches lavables: gratuité pour une quarantaine de familles

Deux ans après avoir convenu de la pertinence de mettre en place un programme de financement d’écogestes pour lequel aucune mesure n’avait cependant été retenue, le service de l’environnement de Gatineau a accouché, jeudi, du plan de match qui sera présenté prochainement au conseil municipal.

Ce programme se résumerait à deux mesures, à savoir une subvention pour fournir des couches lavables à une quarantaine de ménages par année, ainsi qu’une aide financière de 5000 $ visant à encourager le remplacement des vieux systèmes de chauffage au mazout pour des systèmes alimentés à l’électricité. Cette mesure toucherait environ cinq bâtiments par année et permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 15 tonnes annuellement.

La commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement a adopté à la majorité la recommandation de ces deux mesures qui seront soumises au conseil à la mi-novembre. Le nouveau programme de subvention de couches lavables serait différent de celui qui avait été adopté et aboli sous l’administration du maire Marc Bureau.

De fait, un montant de 75 000 $ en 2020 et de 25 000 $ pour les années suivantes serait remis à un organisme œuvrant auprès des jeunes familles. C’est cet organisme qui serait mandaté pour faire l’achat d’un lot de couches lavables. Les couches seraient ensuite redistribuées à raison de 15 à 20 couches par ménage selon la formule du premier arrivé, premier servi. La mesure représenterait une aide financière de 500 $ par ménage participant.

La mesure n’a cependant pas enthousiasmé le conseiller Jocelyn Blondin selon qui il ne revient pas à une ville de financer l’achat de couches. «Prends-toi en main et achète-les toi-même tes couches en cotons», a-t-il lancé.

En mêlée de presse au terme de la rencontre de la commission, la présidente, Maude Marquis-Bissonnette, a rappelé qu’un ensemble de couches lavable représente un investissement de plusieurs centaines de dollars. «D’être capable d’en donner dès le départ permettra à des ménages de faire ce choix plus facilement, a-t-elle dit. Depuis l’entrée en vigueur du bac de 120 litres, c’est une demande que nous avons beaucoup. Nous avons reçu une pétition de 400 noms revendiquant la mise en place de ce programme. Je pense que ça répond à un besoin et c’est cohérent avec nos gestes.»