Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le café-bar Aux 4 jeudis
Le café-bar Aux 4 jeudis

Corniche patrimoniale: le propriétaire du 4 jeudis se défend

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Le propriétaire du café-bar Aux 4 jeudis se défend et affirme avoir eu des discussions avec la Ville de Gatineau concernant le dossier de la démolition illégale de la corniche patrimoniale, qui se trouvait sur le toit de son bâtiment. 

«Ce n'est pas vrai que je n'ai jamais parlé à la Ville, rectifie Alex Duhamel dans une longue déclaration écrite transmise au Droit. Vendredi matin, on a eu une rencontre téléphonique d'une heure avec l'urbanisme et on a trouvé une solution tout à fait satisfaisante pour la Ville.» 

L'ancien directeur de Vision Centre-Ville, aujourd'hui directeur général de la Chambre de commerce de Gatineau, Stefan Psenak, a d'ailleurs assisté à cette rencontre. 

«La réunion s'est très bien déroulée et un plan de match a été convenu pour mettre sur pieds un échéancier», indique-t-il. 

Les deux partis se seraient notamment entendus sur le type de corniche que M. Duhamel soumettra, ainsi que sur les détails des fioritures ornementales. 

«L'objectif est de refaire une corniche la plus semblable possible à ce qu'il y avait auparavant», mentionne M. Psenak. 

«Présentement, je suis en train d'obtenir des devis de différents fournisseurs et les plans de réfection seront soumis à la Ville», précise de son côté M. Duhamel. 

L'ancienne corniche
La corniche actuelle

Dans les pages du Droit samedi matin, la Ville et certains élus gatinois dénonçaient le manque de communication du propriétaire du 4 jeudis dans ce dossier en indiquant qu'aucun échange n'avait eu lieu depuis novembre. 

M. Duhamel martèle cependant qu'il a «toujours eu l'intention de corriger la situation». 

«La première fois que je leur ai parlé [à la Ville], je leur ai dit: 'Dites-moi ce que vous voulez que je fasse et je vais le faire"», écrit le propriétaire du café-bar. 

«Plutôt que de me donner une chance, on me tape dessus, poursuit-il. On est en pleine pandémie. Il n'y a plus une cenne qui rentre. Mis à part les quelques semaines de réouverture permises, à la fin de l'été, on est fermés depuis presque un an. Ma priorité, ç'a été de m'occuper de mon monde, de m'assurer que mes employés ne perdent pas leur job. Il y a des familles qui dépendent de moi. […] La corniche, on va la refaire. Mais est-ce que ça presse comme une cassure?» 

De son côté, le conseiller Cédric Tessier assure qu'il a commenté le dossier selon les informations mises à sa disposition.

«Lorsque j'ai commenté le sujet jeudi matin, je n'étais pas au courant qu'il allait y avoir une rencontre dès le lendemain. J'ai été mis au courant de cette rencontre-là seulement vendredi soir. J'ai commenté selon les informations que j'avais», dit-il.

«Si la corniche est refaite comme elle l'était avant, ajoute-t-il, c'est une très bonne nouvelle. Par contre, je veux avoir une confirmation du service de l'urbanisme avant de me réjouir.»

La Ville de Gatineau indique pour sa part qu'un suivi du dossier sera assuré en début de semaine.