La présidente de la STO, Myriam Nadeau

Consultation publique: Nadeau croit que la Ville pourrait s’inspirer de la STO

La présidente de la Société de transport de l’Outaouais (STO), Myriam Nadeau, se porte à la défense du transporteur public et de la consultation publique qu’il mène actuellement dans le cadre du futur lien rapide dans l’ouest. Elle exprime un « profond désaccord » avec le professeur Mario Gauthier qui qualifiait l’exercice consultatif de la STO de « minimal » et peu favorable à la discussion et aux débats, dans nos pages, mercredi.

« Je trouve malheureux que la STO fasse les frais d’une critique essentiellement adressée à la Ville et à sa façon de consulter, a lancé Mme Nadeau. J’ai l’impression qu’il [Mario Gauthier] ne semble pas être au courant de l’ensemble du processus de consultation de la STO. Ce n’est pas juste des portes ouvertes et présenter des tableaux. Ça, c’est juste pour le volet informatif de la consultation, pour ensuite amener les gens à se prononcer avec le plus d’information possible sur les choix qui doivent encore être faits. »

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Mme Nadeau précise qu’une fois cette phase de la consultation dédiée à l’information terminée, il y aura un atelier de réflexion, le 17 juin, où tout le monde peut s’inscrire. Les gens sont aussi invités à déposer des mémoires jusqu’à la fin du mois et à remplir des questionnaires en ligne. Elle rappelle aussi que la STO a mis sur pied des comités consultatifs dès départ qui regroupent les milieux associatifs, le milieu des affaires et institutionnel, ainsi qu’un autre réunissant des représentants du milieu de la mobilité et de l’urbanisme. « L’UQO siège sur un de ces comités », note-t-elle.

M. Gauthier, professeur en sciences sociales à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), est d’avis que les stratégies de consultation de la STO sont une illustration de plus qu’il faille se doter d’un office de consultation publique indépendant à Gatineau. Mme Nadeau affirme être ouverte à l’idée que Gatineau  se dote d’un tel outil de consultation, et même que la STO en soit partie prenante.

« Mais d’ici à ce qu’on ait un office de consultation, dit-elle, je pense que la Ville de Gatineau pourrait s’inspirer de comment la STO fait les choses. Je ne veux pas critiquer la façon dont la Ville consulte, mais je suis consciente qu’il y a un besoin pour les gens de se sentir parties prenantes lors des consultations. »

En ce sens, Mme Nadeau estime que la STO est un exemple de bonnes pratiques.