Le metteur en scène et activiste pour le climat Dominic Champagne prendra la parole lors de la conférence d’ouverture du 87e congrès de l’Association francophone pour le savoir ce lundi à l’UQO.

Congrès de l'ACFAS : la fébrilité s’empare de l’UQO

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) vibrera au rythme du « dialogue savoirs-sociétés » cette semaine dans le cadre du 87e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui réunira quelque 4500 personnes autour de multiples sujets parfois très pointus, comme la robotique sexuelle, et parfois très collés sur l’actualité, comme les changements climatiques et la santé mentale.

En entrevue quelques jours avant l’ouverture du congrès, le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, a confié que l’équipe mobilisée derrière cet événement d’envergure était « fébrile » à l’idée d’en arriver, enfin, au jour J.

C’est la toute première fois que l’UQO accueille le congrès de l’ACFAS, qui attire des chercheurs provenant d’une trentaine de pays. 

Pour la communauté universitaire, il s’agit d’une occasion unique de rayonner, souligne M. Harrison, mais aussi de créer de nouveaux partenariats. 

« Il y a toujours des collaborations de recherche qui naissent de rencontres entre les chercheurs », a-t-il indiqué.

Pour la région, les retombées économiques seront importantes et devraient tourner autour de deux millions de dollars. 

« On accueille 4500 personnes dans toute la semaine, alors ce sont des retombées économiques, avec des gens qui vont rester ici au moins deux ou trois nuitées et qui vont aller au restaurant. Je pense que ça va paraître dans la ville de Gatineau. » 

Les activités débutent ce lundi et se poursuivront jusqu’à vendredi dans les deux pavillons gatinois de l’UQO, de même qu’au campus Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais.

Des sujets à profusion

Plus de 200 colloques sont à l’horaire et sont regroupés autour de différents thèmes, comme les enjeux de la recherche, les sciences de la santé, les sciences naturelles, le génie, les sciences humaines, les sciences sociales et l’éducation.

La liste des sujets est évidemment très variée, mais certains grands thèmes reviennent à plus d’un endroit. 

C’est notamment le cas des changements climatiques et de la santé mentale, qui seront abordés sous plusieurs angles.

« Ce sont des thèmes qui préoccupent la société de façon générale, alors ça démontre que le congrès est près de la société », estime Denis Harrisson. 

Certains colloques proposent des sujets plus pointus, allant de la robotique sexuelle aux enjeux de la redéfinition du système international d’unités, en passant par la francophonie canadienne, les crimes haineux, la chimie pharmaceutique ou encore la motivation scolaire. 

Des activités seront aussi offertes au grand public, entre autres pour découvrir les richesses du parc de la Gatineau, pour assister à une simulation de cyberattaque, pour discuter des solutions aux embouteillages ou pour vivre une expérience de « réalité virtuelle au secours des phobies et des troubles de l’anxiété ».

Ces activités grand public sont gratuites, mais certaines nécessitent une inscription en raison du nombre limité de places. Les activités du congrès, qui se déroule sous le thème « Engager le dialogue savoirs-sociétés », seront officiellement lancées lundi matin avec une conférence d’ouverture dans le cadre d’un colloque sur « une économie écologique pour le Québec ».

La présidente et directrice de l’ACFAS, Hélène Drainville, le recteur Harrisson, le professeur de l’UQO Jérôme Dupras (aussi bien connu comme membre des Cowboys fringants) et l’instigateur du Pacte pour la transition au Québec, Dominic Champagne, prendront la parole pour l’occasion.