Le conseiller municipal et président du CCU, Jocelyn Blondin.

Composition du CCU à Gatineau: Blondin baisse le ton

Le président du comité consultatif d’urbanisme (CCU) de la Ville de Gatineau, Jocelyn Blondin, baisse le ton. Lui qui menaçait de quitter la tête du comité, il y a un mois, en raison de la volonté du conseil municipal de remplacer deux membres citoyens par des experts en urbanisme, tentera plutôt de rallier ses collègues derrière un amendement qu’il présentera, mardi, lors du caucus préparatoire.

«Je vais proposer qu’on remplace un citoyen par un expert, au lieu de deux comme le prévoit la proposition qui est sur la table, a affirmé M. Blondin. Je veux aussi que ce professionnel ne présente aucun risque de se retrouver en conflit d’intérêts. Il ne devra donc pas être à l’emploi d’une firme ou d’un entrepreneur. Ça existe, j’en ai trouvé un.»

Le CCU est actuellement composé de dix membres, trois élus et sept citoyens. La nouvelle mouture proposée au conseil conserverait les trois membres issus du conseil municipal, mais réduirait à cinq le nombre de membres citoyens afin de faire de la place à deux professionnels ayant une expertise en urbanisme. M. Blondin avait paru courroucé lors du dépôt de cette proposition faite par l’administration en novembre dernier. Il avait ouvertement menacé de quitter son poste si une telle proposition devait être adoptée.  

«J’ai besoin du pouls des citoyens, avait lancé M. Blondin. Les professionnels, on les a déjà à la Ville. Je n’en ai pas besoin d’autres autour de la table. Il y a de plus en plus de professionnels dans nos comités et les citoyens sont en train de perdre leur place. Jamais je n’embarquerai là-dedans.»

M. Blondin dit avoir consulté les membres citoyens du CCU. À l’exception d’un membre, tous ont affirmé être en désaccord avec la proposition. «Celui qui ne m’a pas répondu est membre d’Action Gatineau, a noté M. Blondin. Je ne m’attendais pas à une réponse de sa part. Les autres voient ça comme un manque de confiance envers eux. Tous trouvent important que le CCU puisse conserver une présence citoyenne forte.»

La possibilité que M. Blondin claque la porte du CCU existe toujours. Ce dernier affirme se garder une porte ouverte en fonction de ce qui se passera au conseil mardi. «Mais j’ai plusieurs collègues qui m’ont demandé de continuer, a-t-il dit. J’ai aussi reçu beaucoup de courriels de citoyens satisfaits de mon travail. J’adore ce travail-là. Je n’ai pas le goût de lâcher. Disons que j’ai plus le goût de rester que de partir.»