Les Galeries de Hull doivent composer avec des fermetures de magasins.

Cominar en pourparlers avec des détaillants

Le promoteur immobilier Cominar a indiqué être en discussion avec de nombreuses bannières afin de remplir l’espace laissé vide à son centre d’achats Les Galeries de Hull depuis la faillite de Sears.

« Les négociations avancent bien », a précisé Caroline Lacroix, vice-présidente communications et marketing chez Cominar, sans toutefois dévoiler le nom des potentiels futurs locataires.

« Comme toutes bonnes discussions, nous n’avons pas le contrôle sur le rythme auquel avancent les pourparlers », a continué Mme Lacroix, signalant que des détaillants de grandes surfaces et d’autres exigeant de plus petites superficies sont convoités.

Neuf locaux vides parsèment les deux étages de l’immeuble commercial, et deux autres détaillants sont en vente de fermeture.

La Librairie Réflexion n’a pas renouvelé son bail après 24 ans de présence, et déménagera ailleurs ce printemps.

L’achalandage aux Galeries de Hull a diminué, entraînant une baisse des ventes, a expliqué Lynne Leach, directrice du commerce.

« L’ensemble de toutes les fermetures a donné un gros coup. Il y a eu la foire alimentaire qui a été en rénovation pendant près de deux ans. Il y a beaucoup d’espaces vides, donc il y a moins d’offres (pour la clientèle) », a expliqué Mme Leach.

La vaste majorité des espaces demeure occupée aux Galeries de Hull.

locomotive
Il y a de toujours de l’espoir pour le centre d’achats, malgré la perte de sa locomotive qu’était Sears, a avancé le professeur à la retraite de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et spécialiste du marketing, Normand Bourgault.

À son avis, il y a suffisamment de boutiques et suffisamment d’espace pour que les Galeries conservent leur pouvoir d’attraction.

M. Bourgault estime toutefois que la situation est difficile pour le centre commercial du boulevard St-Joseph.

« Sears était la locomotive de ce centre commercial, et là on vient de perdre la locomotive. Il ne reste que des wagons sur les rails. C’est là tout le problème, il n’y a pas de commerces suffisamment grands pour remplacer cette locomotive qu’ils ont perdue. Et, des locomotives, on n’en trouve pas tant que ça ces temps-ci dans le commerce du détail », a expliqué M. Bourgault, précisant qu’il n’y a pas beaucoup de magasins actuels qui ont le potentiel de devenir le moteur du centre commercial.

Selon Mme Lacroix, Cominar entend saisir la balle au bond avec le départ de Sears.

« (Sears) a été une bannière qui n’a pas su se renouveler, se réinventer. On ne se réjouit pas de cette situation, mais dans un contexte comme celui de Hull, ça nous permet de saisir cette opportunité de moderniser l’offre commerciale qu’on va offrir aux consommateurs », a-t-elle expliqué, rappelant aussi les investissements récemment réalisés dans l’aire de restauration du centre d’achat.

L’espace laissé vacant par Sears pourrait accueillir un gym, une clinique médicale, des bureaux privés ou gouvernementaux, ou être redécoupé en mail pour accueillir d’autres boutiques, a notamment suggéré M. Bourgault.

Promenades Gatineau
Avec le commerce de détail qui traverse une période de transition en raison de la popularité des boutiques en ligne, les centres commerciaux cherchent des moyens de continuer à attirer le consommateur.

Le professeur honoraire de l’UQO a rappelé la cure de rajeunissement des Promenades Gatineau où des puits de lumière ont été ajoutés, faisant du centre d’achat un environnement beaucoup plus clair.

« Ça, je pense que ça plaît beaucoup, que ça plaît beaucoup aux jeunes, soit d’avoir l’impression d’être dans un endroit assez luxueux, mais qui est ouvert sur le monde, a noté le professeur Bourgault. Ajouter de la clientèle, ça permet de rajeunir beaucoup la clientèle. C’est ce qu’on fait les Promenades, et je crois que ça marche ».

L’arrivée de Simons, une locomotive, s’est avérée salutaire aussi pour les Promenades Gatineau.

« Ça a vraiment attiré la clientèle, et ça a redynamisé tout le centre commercial. Mais des Simons, ça ne pleut pas », a précisé M. Bourgault.