Trois des quatre candidats à la mairie de Gatineau échangeront sur le centre-ville, ce soir.

Claude Bonhomme s'inquiète de la quiétude du centre-ville

«On a la paix, pourquoi on ne garde pas la paix?»
Sans vouloir être alarmiste, l'ancien conseiller Claude Bonhomme, à qui on doit le nettoyage du Vieux-Hull dans les années 1990, ne voit pas d'un bon oeil l'intention de la Ville de Gatineau de doubler l'offre de débits de d'alcool dans son centre-ville dans les prochaines années.
L'homme de 66 ans, qui s'intéresse toujours de très près aux affaires de la cité, craint qu'en tentant de revitaliser le centre-ville avec de nouveaux bars, la criminalité ne s'y installe à nouveau de plain-pied.
De plus, M. Bonhomme ne partage pas l'avis de ceux qui croient que les temps et les moeurs ont changé.
«Il n'y a rien qui a changé. On est toujours dans une zone frontalière, la plus grande au Canada, avec une différence de culture, de langue et d'âge de consommation. C'est la recette parfaite pour avoir des problèmes. Ça va se répéter, prévient-il. À moins que...»
À moins que la Ville ne limite l'octroie de permis d'alcool à de petits établissements, comme des bistros.
À l'instar de nombreux commerçants du Vieux-Hull, le propriétaire du Où... Quoi!, Emmanuel Savard-Dimanche, ne partage pas les craintes de l'ancien conseiller.
«Il n'y a aucun lien entre cette époque et aujourd'hui. Il faut passer à autre chose et arrêter de vivre avec les fantômes du passé», estime-t-il.
Les multiples campagnes de sensibilisation ont fait leur effet. Les jeunes et moins jeunes «boivent mieux», et ont un comportement plus responsable qu'avant en regard à leur consommation d'alcool, soutient le tenancier.
S'il se dit d'accord avec le principe d'augmenter le nombre de bars dans la Vieux-Hull, M. Savard-Dimanche admet avoir très peu de détails quant aux réelles intentions de la Ville.
Gstpierre@ledroit.com