Le conseiller municipal Marc Carrière.

Chemins d'eau: l'absence de Masson choque un conseiller

L'absence de point d'ancrage à Masson-Angers dans la route touristique les «Chemins d'eau» que veut réaliser Tourisme Outaouais (TO) d'ici 2015 a fait sortir de ses gonds le conseiller du quartier, Marc Carrière.
« Exclure Masson-Angers c'est une atteinte aux gens de mon quartier », a lancé M. Carrière dans une sortie émotive, mercredi après-midi, aux représentants de TO venus présenter officiellement le projet et demander un appui dans leur démarche aux élus municipaux de Gatineau.
« On vient nous présenter un Chemin d'eau et il n'y a rien à Masson-Angers, alors que nous nous sommes développés autour de l'eau. Il y a trois rivières qui passent dans mon seul district. »
M. Carrière a été chaudement applaudi par ses collègues au terme de sa sortie à la table du conseil. Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a rapidement abondé dans le même sens que le conseiller de Masson-Angers. « C'est une erreur de contenu de ne pas inclure de point d'ancrage à Masson-Angers, un quartier où s'est passée une partie importante de notre histoire », a-t-il affirmé.
La présidente de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira, a précisé que les points d'ancrage qui doivent agrémenter la future route touristique de l'Outaouais ne sont pas coulés dans le béton et que des changements peuvent encore être apportés.
Pas si vite
Les membres du conseil municipal ont tous adhéré au projet, mais le conseiller Gilles Carpentier a voulu apporter un important bémol à cet appui. Selon lui, le projet des Chemins d'eau doit être analysé au même titre que les 36 autres projets de développement identifiés par les élus lors du lac-à-l'épaule de mars dernier.
Cette sortie a mené à un débat entre le conseiller Carpentier et la conseillère Sylvie Goneau qui voyait les choses autrement. « On ne peut pas juste empiler et empiler, a lancé M. Carpentier. On dépense des deniers publics et on doit avoir une rigueur. Moi je ne banalise aucune dépense. »
Malgré que l'apport financier demandé à la Ville n'est que de 225 000 $ sur une période de cinq ans, le maire de Gatineau a rappelé que l'argent disponible pour des projets à Gatineau est limité.
« On adhère à ce projet de route touristique, mais nous allons le mettre dans la liste des projets à analyser par nos services et je ne veux pas présumer de la décision du conseil par la suite », a-t-il indiqué.
Mme Teixeira a admis avoir été « surprise » par la réception que lui a réservée le conseil municipal. « Mais je comprends les préoccupations financières du conseil, a-t-elle affirmé. Nous, on voit ça comme un projet identitaire qui va amener beaucoup à la région et qui va enfin permettre de parler de qui on est. »
Tourisme Outaouais doit peaufiner le tracé de sa route touristique et préciser les points d'ancrage qu'elle comptera et revenir devant le conseil dans les prochains mois afin de demander officiellement un appui financier de la Ville. Le maire a précisé que le conseil devra prendre une décision à cet effet lors des discussions budgétaires.