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La conseillère de Pointe-Gatineau Myriam Nadeau fera le point sur son avenir politique lundi.
La conseillère de Pointe-Gatineau Myriam Nadeau fera le point sur son avenir politique lundi.

Chefferie d'Action Gatineau: Myriam Nadeau fera le point lundi 

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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La conseillère de Pointe-Gatineau et membre de la première heure d’Action Gatineau, Myriam Nadeau, fera connaître ses intentions face à son avenir politique dès lundi matin. Elle avait affirmé, en début de semaine, être en réflexion pour la chefferie et son poste de conseillère. 

Les médias sont conviés à une conférence à 9h30. Le promoteur immobilier Charles Masse qui songe aussi à se présenter à la chefferie d’Action Gatineau, mais uniquement si Mme Nadeau et sa collègue Maude Marquis-Bissonnette décident de passer leur tour, aura donc une première réponse rapidement. 

À LIRE AUSSI : Un important promoteur immobilier intéressé par la chefferie d’Action Gatineau

Mme Nadeau n’a pas voulu souffler mot de ce qu’elle annoncera lundi, mais elle a salué l’intérêt de M. Masse envers la chefferie d’Action Gatineau. «C’est intéressant pour le parti de voir des gens de qualité comme ça, provenant de divers horizons, avoir un intérêt sérieux pour la chefferie du parti, a-t-elle affirmé. L’intérêt de Charles Masse n’est pas anodin, mais celui du directeur général du Cégep de l’Outaouais, Frédéric Poulin non plus. Il dirige une institution très importante dans la région. C’est bien de voir que des gens de qualité souhaitent réfléchir avec nous et se donner une voix citoyenne à la table du conseil.»

Le promoteur immobilier Charles Masse songe à se présenter à la chefferie d’Action Gatineau, selon ce que rapportait <em>Le Droit</em> samedi.

Que M. Masse ne souhaite pas briguer la mairie si Mme Marquis-Bissonnette et Mme Nadeau décident de la faire est une forme de reconnaissance appréciée, affirme cette dernière. «C’est inspirant de voir des hommes comme lui reconnaître ce que deux jeunes femmes ont été capables de faire, sans égard à leur âge, mais juste en fonction ce qu’on a livré à la table du conseil ma collègue et moi.»

Mme Marquis-Bissonnette estime aussi que la réflexion entamée par M. Masse témoigne de l’intérêt de gens de tous les horizons pour Action Gatineau. «Nous sommes maintenant quatre à réfléchir à la chefferie, dit-elle. Je connaissais ses intentions. Nous avions eu une discussion. Ça n’influence pas ma réflexion parce qu’elle est vraiment personnelle. Je suis contente de voir que de plus en plus de gens considèrent qu’Action Gatineau est un excellent véhicule pour porter une vision et des idées pour notre ville.»

Que M. Masse soit un promoteur immobilier important posera nécessairement des questions d’éthique et de transparence pour un parti qui depuis sa création est parvenu s’éloigner des scandales de cette nature reconnaît Mme Marquis-Bissonnette. «C’est certain que l’éthique et la gestion des conflits d’intérêts seront des questions importantes pour le parti, note Mme Marquis-Bissonnette. J’ai toutefois l’impression que M. Masse est arrivé à une autre étape de sa vie et qu’il souhaite continuer de contribuer autrement. Il y aura des questions éthiques, mais on y répondra une fois rendu-là et on mettre les balises qui seront nécessaires. Je suis convaincu que ça fait partie de sa réflexion à lui aussi.»

Pour Wassim Aboutanos, lui aussi homme d’affaires et membre fondateur d’Action Gatineau, la réflexion amorcée par M. Masse est la preuve qu’Action Gatineau n’est pas contre le développement économique. «Qu’un homme d’affaires comme lui songe à la chefferie d’Action Gatineau permettra peut-être au parti de mieux vendre sa vision du développement économique, dit-il. Action Gatineau n’a rien contre le développement, depuis que le parti est au pouvoir, il n’y a jamais eu autant de construction domiciliaire et commerciale sur le territoire.»