Le candidat à la mairie de Gatineau, Denis Tassé

«C’est une course à deux», affirme Denis Tassé

Denis Tassé croit être au cœur d’une « course à deux » à la mairie. C’est ainsi que le candidat indépendant a réagi, mardi, à la publication du sondage Segma Recherche, réalisé pour le compte du Droit et du 104,7 Outaouais, qui le place loin derrière le maire sortant Maxime Pedneaud-Jobin dans les intentions de vote des Gatinois.

Le candidat à la mairie tente ainsi d’écarter du débat ses adversaires Sylvie Goneau, Clément Bélanger et Rémi Bergeron. M. Tassé n’a toutefois pas l’intention de demander à ces autres candidats de se désister pour lui laisser le champ libre.

« Les gens peuvent communiquer avec moi, ça me fera plaisir de discuter, mais pour le moment je n’ai pas l’intention de leur demander ça », a-t-il indiqué. 

M. Tassé ne devra cependant pas retenir son souffle en attendant l’appel de Mme Goneau. Cette dernière n’a aucunement l’intention de se désister d’ici le 5 novembre. « Je vais continuer ma campagne jusqu’à la fin, dit-elle. Je vais maintenir la cadence. Je ne vais pas me retirer. Je vais tracer le chemin pour d’autres femmes dans le futur. »

Mme Goneau et M. Tassé voient tous deux dans ce sondage la preuve d’une insatisfaction grandissante à l’égard de l’administration Pedneaud-Jobin. « Un taux d’insatisfaction aussi élevé après un seul mandat, c’est du jamais vu, avance M. Tassé. On ne peut même pas parler d’usure du pouvoir. » Pour Mme Goneau, la chute du taux de satisfaction du maire à 55 % est la démonstration que M. Pedneaud-Jobin « est un maire qui manque de leadership et qui est incapable de livrer la marchandise. »

Quant à son propre résultat, Mme Goneau admet retenir une chose. « Je dois clarifier mon message et apporter des précisions, dit-elle. La propagande a fait croire aux gens que je voulais couper des postes clés dans la fonction publique, ce qui est faux. » Questionné à savoir ce qu’il entendait faire d’ici le jour du scrutin pour renverser la vapeur, M. Tassé a pour sa part indiqué qu’il allait essentiellement répéter sans cesse d’ici la fin de la campagne ses engagements concernant le pavage des rues locales et la hausse des taxes. Il entend emprunter 100 millions $ pour asphalter 108 kilomètres de rues locales.

Dispute sur les taxes

Les deux adversaires se disputent toutefois le rôle du candidat à la mairie qui offre la plus petite hausse de taxes dans la présente campagne. Mme Goneau propose une augmentation qui se collera sur le taux d’inflation annualisé qui selon la Banque du Canada peut varier entre 1 % et 3 %. « L’inflation se situe à environ 1,4 % cette année, dit-elle. Les gens peuvent s’attendre à une hausse semblable l’an prochain. Je propose donc la plus faible hausse parmi tous mes adversaires. »

M. Tassé rétorque qu’il est « clair », selon lui, qu’il est le candidat qui a la meilleure proposition en la matière. 

Il s’engage à mettre sur la glace la taxe dédiée aux infrastructures pour une période d’un an afin de maintenir la hausse des taxes à 1,5 % pour les deux premières années, avant de faire grimper la hausse à 2,3 % pour les années 2020 et 2021.