L’élargissement du pont Alonzo-Wright coûtera près de 65 millions $ selon l’évaluation du ministère des Transports.

«C’est enclenché» pour le pont Alonzo-Wright

Des travaux préparatoires évalués à 2,3 millions$ seront lancés prochainement en vue de l’élargissement à quatre voies du pont Alonzo-Wright, un projet qui devrait être complété d’ici cinq ans selon le ministre des Transports, André Fortin.

En marge d’un point de presse tenu lundi pour annoncer les investissements régionaux à venir sur le réseau routier du ministère des Transports du Québec (MTQ), le ministre Fortin a brièvement abordé le dossier de l’élargissement du pont Alonzo-Wright, attendu depuis des années par des résidents du secteur qui voient la congestion s’accroître au même rythme que les projets domiciliaires se développent.

«C’est un projet qui, selon nos estimations, coûtera environ 65 millions$, donc notre estimation au niveau du temps [...], c’est que c’est un projet total qui va prendre une période d’environ cinq ans à partir d’en ce moment», a indiqué M. Fortin.

C’est au printemps dernier que le MTQ avait dévoilé les conclusions d’une étude de 350 pages ayant permis l’analyse de 11 solutions pour l’avenir de ce pont qui traverse la rivière Gatineau. Du lot, une seule solution – l’ajout de deux voies réservées et d’une piste multifonctionnelle – a été retenue pour améliorer la fluidité de la circulation.

Le directeur régional du MTQ, Jacques Henry, avait à l’époque mentionné que la réalisation d’un tel projet n’était pas encore assurée, les fonds nécessaires n’ayant pas encore été octroyés.

À la direction régionale du MTQ, on a toutefois indiqué lundi qu’il y a désormais une somme de 2,3 millions$ réservée pour lancer les travaux préparatoires de l’élargissement.

«C’est enclenché, il n’y a aucun questionnement», a fait savoir la porte-parole régionale du ministère, Karine Sauvé, en précisant que les appels d’offres n’ont cependant pas encore été lancés.

L’an dernier, le MTQ avait indiqué que l’ajout de deux voies réservées et d’une piste multifonctionnelle représentait un investissement de 40 millions$. Mme Sauvé a expliqué que le montant de 65 millions$ auquel fait maintenant référence le ministre Fortin inclut le montant de 40 millions$ pour le pont comme tel, mais aussi les coûts des études préparatoires, des acquisitions de terrains et de l’aménagement des approches.

Pas encore de solution pour le chemin Paugan

Le maire de Denholm, Gaétan Guindon, affirme que «les cadres très rigides» du gouvernement empêchent qu’une solution soit trouvée rapidement pour financer les travaux nécessaires à la réouverture du chemin Paugan, dont la fermeture cause depuis l’automne dernier bien des maux de tête à ceux qui l’empruntaient comme raccourci entre les routes 105 et 307.

M. Guindon était présent, lundi matin, pour écouter le ministre André Fortin annoncer les investissements routiers des deux prochaines années en Outaouais. Mais il n’y avait rien pour le chemin Paugan, fermé depuis l’automne dernier à la suite de pluies diluviennes l’ayant sévèrement endommagé.

«C’est un chemin à responsabilité municipale, mais c’est aussi un chemin qui est utilisé par la région, a souligné le maire Guindon. On aura beau le nommer de la façon que l’on veut, il reste que pour nous, on a à peine 25 résidents sur ce chemin-là et ceux qui l’empruntent, la majorité, ce sont des gens de l’extérieur.»

Le ministre Fortin a reconnu que le chemin Paugan, qui relie Low au secteur Poltimore de Val-des-Monts, a «peut-être plus» une vocation régionale que locale. «Cependant, c’est un chemin qui appartient à la municipalité, donc il est éligible en ce moment pour toutes sortes de programmes, mais il resterait encore une partie assez importante à financer par la municipalité, qui n’a tout simplement pas les moyens de le faire.»

Denholm estime que les réparations coûteraient 2,1 millions$. En vertu des programmes actuels, M. Guindon affirme que la municipalité, dont le budget annuel est de 1,6 million$, devrait y contribuer à hauteur de 300 000$. Il faudrait donc, selon lui, que le MTQ et le ministère de la Sécurité publique «sortent des cadres très rigides de leurs programmes» afin que le chemin puisse être réparé.

Il importe aussi, selon le maire, que Delholm obtienne de l’aide récurrente pour l’entretien du chemin, sans quoi le même scénario risque de se reproduire.

André Fortin a lui aussi fait savoir qu’il faut non seulement une solution à court terme, mais aussi à long terme «pour aider la municipalité», en ajoutant que les travaux se poursuivent pour «regarder quelles avenues sont possibles».