Une fresque de 5800 pieds carré fera son apparition cet été, sur la façade de l’immeuble du 191, promenade du Portage.

Centre-ville de Gatineau: l'art remplacera des stationnements

Trois espaces de stationnements sur la rue Hôtel-de-Ville seront occupés par autre chose que des voitures cet été, dans le centre-ville, dans le cadre de la 3e édition du sentier culturel. Mais par quoi ? Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a bien tenté de garder le « punch » pour plus tard, mercredi matin, en évitant d’offrir trop de détails aux journalistes qui demandaient à en savoir plus sur cette résolution adoptée quelques minutes plus tôt.

M, Tessier a toutefois été trahi par le cahier de résolutions de son propre comité qui indique que les espaces de stationnement serviront à l’implantation d’une place éphémère et d’art public, entre la rue Laurier et la promenade du Portage. Le bilan de l’édition 2018 du sentier culturel avait relevé l’importance d’améliorer certains tronçons plus rébarbatifs du sentier culturel, afin d’offrir une meilleure continuité au tracé. 

La création d’un espace éphémère à cet endroit viendra très probablement s’intégrer à une autre œuvre d’art, monumentale celle-là, qui fera son apparition entre le 15 juillet et le 15 août, sur la façade de l’immeuble du 191, promenade du Portage. Il s’agit d’une fresque de 5800 pi2 dont le thème se précisera de jour en jour aux yeux des passants. Le projet était initialement prévu l’été passé, mais un enjeu avec la surface de la façade de l’immeuble a forcé Vision centre-ville à reporter le tout d’un an. 

Le directeur général de Vision centre-ville, Stefan Psenak, explique que la réalisation de l’œuvre permanente sera documentée et filmée, et servira en même temps à mousser le sentier et le projet de réseau de murales urbaines qui est projeté dans le centre-ville. 

Ruelle Aubry

Les parapluies de la ruelle Aubry qui ont sans doute été l’un des éléments les plus marquants de la deuxième édition du sentier culturel ne seront pas de retour cette année. L’œuvre qui remplacera les parapluies demeure pour l’instant un secret bien gardé, mais M. Psenak, qui sait de quoi il en retourne, affirme être convaincu que la ruelle Aubry sera encore cette année un des hauts lieux du sentier culturel. 

Le grand Jos

Un autre ajout de taille s’intégrera au sentier culturel cet été. L’œuvre de Jos Montferrand léguée par l’organisation des Mosaïcultures sera installée à la sortie de l’autoroute 50, sur la rue Montcalm, à un jet de pierre du ruisseau de la Brasserie et des Brasseurs du Temps. C’est ce qu’a dévoilé sans tambour ni trompette un fonctionnaire du service des arts et de la culture, mardi, lors du comité plénier. « On veut vraiment marquer les portes d’entrée du centre-ville et la sortie de l’autoroute est un bon endroit pour le faire», a affirmé M. Tessier. 

L’avenir du grand Jos de fleurs reste toutefois bien flou. Ce lègue des Mosaïcultures coûtera au moins 50 000 $ par année à entretenir, et ça uniquement les années où la terre à l’intérieur de la structure n’est pas à changer, comme cette année. «Le conseil aura ensuite à se positionner, pas juste sur l’emplacement, mais sur comment on habille cette œuvre-là, a précisé le président du comité exécutif. On continue avec des plantes, ou on fait autre chose ?»

L’inauguration de la 3e édition du Sentier culturel doit avoir lieu à la mi-juin.