Les villes de Gatineau et Montréal sont parmi celles qui contestent le plan de la CAQ pour l'encadrement du cannabis.

Cannabis: Gatineau, Montréal et l’UMQ mettent leur poids dans la balance

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, dit espérer que le poids exercé par Gatineau, la semaine dernière, ainsi que par Montréal et l’Union des municipalités du Québec (UMQ), mardi, en commission parlementaire sur le projet de loi 2 fera suffisant pour forcer le gouvernement caquiste à mettre de l’eau dans son vin dans son approche ferme de l’encadrement du cannabis au Québec.

« On a mis beaucoup de poids […] et j’espère qu’il y aura un compromis, a-t-il affirmé à son arrivée à la séance du comité exécutif, mercredi matin. Cinq des dix grandes villes ouvrent en tout ou en partie l’espace public parce qu’on n’a pas toutes les mêmes réalités. Où j’ai senti une certaine écoute, c’est quand Gatineau et Montréal disent que ça va mettre les citoyens dans une situation en les forçant à commettre un geste illégal pour consommer un produit légal. Je sens qu’il y a une recherche de solution là-dessus. »

Mardi, la Ville de Montréal a contesté le plan du gouvernement pour l’encadrement du cannabis. 

La mairesse Valérie Plante a souligné que le projet de loi allait à l’encontre des principes de l’autonomie des villes et que son application provoquerait une impasse sociale en interdisant la consommation de cannabis dans tous les lieux publics, notamment pour de nombreux locataires. 

Quant à l’UMQ, elle a martelé que l’autonomie municipale n’est pas un concept désincarné. « Nous sommes ici pour rappeler que les municipalités sont les mieux placées pour agir lorsqu’il s’agit de leurs champs de compétence », a affirmé le président, Alexandre Cusson.

Mardi dernier, Gatineau a proposé un compromis au gouvernement en lui demandant de permettre la consommation de cannabis, mais uniquement sur la voie publique.