La capacité d’accueil des camps de jour de la Ville de Gatineau sera réduite de moitié, cet été.
La capacité d’accueil des camps de jour de la Ville de Gatineau sera réduite de moitié, cet été.

Camps de jour à Gatineau: «moins le fun» et moins de places

La capacité d’accueil des camps de jour de la Ville de Gatineau sera réduite de moitié, cet été, et les parents qui parviendront à obtenir une place pour leur enfant devront être conscients que des annulations, sans préavis, pourraient survenir en période de canicule, en raison d’un manque de personnel ou d’une éclosion de COVID-19.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, et le président du comité exécutif, Cédric Tessier, l’admettent candidement, «ça va être des camps de jour très différents et on ne le cachera pas, ça risque d’être moins le fun que par les années passées». De fait, aucune sortie ne sera organisée en raison des limites de passagers par autobus. La baignade sera interdite, à moins que le gouvernement du Québec modifie ses directives en la matière. 

«Nos équipes vont proposer des activités individuelles ou de groupe qui permettent d’espacer les jeunes entre eux, a ajouté M. Tessier. On va limiter le plus possible le partage de matériel. Les activités extérieures seront favorisées. En cas de pluie, chaque groupe aura son propre local pour limiter les contacts.»

Ce sont donc 1284 enfants qui pourront participer aux camps de jour de la Ville de Gatineau cet été. Ils seront répartis dans 31 sites. Afin de respecter les nouveaux ratios d’enfants par animateurs imposés par Québec, la Ville est dans l’obligation d’embaucher 36 animateurs de plus, portant leur nombre à 432. La très grande majorité des animateurs ont déjà été embauchés. Le salaire horaire offert par la Ville est de 14,34 $ de l’heure, ce qui permet de concurrencer la Prestation canadienne d’urgence. 

Le maire Pedneaud-Jobin a indiqué que la tenue des camps de jour pourrait occasionner des pertes de 1 million $ pour la Ville. «Ça représente environ 200 000 $ de dépenses supplémentaires et entre 700 000 $ et 800 000 $ de revenus de moins, a-t-il précisé. On prend la décision de tenir les camps de jour en sachant que c’est important pour les familles et les enfants. C’est un service qui fait partie des services essentiels d’une ville pendant l’été. Certains parents devront travailler tout l’été. Les enfants ont besoin de voir leurs amis.»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin

Inscriptions

La période d’inscription sera répartie par secteur et s’amorcera le 1er juin à 18h pour les résidents du secteur Aylmer. Les résidents des secteurs Hull, Buckingham et Masson-Angers pourront inscrire leurs enfants le lendemain, à la même heure et l’inscription pour le secteur Gatineau aura lieu le 3 juin. L’offre de camps de jour sera de six semaines, une de moins qu’en temps normal, et débutera le 6 juillet pour se terminer le 14 août. Le prix par enfant demeure le même que par les années passées. La carte Accès Gatineau est nécessaire pour procéder à l’inscription. Les parents seront vivement invités à inscrire leur enfant dans un camp de jour de leur secteur.  

M. Tessier a précisé que les inscriptions se feront sous la formule du premier arrivé, premier servi. «On a regardé la possibilité de réserver des places pour des enfants de travailleurs essentiels, mais la logistique était trop difficile, a-t-il affirmé. On demande aux parents qui n’auraient pas besoin d’envoyer leur enfant dans un camp de jour de ne pas réserver de place.»

Les animateurs recevront tous une formation sur les règles sanitaires et de distanciation physique. Les normes suivies par la Ville de Gatineau sont les mêmes que partout ailleurs au Québec.