La conseillère Audrey Bureau souhaite que Gatineau analyse la qualité de l'eau de façon quotidienne.

Bureau veut tester l’eau des plages plus souvent

La fermeture de la plage du parc des Cèdres en raison d’une eau «polluée» fait réagir la conseillère municipale Audrey Bureau, qui souhaite que Gatineau fasse des analyses de la qualité de l’eau chaque jour plutôt que seulement une fois par semaine comme c’est actuellement le cas.

Les autorités municipales ont diffusé un communiqué, vendredi en milieu d’avant-midi, pour informer la population que la plage municipale du secteur Aylmer devait être fermée jusqu’à nouvel ordre en raison des «résultats des analyses bactériologiques». Sur son site Internet, la Ville indique que le prélèvement a eu lieu mercredi et que les analyses de laboratoire prennent 24 heures, de sorte que les résultats ont été obtenus jeudi.

Puisque la plage a été fermée en raison de la cote D (polluée) obtenue, des tests quotidiens sont effectués jusqu’à ce qu’elle puisse de nouveau accueillir des baigneurs. Après, ce sera le retour à des tests hebdomadaires.

Audrey Bureau aimerait toutefois que la Ville en fasse davantage, à l’image de sa voisine Ottawa. La conseillère du district d’Aylmer entend donc déposer «un avis de proposition au conseil municipal du mois d’août pour qu’un projet pilote de testage de l’eau quotidien des plages soit mis en place», a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.

Une telle mesure permettrait d’«assurer un meilleur suivi et ainsi éviter des désagréments aux utilisateurs», croit-elle.

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, les cinq plages municipales d’Ottawa font l’objet de tests de la qualité de l’eau sur une base quotidienne. Des fermetures ponctuelles ont d’ailleurs déjà eu lieu cet été à diverses plages de la capitale, en fonction des analyses bactériologiques.

L’eau des plages gérées par la Commission de la capitale nationale, aux lacs Leamy, Meech, Philippe et La Pêche, est pour sa part testée toutes les deux semaines, une fréquence qui «respecte les règlements provinciaux en vigueur» au Québec, précise la société d’État.