« Je tiens pour acquis qu’on nous dit la vérité et que la résolution (sur le statut particulier de l’Outaouais) veut dire quelque chose et qu’il y aura des actions. On va suivre ça de très, très près », assure Maxime Pedneaud-Jobin.

Budget Girard: Pedneaud-Jobin présume de la «bonne foi» des ministères

Maxime Pedneaud-Jobin s’est dit déçu que Québec n’ait pas inclus le statut particulier de l’Outaouais dans son budget 2020-2021 déposé mardi à l’Assemblée nationale. Le maire de Gatineau dit maintenant présumer de la « bonne foi » des ministères pour que soit reconnu le sous-financement en santé, en éducation et en culture.

« J’ai parlé au ministre (Mathieu Lacombe, responsable de l’Outaouais) qui me dit que dans les budgets annoncés, même si les mots “rattrapage Outaouais” ne sont pas écrits, les ministères ont ce qu’il faut pour faire des pas et que des annonces vont venir dans les semaines et dans les mois qui viennent », a partagé le maire de Gatineau à la suite du dévoilement du budget Girard.

« La bonne foi se présume. Donc, je tiens pour acquis qu’on nous dit la vérité et que la résolution (sur le statut particulier de l’Outaouais adoptée à l’unanimité par les parlementaires en octobre 2019) veut dire quelque chose et qu’il y aura des actions. On va suivre ça de très, très près », a continué M. Pedneaud-Jobin tout en disant avoir eu des discussions sur le sujet avec les préfets des MRC de la Vallée-de-la-Gatineau et de Papineau.

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Le député libéral de Pontiac, André Fortin, a fustigé le gouvernement provincial sur cette question puisque, a-t-il dit, plusieurs projets sont attendus par la population.

« Avec la CAQ (Coalition avenir Québec), tout semble être au neutre en Outaouais. Les projets de l’Outaouais inscrit au Plan québécois des infrastructures n’avancent pas. Je vous rappelle la promesse phare de la Coalition avenir Québec qui était un nouvel hôpital ouvert, en service, en cinq ans en Outaouais. Ce qu’on constate très clairement dans les documents budgétaires est que le projet en est exactement au même stade qu’à ce moment-ci l’an dernier. C’est un projet toujours à l’étude. C’est la même chose pour le projet de transport structurant vers l’ouest de Gatineau, pour le projet de l’Université du Québec en Outaouais et pour l’autoroute 50 », a notamment réagi M. Fortin.

Le maire de Gatineau a néanmoins exprimé sa satisfaction de voir que le projet de tramway dans l’ouest de la ville demeure « clairement identifié » dans le budget comme étant une priorité du gouvernement du Québec.

« Ça fait partie des six grands projets de transport collectif. L’appui indéfectible du gouvernement du Québec à notre plus grand projet reste là », a signalé M. Pedneaud-Jobin.

Le ministre Lacombe a indiqué que le gouvernement a répondu à la demande de la Ville de Gatineau d’être présent dans ce dossier.

« Je pense que dans ce dossier-là, on a fait notre travail », a plaidé M. Lacombe.

Quant au campus unifié de l’UQO, M. Lacombe a indiqué que le projet « suit son cours selon les délais prévus ».

Des mesures additionnelles de 850 millions $ pour le financement du développement du transport collectif plaisent aussi au maire Pedneaud-Jobin puisque de l’argent venant de ces mesures pourrait être affecté à des projets de transport en commun à Gatineau autre que le tramway.

« De Buckingham jusqu’à Aylmer, il y a des autobus pleins. Des gens font le trajet debout, il y a donc des investissements que l’on doit faire », a-t-il expliqué.

Le maire de Gatineau a aussi exprimé son contentement devant l’enveloppe de 129 millions $ au cours des prochaines années pour l’atténuation des risques liés aux inondations.

Logement

Le coordonnateur de Logemen’Occupe, François Roy, n’avait pas de fleurs à envoyer au gouvernement Legault concernant les investissements dans les logements sociaux. Le programme AccèsLogis se voit octroyer 150 millions $ d’ici 2024-2025 pour la réalisation de projets de logis annoncés antérieurement.

« Depuis que la CAQ est au pouvoir, il n’y a pas eu de nouvelles annonces de nouvelles unités. On s’appuie toujours sur des annonces faites dans le passé, mais on les bonifie parce que les unités qui avaient été annoncées, les budgets ne permettaient pas de les réaliser à cause des coûts de construction », a expliqué M. Roy.

« Pour Gatineau, on parle d’une moyenne de 100 unités par année. On va donc maintenir le même rythme alors qu’il aurait fallu quintupler le nombre d’unités pour commencer à s’attaquer à la crise du logement », a-t-il ajouté.