Le patron de Brigil a confirmé que son entreprise pourrait mettre la main sur l’édifice situé au 69, rue Laurier à Gatineau. C’est cet immeuble qui abritait le populaire restaurant Henry Burger et plus récemment, La Papaye verte.

Brigil veut acquérir le 69, rue Laurier

L’homme d’affaires Gilles Desjardins serait sur le point de faire l’acquisition du 69, rue Laurier, et de son immeuble patrimonial qui a longtemps hébergé le Café Henry Burger, a appris Le Droit.

Le grand patron de Brigil a confirmé, mercredi, qu’il étudiait présentement une offre d’achat qu’il présenterait formellement au propriétaire des lieux, Robert Bourassa. « L’information est bonne, a-t-il lancé. On est en due diligence présentement. L’achat n’est pas encore confirmé. On pourrait toujours se retirer. Le processus pourrait être long, comme il pourrait être rapide. »

Ce n’est pas d’hier que M. Desjardins a un œil sur l’ancien Café Henry Burger devenu aujourd’hui la Papaye verte.

Une première offre d’achat avait été faite autour de 2013.

Elle était cependant conditionnelle à ce que le conseil municipal de Gatineau accepte le projet Place des peuples. Les élus ont finalement refusé le projet à l’automne 2018.

Brigil a ensuite abandonné son option d’achat. Selon nos informations, M. Bourassa demandait à l’époque 1,9 million $.

M. Bourassa, âgé de 73 ans, avait ensuite retiré son immeuble du marché. Il a confirmé au Droit avoir récemment remis en vente le 69, rue Laurier et être actuellement impliqué dans un processus qui pourrait mener à sa vente.

Le terrain est englobé dans le périmètre de protection patrimoniale mis en place par la Ville de Gatineau, il y a un an. M. Bourassa n’a cependant pas souhaité commenter la situation davantage.

Projet vague

« Je ne suis pas en mesure de commenter les conditions de la situation actuelle, a-t-il dit. Ce sont des discussions confidentielles. J’ai 73 ans et il est temps que je me débarrasse de ça parce que c’est un édifice qui est de plus en plus difficile à entretenir pour moi. »

Gilles Desjardins est demeuré aussi très vague quant à ses futures intentions pour le 69, rue Laurier.

« J’aime ma ville et ma région, a-t-il dit. J’ai plein d’idées et de rêves. Ce qu’on ferait de cet endroit dépendra du futur. »