Deux restaurateurs de Gatineau viennent d’acheter leur premier camion bouffe.

Bouffe de rue: Gatineau doit «ouvrir ses horizons» plaident deux restaurateurs

Deux restaurateurs bien connus dans le centre-ville de Gatineau, le couple Joe Rego et Isabelle Lacroix, viennent d’acheter leur premier camion bouffe. Il est encore rempli des graffitis peints par les artistes à qui il appartenait auparavant, mais les propriétaires des restaurants Le Cellier, Le Quai et le Olivia Bistro, seront fin prêts pour le Festibière et le Festival des montgolfières cet été. Ils y seront sous la bannière du Olivia Bistro, qui participe depuis un an à la revitalisation de la rue Eddy.

« On va commencer par les festivals, et quand la Ville de Gatineau aura ouvert ses horizons, on sera prêt », lance Joe Rego. Le couple voit cependant plus grand et rêve de pouvoir aller à la rencontre des consommateurs avec leur camion, directement sur la rue, comme cela se fait dans d’autres villes comme Montréal, Québec et juste à côté, Ottawa. La réglementation à Gatineau ne le permet pas.

« Les marchands ont des marchés publics à Gatineau, je ne vois pas pourquoi les restaurateurs ne pourraient pas avoir un food truck », lance M. Rego.

Évidemment, le tout mérite d’être encadré, dit-il. Un camion bouffe ne doit pas pouvoir s’installer devant un restaurant qui a pignon sur rue. « Mais on devrait avoir notre place, ajoute Mme Lacroix. On pourrait commencer par un événement, genre un dimanche par mois, ou un jour par semaine, comme ça se fait ailleurs. Ça n’enlèverait rien à personne. Il n’y a presque rien d’ouvert dans le centre-ville la fin de semaine. Ça permettrait de créer un événement. On devait pouvoir faire ce genre de chose à Gatineau. Pourquoi on ne pourrait pas juste avoir du fun à pouvoir faire ce qu’on fait ? Les gens demandent ça. Faisons-le. »

Joe Rego rappelle que Gatineau vient de sortir de deux étés de Mosaïcultures dans le centre-ville. « Pendant deux ans, il n’y avait pas d’offre alimentaire à proximité, dit-il. Ça aurait été une belle occasion de le faire. C’est bon pour le restaurateur qui peut se faire connaître et c’est bon pour les citoyens et les touristes qui veulent manger. »