«Le conseil se vante d'être très transparent, alors qu'on le vive pour vrai et qu'on aille au bout de ce principe et qu'on cesse ce genre de huis clos», affirme la conseillère Boudrias.

Boudrias claque la porte d'un huis clos sur le déneigement

La tenue à huis clos d'un débat sur le déneigement à Gatineau, mardi, a soulevé la colère de la conseillère Louise Boudrias. Cette dernière, qui souhaitait que la présentation se fasse en public, a carrément quitté la rencontre afin de signifier son indignation devant ce qu'elle juge être un manque flagrant de transparence.
Selon ce que LeDroit a appris, la rencontre derrière les portes closes avait pour but de faire un bilan des opérations de déneigement de l'hiver dernier, de revenir sur les dérapages du temps des Fêtes et la question du déneigement des trottoirs, ainsi que de faire l'étude des recommandations de l'administration pour l'hiver prochain.
«Le conseil se vante d'être très transparent, alors qu'on le vive pour vrai et qu'on aille au bout de ce principe et qu'on cesse ce genre de huis clos, affirme Mme Boudrias. Il y a des recommandations de la Ville dans ce dossier qui pourraient avoir des impacts budgétaires. Moi, je veux que mes citoyens entendent ce que je défends et comment nous en arrivons à prendre une position ou une autre. Je veux aussi que les citoyens comprennent pourquoi on a échappé le ballon l'hiver dernier.»
Mme Boudrias dénonce aussi que les avis du comité du déneigement, reformé en pleine crise l'hiver dernier, ne semblent pas avoir été pris en considération par l'administration. Ce comité formé des conseillers Jean Lessard, Maxime Tremblay et Marc Carrière n'a eu que très peu d'influence sur les recommandations, estime la conseillère.
«Ça prend un changement de culture dans nos façons de faire le déneigement, ajoute Mme Boudrias. Il faut que les gens puissent voir d'où on part et pourquoi nous avons besoin de ce changement de culture. Je comprends le besoin d'avoir des sessions de travail, comme dit le maire, mais c'était précisément ça le travail du comité et il n'a même pas été consulté.»
Protéger les fonctionnaires
Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, a affirmé que cette présentation devait d'abord se faire à huis clos afin de pouvoir protéger les fonctionnaires de la Ville.
«On a pris conscience depuis le début du mandat qu'on place parfois nos fonctionnaires en position d'imputabilité quand ils font des recommandations, alors que c'est nous, les élus, qui sommes imputables. Il faut protéger nos fonctionnaires et éviter de devoir débattre avec eux en public. Il faudrait même se donner plus d'occasions de travail de ce type, à huis clos, afin de pouvoir aller plus loin et poser des questions difficiles à nos fonctionnaires.»
La présentation de mardi sera éventuellement faite en public.