Jocelyn Blondin

Blondin menace de quitter la présidence du CCU

Des modifications à la composition du Comité consultatif d’urbanisme (CCU) présentées mardi au conseil municipal irritent vivement Jocelyn Blondin au point où il songe à quitter son poste de président en signe de protestation.

Le conseil municipal doit se prononcer en décembre sur des changements.

Actuellement, le CCU compte trois élus et sept membres citoyens.

Les changements réduiraient à cinq le nombre de citoyens afin d’inclure deux « experts » en urbanisme.

« Je suis en réflexion, a-t-il lancé en faisant référence à son avenir au CCU. J’ai besoin du pouls des citoyens. Les professionnels, on les a déjà à la Ville, je n’en ai pas besoin d’autres autour de la table. Il y a de plus en plus de professionnels dans nos comités et les citoyens sont en train de perdre leur place. Jamais je n’embarquerai là-dedans. »

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin souligne pour sa part que les citoyens auront encore la majorité au CCU. « On est une ville qui veut garder les référendums pour permettre à des citoyens de pouvoir bloquer des projets, c’est un pouvoir extrêmement fort, on fait des consultations publiques légales et on veut se doter d’un office de consultation, a-t-il dit. La place du citoyen à Gatineau elle augmente. »

La Ville de Gatineau est par ailleurs sur le point de se doter d’un conseil local du patrimoine (CLP).

L’idée est venue de la conseillère Audrey Bureau, en début de mandat, dans la foulée du dossier du 22, rue Principale qui avait fait couler beaucoup d’encre. Composé de deux membres experts, le CLP se joindra au CCU dans ses discussions concernant tous les dossiers touchant de près à un enjeu lié au patrimoine.

Le CLP pourra aussi faire des recommandations au conseil dans tous les dossiers liés au patrimoine, au même titre que le CCU.

« C’est vraiment une victoire pour Gatineau, a lancé Mme Bureau. On a souvent senti qu’on voulait prendre le patrimoine en considération, mais les experts ne pouvaient pas faire partie du processus, ni apporter un éclairage différent au conseil municipal. Là, ils seront consultés de manière automatique chaque fois qu’il sera question de patrimoine. »