Le syndicat des cols blancs de Gatineau pourrait s'affilier à une grande centrale.

Bisbille au syndicat des cols blancs de Gatineau

Indépendant depuis sa création lors de la fusion municipale, le syndicat des cols blancs de Gatineau pourrait s'affilier à une grande centrale dans le but de faire avancer des négociations qui traînent en longueur, une avenue qui sème la bisbille au sein de l'exécutif actuel.
Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2014, les cols blancs de Gatineau sont actuellement courtisés par différents acteurs du monde syndical, qu'il s'agisse des membres de leur exécutif ou de représentants de centrales syndicales.
Le site Internet du syndicat, qui compte environ 1000 membres, fait d'ailleurs état au grand jour des arguments sur lesquels s'appuient les membres de l'exécutif prônant le maintien du statu quo et ceux qui souhaitent une affiliation avec le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). 
Diverses publications sur Facebook font également valoir les points de vue de tout un chacun, tandis que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tente, elle aussi, de séduire les syndiqués.
Les partisans du statu quo souhaitent que leur unité garde son indépendance, en accusant notamment le président Marc Demers de vouloir « abandonner » la « liberté financière » du syndicat en raison des frais inhérents à une affiliation à une centrale. Ceux qui souhaitent se joindre au SCFP évoquent quant à eux des économies, entre autres au niveau des frais d'avocats, de même que l'accès à un fonds de grève.
Les membres du syndicat des cols blancs avaient voté en faveur d'un mandat de grève dans une proportion de 90,5 % en juillet dernier. 
Des dizaines de syndiqués avaient aussi fait entendre leur mécontentement lors de la séance du conseil municipal du 29 août dernier.