Un principe de «tolérance zéro» sera appliqué à certains postes «à risques élevés».

Bientôt une liste de «tolérance zéro» à la Ville de Gatineau

La Ville de Gatineau dépensera près de 38 000 $ pour l’élaboration d’une liste précise des postes « à risques élevés » pour lesquels le principe de « tolérance zéro » sera appliqué en matière de consommation de cannabis, d’alcool ou d’autres drogues.

La légalisation du cannabis a forcé la Ville de Gatineau a dépoussiérer sa politique interne en matière de consommation de drogue ou d’alcool afin d’y inclure nommément le pot et pour préciser les droits et responsabilités des employés dans le cadre de leurs fonctions. Dans le cadre de cette mise à jour, la Ville a mandaté la firme RPGL avocats du consortium Relais Experts-Conseil pour procéder à l’analyse et à l’identification de ces postes à risques élevés. Une formation sera aussi mise sur pied.

Un contrat de 37 941 $ a été octroyé le 30 novembre. La firme RPGL avocats devra déposer un rapport final en mars prochain. Les postes pour lesquels « aucune intoxication ni faculté affaiblie ne seront tolérées » sont ceux dont, par exemple, l’exécution du travail requiert de la précision et des normes de sécurité strictes, ceux qui consistent à assurer la sécurité des biens et des personnes, ceux dont une erreur dans le contrôle de la qualité peut avoir des conséquences graves pour la santé du public et ceux qui nécessitent une attention soutenue.

À l’aube de la légalisation, en octobre dernier, le maire Pedneaud-Jobin avait affirmé que les employés occupant des postes à risques élevés, comme les policiers, les pompiers ou les opérateurs de véhicules lourds, seraient assujettis au principe de tolérance zéro, donc qu’ils devaient avoir aucune trace de drogue ou d’alcool dans l’organisme lorsqu’ils sont au travail. Il s’était rétracté, quelques jours plus tard, pour exprimer une position plus permissive qui se résumait à « être apte au travail ».

Le principe de « tolérance zéro » est bien inscrit dans la politique interne de la Ville et se traduit comme un « énoncé de la politique qui interdit l’usage de drogues, d’alcool, de médicaments, ou de substance similaires, ou d’être sous l’influence de ces substances alors que l’employé est au travail ».