Gaétan Leduc, un résident de la rue Cartier, aura fort à faire pour remettre sa résidence en état.

«Beaucoup de travail» à venir

Le soleil est réapparu, l'eau a continué de baisser, mais le moral des sinistrés, lui, n'est pas prêt de remonter. L'ampleur de la tâche qui les attend est colossale.
« Ce n'est pas juste une question d'argent, c'est une question de beaucoup de travail », a laissé tomber Gaétan Leduc, mercredi, en montrant au Droit l'étendue des dommages causés par la crue à sa propriété de la rue Cartier, dont la cour borde la rivière Gatineau, non loin du pont Alonzo-Wright.
Le locataire de son logement installé au sous-sol est évacué depuis une semaine. « Et il ne reviendra pas, pense M. Leduc. 
L'eau a monté de six pouces dans le sous-sol. » Le propriétaire n'a eu d'autre choix que d'arracher les couvre-planchers du logement, dont la porte-patio donnant sur la cour arrière est encore protégée, de l'intérieur comme de l'extérieur, par des murs de sacs de sable. 
« On a calfeutré avec des plastiques en arrière, mais l'eau rentrait en-dessous de la porte », a raconté M. Leduc.
Ce résident se considère malgré tout chanceux. Chez ses voisins, il y a six pieds d'eau dans le sous-sol. « Leur terrain est trois pieds plus bas. Ça a duré deux semaines, ça a été un stress épouvantable, jour et nuit. Ils ne dormaient plus. Nous autres, ça a été juste quatre jours à surveiller les pompes jour et nuit. »
M. Leduc est également très reconnaissant envers les bénévoles venus aider au pire de la crise. 
À un certain moment, quinze personnes étaient présentes pour monter une impressionnante digue de sacs de sable. « Nous avons été dépassés par l'entraide à tous points de vue. Les bénévoles arrivaient de partout. »
Sa voisine Julie Cousineau abondait dans le même sens. 
Les bras ne manquaient pas pour ériger la digue d'environ 5000 sacs de sable qui protège sa résidence. 
« Il y a vraiment plein de monde qui est venu nous aider. Notre conseiller Cédric Tessier a pris soin de nous. On l'a appelé pour dire qu'on avait besoin d'une toilette et pas longtemps après, on en a eu une sur la rue. »