Le maire de Gatineau croit que les gens à la retraite pourraient compenser la baisse de l’immigration pour contrer la pénurie de main-d’œuvre.

Baisse du seuil d'immigration: les retraités pourraient compenser selon Pedneaud-Jobin

Le maire de Gatineau se range derrière l’argument du gouvernement Legault voulant que la réduction du seuil d’immigration, et par le fait même du nombre de travailleurs issus de l’immigration, n’aurait que peu d’impact sur la pénurie de main-d’œuvre qui frappe toute la région.

« Oui, il y a d’autres avenues et ce sont nos gens ici, dans nos communautés, qui peuvent contribuer et qui ont de l’expérience, dit-il. De toute façon, ce n’est que quelques grandes villes qui accaparent la grande partie des travailleurs issus de l’immigration. Dans des régions comme ici, l’outil des aînés peut compenser de façon importante. Ça représente d’ailleurs plus de monde que le nombre de travailleurs issus de l’immigration. »

Le gouvernement du Québec planche actuellement sur un plan de main-d’œuvre qui comprendrait des mesures permettant aux retraités de faire un retour sur le marché du travail, parfois à raison de quelques jours par semaine, sans être pénalisés au niveau fiscal.

L’immigration, rappelle le maire, n’est cependant pas uniquement qu’un outil pour pourvoir des postes libres sur le marché du travail. « C’est aussi une question démographique, dit-il. La diversité si c’est bien géré, c’est une richesse. Mais moi c’est ce ‘si’ du gouvernement que j’ai hâte de voir. J’ai hâte de voir comment il va l’aborder. »

M. Pedneaud-Jobin souligne que l’accueil et l’intégration des immigrants n’engendrent pas les mêmes enjeux à Gatineau qu’ailleurs en province. « Ici, les immigrants s’installent un peu partout dans la ville plutôt qu’en concentration, note-t-il. Le taux de rétention est aussi exceptionnel. Les gens ne repartent pas parce qu’ils s’intègrent bien et ont accès à un emploi. Nous avons un modèle intéressant qui est exportable. »