L'humoriste Réal Béland tient à préciser qu'il n'a rien à voir dans la controverse entourant son spectacle de demain aux employés de la STO.

Avoir su, Réal Béland ne serait pas venu

L'humoriste Réal Béland n'aurait pas accepté de divertir les employés de la Société de transport de l'Outaouais (STO), demain, s'il avait su que son spectacle allait soulever une telle controverse dans la population et parmi les politiciens.
« Probablement que je n'aurais pas accepté, a-t-il affirmé en entrevue avec LeDroit. Je n'aime pas quand ça brasse négativement. Je fais un métier pour faire rire le monde. Que des gens ne soient pas contents du projet [Rapibus], ce n'est pas de ma faute, je n'ai rien à voir là-dedans. »
Ce n'est qu'hier, en fin d'après-midi, que Réal Béland a été mis au courant de tout le débat entourant la soirée de reconnaissance pour les employés de la STO, un événement pour lequel il est le clou de la soirée. La STO dépense 18 000 $ pour cette activité. « Réal touche moins de 6000 $ pour son spectacle, souligne l'agente de l'artiste, Dominique Lemieux. Manifestement, le Rapibus est un sujet sensible dans votre région, mais c'est regrettable que Réal Béland se retrouve pris entre l'arbre et l'écorce dans ce dossier et il est très mal à l'aise. »
Surtout, poursuit l'artiste, qu'il n'a jamais été en contact directement avec la STO. C'est un agent de tournée, Pierre Gravel International, qui s'occupe de réserver des spectacles pour l'humoriste. « Tout ce que je savais c'est que je donnais un spectacle à Gatineau, à des gens qui avaient un lien avec le transport en commun », ajoute M. Béland.
L'humoriste affirme aussi ne pas avoir du tout apprécié les propos du futur président de la STO, Gilles Carpentier, qui a affirmé au Droit que « disons que sous mon leadership, Réal Béland ne devra plus compter sur la STO pour se tenir occupé ».
M. Béland soutient que ces propos laissent croire qu'il est un artiste qui demande un gros cachet, ce qui, insiste-il, est très loin de la réalité.
« Ça fait que je n'ai pas trop l'air sympathique, dit-il, et que j'ai l'air de profiter de l'argent public pour vivre. Des spectacles corporatifs comme celui de samedi, j'en fais des dizaines par année et je demande le même montant, que ce soit pour une grosse ou une petite entreprise. Ce monsieur Carpentier donne des chiffres comme ça, sans dire combien je reçois réellement. Ce n'est pas très bon pour ma réputation. C'est honnêtement la première fois que je suis au coeur d'une histoire comme celle-là. »
Une belle soirée
L'humoriste tient toutefois à préciser aux gens qui assisteront à son spectacle, samedi, qu'il n'arrive pas en Outaouais à reculons, malgré toute cette controverse.
« Je n'arrive jamais à reculons pour un spectacle et je crois que dans ce cas, les gens qui seront présents n'ont rien à voir avec toute cette histoire, dit-il. Je vais faire le spectacle de samedi parce que c'est dans deux jours et parce que je suis payé pour le faire. Je vais tenter de faire passer une très belle soirée aux gens qui seront présents. Ensuite, ils régleront leurs problèmes avec leur projet [Rapibus]. Moi je ne m'en mêle pas. »
Réal Béland précise qu'il n'a aucunement l'intention de faire une blague spéciale par rapport au Rapibus lors de son spectacle de samedi. « C'est un spectacle corporatif, précise-t-il. Il sera comme tous mes autres spectacles corporatifs. »