Jean-François Naubert et sa conjointe déménageaient dans leur nouvel appartement du quartier Mont-Bleu à Gatineau, dimanche. Leurs démarches pour se trouver un toit ont porté fruit.

Aucun ménage à la rue le 1er juillet

Pour plusieurs, l’arrangement ne sera certes pas l’idéal, mais aucun ménage ne devait se retrouver à la rue le 1er juillet à Gatineau en raison de la rareté des logements, avancent des organismes d’aide.

Le taux d’inoccupation des logements dans la ville est de 1,2 % selon la Société d’habitation du Québec, soit le taux le plus bas parmi les six régions métropolitaines de recensement de la province.

Selon l’organisme Logemen’Occupe, de 40 à 60 familles et personnes seules sont toujours à la recherche d’un toit, sans toutefois être à la rue. 

Ces gens ont trouvé un refuge temporaire chez des amis, de la famille, à l’hôtel ou dans un centre d’hébergement d’urgence comme le Gîte Ami.

« La pénurie actuelle affecte les familles nombreuses, les familles à faible revenu, qui sont victimes souvent de discrimination. Il y a des propriétaires qui ne veulent pas prendre des familles avec des enfants ou qui n’ont pas les revenus suffisants », a expliqué le coordonnateur de Logemen’Occupe, François Roy.

Logements occupés

Tous les logements de dépannage à court terme sont occupés, a ajouté M. Roy. 

Certaines familles les occupent parce qu’elles n’arrivent pas, malgré les recherches, à se trouver un appartement. 

La situation va perdurer puisque d’autres ménages vont littéralement faire du camping ou louer un chalet au mois de juillet. 

Ils feront davantage affaire avec les organismes communautaires au mois d’août lorsque le moment approchera pour les enfants d’aller à l’école parce qu’ils n’ont pas trouvé de logement, a ajouté M. Roy.

« Il y a des personnes qui travaillent qui nous ont appelées pour nous dire que ça faisait dix mois qu’elles faisaient de la recherche de logement et qu’elles ne trouvaient rien. Si c’est compliqué pour des gens avec un peu plus de moyens, ça l’est davantage pour des familles à faible revenu », a partagé François Roy, qui réclame des gouvernements qu’ils investissent davantage dans les logements locatifs pour construire des logements abordables qui comprennent trois ou quatre chambres à coucher.

L’Office d’habitation de l’Outaouais (OHO) a indiqué dimanche que la situation est maîtrisée alors que les chercheurs de logements auront une situation temporaire ou permanente. 

Six ménages ont été placés dans des hôtels, notamment.

« La difficulté aussi le 1er juillet est lorsque des locataires partent, les propriétaires ne mettent pas toujours l’appartement en location immédiatement parce qu’ils veulent effectuer des travaux de rénovation. Ils vont le mettre disponible le 1er août. Cela devrait permettre aussi de débloquer des logis », a indiqué la porte-parole de l’OHO, Karina Osiecka.

Une réunion de divers organismes d’aide au logement doit avoir lieu avec la Ville de Gatineau mardi matin pour faire le point sur la situation.