Arrosage: beaucoup moins de constats à Gatineau

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Daniel Leblanc
Le Droit - 6 Solutions
L’été a beau être extrêmement sec, le nombre de constats d’infraction pour non-respect du règlement concernant l’utilisation de l’eau potable à Gatineau est en baisse marquée par rapport à l’an dernier. L’une des causes indirectes: la COVID-19.

En date du 4 août, 130 contraventions avaient été remises depuis le 1er mai.

À ce rythme, il pourrait donc se distribuer d’ici le 30 septembre près de trois fois moins de billets d’infraction que lors de la saison estivale 2019, lors de laquelle 576 contraventions ont été données.

En 2018, 550 constats avaient été remis par les agents à des citoyens contrevenant à la réglementation municipale.

Un employé de moins

Pour expliquer cette diminution importante, la Ville mentionne entre autres qu’en raison de la pandémie, l’équipe de surveillance a commencé à sillonner les rues du territoire trois semaines plus tard qu’en 2019.

«De plus, l’équipe est composée de deux employés alors qu’il y avait trois employés l’été dernier», note le Service des communications, qui précise que la surveillance s’est effectuée majoritairement dans les secteurs d’Aylmer et de Gatineau, où la consommation d’eau potable est plus élevée qu’ailleurs.

Un tuyau d’arrosage déverse 1 000 litres à l’heure, soit l’équivalent de ce qu’une personne boit en près de deux ans.

Au début juillet, la Ville avait interdit pendant cinq jours l’arrosage mécanique dans le secteur Aylmer, en plus de demander à la population de réduire sa consommation en eau potable afin d’assurer un approvisionnement stable et constant.

La Ville de Gatineau rappelle qu’en saison chaude, les usages extérieurs représentent de 50 à 80 % de la consommation d’eau potable. À titre d’exemple, un tuyau d’arrosage déverse 1 000 litres à l’heure, soit l’équivalent de ce qu’une personne boit en près de deux ans.

À Gatineau, du 1er mai au 30 septembre, l’arrosage automatique des pelouses est permis entre 3 h et 5 h certaines journées, en fonction de son adresse. De plus, il est interdit d’utiliser de l’eau potable à l’extérieur le lundi, afin de permettre aux réservoirs de se remplir.

Pour une première infraction, les contrevenants sont passibles d’une amende de 200$.

Juillet record

Le mois de juillet 2020 est entré dans l’histoire dans la région en étant le plus chaud jamais enregistré depuis les années 40, selon MétéoMédia. Il n’est tombé que 54 millimètres de pluie à l’aéroport d’Ottawa et la moitié de ces précipitations sont tombées dans les derniers jours du mois. De plus, le mercure a franchi la barre des 30 degrés Celsius à 18 reprises, alors que la normale est de cinq.