Trois conseillers municipaux de Gatineau font pression pour revoir le plan de déploiement des arénas communautaires.

Arénas: des conseillers veulent revoir le plan

Trois élus indépendants du secteur Hull montent au créneau pour que la Ville de Gatineau revoie son plan de déploiement des arénas communautaires adopté il y a tout juste quelques semaines. Selon eux, la stratégie mise de l'avant risque de rendre permanents les ennuis que vivent présentement plusieurs jeunes familles du secteur.
La conseillère Louise Boudrias s'inquiète de voir la Ville avancer dans une planification qui semble être au désavantage des familles hulloises dont les enfants jouent au hockey. « Ce qu'on comprenait lors de la présentation du plan de déploiement, c'est qu'on avait tout ce qu'il fallait dans le secteur, mais ça ne semble pas être le cas, dit-elle. Le plan qu'on a n'est peut-être pas celui dont nous avons besoin. »
Le plan de déploiement présenté en juin par l'administration et parrainé par le conseiller Marc Carrière prévoit la construction et la gestion d'un complexe de trois glaces par le secteur privé dans le secteur du Plateau d'ici 2020, et la démolition des arénas municipaux Cholette, Sabourin et Guertin. Les deux arénas du secteur Aylmer seront conservés. Hull et Aylmer bénéficieront toujours de cinq surfaces glacées, un nombre qui ne suffit déjà pas à la demande à l'ouest de la rivière Gatineau. L'effet domino des joueurs de hockey d'Aylmer se fait déjà sentir depuis quelques années dans les arénas de Hull, et maintenant de Gatineau, et il ne devrait pas s'estomper avec l'augmentation démographique. 
« Je n'accepte pas qu'on commence à déplacer des petits enfants du secteur Hull parce qu'il y a un problème à Aylmer, lance le conseiller Jocelyn Blondin. Il y a un manque dans la planification du nouveau plan des arénas qui nous a été présenté. Il faut à mon avis revoir le concept d'implantation dans l'ouest. »
Pour le conseiller du Plateau, Maxime Tremblay, il est parfaitement inconcevable que le nouveau plan de déploiement des arénas se fasse sans considérer les enjeux liés à la proximité. « Il faut comprendre ce que les gens vivent et on doit s'assurer de répondre à leurs besoins, dit-il. Si la proximité n'est pas considérée dans notre plan, il faut le remettre en question. »
En juin dernier, le maire Maxime Pedneaud-Jobin affirmait que les arénas ne sont plus des services de proximité, une affirmation qui aujourd'hui perd beaucoup de son sens, estime M. Tremblay. « Si ce n'est pas important pour le maire, je vois mal comment il peut se présenter en disant qu'il est l'homme des services à la personne », ajoute le conseiller du Plateau. 
Selon lui, c'est d'un complexe de quatre nouvelles glaces dont l'ouest a besoin, alors que le secteur Gatineau pourrait continuer de répondre à la demande avec deux nouvelles glaces plutôt que trois comme il est prévu de le faire aux côtés du futur Guertin à place de la Cité.
Le président de la commission des loisirs et du sport, Marc Carrière, admet que certains détails, comme les inscriptions par secteur, ont pu lui échapper au cours de ses travaux. « Je comprends maintenant qu'on doit déplacer des gens d'un secteur à l'autre et cela amène un sérieux questionnement », dit-il.
M. Carrière affirme qu'il est toujours possible à ce stade-ci d'ajuster et de bonifier le plan qui a été présenté. Il ouvre aussi la porte à faire comme pour les cours de natation et d'imposer un plafonnement des inscriptions par secteur.