Plusieurs maisons sont abandonnées depuis les inondations de 2017 dont celle du 264, rue Riviera.

Après les inondations, boucher les trous du Gruyère

Devant des quartiers en « gruyère » dans son district après la crue printanière de 2017, le conseiller de Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc, tiendra des séances de consultation au cours des prochaines semaines pour donner une nouvelle vie aux terrains vacants.

Pour l’instant, deux rencontres sont prévues les 11 et 13 avril prochains — à 18 h et midi, respectivement — dans les locaux du Centre de vie de quartier du Vieux-Gatineau. C’est principalement le quartier autour de la rue Riviera et du parc Sanscartier qui fait l’objet de ces efforts de revitalisation.

M. LeBlanc le dit d’entrée de jeu, il lance ce processus pour s’arrimer avec les démarches entreprises par son homologue du district Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau. Il espère être en mesure de déposer un projet pour la revitalisation des quartiers défigurés par les inondations de 2017 en même temps que sa collègue.

« On va essayer d’aller chercher le financement ensemble, à la place de faire des demandes par secteur, on va les faire de façon commune, explique Jean-François LeBlanc. On est les deux quartiers qui ont été les plus touchés. Les autres quartiers qui ont été inondés, il y a surtout eu des reconstructions. »

La vitesse à laquelle Mme Nadeau a agi dans Pointe-Gatineau a forcé le conseiller du district du Lac-Beauchamp à revoir ses plans.

« Honnêtement, cette démarche-là, j’aurais attendu quelques années avant de la faire, une fois que t’es sûr que toutes les maisons qui doivent être détruites vont l’être. Après ça, tu peux avoir un portrait de ton quartier qui est clair. »

Participation citoyenne essentielle

Qu’est-ce qui viendra combler les espaces vides depuis la démolition de maisons inondées en 2017 ? Des arbres fruitiers ? Un jardin communautaire ? C’est au fil des échanges avec les résidents du quartier que ce sera déterminé.

Une chose est certaine, les options sont un peu limitées par le fait que ces terrains se trouvent en zone inondable. Aucune structure permanente ne peut y être construite. On n’y verra pas de structure de jeux pour enfants, par exemple.

« Un objectif, c’est que ce soit moins plate pour les gens qui restent là. Si on regarde la rue Glaude, il reste deux maisons sur les coins. Ce n’est pas intéressant d’habiter sur une rue vide où il y a juste de la mauvaise herbe dessus », souligne l’élu.

Pour le conseiller LeBlanc, un autre élément semble certain, l’avenir de ces terrains vacants dépend grandement de la réponse citoyenne. Il prépare ces consultations depuis un certain temps avec les responsables de la Revitalisation urbaine intégrée (RUI) du Vieux-Gatineau et se prépare à une tournée de porte-à-porte pour inviter tout le monde aux consultations.

« Ça m’étonnerait que ce soit cette année que les projets se concrétisent, soutient M. LeBlanc. Si on fait du porte-à-porte et que sur 200 citoyens qui restent dans le quartier, il y en a deux qui viennent à la consultation et que personne n’est prêt à participer, ça ne bougera pas. »

« L’objectif des consultations, c’est d’aller chercher des idées. Ça peut être la plantation d’arbres fruitiers, mais après ça, il faut regarder qui va s’occuper de ramasser les pommes qui tombent par terre. Un arbre fruitier, il faut que tu t’en occupes, il faut le tailler. Est-ce que c’est les citoyens qui vont s’en occuper ou ça va finir par être négligé et laid au bout de la ligne ? »