Marina de Hull

Ambitieux projet d'expansion à la marina de Hull

La corporation de la marina de Hull souhaite agrandir ses infrastructures afin d'accueillir une centaine de bateaux supplémentaires, ce qui porterait à 199 le nombre de places de mouillage en plein centre-ville de Gatineau.
Le projet proposé par le Club Yachting Portage Champlain est évalué à 1,5 million $ et pourrait voir le jour d'ici deux ans. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) organisait d'ailleurs une séance d'information sur le projet, mercredi soir. 
« Nous n'avons présentement que 99 places, nous sommes restreints et c'est difficile de pouvoir accueillir des bateaux de l'extérieur, explique David Côté, membre de la marina et responsable du projet d'agrandissement. Ça pourrait devenir un super outil de développement économique et touristique pour Gatineau. »
Lui-même propriétaire d'un bateau et membre de la marina, l'homme d'affaires Charles Masse indique que de nombreux plaisanciers voudraient s'arrêter à Gatineau, juste avant d'emprunter ou en ressortant des écluses du canal Rideau. « Mais il n'y a pas de place, elles sont toutes utilisées par des membres, note M. Masse. Les gens passent tout droit et vont souvent mouiller à Montebello. La marina de Hull est au centre d'un triangle de tourisme nautique de renommée mondiale formé par Kingston, Montréal et Ottawa. Après plusieurs heures de bateau, les gens aiment marcher. Ce serait parfait pour attirer des gens dans le centre-ville de Gatineau, dans ses commerces et ses restaurants. »
Le directeur général de Place des festivals, Claude Hamelin, soutient que des discussions ont eu lieu entre son organisation et la corporation de la marina, notamment pour y aménager une nouvelle capitainerie et un restaurant. « Il y a là une opportunité énorme pour du développement économique et touristique, dit-il. Cet endroit a tout pour devenir un attrait. Il suffit de l'animer. » Ces discussions sont toutefois au point mort depuis quelques mois. 
La corporation de la marina n'a aucune intention de se lancer dans la gestion d'un restaurant, notamment à cause du caractère saisonnier de l'endroit. La capitainerie appartient à la Commission de la capitale nationale (CCN) alors que les places de mouillage et le terrain où se trouve la capitainerie sont sous la juridiction du gouvernement du Québec, sous le contrôle du Centre hydrique du Québec. La corporation paie un bail au Centre hydrique pour opérer la marina.