La bibliothèque Lucy-Faris, dans le secteur Aylmer.

Action Gatineau : 56 M $ pour les bibliothèques

« L'avenir est dans la matière grise du monde, pas juste dans la qualité de l'asphalte en avant de la rue. » Voilà comment le chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, défend le plan de son parti de prévoir, dès le prochain budget, l'injection de 56 millions$ pour déménager la bibliothèque Lucy-Faris, agrandir la bibliothèque Guy-Sanche et revitaliser les succursales des différents quartiers.
Entouré de certains de ses candidats réunis devant la bibliothèque Lucy-Faris, le maire sortant a présenté vendredi les grandes lignes du plan d'investissement dans les bibliothèques d'Action Gatineau pour le prochain mandat.
Le parti de M. Pedneaud-Jobin propose ainsi d'allouer, dès l'adoption du prochain budget, 22,5 millions$ pour relocaliser la bibliothèque Lucy-Farris du secteur Aylmer et 23,5 millions$ pour agrandir la bibliothèque Guy-Sanche du secteur Gatineau. Deux projets qu'Action Gatineau veut compléter « avant la fin » du prochain mandat, ce qui signifie d'ici 2021.
Dix autres millions iraient, grâce à la collaboration de « plusieurs partenaires financiers », dans les autres succursales existantes pour « rendre les endroits plus attrayants », à l'image de ce qui a été fait par la Ville de Québec.
Dans le cas de la bibliothèque Lucy-Faris, qui ne peut être suffisamment agrandie là où elle se trouve en raison de la capacité de l'édifice, diverses options sont sur la table.
Le candidat d'Action Gatineau dans Aylmer, François Sylvestre, préconise qu'elle soit installée dans l'ancien édifice de la Commission scolaire Western Québec, à l'angle de la rue Principale et du boulevard Wilfrid-Lavigne. Des discussions sont également en cours avec la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) pour que la bibliothèque soit plutôt aménagée près du centre aquatique Paul-Pelletier, là où devrait se construire une nouvelle école secondaire.
Maxime Pedneaud-Jobin n'a pas d'objection à ce que ses candidats se prononcent sur une préférence, mais ne souhaite pas lui-même faire un choix avant d'obtenir plus de détails sur les négociations avec la CSPO et les coûts de chaque option.
Alors que ses opposants souhaitent investir davantage dans les services comme la réfection des rues ou le déneigement que dans les bibliothèques, le maire sortant estime que son parti est « l'équipe de l'équilibre là-dedans ». « Oui, il faut investir massivement dans les infrastructures. Notre plan, c'est aux alentours de 500 millions $ dans le mandat dans les infrastructures traditionnelles, mais il faut aussi investir dans l'avenir. On ne peut pas que réparer les rues. Il faut aussi préparer nos enfants et notre communauté à l'économie du savoir. »
Soulignant que « les bibliothèques sont le service municipal le plus utilisé à Gatineau » avec près d'un million de visites par année, M. Pedneaud-Jobin note que la Ville fait toutefois moins bonne figure que la moyenne canadienne et que sa voisine Ottawa au chapitre de la proportion de citoyens fréquentant les bibliothèques. « Si on a moins de jeunes que les autres qui y vont, l'avenir est moins brillant de notre côté que de l'autre côté de la rivière », estime le maire sortant.
En ce qui concerne une éventuelle bibliothèque au centre-ville, Action Gatineau estime que le prochain mandat devra servir avant tout à la recherche de partenaires, tant financiers que pour la programmation. Des « communications » ont déjà eu lieu avec Bibliothèque et Archives Canada, a noté Maxime Pedneaud-Jobin en donnant aussi l'exemple de l'Université du Québec en Outaouais et des commissions scolaires comme de possibles partenaires pour établir une programmation.