À partir du 17 octobre, les Canadiens pourront consommer du cannabis en toute légalité. Et tout indique qu’il y aura un magasin où en acheter à Gatineau.

Acheter son cannabis sur la Gappe ?

La Société québécoise du cannabis (SQDC) a arrêté son choix d’emplacement pour sa succursale de Gatineau. Elle n’est cependant pas prête à en faire l’annonce puisqu’elle n’a toujours pas signé de bail avec le propriétaire des lieux.

D’après les informations obtenues par Le Droit de sources fiables, les consommateurs de pot de la région devront se rendre sur le boulevard de la Gappe, dans le secteur Gatineau, pour faire leurs emplettes. La SQDC a un œil sur un local situé dans le noyau commercial où se trouvent le Wal-Mart et le Golf Town.

Le lieu correspond à la réglementation que s’est imposée la société. La succursale serait à plus de 250 mètres d’une école, en plus être facilement accessible, en bordure de l’autoroute 50 et à quelques pas du Rapibus. Le porte-parole de la Société des alcools du Québec (SAQ), organisme chargé de l’implantation de la commercialisation du cannabis dans la province, refuse toutefois de confirmer les informations du Droit. La SQDC ne s’aventure même pas à confirmer l’ouverture d’une succursale à Gatineau avant la fin du mois d’octobre.

« Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la localisation ni la date d’ouverture de la succursale de Gatineau, a indiqué Mathieu Gaudreault. Nous ne faisons aucune annonce tant que tous les papiers ne sont pas signés. » La SQDC explique qu’elle « déploiera progressivement » une vingtaine de points de vente à partir du 17 octobre. La société est aussi responsable de la vente en ligne.

Le quartier de Nathalie Lemieux

Lors du vote du conseil municipal, à la fin juin, sur la réglementation qui encadrera la consommation de cannabis à Gatineau, la conseillère Nathalie Lemieux s’était vivement dissociée de tout ce dossier. « Je ne veux pas y toucher, avait-elle expliqué aux médias. Ce n’est pas moi qui vais écoper des répercussions de cette loi-là. C’est ma façon à moi de supporter les citoyens qui m’ont choisi et c’est eux que je veux protéger. »

La conseillère pourrait toutefois avoir à vivre avec la toute première succursale de la SQDC à Gatineau dans son district. Cette dernière n’a pas voulu confirmer l’information du Droit. « Je suis encore en attente de savoir si c’est bien là, a-t-elle dit. Le bail n’est pas encore signé. »

Mme Lemieux ne cache toutefois pas que de savoir que la SQDC lorgne un local directement dans son quartier ne fait pas son affaire. Elle s’avoue cependant impuissante. « Quand j’ai appris la nouvelle, vous pouvez vous imaginer mon état, a-t-elle affirmé. J’ai fait mon possible pour voir si je pouvais intervenir, mais je n’ai aucune juridiction ni pouvoir pour déterminer l’endroit où la SQDC ira ou n’ira pas. Le seul pouvoir que j’avais était de dire haut et fort mon désaccord avec cette loi et c’est ce que j’ai fait. »