Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Accusation de nominations partisanes: «loufoque et farfelue» selon Pedneaud-Jobin

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a répondu, jeudi, à ceux qui l'accusent de se livrer à des nominations partisanes à quelques mois des élections municipales.
Plus tôt cette semaine, le FM 104,7 Outaouais a fait mention de la nomination de la notaire Michèle Lafontaine au conseil d'administration de l'Aéroport d'Ottawa et de son conjoint Antoine Normand au sein d'un comité de réflexion de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) sur le développement économique des villes. 
Ces deux nominations ont été soumises aux deux instances par le cabinet du maire de Gatineau. Le président de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), Jean-Claude Des Rosiers a dénoncé le manque de transparence dans le processus menant à la nomination de M. Normand et la candidate à la mairie, Sylvie Goneau, a reproché au maire de ne pas avoir consulté son conseil avant de proposer la candidature de Mme Lafontaine à l'Aéroport d'Ottawa. 
« Ce ne sont pas des gens qui représentent la Ville de Gatineau, a insisté le maire Pedneaud-Jobin en entrevue avec Le Droit. Ceux qui versent dans la partisanerie sont ceux qui font des associations de personnes avant même de se demander s'ils sont compétents. »
Dans le cas de l'aéroport d'Ottawa, le maire affirme avoir suivi exactement le même processus que son homologue d'Ottawa à qui le conseil d'administration de l'aéroport a aussi demandé de soumettre le nom de trois résidents de sa ville. 
« On nous demande trois noms et certains critères à respecter dans notre choix en fonction des sièges vacants, explique M. Pedneaud-Jobin. La personne qui est nommée par le conseil d'administration ne représente pas Gatineau et n'est pas là pour faire l'arrimage avec l'aéroport de Gatineau. Cette personne est là pour représenter les intérêts spécifiques de l'Aéroport d'Ottawa. »
M. Pedneaud-Jobin ajoute que ceux qui tentent d'expliquer cette nomination en faisant référence à des liens de proximité entre Mme Lafontaine et la directrice générale de la Ville de Gatineau, Marie-Hélène Lajoie, font des affirmations « loufoques et farfelues ». 
Quant à la nomination de M. Normand au sein d'un comité de l'UMQ, le maire répète que cette décision ne revient pas au conseil puisqu'il ne siège pas à titre de représentant de la Ville de Gatineau. « M. Normand ne parle pas pour Gatineau dans ce comité, précise le maire. Il est là pour son expertise et son profil correspond exactement à ce que cherchait Bernard Sévigny, le président de l'UMQ, quand il m'a contacté pour me demander si je connaissais quelqu'un qui pourrait être pertinent pour ce poste bénévole. C'est de ne pas nommer M. Normand qui aurait été partisan. »