79, Fraser: des élus pourraient changer leur fusil d'épaule

À la lumière de la sortie médiatique, hier dans nos pages, du principal avocat dans l'affaire Dasken, Me Ronald Bélec, voilà que certains élus gatinois jonglent avec l'idée de changer leur fusil d'épaule à la suite du vote du 8 juillet dernier sur la dérogation mineure pour la controversée résidence du 79, chemin Fraser.
La conseillère Josée Lacasse, qui avait voté en faveur de la dérogation, fait partie du lot. Elle se dit indécise et soutient ne pas avoir encore tranché quant à savoir si elle pourrait changer de camp.
Quant à Sylvie Goneau, elle a confié au 104,7 FM Outaouais qu'elle était prête à demander un nouveau vote sur la question.
De leur côté, les conseillers Mireille Apollon et Gilles Carpentier affirment qu'ils maintiendront leur position pour la dérogation, à moins qu'une information majeure ne leur soit présentée. « Ma décision est prise. Jusqu'à présent, pour d'autres documents, on entend dire mais on ne voit pas », a sèchement lancé Mme Apollon.
Seul élu absent à la table de la dernière séance du conseil, Jocelyn Blondin affirme qu'il souhaite la tenue d'un vote de reconsidération sur cet épineux dossier. Il dit s'opposer à cette dérogation mineure.
D'autres conseillers n'ont pas retourné les appels du Droit.
C'est donc dire que si trois nouveaux élus (incluant M. Blondin) se retrouvent dans le camp du non dans ce dossier, le résultat d'un nouveau vote pourrait être fort différent, avec 10 élus contre et 9 élus en faveur de la dérogation.
Lorsque le conseil municipal a dit oui à la dérogation, à la suite d'un vote de 11 contre 7, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a indiqué que cette option était celle qui aurait, à son avis, les conséquences financières les moins lourdes pour la Ville et les contribuables, un argument loin d'avoir convaincu la vingtaine de citoyens furieux qui se trouvaient à la Maison du citoyen. Ces dernières semaines, une mise en demeure a été envoyée à la Ville, sans compter le dépôt d'une plainte au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.
« Il fallait prendre la moins mauvaise décision. Corriger cette erreur en refusant la dérogation, ça peut nous coûter des millions. C'est là où je décroche. Pour nous, il est clair qu'une des options (la démolition) était plus dangereuse du point de vue des finances », avait-il dit.
La prochaine séance du conseil municipal est prévue le 26 août.