«Je crois qu'il s'agit d'une situation extrêmement fâcheuse et je sympathise avec les résidents», estime le député de Pontiac, André Fortin.

79, chemin Fraser: André Fortin refuse de s'ingérer dans le débat

Même s'il ne cache pas avoir accepté d'aider le groupe de résidents opposés à la dérogation pour la résidence du 79, chemin Fraser pour le suivi de leur plainte au ministère des Affaires municipales du Québec, le député de Pontiac, André Fortin, soutient cependant ne pas avoir de parti pris et refuse de s'ingérer dans les décisions du conseil municipal de Gatineau.
«Ils m'ont demandé d'agir à titre d'intermédiaire d'ici à ce que le ministère rende son verdict. Je n'ai pas de problème avec ça, car pour les citoyens, ce genre de procédures peut sembler un peu compliqué. Ils ne travaillent pas dans ce milieu-là. [...] Sauf que ce n'est pas à moi de se prononcer sur les décisions du conseil, ils avaient sûrement toute l'information devant eux pour prendre une décision», a-t-il lancé en entrevue  en faisant allusion au vote du 8 juillet.
Plainte en traitement
Les résidents ont acheminé leur plainte au ministère le 27 juin dernier, lui demandant d'ouvrir une enquête afin de se pencher sur les agissements du service de l'urbanisme de la Ville de Gatineau, de l'administration municipale et des élus dans cet épineux dossier qui fait les manchettes depuis presque deux mois. Le document de neuf pages soutient que la municipalité n'a pas respecté certaines dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
Selon la porte-parole du ministère, Émilie Lord, la plainte est toujours en traitement. Cette dernière rappelle que celles-ci sont normalement traitées dans un délai de 60 jours ouvrables suivant leur réception mais qu'en raison de la période des vacances, le tout pourrait s'allonger.
Le député Fortin avoue avoir été surpris en apercevant la maison de Patrick Molla, à qui il dit être prêt à offrir son oreille attentive à n'importe quel moment s'il a des questions, précisant que l'homme est un résident du secteur Aylmer «comme tous les autres».
«Je crois qu'il s'agit d'une situation extrêmement fâcheuse et je sympathise avec les résidents. Quand on s'établit à Gatineau, on s'attend à avoir une certaine qualité de vie. Ce que ce dossier-là reflète, c'est un peu une prise de conscience générale. Quand j'entends le maire Pedneaud-Jobin dire qu'il ne veut plus que ça se reproduise, je le crois», dit-il.