Le maire de Gatineau, Maxime Pednead-Jobin
Le maire de Gatineau, Maxime Pednead-Jobin

217 Montcalm: Pedneaud-Jobin sort soulagé d’une journée rocambolesque

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
La journée de jeudi a été fertile en rebondissements pour bien des gens à Gatineau et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin peut en témoigner. Impliqué dès le départ dans la crise provoquée par l’offre d’achat de Multivesco sur le 217, rue Montcalm, le maire affirme sortir soulagé de sa journée de travail.

«J’ai parlé à la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) et à Brigil, dit-il. C’est clair que très rapidement ils vont se rasseoir ensemble afin que le CISSSO puisse répondre aux préoccupations de Brigil, dans la mesure où on cible cet édifice-là comme une solution vraiment intéressante. C’est la meilleure solution de loin pour les itinérants. Ce n’est pas un aréna, c’est un endroit où on peut faire une intervention plus intéressante. C’est la meilleure pour la qualité de vie, l’intimité, les espaces repas ou les rencontres avec les itinérants.»

À LIRE AUSSI : Multivesco retire son offre d’achat pour le 217 Montcalm

En ce sens, le maire invite l’homme d’affaires Gilles Desjardins à «donner du temps au CISSSO», surtout que, note-t-il, l’immeuble du 217, rue Montcalm est sur le marché depuis belle lurette. «Le CISSSO est au front dans la gestion d’une pandémie mondiale, rappelle le maire de Gatineau. Je pense qu’il faut collaborer avec eux et leur donner la chance de travailler. Je ne pense pas qu’il y avait une extrême urgence pour la santé financière de Brigil de vendre cet édifice-là.»

Maxime Pedneaud-Jobin n’a pas voulu spéculer sur ce qui a motivé Multivesco à faire une offre d’achat sur cet immeuble à ce moment-ci ni sur les raisons qui ont poussé Brigil à faire volte-face. Il préfère se réjouir du retrait de l’offre d’achat de Multivesco. «C’est une situation compliquée qui nécessite la collaboration de tout le monde, dit-il. Il s’est vécu des choses dans les dernières heures, mais là nous devons revenir à l’essentiel et l’essentiel ce sont les plus démunis de Gatineau qui ont besoin d’un refuge. Si spéculer sur ce qui s’est passé nuit à la cause, je préfère ne pas le faire.»


« Le CISSSO est au front dans la gestion d’une pandémie mondiale. Je pense qu’il faut collaborer avec eux et leur donner la chance de travailler. »
Maxime Pedneaud-Jobin

Pris lui aussi dans ces montagnes russes où s’entremêlent politique, transaction immobilière et services sociaux, le président des Olympiques de Gatineau, Norman MacMillan, a avoué avoir été inquiet dans les dernières heures, mais soulagé du retrait de l’offre d’achat par Multivesco. «Je suis très fier, nous allons en venir à bout, a-t-il dit. En même temps, je ne peux pas trop m’emporter. Il y a encore des négociations en cours. Au moins, nous avançons. Nous sommes au courant de ce qui se passe. Nous faisons partie de la solution.»

Avec Jean-François Plante, Le Droit