Fort d’un premier bilan positif sur les petits élevages urbains, la Ville de Gatineau permettra à beaucoup plus de citoyens d’avoir des poules ou une ruche dans leur cour dès l’été prochain.

200 poulaillers et 50 ruches

Fort d’un premier bilan positif sur les petits élevages urbains, la Ville de Gatineau permettra à beaucoup plus de citoyens d’avoir des poules ou une ruche dans leur cour dès l’été prochain.

Ainsi, le nombre de permis disponibles pour avoir le droit d’installer un poulailler sur sa propriété passera de 50 à 200 cette année, tandis que le nombre de licences offertes pour une ruche passera de 15 à 50. L’administration souligne qu’elle demeure en projet pilote encore cette année et qu’elle prendra une décision finale quant à la reconduction et la pérennité du projet au printemps 2019.

« On va vers une phase II du projet pilote parce que nous devons encore évaluer les impacts que les petits élevages peuvent avoir tant sur les citoyens que sur l’administration, a déclaré la présidente de la commission Gatineau, ville en santé, Renée Amyot. C’est une augmentation considérable cette année qui nécessite qu’on ait une approche de précaution. »

En augmentant à 200 le nombre de licences pour avoir des poules à la maison et à 50 permis pour les ruches, l’administration estime être en mesure d’essentiellement répondre à la demande sur le terrain. « Ça correspond à ce qu’il y avait sur nos listes d’attente l’an passé », a précisé Yess Gacem, directeur du service des loisirs, des sports et du développement des communautés.

Le bilan de la première année du programme d’agriculture urbaine à Gatineau démontre que certaines craintes qu’entretenait une partie de la population ne se sont pas du tout matérialisées.

Seulement deux plaintes pour nuisance liées à la présence de poules ont été enregistrées l’été passé. Aucune n’était fondée. Une seule plainte a été enregistrée quant au volet apiculture et encore là, elle n’a pas été fondée.

L’administration voudra toutefois porter une attention particulière à la charge de travail supplémentaire que lui incombe ce nouveau programme lancé l’été passé.

La Ville de Gatineau entend ainsi entériner ses protocoles d’entente avec ses différents partenaires dans le projet afin de mieux partager la charge de travail administrative additionnelle.

L’appel de candidatures pour obtenir des permis pour les poulaillers et pour des ruches aura lieu en mars. Les licences seront offertes en avril et mai prochain.