Un ciel de parapluies au-dessus de la ruelle Aubry, dans le Vieux-Hull ainsi qu’une farandole de couleurs sur le pont de la rue Montcalm.

17 marcheurs à l’heure

Le succès du sentier culturel à l’été 2017 n’a pas été le même tout au long du parcours. Le rapport du comité du 150e de la Confédération canadienne à Gatineau estime que près de 18 000 marcheurs ont volontairement suivi la ligne rouge pendant l’été. Ça représente une moyenne de 17 personnes à l’heure.

Des relevés ont été effectués à deux endroits le long du sentier pendant l’été, à savoir devant la Maison du citoyen, à quelques pas de MosaïCanada et du Musée canadien de l’histoire, et vers la fin du parcours, sur la rue Montcalm.

La fréquentation a connu des hauts et des bas dans le secteur de la rue Laurier.

Avec près de 15 % des marcheurs en début de saison, les journées du 16 juillet, 9 août ainsi que les 1er et 7 septembre ont été particulièrement occupées, voyant parfois le quart ou le tiers des marcheurs suivre la ligne.

Les données collectées sur la rue Montcalm montrent une croissance constante dans les premières semaines du mois de juillet avant de retomber à la fin du mois à l’équivalent d’un peu plus d’un marcheur intéressé sur dix à l’heure.

Croissance

Le comité du 150e estime que le sentier culturel aura contribué de belle manière à générer une croissance de 40 à 60 % du chiffre d’affaires des commerçants du centre-ville l’été passé.

La forte mobilisation des gens d’affaires pour la deuxième année du sentier démontre que l’outil est pertinent à leurs yeux.

Le comité recommande toutefois d’améliorer l’éclairage de certains tronçons du sentier.

En entrevue avec Le Droit, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a été guère convaincant sur les chances que la Ville agisse sur cet élément cet été. « Il y a des discussions en cours, mais je ne sais pas ce qu’il est possible de faire dès cette année », a-t-il indiqué.

UNE PLACE ÉGALE POUR L'ANGLAIS ET LE FRANÇAIS ?

Il serait pertinent de revoir toute la signalisation qui ponctue le sentier culturel et de faire un effort marqué pour augmenter la présence de la langue anglaise, selon le Comité du 150e à Gatineau. 

« Il faut inclure le bilinguisme dans tous les aspects du projet, incluant les visites guidées et les activités d’animation, car il y a une forte proportion de la clientèle qui est ontarienne, canadienne ou internationale, peut-on lire dans le bilan fait du sentier culturel. L’organisme responsable du sentier, Vision centre-ville, aurait intérêt à miser sur un positionnement “centre-ville” et “downtown” », ajoute le comité. 

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n’est pas contre une plus grande présence de la langue de Shakespeare le long du sentier. Dans la dans la mesure où ce que les gens retiennent c’est que Gatineau est une ville française, il n’y voit pas d’objection. « C’est l’identité française qu’on doit mettre en valeur, c’est ce qui fait qu’on se démarque, c’est ce qui fait qu’on est différent », dit-il. 

La recommandation sur un plus grand bilinguisme mérite d’être analysée d’autant plus, dit-il, que le centre-ville de Gatineau est dans un « contexte particulier » avec la proximité de la capitale fédérale. 

Au Québec, l’affichage de l’administration publique doit se faire uniquement en français. Un article de la Loi prévoit toutefois qu’une exposition culturelle, un lieu destiné à l’accueil et à l’information des touristes ou tout autre site touristique peut faire autant de place à la langue anglaise qu’à la langue française.