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Gatineau veut lutter contre la vitesse en zone rurale

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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La Ville de Gatineau étendra ses efforts pour lutter contre la vitesse dans les rues aux secteurs ruraux dès le printemps prochain.

Actuellement réservées aux rues à l’intérieur du périmètre urbain, les mesures d’atténuation de la vitesse comme les dos-d’âne, les balises, le marquage de la chaussée et les radars pédagogiques feront graduellement leur apparition dans les campagnes gatinoises au cours des prochains mois. Au moins cinq rues dont les analyses de la circulation ont démontré une problématique sévère ont déjà été identifiées.

La demande d’étendre les mesures d’atténuation de la vitesse aux secteurs ruraux date de septembre 2018. C’est le conseiller Gilles Carpentier qui avait convaincu le conseil de donner le mandat à l’administration d’en faire l’analyse. Depuis, la question a fait l’objet de nombreuses discussions au Comité des transports présidé par la conseillère Audrey Bureau. Les conclusions ont été présentées, mardi, en comité plénier.

L’automne dernier, les élus ont décidé d’ajouter une somme de 200 000 $ au budget 2021 pour l’aménagement de mesures d’atténuation de la vitesse, portant le budget total disponible à 450 000 $ pour l’ensemble du territoire de Gatineau.

Mme Bureau explique que les critères pris en considération pour déterminer quelles sont les rues qui feront l’objet d’interventions et quelles mesures d’atténuation peuvent s’appliquer demeureront les mêmes. Ainsi, des mesures d’atténuation pourront être installées sur des rues où la limite de vitesse est d’un maximum de 50 km/h. «Il y aura cependant des bancs d’essai pour du marquage de la chaussée sur les routes dont la limite est de 60 ou 70 km/h», note la présidente du Comité des transports.

Les routes rurales poseront toutefois des défis que les ingénieurs de la Ville rencontrent moins souvent en milieu urbain. Ainsi, les dos-d’âne dont l’efficacité est reconnue dans les quartiers urbains pourraient s’avérer bien moins utiles en milieux ruraux, notamment parce que certaines routes sont en gravier et que leur efficacité est de beaucoup réduite sur de longues routes droites.

Les balises flexibles sont aussi très efficaces en ville, mais moins faciles d’utilisation en campagne. Les ingénieurs de la Ville précisent que plus les balises sont rapprochées, plus la mesure a de l’effet sur la vitesse des automobilistes. En zone rurale, les routes sont souvent plus étroites tout en devant accueillir des véhicules plus larges comme des tracteurs. L’utilisation des balises flexibles devient alors plus complexe, voire risquée par endroit.

Radar, sensibilisation et répression

Le déploiement de radars pédagogiques devrait aussi se poursuivre sur le territoire de Gatineau. Un bilan portant sur l’efficacité de la mesure doit être présenté au conseil en juin prochain. Si la mesure s’avère concluante, le radar pédagogique pourrait bien devenir une des mesures de prédilection en zone rurale. Plusieurs élus dont le district comprend des secteurs ruraux ont affiché un intérêt marqué pour cette mesure.

La campagne de sensibilisation du printemps prochain intégrera, pour la première fois, un volet rural. Les conseillers estiment aussi que la répression policière demeure la mesure qui fonctionne le mieux. Les opérations pourraient donc devenir plus fréquentes dans les secteurs ruraux jugés problématiques.