Gatineau songe à implanter le «vélo-taxi»

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Nommé au 19e rang des meilleures inventions de l'année 2008 par le Time Magazine, le service de vélos publics Bixi pourrait faire son apparition dès l'été prochain au centre-ville de Gatineau.
La Ville de Gatineau compte sur l'argent qu'elle recevra grâce au programme Mieux consommer d'Hydro-Québec pour lancer un projet-pilote de vélo-partage. Pour chaque formulaire rempli par un client résidentiel gatinois entre le 2 février et le 2 août 2009, Hydro-Québec versera entre 30 et 35 $ à la municipalité.
Montréal
Gatineau compte suivre les traces de Montréal, qui installera 2400 vélos Bixi (contraction de bicyclette et taxi), au printemps 2009, dans 300 stations dispersées au centre de la métropole. Le projet-pilote gatinois prévoit l'installation de 60 vélos au centre-ville. L'analyse de l'utilisation qui en sera faite permettra de prévoir d'éventuelles phases d'expansion.
Les vélos Bixi peuvent être empruntés aux stations aménagées à divers points stratégiques, et laissés à n'importe quelle autre station. Les utilisateurs peuvent s'abonner pour un an, un mois ou une seule journée. Le service est conçu pour les trajets courts, puisque la première demi-heure d'utilisation est gratuite. Des frais sont par la suite imposés pour chaque tranche de 30 minutes.
« On pense que ça va aider les gens à faire des voyages ponctuels, c'est-à-dire si vous avez quelques coins de rues à faire, au lieu de marcher ou de prendre votre voiture, vous pouvez prendre un de ces vélos-là », explique le conseiller Patrice Martin, président de la commission sur l'environnement.
Le coeur de la ville d'Ottawa pourrait aussi être doté du même service. « C'est un projet sur lequel on travaille actuellement avec la Ville d'Ottawa et la Commission de la capitale nationale », a indiqué le maire de Gatineau, Marc Bureau, qui souhaite que les vélos en libre-service réduisent la congestion automobile entre les deux centres-villes.
En juin dernier, le ministre responsable de la CCN, Lawrence Cannon, s'était prononcé en faveur de l'implantation d'un tel service entre les deux rives.