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La Ville de Gatineau veut faciliter la circulation sur le boulevard des Allumettières. Sur la photo, on aperçoit l'intersection où le boulevard des Allumettières croise la rue Morin.
La Ville de Gatineau veut faciliter la circulation sur le boulevard des Allumettières. Sur la photo, on aperçoit l'intersection où le boulevard des Allumettières croise la rue Morin.

Gatineau lance une expropriation pour élargir le boulevard des Allumettières

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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La Ville de Gatineau prépare le terrain en prévision d’un élargissement du boulevard des Allumettières en direction ouest, entre la rue Morin et l’entrée de l’autoroute 50. Pour arriver à ses fins, la Ville devra exproprier les six maisons isolées, près du Gîte ami, en bordure de l’artère.

Le conseil municipal doit adopter une résolution en ce sens, ce mardi.

Le président du comité exécutif et conseiller du quartier, Cédric Tessier, précise que l’expropriation permettra de prolonger la voie réservée de la Société de transport de l’Outaouais (STO) en direction ouest qui s’arrête actuellement à la hauteur de la rue Morin. Le prolongement permettra aux autobus de se rendre en voie réservée jusqu’à l’entrée du corridor du Rapibus située tout juste à l’entrée de l’autoroute.

«On le voit depuis plusieurs années, ce secteur est très problématique en temps normal à l’heure de pointe du soir, explique M. Tessier. Un bouchon de circulation se forme parfois jusqu’à la rue Eddy. Ça fait des années qu’on tente avec la STO de régler ce problème.»

L’expropriation des six maisons offrira aussi à la Ville de Gatineau l’espace nécessaire pour prolonger la piste cyclable aménagée en même temps que le boulevard il y a une dizaine d’années et qui prend fin à l’entrée de l’autoroute. Il s’agit d’un tronçon cyclable manquant identifié depuis longtemps et qui figure très haut dans la liste du Plan directeur vélo que la Ville.

«Dans le meilleur des mondes, les travaux pourraient s’amorcer en 2021, a précisé M. Tessier. Les coûts seront partagés entre la Ville, la STO et le ministère des Transports du Québec (MTQ).»

Expropriation complexe

Les terrains que la Ville s’apprête à exproprier faisaient toutefois l’objet d’un processus de vente déjà bien entamé entre les propriétaires et un promoteur immobilier. En début d’année, Le Droit révélait que le Groupe Aboutanos s’apprêtait à faire l’acquisition des immeubles situés près du Gîte ami afin de les démolir et d’y construire des logements abordables.

Le Groupe Aboutanos avait officiellement fait l’acquisition d’un des six immeubles et avait des offres d’achat acceptées sur quatre autres immeubles. M. Tessier admet que l’environnement légal entourant ces propriétés constitue actuellement une zone grise qui reste à éclaircir. «Cela n’empêche toutefois pas la Ville d’amorcer le processus d’expropriation, dit-il. Pour le reste, la valeur des expropriations et pour savoir qui devra être payé, peut-être que ça va devoir se régler devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ).»

Le président du Groupe Aboutanos, Wassim Aboutanos, a préféré ne pas commenter ces derniers développements en raison des risques de judiciarisation du dossier.