Zone orange: Gatineau modifie sa programmation culture et loisirs

Gatineau

Zone orange: Gatineau modifie sa programmation culture et loisirs

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Afin de satisfaire les exigences gouvernementales en matière de santé publique dans la lutte à la COVID-19, la programmation culture et loisirs de la Ville de Gatineau été modifiée.

À la suite de l'annonce du gouvernement Legault de placer la région de l'Outaouais au «niveau orange», la Ville a notamment décidé d'annuler les cours de natation de la Croix-Rouge.

«Des heures de bain libre avec animation familiale sont ajoutées afin d'offrir aux familles l'opportunité de pratiquer la natation», assurent les autorités municipales par communiqué.

Les activités «dirigées et de libre participation» devront de leur côté être limitées à 25 personnes.

«Les taux d'inscription seront ajustés en conséquence et des mesures de contrôle seront mises en place», indique la Ville.

Les soirées d'inscription des 28 et 29 septembre prochains sont quant à elles maintenues.

Offensive de verdissement dans le centre-ville gris de Gatineau

Gatineau

Offensive de verdissement dans le centre-ville gris de Gatineau

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Vu des airs, Gatineau a un des centres-ville les plus gris du Québec. Le résultat une fois au sol, les deux pieds sur l’asphalte, entouré de beaucoup plus de béton que d’arbres, les coins d’ombre se font rares et les îlots de chaleur sont partout.

Consciente des réels impacts d’une telle situation depuis quelques années, la Ville de Gatineau, en collaboration avec le Conseil régional de l’environnement et du développement durable (CREDDO), lancera une offensive de verdissement de l’Île-de-Hull le printemps prochain. Le CREDDO travaille sur ce projet depuis plus d’un an et a reçu 1 million $ du Fonds Vert du gouvernement du Québec et de la Ville pour étudier le terrain, préciser les besoins et planter des centaines d’arbres.

Aide de Québec: Gatineau pourra éviter les compressions

Gatineau

Aide de Québec: Gatineau pourra éviter les compressions

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Québec versera une aide financière de 2,3 milliards $ aux municipalités afin de les aider à passer à travers la crise engendrée par la pandémie de COVID-19.

L’aide provinciale était attendue avec impatience par les villes qui entrent dans le processus budgétaire 2021 avec d’importants déficits. Le manque à gagner à Gatineau est estimé à 35 millions $, notamment en raison des pertes encourues par la Société de transport de l’Outaouais (STO). 

À LIRE AUSSI: Déficit de 35 M$ pour la Ville de Gatineau: l'aide des gouvernements ne suffira pas

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, par voie de communiqué de presse, s’est dit «enthousiaste et soulagé» par l’annonce de Québec pour pallier les impacts financiers de la crise sur les municipalités et les sociétés de transport en commun. 

«L’aide annoncée permettra d’absorber une partie importante des pertes et des dépenses additionnelles assumées par la Ville de Gatineau en raison de la pandémie, et nous évitera d’avoir à passer en mode compression, alors que les citoyens on plus que jamais besoin de leurs services de proximité, a-t-il déclaré. Le soutien accordé au transport collectif nous permet aussi de penser que la STO pourra maintenir ses opérations et poursuivre ses efforts d’amélioration de l’offre amorcés dans les dernières années. Je salue également le fait qu’une partie de l’aide financière puisse être appliquée à l’année prochaine, alors que nous anticipons que la crise continue à avoir des impacts importants sur nos finances en 2021.»

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L’aide de Québec pour les sociétés de transport atteint 1,2 milliard $. Un premier versement de 800 millions $ incluant les 400 millions $ d’aide déjà annoncés en juin sera effectué cet automne. Une aide de 400 millions $ sera accordée au cours des premiers mois de 2021. Les villes auront aussi droit à une aide de 800 millions $ pour couvrir les coûts supplémentaires et les pertes de revenus occasionnés par la COVID-19. Une autre somme de 300 millions $ sera réservée pour répondre à d’éventuels besoins qui pourraient découler de la deuxième vague de la COVID-19. La façon de distribuer ces sommes sera déterminée au courant de l’hiver prochain. 

La Chambre de commerce de Gatineau demande de l’aide dans le centre-ville

Gatineau

La Chambre de commerce de Gatineau demande de l’aide dans le centre-ville

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le niveau d’inquiétude de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) était déjà élevé face à la situation que vit la grande majorité des commerçants du centre-ville, mais elle s’est accrue cette semaine avec le passage de la région en zone d’alerte orange.

«Ça veut dire que les fonctionnaires fédéraux ne sont pas à la veille de revenir dans leurs bureaux, note le président de la CCG, Pierre Samson. Pour plusieurs, ça pouvait représenter plus de 50 % de leur clientèle. Il devient important de sensibiliser les citoyens. S’ils veulent conserver toutes ces PME, leur fleuriste, leur salon de coiffure et leurs restaurants préférés, ils doivent se déplacer pour les encourager.»

Afin de favoriser le déplacement des consommateurs dans le centre-ville, la CCG demande à la Ville de Gatineau de rendre le stationnement gratuit, non seulement dans le centre-ville, mais aussi dans les zones à haut taux d’occupation commerciale de la Ville de Gatineau. «Il faut absolument trouver une façon d’encourager les gens à se rendre dans ces commerces, insiste M. Samson. Ça devient très sérieux.»

La CCG demande aussi à la Ville de considérer une réduction temporaire des taxes sur les immeubles non résidentiels dans le centre-ville et les secteurs commerciaux. «Si rien n’est fait, plusieurs propriétaires d’immeubles vont finir par perdre leurs propriétés, indique M. Samson. Ça voudrait dire que plusieurs commerçants qui louent de l’espace commercial disparaîtraient aussi. Il faut que la Ville leur donne un coup de main.»

Multiglaces dans l’ouest de Gatineau: les explications se font toujours attendre

Gatineau

Multiglaces dans l’ouest de Gatineau: les explications se font toujours attendre

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Deux mois se sont écoulés depuis le retrait de l’appel d’offres pour la construction et la gestion d’un complexe multiglaces dans l’ouest de Gatineau et les élus sont toujours en attente d’explications de la part de l’administration sur ce qui ne fonctionne pas dans ce dossier.

Questionnée par les élus Pierre Lanthier et Gilles Chagnon, mercredi, lors de la commission des sports et loisirs, l’administration n’avait aucune réponse à offrir. Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, n’est pas plus éclairé que ses collègues. «Nous avons pris connaissance que l’appel d’offres n’a mené à aucune soumission et on attend de savoir pourquoi», a-t-il affirmé au Droit

Le conseiller Lanthier est d’avis qu’il y a urgence d’agir dans ce dossier qui ne cesse de prendre du retard. «Je ne dirais pas qu’on ne sait plus où on s’en va avec ça, mais il faut voir, a-t-il mentionné. Si on voit que le privé n’est pas intéressé par notre modèle, peut-être faut-il revenir à ce que nous faisions avant. Je n’ai pas cette réponse, mais je veux l’avoir rapidement.»

Faire comme avant équivaudrait pour la Ville à reprendre la gestion de ses arénas communautaires au lieu de louer des heures de glace dans des complexes construits par l’entreprise privée, comme se sera le cas au complexe Slush Puppy. Le président du comité exécutif estime que la remise en question du nouveau modèle ne fait pas partie des hypothèses sur lesquelles travaille actuellement l’administration. «Pour remettre en question le transfert au privé, il faudrait arriver au constat qu’absolument aucune entreprise n’est intéressée par notre plan et nous n’en sommes pas là du tout.»

Casse-tête «orange» pour les activités de sports et loisirs à Gatineau

Gatineau

Casse-tête «orange» pour les activités de sports et loisirs à Gatineau

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le passage de l’Outaouais en zone d’alerte orange cette semaine pose tout un défi logistique à la Ville de Gatineau, alors que la période des inscriptions aux différentes activités de sports et loisirs s’amorce lundi prochain.

«Ça va occasionner de nouvelles restrictions à nos installations quant au nombre maximal de personnes permises à nos activités et événements, ça va toucher plusieurs lieux et différents services de la Ville», a fait savoir, mercredi, la directrice par intérim du service des sports et loisirs, Geneviève D’Amour. 

La Ville de Gatineau est encore à étudier les conséquences de la hausse de l’alerte par la Santé publique sur l’utilisation de ses lieux. «Il faut voir les impacts sur nos centres communautaires qui sont largement utilisés par nos partenaires pour y tenir plusieurs types d’activités, a ajouté Mme D’Amour. Les impacts sur tous nos plateaux sportifs doivent aussi être analysés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur parce que la limite des rassemblements est de 25 personnes, autant en dedans que dehors. Ça fait bien des choses à préciser.»

Le président de la commission des sports, des loisirs et de la vie communautaire, Martin Lajeunesse, précise qu’il n’y a pas lieu pour l’instant de remettre la période d’inscription aux différentes activités offertes cet automne par la Ville de Gatineau. «Nos services sont proactifs et ils se préparent à ce qui s’en vient, a-t-il affirmé. On ne remet pas les inscriptions, on va s’ajuster.»

Les inscriptions pour les cours de natation doivent avoir lieu le lundi 28 septembre. Le lendemain, ce sera le début des inscriptions pour les autres activités physiques, culturelles, en bibliothèques et avec les organismes partenaires.

Incinération ou gazéification pour valoriser les déchets de l’Outaouais

Gatineau

Incinération ou gazéification pour valoriser les déchets de l’Outaouais

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
L’Outaouais serait à moins d’un an d’une décision finale dans le choix d’un site et d’une technologie pour la gestion de ses déchets ultimes. La première phase d’une nouvelle étude régionale sur le dossier laisse pour l’instant entrevoir deux solutions possibles en remplacement de l’enfouissement; l’incinération ou la gazéification. 

Ce n’est pas la première fois que l’Outaouais tente de régler ce dossier. Une première tentative amorcée en 2008 s’était soldée par un échec quatre ans plus tard. Aucune entreprise préalablement ciblée n’avait osé répondre à l’appel d’offres. Le secteur privé était venu à la conclusion que l’Outaouais ne produisait pas suffisamment de déchets pour supporter une des différentes technologies de valorisation proposées. 

Les années ont passé, rappelle la présidente de la commission du développement du territoire, de l’habitation et de l’environnement (CDTHE) de la Ville de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette. Les technologies de valorisation se sont peaufinées. Le tonnage demeurera un enjeu, mais il ne serait plus insurmontable. L’Étude d’opportunité sur le projet d’optimisation de la gestion des matières résiduelles en Outaouais et dans la région de la capitale nationale rendue publique mardi au conseil municipal de Gatineau permet à la région d’avoir une idée précise du tonnage de déchets qui sera disponible pour la valorisation au cours des prochaines décennies. 

Logement: le bilan de Pedneaud-Jobin est «peu reluisant», estime Logemen’occupe

Gatineau

Logement: le bilan de Pedneaud-Jobin est «peu reluisant», estime Logemen’occupe

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
L’administration du maire Maxime Pedneaud-Jobin a elle aussi contribué à créer l’état d’urgence en logement qu’elle vient de décréter, accuse le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy. 

Il est toutefois d’accord avec le maire de Gatineau sur un point. Québec et Ottawa se sont traînés les pieds trop longtemps dans ce dossier. «À part quelques bonifications, Québec n’a fait qu’attendre l’argent du fédéral, lance M. Roy. La Ville de Gatineau préfère pour sa part se camper dans son rôle d’accompagnatrice des organismes promoteurs en logement social et abordable. Il y a une crise et la Ville manque l’occasion d’assurer du leadership. Pour une administration comme celle du maire en place qui se dit progressiste, le bilan est peu reluisant. Il faut plus que seulement déclarer l’état d’urgence.»

François Roy reproche au maire Pedneaud-Jobin d’avoir laissé tomber le Mont-Bleu. «Il y a eu une importante mobilisation au début, oui, mais depuis c’est pathétique, insiste-t-il. Plein d’immeubles sont encore barricadés. Un HLM qui a été détruit n’est toujours pas reconstruit. S’il avait voulu assumer du leadership, le maire aurait pu faire ce que l’ancien maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, a fait dans le quartier Saint-Roch. Il aurait pu demander un plan de réaménagement urbain du secteur et se donner les moyens de le mettre en oeuvre en expropriant et en achetant des terrains. Saint-Roch est aujourd’hui un exemple d’aménagement et de mixité.»

Gatineau veut protéger le patrimoine industriel du secteur de la chute des Chaudières

Gatineau

Gatineau veut protéger le patrimoine industriel du secteur de la chute des Chaudières

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Comme elle l’a fait en 2018 avec le Quartier-du-Musée, la Ville de Gatineau enclenchera prochainement un processus qui pourrait mener à la protection patrimoniale d’un vaste périmètre dans le secteur de la chute des Chaudières. La procédure pourrait s’étendre sur plusieurs mois et donnera lieu des consultations publiques.

Le conseil estime que le site qui comprend plusieurs bâtiments industriels de l’ancienne usine E.B. Eddy revêt une importance d’exception en terme historique, économique et culturelle pour la région en tant que «berceau de l’industrialisation canadienne et de la fondation de l’industrie forestière en Amérique du Nord». Quelques bâtiments présents sur le site visé font déjà l’objet d’une reconnaissance provinciale, mais cela ne les a pas empêchés de grandement se dégrader dans les dernières années.

Gatineau déclare l’«état d’urgence en logement»

Gatineau

Gatineau déclare l’«état d’urgence en logement»

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Après l’urgence climatique et l’urgence sanitaire, la Ville de Gatineau ajoute le logement à sa liste des urgences auxquelles fait face sa population.

Dans un geste symbolique et unanime, le conseil municipal a déclaré, mardi, «l’état d’urgence en logement» sur son territoire. L’opération a comme objectif de maintenir la pression sur les gouvernements fédéral et provincial qui ont signé une entente de principe, la semaine dernière, concernant le financement pour la construction de logements abordables. Le Québec était la dernière province canadienne avec laquelle le gouvernement fédéral ne s’était pas entendu sur cette question.

Place des pionniers: le conseil vote en faveur du concours d’architecture

Gatineau

Place des pionniers: le conseil vote en faveur du concours d’architecture

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Quelques élus de Gatineau ont laissé entendre dernièrement que le conseil pourrait être forcé de revoir certaines de ses priorités afin de faire face au déficit estimé à 35 millions $ engendré par la pandémie de COVID-19.

La démolition et la reconstruction de la Place des pionniers, un projet évalué à 50 millions $, serait dans la mire de certains élus comme façon d’économiser de l’argent.

Pedneaud-Jobin lance un message aux antimasques

COVID-19

Pedneaud-Jobin lance un message aux antimasques

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
«On ne s’en va pas dans la bonne direction, pas du tout», a affirmé au conseil le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, mardi, quelques minutes après sa discussion avec la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Josée Fillion.  

C’est l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 et du nombre d’éclosions dans la communauté, mais aussi la fragilité dans laquelle se trouve le réseau de la santé de la région qui a fait monter le niveau d’alerte dans les dernières heures, a-t-il expliqué. 

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Le maire affirme être particulièrement préoccupé par la situation parce que, dit-il, elle est bien différente de celle du printemps. «On sentait que l’été s’en venait, qu’il allait faire beau, a-t-il rappelé. Là, on s’en va vers l’hiver. Psychologiquement, les gens ne veulent pas retourner là-dedans. Il faut se rappeler ce que ça veut dire. Ce sont des décès. […] Des gens atteints finissent par en mourir. C’est du chômage, des gens qui perdent leur emploi. Ce sont des enjeux de santé mentale. C’est sérieux ce qu’on vit.»

Saluant au passage l’«immense majorité» des citoyens qui suivent les règles sanitaires, le maire Pedneaud-Jobin signale que certains Gatinois ont eu «des écarts de conduite dont on ne peut pas être fier».

Message aux antimasques

Le maire a voulu lancer une invitation à ceux qui ne se sentent pas concernés par la situation, voire à ceux qui ne croient pas à la pandémie. «Même s’ils n’y croient pas, qu’ils ont toutes sortes d’idées qui ne sont pas celles de la majorité, il faudrait que leurs actions respectent quand même les autres, a-t-il lancé. On peut penser ce qu’on veut de ces mesures-là, mais ceux qui n’y croient pas, faites le pareil, ça va protéger vos voisins. Je les invite vraiment à penser aux autres. Pensez à vos voisins, aux aînés qui ne veulent pas retourner dans un confinement qui a été très dur pour eux. Pensez aux enfants qui étaient contents de retourner à l’école. On ne veut pas se retrouver dans des situations où il faudrait fermer des écoles. Pensez aussi aux employés du réseau. […] Oui, ils sont prêts à prendre des risques au travail, ça fait partie de leur mission, mais ils doivent sentir que la communauté les appuie, notamment par des gestes de prudence.»

Gatineau reçoit des millions$ pour refaire de vieux égouts

Gatineau

Gatineau reçoit des millions$ pour refaire de vieux égouts

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
La Ville de Gatineau a reçu, lundi, un important coup de pouce financier des gouvernements fédéral et provincial pour refaire à neuf d’ici 2022 près de 5 km de vieux égouts.

Les travaux de près de 7 millions $ seront financés en grande partie par Québec et Ottawa. Chacun versera 2,6 millions $ à partir du Fonds pour les infrastructures municipales d’eau (FIMEAU). La part de la Ville de Gatineau est de 1,3 million $.

Financement du tramway de Gatineau: la voie de passage est mince

Gatineau

Financement du tramway de Gatineau: la voie de passage est mince

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Québec et Ottawa peinent à trouver une voie de passage pour le projet de tramway à Gatineau. L’impasse financière dans laquelle se trouve le projet depuis près de deux ans reste entière. Même en conférence de presse, les deux paliers de gouvernement n’arrivent pas à parler le même langage.

La ministre fédérale de l’Infrastructure et des Collectivités, Catherine McKenna, a laissé entendre, lundi matin en conférence de presse, que le gouvernement du Québec a plusieurs projets de transport en commun dans ses cartons et qu’il devra les prioriser. 

«On regarde quelles sont les priorités des gouvernements locaux et pour le maire c’est clair que c’est le tramway, mais je vais être claire, a-t-elle lancé lorsque questionnée sur le projet de Gatineau. On a seulement besoin d’avoir la province qui priorise ce projet. Il y a beaucoup de projets de transport en commun au Québec et l’argent fédéral pour ces projets doit être priorisé. On a aussi encore besoin d’une analyse de rentabilité. […] On veut avancer dans les projets de transport en commun comme celui-là.»

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, présent à la même conférence de presse, a répété que le tramway de Gatineau était une priorité identifiée par son gouvernement. Québec a d’ailleurs déjà confirmé sa participation au financement de 60 % du projet. «Pour le gouvernement du Québec, c’est une priorité, d’autant plus que le premier ministre le répète souvent, a-t-il rétorqué. Je vois difficilement comment on peut être plus clair que ça. On va poursuivre nos discussions avec le fédéral.»

M. Lacombe a aussi précisé que «les projets de tramway partout au Québec sont des priorités». Il a aussi de nouveau critiqué l’entente fédérale-provinciale signée par le précédent gouvernement libéral qui, souligne-t-il, «ne nous permet pas avec les données d’achalandage de financer le projet de Gatineau». 

Des données plus précises provenant de la Société de transport de l’Outaouais (STO) doivent être transmises au gouvernement fédéral cet automne, a précisé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Le projet de tramway est officiellement déposé depuis le printemps 2019, mais des éléments finaux concernant le tracé et les coûts restent à finaliser. 

«La balle sera dans le camp des deux gouvernements qui devront s’entendre sur les programmes qui financeront ça, a dit M. Pedneaud-Jobin. Il reste à franchir des étapes d’ici Noël, mais après il sera important, selon moi, d’avoir une prise de position des gouvernements face à ce projet-là. On est en train de le concevoir, on a fait des consultations publiques, il fait relativement consensus et il n’y a pas d’alternative. C’est soit un tramway qui traverse ou des autobus qui vont s’autocongestionner. Ce sont des montants importants. C’est un projet qui doit aller de l’avant et je crois que cet automne est extrêmement important pour l’avenir du tramway.»

Le maire de Gatineau a confirmé, il y a quelques semaines, que les coûts du projet de tramway allaient dépasser les 2 milliards$ estimés au départ, notamment si l’arrimage au réseau d’Ottawa se fait avec un tunnel. Les critères de financement contenus dans l’entente fédérale-provinciale ont été publiquement identifiés comme étant la source du blocage en décembre 2018. À l’époque, la part du fédéral dans le projet était estimée à 800 millions$.


Quartier-du-Musée: Brigil revient à la charge et interpelle le maire Pedneaud-Jobin

Gatineau

Quartier-du-Musée: Brigil revient à la charge et interpelle le maire Pedneaud-Jobin

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Après avoir mis son projet de tours dans le centre-ville de Gatineau en sourdine pendant deux ans, l’homme d’affaires Gilles Desjardins revient à la charge. Son ambition dans le Quartier-du-Musée reste grande, mais il n’est plus nécessairement attaché au concept de Place des peuples tel que les Gatinois l’ont connu. «Qu’est-ce que la Ville veut?», demande-t-il.

En entrevue avec Le Droit, le grand patron de Brigil répète qu’il cherche à faire partie de la solution de plusieurs façons à Gatineau. La densification du centre-ville, l’injection d’argent dans l’économie locale et la mise en valeur du patrimoine n’ont pas cessé de l’animer, dit-il. 

Folies de jeunesse

Gatineau

Folies de jeunesse

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
ANALYSE / Gatineau serait en voie de passer à l’âge adulte. C’est le maire Maxime Pedneaud-Jobin qui racontait ça, l’autre jour dans son bureau.

L’adolescence, toujours un peu ingrate, tirerait donc à sa fin. Mais pour l’instant, avec ses infrastructures publiques qui peinent à suivre le développement résidentiel, Gatineau a plus l’air d’un ado encore en poussée de croissance avec un bras plus grand que l’autre.

Entente en logement: prudents, les maires attendent les détails

Gatineau

Entente en logement: prudents, les maires attendent les détails

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Les maires de Gatineau, Montréal et Québec qualifient l’entente de principe sur le logement survenue jeudi soir entre le fédéral et le provincial de «victoire», mais rappellent qu’ils vont demeurer prudents tant qu’ils n’auront pas vu les détails sur la façon dont l’argent descendra jusqu’aux villes pour financer les projets mis sur la glace parfois depuis des années.

«On a très hâte de connaître les détails parce que pour nous, les fonds doivent aller à la réalité actuelle, dans les programmes existants, a insisté le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. C’est important pour nous parce que ça marche au Québec. Notre écosystème en logement, le partenariat entre les villes et les organismes communautaires, le programme AccèsLogis, ça fonctionne, mais c’est un système qui manque de gaz, qui manque d’argent.» 

L’entente survenue entre Québec et Ottawa représenterait 1,4 milliard $ sur une période de dix ans.

La COVID met des bâtons dans les roues du Quartier-du-Musée

Gatineau

La COVID met des bâtons dans les roues du Quartier-du-Musée

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
La mise en valeur du Quartier-du-Musée, comme bien d’autres projets à Gatineau, a subi les impacts de la pandémie de COVID-19 et plusieurs des actions qui devaient être entreprises cette année accusent aujourd’hui des retards sur les échéanciers visés. La situation financière dans laquelle se trouve la Ville pourrait inciter le conseil municipal à revoir ses investissements dans le quartier, laisse entendre le conseiller municipal Gilles Carpentier. 

Après la lutte menée par les résidents du secteur et les défenseurs du patrimoine pour préserver le quartier de la construction des tours Brigil, en 2018, l’année 2020 devait être celle où ce petit secteur patrimonial, le seul à ne pas avoir brûlé lors du Grand feu de Hull en 1900, allait officiellement commencer à regagner ses lettres de noblesse. 

La situation est frustrante, admet Sonia Blouin, cheffe de service en animation culturelle au service des arts de la Ville de Gatineau. Le plan de mise en valeur adopté par le conseil en 2019 «avançait extrêmement bien», dit-elle, avant que le coronavirus se mette de la partie, en mars dernier. 

La fermeture des ateliers de production, le contexte difficile pour les différents organismes partenaires, la démobilisation des services municipaux réaffectés à la gestion des impacts de la crise sanitaire et le ralentissement des discussions avec le ministère de la Culture sont tous des éléments qui expliquent les retards.

Neuf nouvelles stations Communauto à Gatineau

Actualités

Neuf nouvelles stations Communauto à Gatineau

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Voilà une nouvelle qui réjouira les adeptes de l’autopartage : mercredi, neuf stations Communauto additionnelles ont été ouvertes dans de nouveaux emplacements sur le territoire de Gatineau.

La ville passe donc de 16 à 25 stations où sont garées les voitures en libre-service. Quant à son parc de véhicules, Gatineau en compte maintenant 32, soit une augmentation de 40%. 

À Aylmer, il sera possible de louer l’une des voitures au logo vert au centre communautaire Entre-Nous et aux Galeries Aylmer. Dans le secteur de Hull, les nouveaux véhicules seront stationnés à l’Agora du Plateau, au centre communautaire Tétreau, au 40, boulevard Sacré-Cœur, au 155, boulevard du Mont-Bleu et à l’aréna Cholette. Du côté de Gatineau, le service sera désormais offert au parc-o-bus Pierre-Lafontaine et au dépanneur Quickie à l’intersection du boulevard Gréber et de la rue du Barry. 

L’ouverture de ces nouvelles stations découle d’un partenariat entre Communauto et la Société de transport de l’Outaouais (STO). L’opérateur du système de transport en commun a fait le démarchage sélectionner les emplacements en tenant compte des densités de population, des développements à venir dans les secteurs de la ville, du nombre moyen de voitures et du pourcentage d’utilisation de transport en commun par ménage, indique le porte-parole de la STO, Alexandre Meloche-Dorris. 

Les clients de la STO pourront désormais utiliser leur carte Multi pour déverrouiller les véhicules. Un crédit de 40$ est prévu pour les usagers de la STO qui s’abonneront une première fois à Communauto. 

Plan d’urbanisme à Gatineau: les associations demeurent préoccupées

Gatineau

Plan d’urbanisme à Gatineau: les associations demeurent préoccupées

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Une douzaine d’associations de résidents de Gatineau saluent la volonté de la Ville d’assurer un développement «plus durable» avec son nouveau plan d’urbanisme, mais plusieurs préoccupations subsistent, disent-elles, concernant la capacité de la municipalité à suivre la cadence imposée par le marché de la construction résidentielle.

Ce collectif d’associations de résidents s’est rencontré, en début de semaine, afin de passer en revue la version révisée du nouveau plan d’urbanisme que le conseil municipal doit adopter à la fin novembre. Ayant participé de façon marquée lors des différentes consultations publiques qui ont précédé la rédaction du nouveau plan, ces associations étaient à même de juger à quel point la Ville a eu une oreille attentive à leurs différentes recommandations. «La Ville de Gatineau a accompli un travail rigoureux pour tenir compte des commentaires et des propositions soumises, ont indiqué les associations par voie de communiqué de presse, mercredi. La Ville a également fourni une rétroaction détaillée, tel que souhaité par les associations.»

Les meubles de la bibliothèque Donalda-Charron coincés au Port de Montréal

Actualités

Les meubles de la bibliothèque Donalda-Charron coincés au Port de Montréal

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
L’ouverture de la nouvelle bibliothèque Donalda-Charron, dans le Plateau, est de nouveau retardée, a fait savoir, mercredi soir, la présidente de la commission des arts, de la culture et des lettres et du patrimoine de la Ville de Gatineau, Isabelle N. Miron.

Déjà repoussée de quelques mois en raison de la pandémie de COVID-19 et de l’effet du confinement sur l’industrie de la construction ce printemps, l’ouverture officielle aurait dû se faire dans les prochains jours. La nouvelle date prévue pour l’inauguration officielle demeure sujette à changement, mais la Ville de Gatineau cible maintenant la mi-décembre pour l’ouverture de la nouvelle bibliothèque.

Impatience dans le logement: le fédéral dit vouloir atteindre des objectifs

Gatineau

Impatience dans le logement: le fédéral dit vouloir atteindre des objectifs

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a beau hausser le ton une fois de plus, ce mercredi, face à la volonté du gouvernement fédéral d’imposer ses conditions au Québec pour conclure une entente de 1,5 milliard $ sur le logement abordable, le ton du gouvernement Trudeau ne change pas d’un iota.

«Il est évident que nous sommes poussés et motivés à injecter des fonds en matière de logement, mais le gouvernement du Canada a des objectifs et ils sont tous connus dans notre stratégie nationale en la matière, a affirmé le député fédéral de Gatineau et secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Steven MacKinnon. Pour l’instant nous poursuivons les discussions sur ces attentes et objectifs avec le gouvernement du Québec. Il est parfois compliqué pour le fédéral d’en venir à une entente avec les gouvernements provinciaux.»

Québec est la dernière province à ne pas s’être entendue avec Ottawa sur le financement du logement abordable. Les signes d’impatience provenant des maires des grandes villes du Québec se sont multipliés au cours des derniers mois. La semaine dernière, à un jet de pierre du bureau du maire Pedneaud-Jobin, le fédéral soulignait une subvention de 11 millions $ pour la construction de 700 nouveaux logements abordables à Ottawa. 

Gatineau: l’adoption du plan d’urbanisme reportée au mois de novembre

Gatineau

Gatineau: l’adoption du plan d’urbanisme reportée au mois de novembre

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
La Ville de Gatineau annonce qu’elle reporte d’un mois l’adoption de son nouveau plan d’urbanisme.

Le vote qui devait avoir lieu lors du conseil municipal du 20 octobre prochain est donc reporté au 17 novembre. Conséquemment, le dépôt au conseil des versions révisées du plan d’urbanisme et des nouvelles grilles de zonage qui devait avoir lieu mardi prochain est reporté au conseil d’octobre.

Les Gatinois modèles en matière de consommation d’eau potable

Gatineau

Les Gatinois modèles en matière de consommation d’eau potable

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Les Gatinois ont continué de faire bonne figure en matière de consommation d’eau potable en 2019 affichant un résultat bien en deçà de l’objectif provincial.

L’édition 2019 du Bilan de l’eau, un exercice répété annuellement par le service de l’environnement, indique que la Ville de Gatineau a distribué 367 litres d’eau par personne, par jour, l’an passé, alors que l’objectif fixé par Québec était de 458 litres. 

Ce résultat comprend toute l’eau potable distribuée aux citoyens, mais aussi aux industries, aux commerces et aux institutions. La Ville estime que la part qui revient aux citoyens équivaut à environ 250 litres, par personne, par jour. Ses outils pour déterminer avec précision la consommation citoyenne doivent se raffiner au cours des prochaines années. L’objectif national à atteindre a été fixé par le gouvernement du Québec à 235 litres, par personne, par jour. 

Détection des fuites

Les services municipaux ont par ailleurs poursuivi leurs efforts en matière de détection des fuites en 2019. De fait, 73 fuites ont été détectées et colmatées l’an passé, comparativement à 33 en 2018. 

Ces travaux ont permis d’économiser 8375 mètres cubes d’eau potable par jour, soit l’équivalent de 209 piscines hors terre de 21 pieds. 

Les réunions du conseil municipal de Gatineau resteront virtuelles

Gatineau

Les réunions du conseil municipal de Gatineau resteront virtuelles

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Trois semaines après avoir annoncé le retour de ses réunions en présentiel, le conseil municipal de Gatineau fait demi-tour : jusqu’à nouvel ordre, elles resteront virtuelles.

Le président du conseil municipal Daniel Champagne a communiqué la nouvelle aux autres élus lundi matin. À la fin août, lors de la dernière séance du conseil, il avait annoncé la reprise des réunions en personne le 22 septembre. 

Une salle aménagée pour recevoir les élus et les citoyens dans le respect des normes de santé publique est prête, a soutenu M. Champagne, mais l’augmentation quotidienne accrue des diagnostics de COVID-19 l’a convaincu de maintenir les séances en ligne. « Aujourd’hui, je constate l’erreur que j’ai faite en l’annonçant », a-t-il dit au Droit lundi soir. 

« En regardant l’évolution de la crise, pour nous, le message qu’on aurait envoyé aux citoyens nous apparaissait comme contradictoire » si les réunions en personne étaient relancées, a-t-il conclu. 

Pour l’instant, aucune date n’est fixée pour le retour physique des rencontres à la Maison du citoyen. « On va prendre le temps qu’il faut. On va s’assurer que le moment est optimal lorsqu’on va décider de retourner au présentiel. »

Le Défi sans auto solo de retour

Actualités

Le Défi sans auto solo de retour

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Vivre une semaine sans jamais utiliser seul sa voiture : en seriez-vous capable? Les organisations et leurs travailleurs ou leurs étudiants ont jusqu’au 20 septembre pour s’inscrire au Défi sans auto solo et en faire l’essai.

Cette compétition amicale entre entreprises et institutions invite les participants à utiliser exclusivement des moyens de transport durables, tels la marche, le vélo ou l’autobus, pendant cette période. 

Pendant le défi, les participants inscrivent chaque déplacement et chaque période de télétravail dans une application afin de constater l’impact de leurs actions. En 2019, en Outaouais, la somme des efforts a permis d’éviter de relâcher 10 577 kilogrammes de CO2 dans l’atmosphère. 

Le Défi sans auto solo est né en 2009 d’une initiative qui a ensuite été portée par l’Association des Centres de gestion des déplacements du Québec. En 2019, 5000 personnes dans 177 organisations y ont participé dans l’ensemble de la province. 

Parmi les prix, il est possible de remporter des mises au point vélo, des forfaits de rafting ainsi que des cartes et des abonnements de la Société de transport de l’Outaouais. 

Les inscriptions se font au www.defisansauto.com.

Une plus grande superficie de la forêt Boucher protégée

Gatineau

Une plus grande superficie de la forêt Boucher protégée

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
La superficie de la forêt Boucher qui demeurait ouverte au développement serait pratiquement coupée de moitié avec l’adoption du nouveau plan d’urbanisme de la Ville de Gatineau. C’est le calcul que fait la directrice générale de la Fondation de la forêt Boucher, Marianne Strauss, après l’analyse du nouveau plan de zonage rendu public vendredi dernier.

Le schéma d’aménagement de la Ville, adopté en 2015, prévoyait qu’une parcelle représentant 25 % de la forêt, située en grande partie près du chemin Vanier, demeurait ouverte au développement immobilier. La nouvelle réglementation sur la protection des milieux humides et la volonté de la Ville de ne pas soumettre au développement un de ses terrains en bordure de la forêt réduirait à 40 hectares la superficie développable sur les 270 que compte la forêt Boucher. C’est l’équivalent de 15 % de la forêt.

Urbanisme: Gatineau devra convaincre pour densifier

Gatineau

Urbanisme: Gatineau devra convaincre pour densifier

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Une bonne partie du succès du nouveau plan d’urbanisme de Gatineau reposera sur la capacité de la Ville à obtenir l’adhésion des citoyens face aux changements qu’il imposera, parfois jusqu’au coeur de quartiers bâtis depuis longtemps. Politiciens et groupes d’intérêt s’entendent à dire que pour éviter l’étalement urbain, Gatineau devra inévitablement densifier des secteurs déjà bâtis. C’est d’ailleurs le choix que le conseil municipal s’apprête à faire en adoptant son plan d’urbanisme à la fin du mois d’octobre.

«Dans certains quartiers, par exemple, on n’aura plus le droit de remplacer un bungalow par un autre bungalow, explique Catherine Craig-St-Louis, urbaniste à l’organisme Vivre en ville. Le bâti des quartiers qui existent déjà sera appelé à être modifié au fil du temps, à parfois gagner en hauteur. Oui, c’est insécurisant pour les citoyens qui habitent et connaissent ces quartiers, mais il faudra trouver la façon de bien le faire tous ensemble parce que le vrai danger, c’est de continuer de s’étaler et de continuer nos vieilles pratiques.»

Les faits saillants du nouveau plan d'urbanisme de la Ville de Gatineau

Gatineau

Les faits saillants du nouveau plan d'urbanisme de la Ville de Gatineau

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le Droit vous présente en rafale les éléments importants à retenir concernant le nouveau plan d'urbanisme de la Ville de Gatineau.

Stationnements et parc-o-bus

Les débats au conseil concernant l’aménagement de stationnements près du corridor du Rapibus seraient chose du passé avec le nouveau plan d’urbanisme. 

À moins de 300 mètres d’un axe majeur de transport en commun, un stationnement serait obligatoirement étagé ou sous terrain, sauf pour quelques exceptions comme un projet de logements sociaux. 

À moins de 700 mètres, le nombre de stationnements de surface autorisés sera réduit de 50 %. La Société de transport de l’Outaouais (STO) est aussi en réflexion pour que ses prochains Parcs-o-bus soient des stationnements étagés.

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Construire en hauteur pour densifier des quartiers existants

Projets d’envergure

Plusieurs terrains vagues de Gatineau qui ne pouvaient être développés le pourront avec l’entrée en vigueur du nouveau plan d’urbanisme. 

Cela donnera lieu à des projets immobiliers d’envergure que caressent certains promoteurs. Le nouveau plan d’urbanisme forcera ces promoteurs à faire de ces projets des écoquartiers. 

Les trames de rues seront aussi obligatoirement en grille afin de favoriser les transports actifs. 

Le plan dictera aussi divers critères architecturaux comme l’utilisation du bois et la préservation des paysages. 

Grands ensembles commerciaux

Le nouveau plan d’urbanisme permettra d’ajouter un usage résidentiel aux grands ensembles commerciaux comme les Smart centers

Plusieurs propriétaires de ces secteurs commerciaux attendraient cette autorisation depuis longtemps à Gatineau. 

La Ville souhaitera toutefois que ceux qui ajouteront des immeubles résidentiels dans les stationnements de ces ensembles commerciaux construisent de véritables milieux de vie et pas uniquement des logements en plein milieu d’un stationnement.

Plan d'urbanisme de Gatineau: construire en hauteur pour densifier des quartiers existants

Gatineau

Plan d'urbanisme de Gatineau: construire en hauteur pour densifier des quartiers existants

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Plusieurs secteurs de la Ville de Gatineau seront appelés à vivre d’importants changements au cours des prochaines décennies. Certains quartiers parfois érigés depuis longtemps et d’autres, situés à proximité des liens de transport en commun existants ou à venir, sont dans la ligne de mire du service de l’urbanisme.

Identifiés comme des «secteurs particuliers de la structure urbaine» dans le nouveau plan d’urbanisme qui doit être adopté par le conseil municipal en octobre, ces quartiers verront leurs paysages être grandement modifiés d’ici les 30 prochaines années. Gatineau souhaite y augmenter de façon substantielle la densité de la population. Cette volonté doit se traduire par la construction d’immeubles en hauteur jusqu’ici absents ou peu nombreux dans ces secteurs. 

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L'urbanisme à Gatineau en bref

L’exemple de la «zone axée sur le transport en commun Labelle» en est un bon exemple. Construit dans la première moitié du 20e siècle, ce secteur de Hull qui comprend la presque totalité du quartier Wrightville et qui s’étend jusqu’au campus Alexandre-Taché de l’Université du Québec en Outaouais devrait atteindre 60 unités de logement à l’hectare d’ici 2051.

L’insertion d’immeubles allant de deux à 12 étages y est prévue dans ce secteur afin d’attendre une densité de population jugée «élevée» par le service de l’urbanisme.