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Gatineau

Une pause pour le Festibière d’hiver de Gatineau

Le Festibière d’hiver de Gatineau prend une année sabbatique en 2020, mais il se prépare déjà à revenir avec une «expérience encore plus trippante» en 2021 alors que l’événement célèbrera son 10e anniversaire dans un nouveau lieu, soit sur le site Zibi.

L’activité toujours très courue se déroule généralement au début du mois de février. Victime de son succès, le Festibière d’hiver qui se déroulait au Musée canadien de l’histoire était à capacité au cours des derniers hivers, tant pour les exposants que pour les festivaliers.

«Nous avons discuté avec les gens chez Zibi, et il devrait y avoir un local prêt pour nous en 2021. C’est un déménagement. Ça ne se fait pas en deux semaines. Nous avons donc pris la décision de fêter notre 10e Festibière d’hiver en grand, et nous le ferons dans nos nouveaux locaux», a expliqué le coprésident de l’agence Orkestra, Alex Van Dieren, qui a tenu à saluer «l’excellente collaboration» du Musée canadien de l’histoire dans le Festibière d’hiver et les autres activités d’Orkestra.

Les amateurs de cervoises de microbrasseries ne seront toutefois pas en reste durant la saison hivernale.

Le Festibière invite sa clientèle à participer au Brewfest d’Ottawa qui se déroulera les 6 et 7 mars prochains au parc Lansdowne.

Actualités

La croissance démographique de l'Outaouais se poursuit

La population de l’Outaouais a dépassé le cap des 390 000 habitants l’an dernier et continue d’être plus jeune que l’ensemble de la province avec un âge médian de 41,6 ans, selon le plus récent bilan de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Au 1er juillet 2018, on estimait que la région comptait 390 830 habitants, une hausse de 1,4% par rapport à 2016. En comparaison avec 2011, il s’agit d’un bond de 4,6%. Le poids démographique de l’Outaouais à travers la province a légèrement augmenté, passant de 4,5 à 4,7%. Avec près de 283 000 habitants, la ville de Gatineau a vu sa proportion de la population régionale (72,3%) hausser, tandis que les MRC de Pontiac et de La Vallée-de-la-Gatineau ont leur population décroître. Par exemple, le poids démographique de cette dernière MRC est passé de 6,1 à 5,2%. 

L’Outaouais sort une fois de plus gagnante de ses échanges migratoires avec les autres régions avec un solde de 951 personnes en 2017-2018. La région a attiré surtout des personnes de 25 à 34 ans. 

Également, l’Outaouais occupe le cinquième rang au palmarès des régions d’établissement des immigrants récents. Parmi les immigrants toujours présents en janvier 2019 et admis au Québec entre 2013 et 2017, 3,5% d’entre eux ont choisi de s’installer en Outaouais. Les deux régions ayant le plus accueilli la plus grande part d’immigrants sont Montréal (58%) et Laval (12%).

Quant à l’indice synthétique de fécondité, il était de 1,58 enfant par femme en 2018 dans la région, soit un taux comparable à la moyenne provinciale (1,59). 

L’espérance de vie est sous la moyenne québécoise en Outaouais, une femme pouvant espérer vivre jusqu’à 83,1 ans, alors qu’on parle de 79,1 ans pour un homme. 

Si la tendance se maintient, la région comptera 446 000 habitants en 2041, une hausse de 16%, selon les projections de l’ISQ.

En 2018, révèle le Bilan démographique du Québec, l’âge médian de la population outaouaise était de 41,6 ans, ce qui en fait la troisième plus jeune en province après le Nord-du-Québec et Montréal. À l’inverse, certaines régions comme Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent et la Mauricie ont une population dont l’âge médian dépasse ou avoisine les 50 ans. 

En Outaouais, la part du groupe d’âge des 0-19 ans (22,3%) est l’une des plus élevées de la Belle Province, alors que celle des 65 ans et plus (16,1%) est la seconde plus faible. D’ici deux décennies, le portrait sera appelé à changer puisque la part des 0-19 ans reculera à 20,4%, alors que celle des 65 ans et plus bondira à plus de 25%. 

Notons que la population québécoise s’est accrue de 87 000 personnes en 2018, pour atteindre 8 429 000 personnes au 1er janvier 2019. Les données provisoires des six premiers mois de l’année en cours indiquent que la population atteignait 8 485 000 personnes au 1er juillet dernier. 

Gatineau

Budget 2020 à Gatineau: d’où est venue l’opposition?

Quatre conseillers se sont opposés, mardi, à l’adoption du budget 2020 de la Ville de Gatineau, Marc Carrière, Jocelyn Blondin, ainsi que de deux candidats pressentis à la mairie en 2021, Louise Boudrias et Jean-François LeBlanc.

Ce dernier ne nie pas avoir des visées sur le poste de maire de Gatineau, mais refuse du même souffle de confirmer qu’il est en réflexion. Pourtant, son nom circule allègrement dans bien des discussions de couloirs et nombreux sont ceux qui affirment que les visées du conseiller du quartier du Lac-Beauchamp sont très claires à ce sujet. Quant à Mme Boudrias, elle ne cache pas être en sérieuse réflexion. Le budget 2020 a d’ailleurs permis d’amener sa réflexion encore un peu plus loin, mais son lit n’est pas encore fait, dit-elle. Elle se donne jusqu’au printemps pour prendre une décision. 

Quant à Jocelyn Blondin, il est demeuré muet, lors du vote, sur les raisons de son opposition. Ce dernier avait par ailleurs décidé de ne pas participer au processus budgétaire. Malgré l’invitation lancée à tous les élus par le comité exécutif, il n’a fait aucune demande budgétaire, ni pour la Ville, ni pour son quartier. Marc Carrière n’avait lui aussi fait aucune demande. Mardi, il a critiqué l’administration Pedneaud-Jobin sur sa capacité à livrer les services de base à la population. Il s’est aussi attaqué directement au parti du maire, Action Gatineau, en affirmant que «je reste convaincu que le seul parti politique municipal à Gatineau a des valeurs idéologiques de gauche qui coûtent cher, de plus en plus cher». 

Boudrias persiste et signe  

L’opposition de Mme Boudrias au septième budget de l’administration Pedneaud-Jobin n’était pas une surprise. La conseillère a d’ailleurs continué de frapper sur le clou des services de base, mardi, lors de sa prise de parole en ouverture de conseil municipal. Déneigement, collecte des matières résiduelles, état des rues et retard dans la réalisation des travaux, Mme Boudrias estime que les choix budgétaires des dernières années et de 2020 ont mené à une détérioration des services de base.

«Ce budget ne répond pas aux priorités des citoyens, a-t-elle martelé. Les taxes augmentent, les dépenses explosent et on emprunte pour régler les problèmes du passé, alors que les services à la population augmentent.» Mme Boudrias reproche à l’administration Pedneaud-Jobin de ne pas en faire suffisamment pour mieux contenir la hausse des taxes. Elle dénonce le manque de volonté politique pour intervenir sur la masse salariale. 

LeBlanc se trompe sur son vote

Lors de sa prise de parole sur le budget, le conseiller Jean-François LeBlanc a annoncé qu’il voterait à nouveau contre le budget cette année. «L’an passé, j’ai voté contre le budget parce que je ne voyais pas assez d’effort pour aller chercher de l’argent ailleurs que dans les poches des citoyens», a-t-il affirmé. 

Vérification faite, le conseiller LeBlanc a appuyé le budget 2019. Interpellé à ce sujet par Le Droit, le conseiller a d’abord nié, convaincu de s’être opposé. Après avoir consulté les procès-verbaux de l’an dernier, il a finalement reconnu qu’il avait voté en faveur du budget 2019. 

Quoi qu’il en soit, le conseiller LeBlanc s’est bel et bien opposé cette année. Son opposition a été motivée par le peu d’investissement qui est, selon lui, réservé au développement économique. Il avait demandé des investissements de 8 millions $ au budget 2020 afin de supporter des projets de développement économique. «Je suis très déçu que ma proposition n’ait pas été considérée, a-t-il dit. J’ai tenté de sonner l’alarme l’an passé, je n’ai pas été entendu. J’ai compris que pour être entendu, il faut parler plus fort et c’est ce que j’ai l’intention de faire.»

Gatineau

Décès d’une communicatrice de la STO

La Société de transport de l’Outaouais (STO) est en deuil de sa responsable des affaires publiques, Karine Sauvé, décédée cette semaine à l’âge de 44 ans à la suite d’une courte maladie.

Elle était en poste depuis le 21 janvier dernier. «Au cours de cette année, nous avons tous été touchés par le professionnalisme, l’aplomb, l’intégrité et l’honnêteté de Karine, mais elle a aussi fait sa place dans le cœur des gens qui ont eu le privilège et le bonheur de la côtoyer. Forte et confiante, mais profondément humaine et sensible à la fois, Karine possédait cet équilibre parfait qui inspire le respect et l’amitié», a indiqué la STO dans une déclaration.

Gatineau

Gatineau dévoile son plan pour le Quartier-du-Musée

Officiellement protégé depuis la fin de l’été 2018 au terme d’un débat qui avait autant divisé le conseil que la population, le Quartier-du-Musée demeure méconnu de la population gatinoise. Afin de remédier à la situation, la Ville a dévoilé, mercredi, un plan qui s’étend sur trois ans et qui doit permettre à ce morceau du patrimoine gatinois de regagner toutes ses lettres de noblesse.

Des gestes ont déjà été posés, en 2019, afin de faire mieux connaître le quartier, mais les actions doivent s’intensifier en 2019. Une somme de 738 500 $ y sera consacrée afin de mettre en valeur les éléments historiques du quartier, mais aussi pour appuyer les propriétaires qui souhaitent rénover leur maison tout en respectant les nouvelles normes découlant de la protection patrimoniale. 

Le Quartier-du-Musée sera de nouveau intégré au Sentier culturel en 2020 et fera l’objet d’une présentation historique plus pointue, notamment grâce à la réalisation d’un circuit patrimonial sous forme de brochure. L’installation de plaques commémoratives doit se poursuivre. Des capsules vidéo seront produites et les visites guidées faites en partenariat avec la Société d’histoire de l’Outaouais seront intégrées à la programmation estivale en patrimoine. Le Théâtre Dérives urbaines est à mettre la touche finale à une nouvelle pièce qui permettra de découvrir le quartier sous la forme d’un parcours théâtral. La Ville lance aussi un appel à tous visant à constituer une banque numérique d’archives sur le Quartier-du-Musée. La Ville offrira aussi un accompagnement pointu pour les propriétaires qui veulent rénover la façade de leur bâtiment. 

«Encore aujourd’hui, la grande majorité des Gatinois ne sait pas c’est quoi et c’est où le Quartier-du-Musée, a reconnu le conseiller du centre-ville, Cédric Tessier. Un plan comme celui-là va permettre de bien le définir et d’amener les gens à le visiter. Ça va faire réaliser à bien du monde la richesse de ce quartier-là.»

La présidente de la commission des arts, de la culture et des lettres, Isabelle N. Miron, reconnaît que les Gatinois «n’ont pas compris dans l’ensemble pourquoi on a voulu protéger ce quartier et c’est là qu’on est rendu, il faut leur expliquer». 

Gatineau

Reconstruction du pont Brabant-Philippe

Le pont Branbant-Philippe, incendié par des vandales pour une troisième fois en juin 2016, sera reconstruit en 2020.

Le comité exécutif de la Ville de Gatineau a octroyé, mardi matin, le contrat pour les travaux à la firme Construction FGK pour la somme de 1,1 million $.

La moitié de la facture sera payée à même le remboursement d’assurances à la suite de l’incendie.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a fait savoir que le pont conservera son allure champêtre, même si plus d’acier sera intégré à sa structure.

Un système de caméra de surveillance sera aussi installé afin de décourager d’éventuels vandales.

« J’espère que la surveillance va fonctionner, a indiqué le maire. Ce qui me donne espoir c’est aussi que les sentiers de la Ferme Dalton sont plus occupés qu’avant et ça, c’est à mon avis le meilleur outil se surveillance. »

La construction du pont doit débuter au printemps.

Gatineau

Un budget 2020 teinté par les changements climatiques

Le conseil municipal de Gatineau a adopté à la majorité, mardi, le budget 2020. D’un total de 651,8 millions $, le budget est accompagné d’une hausse de taxe de 2,1 % et d’une augmentation des dépenses de 4,6 %. Ce qui retient toutefois l’attention de ce septième exercice budgétaire de l’administration Pedneaud-Jobin c’est l’impact qu’ont les changements climatiques dans les choix budgétaires des élus.

« C’est une des plus grandes menaces aux budgets municipaux en général, a lancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Juste pour les grandes villes du Québec, il y en a pour 4 milliards $ en cinq ans. On n’a pas les épaules assez solides pour encaisser ça tout seul. Ça va prendre beaucoup d’aide de l’extérieur parce qu’il faut faire deux choses en même temps, s’adapter et [lutter]. On va devoir parler de ça chaque année. On va devoir arriver avec des plans plus vastes, sur une plus longue période que je comparerais à notre plan financier à long terme pour nos infrastructures. L’ensemble des villes devront avoir des plans plus vastes pour s’adapter et lutter contre les changements climatiques. »

M. Pedneaud-Jobin a rappelé que les inondations de 2019 ont représenté un coût net pour la Ville de 3 millions $. 

Gatineau

Domaine des flocons: ne pas réparer ce qui fonctionne, dit Pedneaud-Jobin

Le rapport d’analyse du modèle d’affaires du Domaine des flocons est « limpide », selon le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Transférer la production de l’événement à une entreprise privée ne présente aucun avantage.

« Il ne faut pas essayer de réparer quelque chose qui n’est pas brisé », a-t-il résumé, mardi matin, alors que Le Droit publiait les conclusions du rapport produit par la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Le document avait été commandé par la Ville après que la conseillère Louise Boudrias ait réussi à convaincre le conseil que des économies pourraient être dégagées si la municipalité sous-traitait sa partie de la production du Domaine des flocons. 

« C’est clair que ce n’est pas payant du tout, a noté le maire Pedneaud-Jobin. S’il y a des économies, elles sont négligeables et elles viendraient peut-être même avec des effets pervers. La contribution municipale des cols bleus est tellement grande qu’un partenaire privé devrait quand même faire affaires avec la Ville. À la fin, ce n’est même pas certain qu’on dégagerait des économies. »

Entente à long terme

La production du Domaine des flocons représente des dépenses d’environ 1,2 million $ par année. La Ville de Gatineau assume 50 % de la facture depuis 2012, alors que Patrimoine canadien paie l’autre moitié. RCGT recommande toutefois à la Ville d’être plus impliquée dans la définition de l’événement dont la marque de commerce et les décisions finales appartiennent à Patrimoine canadien. La firme recommande à la Ville d’en venir à une entente sur plusieurs années avec le gouvernement fédéral afin d’avoir une vision à long terme conjointe de l’événement. 

« Présentement, on est satisfait de ce qui se passe là, a lancé le maire. Ce n’est pas comme si on avait des frustrations et qu’on ne pouvait pas les exprimer. C’est une fête familiale qui a beaucoup de succès. Mais on va s’assurer que la planification à long terme se fasse avec nous. » 

En ce sens, le maire ajoute qu’il serait pertinent pour la Ville et Patrimoine canadien d’avoir une entente à long terme. « Actuellement, le protocole doit être renouvelé chaque année. Les économies à faire sont négligeables et viendraient peut être avec des effets pervers, parce que la contribution municipale des cols bleus est tellement grande qu’un partenaire privé devrait quand même faire affaire avec la ville, pas sûr qu’à la fin, il y aurait même des économies ».

Gatineau

Permis d'urbanisme: Gatineau centralise son système

Le Service de l’urbanisme de la Ville de Gatineau a annoncé lundi la mise sur pied d’un nouveau portail web permettant aux citoyens et aux gens d’affaires de soumettre une demande d’obtention de permis et de certificats d’autorisation d’urbanisme en ligne.

La mise en place de cette plateforme web a pour but de centraliser la gestion du système d’obtention de permis en urbanisme afin d’augmenter l’efficacité et la rapidité du traitement des demandes.

Gatineau

Un morceau d’histoire d’Aylmer appelé à disparaître

Une maison citée patrimoniale datant de 1850 pourrait crouler sous le pic des démolisseurs dans le Vieux-Aylmer. L’immeuble dont la valeur historique et patrimoniale est indéniable a été grandement endommagé par un incendie l’hiver dernier.

Le conseil municipal doit se prononcer, ce mardi, sur la demande de démolition du propriétaire de la maison Conroy-McDonald, située au 47, rue Symmes. L’immeuble de deux étages a appartenu à Robert Conroy (1811-1868), l’un des plus prospères marchands de bois de la région. C’est d’ailleurs lui qui a fait construire l’hôtel British. Son fils, William s’y établit en 1892. Son petit-fils y habita à son tour jusqu’à sa mort en 1993.

Gatineau

Domaine des flocons: la privatisation déconseillée

Transférer la production du Domaine des flocons au privé apparaît plus comme une fausse bonne idée pour la Ville de Gatineau qu’une façon de gagner en efficacité et générer des revenus. Au contraire, Gatineau aurait avantage à renforcer son implication afin d’avoir un plus grand mot à dire dans l’organisation de l’événement, a appris Le Droit.

C’est la conclusion à laquelle arrive Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) dans son rapport sur l’évaluation du modèle d’affaires « du plus grand terrain de jeux de neige en Amérique du Nord » obtenu en vertu de la loi d’accès à l’information. Le Domaine des flocons est coproduit par la Ville et le ministère du Patrimoine canadien depuis 2012. Le budget de réalisation est d’environ 1,2 million $ par année. La Ville paie 50 % de la facture et y dépêche de nombreux employés municipaux.

Gatineau

Composition du CCU à Gatineau: Blondin baisse le ton

Le président du comité consultatif d’urbanisme (CCU) de la Ville de Gatineau, Jocelyn Blondin, baisse le ton. Lui qui menaçait de quitter la tête du comité, il y a un mois, en raison de la volonté du conseil municipal de remplacer deux membres citoyens par des experts en urbanisme, tentera plutôt de rallier ses collègues derrière un amendement qu’il présentera, mardi, lors du caucus préparatoire.

«Je vais proposer qu’on remplace un citoyen par un expert, au lieu de deux comme le prévoit la proposition qui est sur la table, a affirmé M. Blondin. Je veux aussi que ce professionnel ne présente aucun risque de se retrouver en conflit d’intérêts. Il ne devra donc pas être à l’emploi d’une firme ou d’un entrepreneur. Ça existe, j’en ai trouvé un.»

Le CCU est actuellement composé de dix membres, trois élus et sept citoyens. La nouvelle mouture proposée au conseil conserverait les trois membres issus du conseil municipal, mais réduirait à cinq le nombre de membres citoyens afin de faire de la place à deux professionnels ayant une expertise en urbanisme. M. Blondin avait paru courroucé lors du dépôt de cette proposition faite par l’administration en novembre dernier. Il avait ouvertement menacé de quitter son poste si une telle proposition devait être adoptée.  

«J’ai besoin du pouls des citoyens, avait lancé M. Blondin. Les professionnels, on les a déjà à la Ville. Je n’en ai pas besoin d’autres autour de la table. Il y a de plus en plus de professionnels dans nos comités et les citoyens sont en train de perdre leur place. Jamais je n’embarquerai là-dedans.»

M. Blondin dit avoir consulté les membres citoyens du CCU. À l’exception d’un membre, tous ont affirmé être en désaccord avec la proposition. «Celui qui ne m’a pas répondu est membre d’Action Gatineau, a noté M. Blondin. Je ne m’attendais pas à une réponse de sa part. Les autres voient ça comme un manque de confiance envers eux. Tous trouvent important que le CCU puisse conserver une présence citoyenne forte.»

La possibilité que M. Blondin claque la porte du CCU existe toujours. Ce dernier affirme se garder une porte ouverte en fonction de ce qui se passera au conseil mardi. «Mais j’ai plusieurs collègues qui m’ont demandé de continuer, a-t-il dit. J’ai aussi reçu beaucoup de courriels de citoyens satisfaits de mon travail. J’adore ce travail-là. Je n’ai pas le goût de lâcher. Disons que j’ai plus le goût de rester que de partir.»

Gatineau

Objectif atteint pour le Déjeuner du maire de Gatineau

La générosité des Gatinois aura permis aux organisateurs du Déjeuner du maire de Gatineau d’atteindre leur objectif pour 2019.

La 27e édition du Déjeuner du maire de Gatineau s’est tenue dimanche matin à l’hôtel Hilton Lac-Leamy. La tradition a été lancée en 1992 par l’ancien maire Yves Ducharme. Comme à l’habitude, deux services étaient offerts aux citoyens.

Gatineau

Le cabinet du maire veille sur Facebook

Quiconque fréquente les pages Facebook des médias de la région et s’intéresse à l’actualité de la Ville de Gatineau aura remarqué que les membres du cabinet du maire Maxime Pedneaud-Jobin y sont très actifs depuis quelques jours. La tactique n’a toutefois rien de nouveau. L’équipe du maire n’hésite pas à corriger des propos d’internautes, remettre en question le traitement médiatique d’une nouvelle, et même interpeller des élus indépendants, ce qui agace certains.

Cette stratégie de relations publiques est implantée au cabinet depuis l’élection du maire Pedneaud-Jobin en 2013. L’attachée de presse du maire, Laurence Gillot, et le conseiller politique de M. Pedneaud-Jobin, Patrick Robert-Meunier, sont particulièrement assidus, surtout lorsqu’un dossier devient chaud.

Gatineau

Des élus déplorent l’attitude du cabinet du maire sur Facebook

Les interventions des membres du cabinet du maire Maxime Pedneaud-Jobin sur les réseaux sociaux sont à l’origine d’un malaise grandissant à la table du conseil municipal.

La conseillère Louise Boudrias, qui est régulièrement interpellée sur sa page Facebook par le personnel politique du maire, n’accepte plus cette situation qui, selon elle, va en s’intensifiant depuis quelques semaines. « Ça m’agace particulièrement, lance-t-elle lorsqu’interpellée par Le Droit. Ce n’est pas le rôle de l’attachée de presse du maire, Laurence Gillot, de faire ça. Elle n’a pas à utiliser ma page Facebook si elle veut passer ses messages ou ceux du maire. Si M. Pedneaud-Jobin lui-même souhaite intervenir sur ma page et entamer un débat politique, qu’il le fasse, je suis d’accord, nous sommes deux politiciens qui avons été élus. Mais les membres du personnel du maire ne sont pas des politiciens. Je n’ai pas à débattre avec des attachés politiques. »

Gatineau

La rigueur plus importante que les malaises de certains élus

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est conscient que les interventions répétées des membres de son cabinet sur les réseaux sociaux peuvent parfois provoquer un malaise chez certains élus, mais «une rigueur dans le partage des faits, c’est plus important que les malaises de certains», insiste-t-il.

Le personnel politique du cabinet du maire a toute la latitude requise pour intervenir auprès des citoyens et des élus sur les réseaux sociaux, précise M. Pedneaud-Jobin. Ces derniers s’expriment clairement comme membres du cabinet et le maire affirme en assumer la responsabilité. «Ils font leur travail et je me fie à leur jugement, dit-il. Je cautionne leur présence sur les médias sociaux, qu’ils argumentent, qu’ils diffusent de l’information, apportent des nuances et rectifient des faits. Le seul guide que je leur donne, c’est que ça doit se faire avec respect. Je m’attends à ce qu’ils interviennent et ils le font bien et avec professionnalisme.»

Gatineau

«L’incarnation de la porte d’entrée»

Autant du côté ontarien que québécois, l’industrie touristique salive à l’idée d’avoir une attraction comme l’Interzip Rogers à insérer dans leurs campagnes publicitaires pour vanter la grande région d’Ottawa-Gatineau auprès de la clientèle d’ailleurs au pays.

« On joue en région. Il y a dix ans, on n’aurait pas été ici pour faire une annonce de cette nature-là. On n’était pas prêts. Notre région a atteint un niveau de maturité dans ses relations pour lequel on doit être extrêmement fiers. Oui, parfois on peut être des rivaux dans certains champs, mais plus souvent nous sommes des alliés », a fièrement lancé la présidente-directrice générale de Tourisme Outaouais, France Bélisle.

Gatineau

Gatineau veut exiger du logement abordable dans les grands projets

Une importante réflexion qui pourrait mener à des changements très concrets pour les promoteurs immobiliers, mais aussi pour les gens à la recherche de logements abordables s’est amorcée, mercredi, à la commission sur l’aménagement du territoire, l’habitation et l’environnement de Gatineau. La Ville pourrait, dès 2021, exiger, sans toutefois l’imposer, que les grands projets immobiliers intègrent 10 % de logement abordable.

Gatineau n’est pas la seule municipalité à réfléchir à une telle stratégie actuellement.

Gatineau

Gatineau prolonge son contrat avec Derichebourg

En dépit des nombreux retards dans la collecte des matières résiduelles et des 43 000 $ d’amendes pour non-respect du contrat, le comité exécutif de la Ville de Gatineau a décidé, mercredi, de se prévaloir de sa première année optionnelle en 2021 avec la firme Derichebourg pour un montant de 12,2 millions $.

C’est le contexte de la pénurie de la main-d’œuvre qui a pour effet de faire exploser le prix des soumissions dans plusieurs villes de la province, le manque d’information détenue par la Ville quant à ses besoins futurs dans la gestion des matières résiduelles et les délais nécessaires pour établir un nouveau devis a poussé la municipalité à maintenir son association avec la multinationale européenne pour au moins une année supplémentaire à la fin du présent contrat. 

Par ailleurs, les Gatinois devront s’attendre, dans le futur, à ce que les retards dans la collecte des matières résiduelles deviennent quelque chose d’habituel. Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a précisé que la Ville est prête à accepter des délais de 24 heures, mais qu’elle sera intransigeante quant à l’annulation pure et simple d’une collecte. Ainsi, il pourrait devenir fréquent que la semaine de collecte s’étende jusqu’au samedi, notamment dans le secteur du centre-ville où la collecte doit habituellement se faire les vendredis. 

« Quand l’entrepreneur termine la collecte le samedi, ça lui coûte beaucoup plus cher que l’amende qu’il recevrait s’il décidait de juste arrêter là, explique M. Tessier. Sachant que ça lui coûte plus cher, c’est une bonne raison d’aménager l’horaire de la collecte pour qu’elle se termine. Mais c’est clair que s’il y a une annulation, on va donner une pénalité. »

Boudrias « déçue »

La conseillère Louise Boudrias s’est dite « déçue » du peu de solutions proposées par la Ville pour s’assurer que le service soit rendu tel que prévu au contrat avec Derichebourg. « Il n’y a pas de garantie que ça va s’améliorer, a-t-elle dit. Il y aura certainement d’autres retards. Le citoyen s’attend au service qu’on lui a promis. Quand il y a un retard de 24 h, je reçois beaucoup de plaintes. Quand il fait froid, il y a moins d’impact pour la senteur et les animaux, mais je vois déjà des impacts sur le déneigement. Les bacs vont se retrouver sur le trottoir et vont nuire au déneigement. On va bientôt le voir. »

Des modifications seront aussi apportées aux horaires de collectes spéciales afin de permettre à Derichebourg d’éviter les enjeux de livraison de services lors de ces périodes plus occupées. Ainsi, à partir de janvier prochain, les collectes d’encombrants se feront séparément dans l’est et dans l’ouest de la Ville. Il ne s’agit pas d’une réduction de service, mais d’un déplacement dans le temps. Les huit collectes d’encombrants prévues l’an prochain sont maintenues. 

M. Tessier a par ailleurs invité les citoyens qui seront à l’aise de le faire d’éviter de mettre leur bac de compost à la rue lorsque ce dernier n’est pas plein afin d’alléger la tâche des éboueurs. Il n’y a toutefois aucune restriction. Les citoyens pourront continuer de mettre leur bac brun à la rue chaque semaine tel que prévu au contrat de Derichebourg.

Gatineau

Zone blanche: plus de résidences conformes

En l’espace d’un an, le nombre de branchements non conformes avec les infrastructures municipales dans le secteur de la zone blanche, affecté par des inondations à répétition lors de pluies diluviennes dans le passé, a chuté de près de 80 %. Une nette amélioration même si du travail reste encore à faire, juge la Ville de Gatineau.

Si on estimait à l’automne 2018 qu’environ 530 des 1136 résidences montraient des signes de non-conformité (46 %), voilà que le résultat des plus récentes inspections de la firme JFSA indique que 122 propriétés (11 %) sont toujours dans cette situation. Des statistiques qui évoluent quasi de jour en jour, car une dizaine d’entre elles sont en cours de validation. 

Uniquement la semaine dernière, 207 lettres de conformité ont été envoyées, indique le conseiller du district de Bellevue, Pierre Lanthier, qui se dit encouragé par ces progrès. 

Le directeur du Service des infrastructures, Jean Audet, estime que les efforts pour régulariser complètement la situation doivent se poursuivre. 

À l’heure actuelle, a-t-on expliqué, considérant que le branchement pluvial d’une seule maison peut générer jusqu’à 1,5 litre par seconde à l’égout sanitaire, le débit global peut atteindre jusqu’à 183 litres par seconde alors qu’une conduite d’égout sanitaire de 30 centimètres de diamètre véhicule un débit maximal trois fois moindre (53 litres).  

M. Lanthier soutient que la majorité des gens sont de bonne foi et se dit confiant que la situation se réglera dans les mois à venir. 

« Ce chiffre-là, il faut y faire attention. Oui, c’est encore trop (de branchements non conformes), mais il y a beaucoup d’actions qui sont faites et il y a une belle collaboration des citoyens et ça, je pense que c’est la bonne nouvelle. Les gens réalisent que beaucoup de gens étaient branchés dans le réseau sanitaire de la Ville, alors il y avait une surcharge et ça pouvait créer des refoulements », affirme-t-il, rappelant les eaux de surface dans ce secteur doivent plutôt se retrouver dans les fossés.

L’inspection de la conformité des branchements dans la zone blanche est complétée à 99 %. D’ici 2024, Gatineau investira 34,3 millions $ pour la gestion des eaux pluviales, dont 4,4 M$ l’an prochain.

Gatineau

Le sixième pont quand même nécessaire, selon Boudrias

Pour la conseillère Louise Boudrias, « il y a le rêve et il y a la réalité ». Les connaissances scientifiques sur le transport présentées par les deux chercheures devant le conseil municipal, mardi, ont de quoi faire réfléchir, dit-elle, mais elles n’ont pas ébranlé sa conviction quant à la nécessité pour Gatineau d’avoir un sixième pont.

« La réalité, c’est ce que les gens vivent tous les jours dans la circulation, insiste-t-elle. Ça aussi il faut le prendre en considération. Leur école de pensée c’est d’éliminer le plus possible la voiture, mais la Ville est allongée, les gens sont trop loin de leur destination et ont des horaires atypiques. Je continue de croire que ça prend un autre pont, mais il ne doit pas répondre uniquement aux besoins de l’autosolo. »

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Sixième lien: un effet positif pendant un court moment, selon deux expertes

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Les chercheures ont souligné à grand trait l’enjeu des « sièges vides » dans les autos qui traversent les ponts aux heures de pointe tous les jours. Mme Boudrias estime que voyager seul dans son auto est une décision personnelle et qu’il n’est pas de sa responsabilité de forcer les Gatinois à agir autrement. « C’est s’attaquer à des habitudes et des décisions que les gens prennent dans leur vie, dit-elle. Moi, comme ville, je peux inciter les gens à faire autrement, mais je ne peux pas être dans leur maison et leur dire de ne pas prendre leur voiture. Ça leur appartient. »

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin voit évidemment les choses d’un tout autre œil. Selon lui, la conclusion de l’avant-midi de réflexion sur le transport de mardi « ce n’est pas un pont ou pas de pont, c’est qu’est-ce qui va fonctionner ». Le cas de Gatineau est complexe, dit-il. « La démarche qu’on fait, malheureusement pour le citoyen, a l’air plus lente et plus lourde que de simplement dire qu’on veut telle ou telle affaire et que ça va régler le problème, a-t-il expliqué. Moi je pense qu’on a la bonne. »

Le maire a été frappé par les données concernant l’autosolo. « C’est accablant ces chiffres-là, dit-il. On utilise mal nos infrastructures. » 

L’appel des chercheures à interpeller les employeurs pour favoriser le télétravail pour soulager le réseau routier a aussi fait réagir le maire Pedneaud-Jobin. « Nous, on a un employeur qui a 40 000 fonctionnaires sur notre territoire, a-t-il noté. Je sais que le fédéral réfléchit beaucoup et reconstruit l’ensemble de ses bureaux en fonction du télétravail, mais il y a peut-être là une solution à court terme qui vient de monter dans ma liste de priorité. »

La conseillère Audrey Bureau a pour sa part affirmé ne pas avoir appris grand-chose en écoutant les deux scientifiques. « Ce sont des théories en transport connues de tous qui se reflètent déjà dans nos plans, a-t-elle dit. À mon avis, on a peu parlé de pont, mais de théories en transport. Les experts n’ont pas été mandatés pour regarder la situation de Gatineau et ne se sont pas positionnés. » Elle a toutefois souligné que des « solutions intéressantes » comme le covoiturage et l’autopartage ont été soulevées. Il s’agit, a-t-elle souligné, d’enjeux qui seront prochainement soulevés à sa commission sur le transport.

Le son de cloche était tout autre pour la conseillère Myriam Nadeau qui a affirmé avoir appris beaucoup de choses. « Le plus gros morceau que je retiens c’est qu’il y a beaucoup de voies possibles et de moyens qu’on peut pousser davantage pour répondre à nos besoins de fluidité et de mobilité de façon durable, structurante et à long terme », a-t-elle affirmé.

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Transport à Gatineau: questions d'élus, réponses d'expertes

La science était à l’honneur, mardi matin, à la table du conseil municipal de Gatineau. Deux chercheures spécialisées dans les enjeux de transport, Catherine Morency, de la Polytechnique de Montréal, et Fanny Tremblay-Racicot, de l’école nationale d’administration publique, ont présenté au conseil les plus récentes théories en matière de transport. Les élus ont ensuite passé plus d’une heure à poser des questions aux deux universitaires. Cette discussion entre élus et scientifiques sur la question des transports avait été annoncée il y a un mois dans la foulée de la polarisation du débat sur un éventuel sixième pont entre Gatineau et Ottawa.

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Sixième lien: un effet positif pendant un court moment, selon deux expertes

La science était à l’honneur, mardi matin, à la table du conseil municipal de Gatineau. Deux chercheures spécialisées dans les enjeux de transport, Catherine Morency, de la Polytechnique de Montréal, et Fanny Tremblay-Racicot, de l’école nationale d’administration publique, ont présenté au conseil les plus récentes théories en matière de transport. Les élus ont ensuite passé plus d’une heure à poser des questions aux deux universitaires. Cette discussion entre élus et scientifiques sur la question des transports avait été annoncée il y a un mois dans la foulée de la polarisation du débat sur un éventuel sixième pont entre Gatineau et Ottawa.

Il y a une loi fondamentale en transport qui ne se dément jamais. Une nouvelle infrastructure engendre automatiquement une demande équivalente ou supplémentaire. Les deux chercheures qui se sont adressées au conseil, mardi matin, n’ont évidemment pas pris de position sur la nécessité d’un sixième pont entre Gatineau et Ottawa, mais leur avertissement est limpide. Aucune ville n’échappe au phénomène du « trafic induit » lorsqu’elle développe son réseau routier.

Ainsi, un nouveau pont aurait un effet positif pendant un court moment, si on se fie aux théories en transport présentées aux élus. « Au Québec, on observe que trois ans après la construction [d’une nouvelle infrastructure routière] on retrouve le même niveau de congestion qu’à la situation antérieure », a indiqué Fanny Tremblay-Racicot.

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Le sixième pont quand même nécessaire, selon Boudrias

L’exemple de la Katy Freeway de Houston est l’exemple parfait de la boulimie autoroutière. À 29 voies, elle constitue la plus large autoroute au monde. Trois ans après son dernier élargissement au coût de 3 milliards $ en 2011, les temps de déplacements avaient augmenté de 30 % en pointe matinale et de 50 % lors du retour à la maison. « Est-ce que c’est possible qu’une nouvelle route ne génère pas de nouveau déplacement ? Non, ce n’est pas faisable et la science est claire là-dessus », a insisté Catherine Morency. 

Transporter du vide

En se basant sur la dernière étude Origine-Destination de Gatineau-Ottawa qui date de 2011, Mme Morency a fait ressortir des constats qu’elle juge accablants. « La population d’autos à Gatineau croît plus vite que la population de 15 ans et plus, a-t-elle lancé. Vous êtes rendu à 0,9 auto par permis de conduire ici. Tout le monde qui a un permis a une auto. C’est un chiffre inquiétant si on veut réduire la dépendance à l’automobile. » 

Le plus inquiétant, selon la chercheure de la Polytechnique de Montréal, c’est que les Gatinois transportent surtout « du vide » dans leur voiture aux heures de pointe. 

« Le taux d’occupation des véhicules est de 1,2 personne en période de pointe, note-t-elle. Alors, pour dire que le réseau routier est à pleine capacité, ça dépend de ce qu’on compte. Si on calcule les voitures, peut-être. Mais si on compte des passagers, pas du tout. Il y a ici un enjeu de transport de sièges vides. Il y a une utilisation sous-optimale du réseau. C’est comme si chaque goutte d’eau dans un tuyau voyageait dans une capsule. »

C’est surtout aux heures de pointe que le réseau routier est sollicité et cela fait en sorte que les Gatinois n’utilisent que 32 % de sa capacité totale lors d’une journée normale de semaine, note Mme Morency. « Ça baisse à 7 % si on tient compte des sièges vides, dit-elle. On a un enjeu d’utilisation efficace des infrastructures collectives. »

Pas de solution simple

Le transport en commun, le transport actif et la façon de développer le territoire en fonction des besoins de déplacement des gens sont tous des éléments qui se retrouvent dans la colonne des solutions aux problèmes de congestion. Mais les chercheures admettent qu’à travers ça, il y a la réalité et qu’il y a des milliers de gens pris dans circulation matin et soir et régler ça n’a rien de simple. 

Mme Tremblay-Racicot a rappelé que les investissements en transport ont un impact direct sur le développement du territoire et sur les habitudes de transports des gens. 

« C’est le développement autoroutier des années 1960 et 1970 qui a permis le développement des banlieues-dortoirs à faible densité de population, alors que plus c’est dense, plus il y a de monde, plus le développement est mixte, moins les gens se déplacent, a-t-elle rappelé. Le nombre de voitures par ménage va dépendre de la densité résidentielle. Ça s’applique partout. Moins le développement est dense, plus les gens conduisent. »

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Retards dans les collectes: le nombre de requêtes au 3-1-1 bondit

Le nombre de requêtes au 3-1-1 liées aux retards dans la collecte de matières résiduelles à Gatineau a bondi de façon exponentielle depuis le début de l’année. Dans le cas du recyclage non ramassé, par exemple, on dénote jusqu’à maintenant une hausse de 95 %.

Alors qu’on a dénombré 1290 requêtes au Centre d’appels non urgents au 3-1-1 en 2018 pour signaler une telle situation, la Ville de Gatineau en totalisait cette année 2516 en date du 26 novembre. 

Si l’on inclut le compost et les ordures ménagères, on a enregistré en tout 9619 requêtes en lien avec les retards de l’entreprise Derichebourg pour la collecte en bordure de rue depuis l’amorce de l’année 2019. Il s’agit d’une augmentation de 58 % par rapport au cumulatif de l’an dernier. 

Si l’on décortique les données par catégorie, on parle de hausses respectives de 23 % et de 71 % pour les appels au sujet du compost et des ordures non ramassés. 

Signe que les problèmes de Derichebourg sont plus palpables depuis l’été dernier, entre autres en raison de la pénurie de main-d’œuvre, plus d’une requête sur deux (51 %) au 3-1-1 liée aux retards dans la collecte a été faite au cours de la période comprise entre le 1er juillet et le 26 novembre. Dans le cas du recyclage, la proportion atteint 60 % avec 1522 appels. 

Par ailleurs, la Ville de Gatineau ajoute qu’un total de 12 002 requêtes au sujet des bacs de collecte (commande, vol, bris, etc.) ont jusqu’ici été enregistrées depuis le 1er janvier. 

Face aux nombreuses difficultés de Derichebourg à respecter son contrat, le conseil exécutif se penche sur la question depuis quelques jours et des décisions devraient être prises bientôt. Des pourparlers entre l’administration municipale et l’entreprise française sont en cours depuis quelques semaines, notamment au sujet de l’organisation du travail et des horaires de collecte.

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a affirmé au Droit dans les derniers jours qu'il n'est pas question de réduire les normes de services, affirmant qu'il y a un contrat liant les deux organisations et qu'on souhaite l'appliquer.

Derichebourg s’est vu octroyer en 2016 un contrat de quatre ans, incluant trois années supplémentaires en option, d’une valeur de 45 millions $.

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Transport et sixième pont: le débat reprend au conseil municipal

Bien des yeux se tourneront vers la table du conseil municipal de Gatineau, cette semaine, alors qu’aura lieu, mardi, en matinée, le très attendu débat sur un éventuel sixième pont et plus largement sur toute la question du transport dans la région.

L’exercice a été annoncé il y a un mois, au moment où le ton des échanges sur le sujet entre les élus devenait de plus en plus acrimonieux. Des révélations faites par Le Droit à la toute fin de la campagne électorale fédérale ont rapidement eu l’effet de polariser les débats. Les pressions politiques exercées par le maire Maxime Pedneaud-Jobin pour forcer la Commission de la capitale nationale (CCN) à revoir les termes d’un appel d’offres pour la préparation d’un plan de transport intégré entre Ottawa et Gatineau ont fait sursauter plusieurs élus, ainsi que le député de Gatineau, Steven MacKinnon

Certains conseillers, Louise Boudrias en tête, ont alors exigé un débat public au conseil sur le sujet. C’est ainsi que le président du conseil, Daniel Champagne, a ajouté une séance du comité plénier à l’horaire. Il a ensuite invité tous les élus à soumettre des noms d’experts en mobilité qui pourraient venir partager leurs connaissances et nourrir la réflexion des conseillers sur ce vaste enjeu. 

Deux experts ont été invités à venir rencontrer le conseil municipal. Catherine Morency, professeur à la Polytechnique de Montréal spécialisée dans le génie du transport et titulaire de deux chaires de recherche, disposera de trente minutes pour exposer au conseil sa vision du transport urbain à Gatineau. Mme Morency a par ailleurs reçu le prix Antoine-Grégoire, décerné par l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ) il y a tout juste un mois pour souligner sa contribution à l’évolution de la mobilité au Québec. 

Fanny Tremblay-Racicot aura aussi trente minutes pour partager ses solutions aux problèmes de transport que connaît Gatineau. Professeure à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP) à Québec, Mme Tremblay-Racicot se spécialise en administration municipale, en transport et en aménagement urbain. « Ça sera intéressant d’avoir un regard objectif sur nos enjeux en transport », a indiqué M. Champagne. 

Trois relances

Daniel Champagne affirme avoir fait trois relances auprès de ses collègues pour les inviter à proposer des experts qui auraient été pertinents d’entendre pour le conseil. Aucun élu indépendant n’a soumis de proposition. 

M. Champagne ne cache pas être « un peu déçu » de ce manque de participation, alors que certains réclamaient haut et fort la tenue d’un débat au conseil. 

Déroulement

La journée de mardi sera lancée à 9 h par un mot d’accueil du maire Pedneaud-Jobin, suivi d’un bref portrait des démarches en cours en matière de transport avec la CCN. 

Les experts auront ensuite la parole pour environ une heure. Il s’en suivra une période de questions et de discussion avec les élus présents. 

M. Champagne rappelle qu’il n’est pas question pour le conseil, au terme de cet exercice, de prendre position pour ou contre un éventuel sixième pont. 

Gatineau

Gatineau n’est pas la seule à éprouver des retards dans la collecte des déchets

Les retards à répétition dans la collecte des déchets sont loin d’être uniques à Gatineau. Des encombrants, des bacs et des résidus verts qui traînent plusieurs jours en bordure de rue avant d’être ramassés font maugréer des contribuables aux quatre coins de la province actuellement. Et partout c’est le même problème qui remonte à la surface : la pénurie de la main-d’œuvre.

Une courte revue de presse permet de voir que les villes de Trois-Rivières, Shawinigan, Québec et Saint-Jérôme ont toutes fait face à la même situation au cours des dernières semaines. À Lévis, sur la rive-sud de Québec, où les retards dans la collecte des déchets ont atteint jusqu’à trois semaines en septembre dernier, des mesures draconiennes ont été mises de l’avant. Afin de reprendre le dessus, la Ville de Lévis a été dans l’obligation d’inviter ses citoyens à se rendre eux-mêmes porter leurs sacs de déchets dans des points de dépôt identifiés par la municipalité.

Gatineau

Levée de l’avis préventif d’ébullition à Gatineau

L’avis préventif de faire bouillir l’eau pour une partie du district Rivière-Blanche, à Gatineau, a été levé samedi matin.

Selon les autorités municipales, « les analyses et les vérifications effectuées attestent que l’eau peut être consommée ».

Depuis le 27 novembre dernier, un avis préventif de faire bouillir l’eau touchait pas moins de 10 000 résidences gatinoises.

Maintenant, seuls les résidents du quartier Sainte-Rose doivent faire bouillir leur eau avant la consommation.

La Ville rappelle toutefois aux autres résidents touchés d’ouvrir les robinets et laisser couler l’eau pendant une minute « jusqu’à ce qu’elle devienne froide » avant de la consommer.

« Il faut suivre la même procédure pour les fontaines et jeter la glace qui aurait été faite pendant la durée de l’avis », ajoute-t-on.

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Levée quasi complète de l'avis d'ébullition de l'eau à Gatineau

L'avis préventif de faire bouillir l'eau dans le secteur Gatineau, qui touchait quelque 10 000 résidences depuis mercredi, est partiellement levé.

Les analyses et les vérifications effectuées attestent que l'eau peut être consommée sur une partie du périmètre affecté, indique la Ville de Gatineau. 

L'eau peut être consommée dans toutes les résidences sauf celles situées sur les rues suivantes, dans le district de la Rivière-Blanche :

- La rue des Tulipes;

- La rue des Oeillets;

- La rue des Pensées;

- La rue des Dahlias;

- La rue des Fleurs;

- La rue des Jacinthes;

- La rue des Marguerites;

- La rue des Lavandes;

- La rue des Violettes;

- La rue Hervé.

Pour le reste du périmètre touché, Il faut ouvrir tous les robinets et laisser l'eau couler pendant une minute ou jusqu'à ce qu'elle devienne froide avant de l'utiliser. Il faut suivre la même procédure pour les fontaines et jeter la glace qui aurait été faite pendant la durée de l'avis.

La Ville de Gatineau affirme qu'elle informera la population lorsque l'eau pourra être consommée à nouveau dans les rues toujours touchées. 

Gatineau

Gatineau reporte l'entrée en vigueur du règlement sur le stationnement hivernal de nuit

Le gazon qui est réapparu et les accumulations de neige qui se sont attendre amènent la Ville de Gatineau à reporter à une date ultérieure l’entrée en vigueur du règlement sur le stationnement hivernal de nuit.

La réglementation devait en principe s’appliquer dès le 1er décembre. Or, il n’y a plus de neige au sol dans la région et à peine quelques centimètres sont attendus dans la région dans les jours à venir selon les prévisions météo, entre autres ce dimanche. 

La saison dernière, c’est le 1er janvier que le décret de l’hiver était entré en vigueur. 

De l’entrée en vigueur du règlement au 1er avril 2020, le stationnement de nuit sur rue ne sera possible qu’avec un permis. 

Les citoyens peuvent se procurer ceux-ci au coût de 89$ dans les centres de services et à la Section du stationnement. 

Lorsque le décret entrera en vigueur, il sera défendu de se stationner en bordure de la rue entre minuit et 6h la semaine et entre 3h et 6h la fin de semaine. De plus, des avis d’interdiction de stationner pour tous seront émis dès qu’une accumulation de neige de 5 à 10 centimètres ou plus sera prévue par Environnement Canada dans la région de la capitale nationale. 

À Gatineau, le constat d’infraction pour avoir stationné dans la rue lors qu’un avis d’interdiction hivernal est en vigueur s’élève à 53$. 

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Brigil veut acquérir le 69, rue Laurier

L’homme d’affaires Gilles Desjardins serait sur le point de faire l’acquisition du 69, rue Laurier, et de son immeuble patrimonial qui a longtemps hébergé le Café Henry Burger, a appris Le Droit.

Le grand patron de Brigil a confirmé, mercredi, qu’il étudiait présentement une offre d’achat qu’il présenterait formellement au propriétaire des lieux, Robert Bourassa. « L’information est bonne, a-t-il lancé. On est en due diligence présentement. L’achat n’est pas encore confirmé. On pourrait toujours se retirer. Le processus pourrait être long, comme il pourrait être rapide. »