Gatineau

L’enjeu des seuils «un peu artificiel», dit Pedneaud-Jobin

Le débat sur les seuils d’immigration qui teinte la présente campagne électorale au Québec est «un peu artificiel», croit le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Selon lui, le véritable enjeu c’est la pénurie de main-d’oeuvre.

«Notre ville et nos entreprises manquent de monde, a-t-il lancé, mercredi, au terme de la rencontre du comité exécutif. Les réponses que les partis doivent donner ne sont pas tellement sur les seuils [d’immigration], mais sur comment nous faisons pour avoir du monde dans nos entreprises et nos institutions.»

Gatineau

La STO achète deux terrains stratégiques

La Société de transport de l’Outaouais (STO) avance tranquillement ses pions afin de préparer l’avenir dans l’ouest de la Ville de Gatineau. Le transporteur public vient de faire l’acquisition de deux terrains hautement stratégiques au coût de 4,1 millions $ à l’angle du boulevard des Allumettières et du chemin Vanier, dans le secteur Aylmer, a appris Le Droit.

L’achat de ces terrains situés au 458 et 470 chemin Vanier a été autorisé par le conseil d’administration à la fin du mois dernier. L’un d’eux abritait l’entreprise de vente de véhicules récréatifs Leisure Days, tandis que l’autre comprend un immeuble de bureaux dont la STO est devenue propriétaire. La société de transport continuera d’honorer les baux actuellement en vigueur dans cet immeuble.

Gatineau

Un nouveau chef des pompiers à Gatineau

Les Gatinois auront un nouveau chef des pompiers d’ici la fin de l’année. Denis Doucet deviendra directeur du service de la sécurité incendie le 21 novembre prochain. Il remplacera le chef André Bonneau qui part à la retraite après avoir occupé ce poste pendant 14 ans.

M. Doucet s’est joint au service de sécurité incendie de Gatineau il y a un peu plus d’un an comme responsable des relations de travail. Le communiqué de presse diffusé par la Ville indique qu’il a eu un rôle «de premier plan» dans la négociation de la plus récente convention collective.

Gatineau

Futur Guertin: lancement des travaux vendredi

Certains n’y croyaient probablement même plus. Après une décennie de discussion à propos du futur aréna Guertin, à Gatineau, c’est finalement vendredi, à 10h, qu’aura lieu la pelletée de terre officielle marquant le début des travaux du complexe des quatre glaces dans le secteur de la Cité.

Vision multisports Outaouais (VMSO) qui assurera la construction et la gestion du complexe qui comprend le futur amphithéâtre des Olympiques de Gatineau prévoit être en mesure d’ouvrir les portes en novembre 2020.

Le projet est évalué à 80,3 millions $. Un stationnement étagé dont les coûts seront probablement plus élevés que les 25 millions $ actuellement prévus par la Ville de Gatineau sera aussi construit sur le site.

Gatineau

Un nouveau chef des pompiers à Gatineau

Les Gatinois auront un nouveau chef des pompiers d’ici la fin de l’année. Denis Doucet deviendra directeur du service de la sécurité incendie le 21 novembre prochain. Il remplacera le chef André Bonneau qui part à la retraite après avoir occupé ce poste pendant 14 ans.

M. Doucet s’est joint au service de sécurité incendie de Gatineau il y a un peu plus d’un an comme responsable des relations de travail. Le communiqué de presse diffusé par la Ville indique qu’il a eu un rôle «de premier plan» dans la négociation de la plus récente convention collective. 

Pour la directrice générale de la Ville, Marie-Hélène Lajoie, le nouveau chef des pompiers de Gatineau est un «gestionnaire accompli» qui profite d’une vaste expérience dans le domaine de la sécurité incendie. «Il a toutes les qualités requises pour coordonner efficacement les opérations visant à offrir un environnement sécuritaire aux citoyens», ajoute-t-elle. 

M. Doucet a occupé plusieurs postes décisionnels liés aux opérations chez les pompiers de Montréal. Il a coordonné les activités de dizaines de casernes et plusieurs interventions d’envergure. Lors des inondations du printemps 2017, il était coordonnateur de relève des mesures d’urgence pour toute l’agglomération de Montréal.

Gatineau

Bibliothèque du Plateau: les «pépines» arrivent

Il est parfois difficile de savoir précisément à quelle phase du processus est rendu un projet d’infrastructure à Gatineau, mais dans le cas de la future bibliothèque du Plateau, c’est maintenant clair. La prochaine étape c’est l’arrivée des «pépines».

Le comité exécutif de la Ville de Gatineau a octroyé, mercredi matin, le contrat pour la construction de la bibliothèque à la firme J. Raymond inc. de Mirabel. 

«Là, les gens vont voir les pépines, a lancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. On parle de ce projet-là depuis longtemps, le travail commence, c’est concret.»

De fait, trois ans se sont écoulés depuis que le conseil a mis 21,9 millions $ pour redéployer son réseau de bibliothèques. Celle du Plateau coûtera 13,3 millions $. Le contrat accordé à J. Raymond inc. est de 8,6 millions $. Le reste de la somme permet notamment de payer l’acquisition du terrain, les honoraires professionnels et l’achat de livres. 

Les citoyens de Gatineau ont eu leur mot à dire dans le choix du concept architectural de leur nouvelle bibliothèque. Ils ont compté pour 10 % de la note accordée à la firme qui a remporté le concours d’architecture lancé en 2017. C’est le projet du consortium formé d’Atelier TAG et NEUF architect(e)s et de la firme CIMA+ qui a été retenu. 

Cœur du Plateau

Le maire Pedneaud-Jobin est convaincu que cette bibliothèque qui ouvrira ses portes au printemps 2020 sera l’élément qui fera commencer à véritablement battre le cœur du Plateau.

«Ça va attirer les petits commerces, dit-il. C’est ça de la qualité de vie. En face, on va commencer les travaux pour la place publique. Le secteur privé est aussi actif. C’est vraiment le cœur du Plateau qui prend forme.»

Vitrine

Les Gatinois découvriront un nouveau type de bibliothèque dans le Plateau. Un concept qui tranche avec les espaces de rayonnage auxquels ils ont été habitués depuis le début. «Ce n’est plus ça aujourd’hui, insiste le maire. À Varenne, dans Rosemont-la-Petite-Patrie, à la Grande bibliothèque de Montréal, c’est plein de familles, de personnes âgées, d’enfants qui passent toute la journée là.»

La bibliothèque du Plateau deviendra ainsi le «meilleur argument» de la Ville pour l’ensemble de ses investissements dans le domaine. «Quand les gens vont voir ça, ils vont en vouloir dans leur quartier, affirme M. Pedneaud-Jobin. Ils vont vouloir une grande bibliothèque, ils vont voir ce que ça fait.»

Gatineau

L’administration fait son bilan 2017

La haute direction de la Ville de Gatineau a déposé, mardi, son rapport annuel 2017, une année vivement marquée par les inondations historiques du printemps, les élections municipales de l’automne, la négociation d’un protocole d’entente et l’obtention d’un projet de loi privé pour le futur complexe des quatre glaces et les festivités du 150e de la Confédération canadienne.

La directrice générale, Marie-Hélène Lajoie, a d’abord rappelé que Gatineau est en «excellente santé financière», avec à l’appui un surplus net de 6,9 millions $ en 2017.

Elle a aussi souligné l’atteinte de l’objectif de la commission de révision des dépenses et des services un an plus tôt que prévu. L’exercice a permis de dégager des économies récurrentes de 15,4 millions $ par année.

Un montant total de 239 millions $ a été engagé, en 2017, dans 232 projets d’infrastructure. Plusieurs de ces projets sont toutefois toujours en phase de planification, ou en cours de réalisation.  

Guertin

L’année 2017 aura aussi été celle de la signature d’un protocole d’entente avec Vision multisport Outaouais (VMSO) pour la construction et la gestion du futur complexe de 4 glaces dans le secteur Gatineau. 

La boucle de ce projet a d’ailleurs été bouclée, mardi, en conseil municipal. 

Les élus, à la majorité, ont adopté une augmentation des coûts de construction de 1,3 million $ dû au retard pour l’obtention du certificat d’autorisation environnementale. Seuls les conseillers Jocelyn Blondin et Louise Boudrias s’y sont opposés.

Élections 2018

Gaudreault veut davantage d'infrastructures sportives

La députée libérale sortante et candidate dans Hull, Maryse Gaudreault, veut accroître le nombre d’infrastructures sportives dans les quartiers et soutenir un éventuel « grand projet » pour dynamiser le centre-ville de Gatineau.

Mme Gaudreault se trouvait mardi au parc Central – dans le « quartier en pleine effervescence » du Plateau — pour souligner que beaucoup de citoyens et d’associations de résidents l’ont interpellée pour réclamer de diverses infrastructures sportives, qu’il s’agisse de terrains de soccer ou de football, d’un boulodrome pour la pétanque ou encore d’une piscine.

De tels projets devraient toutefois être initiés par la Ville de Gatineau, après quoi le gouvernement du Québec pourrait être sollicité pour une participation financière pouvant atteindre 50 % de la facture, jusqu’à concurrence de 7,5 millions $.

Gatineau

La DG de la STO part à la retraite

Après avoir passé 32 ans dans divers postes de gestion au sein de la Société de transport de l’Outaouais (STO), la directrice générale, Line Thiffeault, prendra sa retraite, le 31 octobre prochain.

Mme Thiffeault avait atteint les plus hautes fonctions à la STO en novembre 2013, au même moment où le transporteur public mettait en opération, dans la controverse et en pleine campagne électorale municipale, le projet Rapibus. Elle occupait alors le poste de coordination du plus grand chantier de l’histoire de la STO depuis 2011. 

La haute gestionnaire reconnaît que les dernières années n’ont pas été de tout repos à la STO. « Je ne cache pas qu’il y a eu des moments difficiles, admet-elle. Nous avons perdu beaucoup d’expertise en même temps. Des gens qui avaient 30 ou 35 ans d’expérience. Quand ces gens-là quittent et que l’organisation n’est pas prête, ça pose problème. »

Sous sa direction, la STO s’est complètement restructurée afin de pouvoir continuer à faire face à la croissance de sa clientèle. « Je suis contente de ce qui a été accompli. Aujourd’hui, il y a une très belle relève, avec de jeunes directeurs qui sont prêts à occuper de nouveaux rôles. Je vais regarder avec une grande fierté la suite des choses à la STO. J’ai cette organisation tatouée sur le cœur. »

L’un des moments marquants dans la carrière de Mme Thiffeault est bien entendu la mise en service du Rapibus. Elle reconnaît que la façon dont les choses ont tourné a été difficile à vivre pour l’organisation. « Les équipes étaient tellement dédiées à ce projet, raconte-t-elle. Notre bureau de projet travaillait 18 heures par jour. Oui, il y a eu des failles dans la planification du projet. C’était très gros et nous n’avions pas toute l’expertise. Les plus gros projets qu’on avait coordonnés avant ça c’était des stationnements incitatifs. Il faut aussi se rappeler qu’à l’époque, quand le projet a été lancé, en 2004, investir dans des infrastructures de transport en commun, au Québec, c’était presque impossible en dehors de Montréal. Ce n’était pas dans la mentalité. Mais nous l’avons fait. »

Selon elle, la réputation du Rapibus a beaucoup souffert du contexte politique dans lequel il a été mis en service. « Il aurait fallu voir les bénéfices à plus long terme d’un tel projet, explique-t-elle. C’est un système qui vient protéger le service à la clientèle pour longtemps. Il faut analyser ce projet et ses bénéfices sur un horizon de 30 ans. Aujourd’hui, on commence à voir son impact. Ce projet change la face même de la Ville de Gatineau. Il modifie la mobilité à l’intérieur de la ville. Les déplacements ne sont plus uniquement axés sur Ottawa. Ça change nos façons de magasiner, de nous divertir et de faire des affaires à Gatineau. »

Jeux de la francophonie

Parmi les autres moments forts retenus par Mme Thiffeault, il y a le 11 septembre 2001 et l’attaque au parlement, en octobre 2014. Elle se souvient à quel point tous les employés se sont serré les coudes afin de répondre à l’urgence de la situation. Elle garde aussi un très bon souvenir des Jeux de la francophonie, en 2001. Elle avait participé à l’offre globale de service de transport pendant les jeux. « On était présent au quotidien sur le terrain, rappelle-t-elle. Rassembler les délégations qui arrivaient de partout était tout un défi. Nous avons aussi été témoins de toutes sortes d’événements comme ces athlètes qui demandaient l’asile. » De fait, 155 athlètes et artistes avaient demandé l’asile au Canada pendant les Jeux de la francophonie.

Gatineau

Pedneaud-Jobin en Espagne pour parler d’économie sociale

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s’envolera pour Bilbao, en Espagne, au début du mois d’octobre afin de participer au 4e Forum mondial de l’économie sociale. Il prendra la parole lors de deux activités, dont l’une où il s’adressera aux quelque 2000 délégués présents lors de l’événement.

M. Pedneaud-Jobin fait partie d’une délégation régionale qui compte aussi dans ses rangs des représentants du Cégep de l’Outaouais, de la Fédération intercoopérative en habitation de l’Outaouais, de la Fabrique mobile de l’Outaouais, du Pôle d’économie sociale, de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides (CDROL) et de l’Incubateur en économie sociale de l’Outaouais. 

Ce forum international est né il y a plusieurs années à l’initiative du maire de Séoul. L’événement rassemble des maires et des organisations d’économie sociale de partout dans le monde et est devenu une occasion privilégiée d’échanger sur les initiatives et les meilleures pratiques en matière d’économie sociale. L’événement s’était tenu à Montréal en 2016. 

L’Outaouais est l’une des régions qui attirent le plus l’attention du monde de l’économie sociale. Elle génère plus de 6000 emplois regroupés dans 327 entreprises. « Ce n’est pas négligeable, il y a beaucoup de secteurs de l’économie qui sont beaucoup plus petits, note le maire Pedneaud-Jobin. Si on veut suivre le rythme de l’innovation, il faut établir des partenariats et aller voir ce qui se fait ailleurs. »

Le 3 octobre, le maire s’adressera à l’ensemble des délégués du forum lors d’un atelier intitulé « Vers un développement durable et inclusif grâce à l’économie sociale ». Il sera aussi au nombre des conférenciers dans un atelier organisé par la Commission européenne. « On va entendre la voix de Gatineau sur la Commission européenne, je trouve ça pas pire », a noté le directeur général de la CDROL, Patrick Duguay. 

Le maire Pedneaud-Jobin explique vouloir multiplier les rencontres à Bilbao afin de se mettre au parfum de liens innovants qui se sont formés entre des villes et des entreprises d’économie sociale. « Il y a un atelier auquel je vais participer qui porte sur les partenariats entre le monde de l’économie sociale et les gouvernements locaux, dit-il. Comme ville, c’est le genre de partenariat parmi les plus riches qu’on peut avoir. Il y a toutes sortes de modèles de partenariats mis sur pied par des villes et c’est ça que je veux aller voir. »

Coût

Le coût du voyage du maire de Gatineau ne sera officiellement connu qu’une fois le forum terminé. Jusqu’à maintenant, le conseil municipal a autorisé une dépense de 3000 $ afin que la Ville de Gatineau devienne membre du Forum. Les frais de déplacement et d’hébergement du maire représentent une dépense de 2800 $, mais comme M. Pedneaud-Jobin est un conférencier invité, une partie de ses dépenses sera remboursée par l’organisation du Forum mondial de l’économie sociale.