Gatineau

Gatineau étendra à toutes les écoles primaires son programme de sécurité

La Ville de Gatineau étendra son programme de sécurisation des corridors scolaires à l’ensemble des écoles primaires de son territoire au cours des cinq prochaines années.

Ce programme implanté en 2017 sous la forme de projet pilote auprès de dix écoles a mené à l’installation de plus de 400 panneaux de signalisation, de bollards, à du marquage de la chaussée et à la présence plus intense des radars photo à proximité des écoles. L’évaluation permet de constater que les impacts ont été plus ou moins forts selon les mesures mises en place.

Le service de l’urbanisme a recommandé, mardi, dans le cadre de l’étude du budget 2019 de la Ville de Gatineau, d’investir 637 000 $ entre 2019 et 2023 pour sécuriser les approches de 55 autres écoles primaires. La presque totalité de la somme est toutefois déjà réservée. 

Le conseil a pris la décision, l’an passé, d’investir 100 000 $ de manière récurrente étendre le plan à toutes les écoles primaires. Un montant additionnel de 38 000 $ sera à prévoir pour finaliser le programme en 2022 et 2023. Afin de réduire les risques d’accoutumance des automobilistes à la signalisation spéciale, il a été proposé de restreindre l’implantation des panneaux de corridors scolaire à un rayon de 500 mètres des écoles. Ces mesures seraient accompagnées d’un plan de déplacement scolaire pour chaque école et d’une campagne d’information. 

La mesure devrait obtenir un appui unanime de la part du conseil lors du vote sur le budget 2019. Le conseiller Daniel Champagne a toutefois tenu à lancer un avertissement aux parents et aux automobilistes.

«La Ville fait sa part et dépensé beaucoup pour améliorer la sécurité près des écoles, mais aujourd’hui je demande aux parents de faire leur part aussi et de contribuer à un environnement sécuritaire pour leurs enfants, a-t-il lancé. Nous faisons notre part, nous étendons cette initiative, mais les parents doivent agir en conséquence. Ceux qui se plaignent le plus de la sécurité près des écoles sont souvent ceux qui débarquent leurs enfants directement à la porte de l’école et qui contribuent ainsi à l’insécurité à proximité des écoles. Ils doivent débarquer leurs enfants à au moins 100 mètres de la porte.»

Gatineau

S’endetter pour alléger le poids fiscal

Alléger le poids fiscal sur les épaules des contribuables en réduisant de moitié la perception de la taxe dédiée aux infrastructures pendant seulement trois ans forcerait le conseil à ajouter 95,5 millions de dollars sur une période de 20 ans sur la dette de la Ville de Gatineau.

Il s’agit d’un des nouveaux éléments à sortir des discussions, lundi matin, concernant les recommandations sur l’étude approfondie du budget réalisée par le conseiller Gilles Carpentier. L’une des propositions phares de ce rapport est de percevoir 0,5 % de la taxe dédiée dans les poches des contribuables en 2019, 2020 et 2021 et d’emprunter l’autre tranche de 0,5 % afin de pouvoir maintenir les investissements prévus dans les années à venir.

Gatineau

Parcomètres à Gatineau: près de 800 000 $ pour faire un pas vers la modernité

Le conseil municipal aura l’occasion de faire un pas important dans la modernité en 2019 en remplaçant ses quelque 450 anciens parcomètres du centre-ville pour un système d’horodateurs qui permettrait aux utilisateurs de payer avec leur carte de crédit, ou directement à partir de leur téléphone cellulaire.

La Ville remplacerait aussi les 13 horodateurs dont elle dispose déjà. Le service de l’urbanisme a avisé le conseil, dans le cadre de l’étude du budget 2019, qu’un investissement de 779 370 $ serait nécessaire pour mener à bien cette transformation technologique attendue depuis longtemps dans le centre-ville. 

L’administration municipale a étudié ce qui a été réalisé à ce chapitre dans les villes de Trois-Rivières, Québec, Montréal et Ottawa. Fort de cette analyse, Gatineau estime que le remplacement des parcomètres pourrait représenter une augmentation de 15 % des revenus de stationnement sur rue pour atteindre un montant total de 705 000 $ par année. 

«Alléluia» s’est exclamé le conseiller Cédric Tessier, au terme de la présentation des fonctionnaires, rappelant ainsi que ces changements sont demandés et attendus depuis longtemps par les citoyens et les commerçants du centre-ville. 

Le conseiller Martin Lajeunesse a invité l’administration à étudier la possibilité d’utiliser la même technologie que celle privilégiée par la Ville de Québec, notamment en raison de la disponibilité des plans et devis. La directrice générale, Marie-Hélène Lajoie, a toutefois pris le soin d’avertir le conseil que cette recommandation nécessiterait l’embauche de ressources humaines pour développer une solution maison pour le paiement mobile, une tâche qui pourrait retarder de deux ans l’intégration du nouveau système. L’administration recommande plutôt au conseil de procéder par appel d’offres pour retenir une solution clé en main. De cette façon, le déploiement des nouveaux équipements pourrait débuter dès 2019. 

Une consultation publique aurait lieu au cours des prochains mois afin de déterminer une nouvelle tarification et expliquer le nouveau mode de fonctionnement. 

Gatineau

Courte suspension des activités à l’aréna Beaudry

L’aréna Beaudry à Gatineau sera rouvert mardi à 7 h 00 après avoir été fermé lundi en raison de traces de vermiculite, un minerai qui contient régulièrement des traces d’amiante.

Du nettoyage et des tests de qualité de l’air furent menés dans le bâtiment. Ces derniers se sont avérés négatifs. 

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ainsi que le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) ont été mis au courant de la situation. 

L’aréna Stade Pierre-Lafontaine avait été fermé pour les mêmes raisons en octobre.

Gatineau

Des millions de plus sur la dette des Gatinois

Les élus municipaux ont été nombreux lors de la première journée de l’étude du budget 2019 à déployer des efforts pour tenter de minimiser le changement de philosophie actuellement en cours à la Ville de Gatineau concernant un recours grandissant à l’endettement pour financer tantôt des projets d’infrastructures, tantôt une petite pause fiscale aux contribuables.

Avec les présentations budgétaires de la seule journée de lundi, ce sont 126 millions $ de plus qui pourraient venir s’ajouter à la dette, sur une période de 20 ans, pour financer les améliorations au réseau cyclable (30,5 M$) et pour combler le manque à gagner relatif à la réduction de 0,5 % de la perception de la taxe dédiée aux infrastructures (95,5 M$). Ces montants viennent s’ajouter à d’autres importants emprunts récemment annoncés comme celui pour le déploiement des bibliothèques (30,5 M$), les travaux dans le centre-ville (25 M$) et la réfection du boulevard Saint-Joseph (16 M$). 

Évidemment, ces emprunts sont tous différents et la marge de manœuvre financière qu’ils permettent de débloquer permet à la Ville de déjà commencer à faire les remboursements nécessaires, s’est empressé de préciser le cabinet du maire Maxime Pedneaud-Jobin. 

Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’une rupture avec la politique d’endettement de la Ville dictée par le plan financier à long terme qui n’autorisait des emprunts que dans la mesure où ils permettaient de décrocher une subvention des gouvernements supérieurs. Le conseiller Gilles Carpentier préfère pour sa part parler d’une « correction ponctuelle » qui était devenue nécessaire dans l’application du plan financier. 

« Ce que nous faisions à l’époque était la bonne chose à faire, mais là nous sommes rendus à payer comptant 68 % de nos investissements en infrastructures, note-t-il. Il n’y a pas une autre ville qui fait ça au Québec. On ne se relâche pas. On n’avance pas là-dedans aveuglément. Nous le faisons de manière renseignée et prudente. Les gens vont comprendre notre stratégie pour retrouver un certain équilibre. »

Un des termes les plus à la mode depuis quelques semaines à Gatineau pour expliquer ce changement de cap est l’« équité intergénérationnelle ». Le conseiller Daniel Champagne n’a d’ailleurs pas hésité à l’utiliser à plusieurs reprises, lundi, pour expliquer la pertinence de l’emprunt qui permettrait de financer le plan d’amélioration du réseau cyclable. « C’est pour assurer une équité intergénérationnelle, a-t-il dit. Ça ne peut pas être seulement les contribuables d’aujourd’hui qui paient pour des infrastructures qui serviront aux autres générations. Je suis très à l’aise de mettre ça sur la dette. »

Plan vélo

Gatineau affirme depuis plusieurs années vouloir regagner son titre de capitale du vélo au Québec. Le financement d’un plan de 30,5 millions $ recommandé au conseil démontre que « les bottines suivent les babines », estime le conseiller Tessier. Ainsi, Gatineau investira 6,1 millions $ par année pendant cinq ans. Cela doit permettre l’ajout de 150 kilomètres de liens cyclables, de tripler les sommes réservées annuellement à l’entretien du réseau et à embaucher deux coordonnateurs responsables de l’application du plan au service des infrastructures. 

L’administration a toutefois admis récemment avoir été incapable de réaliser la moitié des travaux d’entretien pour lesquels 500 000 $ étaient réservés annuellement au cours des dernières années. « C’est une question de priorité, a noté le conseiller Champagne. L’administration affirme cette fois pouvoir répondre à la demande. Nous allons suivre ça de près. Les citoyens l’affirment dans tous les sondages, le vélo est une priorité pour eux. Il faut être attentif à ces demandes et s’assurer que le réseau cyclable soit une priorité quand vient notamment le temps de faire le nettoyage au printemps. »

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Les permis de stationnement hivernal en vente à Gatineau

Les citoyens gatinois peuvent se procurer un permis de stationnement hivernal dès ce lundi au coût de 87$ chacun, une hausse de 2$ par rapport à l’an dernier.

Ceux-ci sont disponibles dans les centres de services ou à la division du stationnement de la Ville de Gatineau.

Sur le territoire de Gatineau, il est interdit de stationner sur rue la nuit (de minuit à 6h en semaine ainsi que de 3h à 6h les week-ends) du 1er décembre au 1er avril, à moins d’être détenteur d’un permis de stationnement de nuit en hiver général.

Pour obtenir ce permis de stationnement, le citoyen doit présenter un permis de conduire avec une adresse de résidence à Gatineau.

Lors de la saison hivernale 2017-2018, un total de 2412 permis ont été achetés par des Gatinois. La Ville a donc engrangé une somme de 205 000$.

Rappelons que le décret de l’hiver à une date ultérieure au 1er décembre est possible si les conditions météorologiques le permettent.

Des avis d’interdiction de stationner pour tous y compris les détenteurs de permis seront émis dès qu’une accumulation de neige de 5 à 10 centimètres ou plus sera prévue par Environnement Canada dans la région de la capitale nationale.

À Gatineau, le constat d’infraction pour avoir stationné dans la rue lors qu’un avis d’interdiction hivernal est en vigueur s’élève à 53$. L’hiver dernier, 10 522 contraventions ont été distribuées, permettant à la Ville d’accumuler 558 000$ dans ses coffres. Il s’agissait d’une baisse de 20% par rapport à l’année précédente.

Gatineau

Budget 2019: Boudrias veut un jour d’étude de plus

La conseillère Louise Boudrias souhaite convaincre ses collègues d’ajouter une journée de travail pour étudier plus en profondeur le budget 2019 de la Ville de Gatineau. Elle proposera au conseil de reporter à la semaine prochaine les importants votes indicatifs prévus jeudi.

L’élue fera officiellement sa proposition au conseil d’ici mercredi, a-t-elle affirmé dès l’ouverture des travaux, lundi matin. Elle avait fait une demande semblable, l’an passé, mais une majorité d’élus avait refusé de l’appuyer. « Le vote sur le budget avait aussi été très serré, a rappelé Mme Boudrias. J’espère que cette année j’aurai plus d’appuis de la part des collègues. »

Mme Boudrias souhaite que le conseil se donne plus de temps pour analyser la proposition du budget faite par le comité exécutif. Elle a affirmé que ce ne sont pas tous les conseillers qui ont le même niveau d’information que ceux du comité exécutif ou encore que les élus d’Action Gatineau, plus au fait des détails, selon elle. Elle a par ailleurs critiqué le fait d’avoir reçu quatre documents de présentation à son domicile dans la journée de samedi. C’est trop tard, a-t-elle dit. 

Gatineau

Le budget 2019 à l'étude à Gatineau

Une semaine décisive pour l’année à venir, mais aussi pour le reste du deuxième mandat de l’administration Pedneaud-Jobin s’amorce, ce lundi, à Gatineau. Pendant les quatre prochains jours, les élus passeront au crible le budget 2019 et seront appelés à prendre des décisions qui détermineront une bonne part de l’activité municipale des prochaines années.

Il est déjà acquis que le conseil municipal fera un effort plus important qu’annoncé dans le cadre financier d’Action Gatineau pour réduire la pression fiscale sur les épaules des contribuables. Plutôt que l’augmentation de taxes de 2,5 % précédemment prévue, le comité exécutif a choisi de s’arrimer avec l’analyse approfondie du budget réalisée par le conseiller Gilles Carpentier, et proposera une hausse de taxes limitée à 2,1 % pour 2019. Les débats sur la taxation n’auront toutefois lieu que mercredi après-midi.

Gatineau

Vers un deuxième parti politique à Gatineau

Les chances sont de plus en plus fortes qu’Action Gatineau doivent affronter un autre parti politique lors des prochaines élections.

Le Droit a appris que l’ancien candidat à la mairie lors des élections municipales de 2017, Clément Bélanger, multiplie les rencontres, déjeuners et appels avec plusieurs intervenants des milieux politique, économique et culturel dans le but avoué de jauger l’accueil qu’aurait un deuxième parti politique dans le paysage gatinois. « L’accueil est extrêmement positif », dit-il.

Gatineau

Les wagons du p’tit train vendus pour 1000$

La Ville de Gatineau vient de vendre les neuf wagons du P’tit train à vapeur pour 1000 $.

Le comité exécutif a autorisé, mercredi matin, la vente de gré à gré pour l’ensemble du matériel roulant, à part la locomotive, et tout ce que contiennent les wagons à un entrepreneur de Cantley, Alain Boucher. La vente comprend aussi les rails situés entre la rue Devault et Jean-Proulx, la table tournante et les poteaux de signalisation. La Ville de Gatineau avait tenté de trouver des acheteurs auprès de musées et de divers organismes, mais sans succès. 

Il n’a pas été possible de joindre M. Boucher, mais Radio-Canada rapporte que le propriétaire de la cantine Chez César, sur la montée de la Source, à Cantley, veut transformer deux wagons en restaurant casse-croûte inspiré des années 1950. En avril dernier, la Ville de Cantley s’est penchée sur un projet de « stand de cuisine de rue », proposé par M. Boucher, assujetti à un plan d’implantation architectural.

Le conseiller Cédric Tessier a affirmé que l’entrepreneur a un « projet qui semble intéressant », mais il laisse le soin à ce dernier d’en faire l’annonce. Les wagons devraient être utilisés séparément et pourraient tout autant se retrouver dans la région ou ailleurs. M. Tessier a ajouté que le déplacement des wagons a été un frein à la réutilisation des wagons pour bien des organismes approchés. « C’est très difficile à déplacer, ça amène des coûts importants, et les wagons ne sont pas dans un état exceptionnel, a ajouté le conseiller. Il y a eu beaucoup de vandalisme. »

Il s’agit d’une triste fin pour cette ancienne icône régionale qui n’avait pas roulé depuis près de huit ans malgré toutes les tentatives pour le relancer. « C’est beaucoup d’histoire ce train-là, reconnaît M. Tessier. On savait cependant qu’il ne roulerait plus. C’est la moins pire des solutions qu’on a trouvées pour lui donner une deuxième vie. »

Locomotive

L’avenir de la locomotive doit pour sa part fait l’objet d’une résolution du conseil municipal sous peu. M. Tessier a précisé que les élus ont été consultés et qu’un mandat a été donné à l’administration pour mener à terme des discussions avec différents partenaires qui permettraient de déplacer l’engin à la ferme Dalton. « Il y a une résolution qui s’en vient au conseil bientôt là-dessus », a dit le conseiller.