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Gatineau

Réduction des déchets: au tour des commerces, industries et institutions de faire des efforts

Les efforts de réduction des déchets à Gatineau ont surtout reposé sur les épaules des résidents dans les dernières années, laissant aux industries, commerces et institutions (ICI) le loisir de perpétuer leurs vieilles habitudes de gestion des déchets. La Ville est tout à fait consciente de la situation, affirme la conseillère Maude Marquis-Bissonnette.

L’actuel Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) doit prendre fin en 2020.

Gatineau

Les Gatinois adoptent le bac gris

Dans les dernières années, les Gatinois, sans trop se faire bousculer, ont été invités à changer leurs habitudes en matière de gestion de leurs déchets. La stratégie leur a permis d’intégrer le recyclage dans leur ADN, puis de se familiariser avec l’art du compostage. Puis, récemment, voyant que sa performance stagnait, la Ville a décidé de passer à une autre étape en forçant les récalcitrants à entrer dans les rangs. Le compost est devenu obligatoire et la quantité de déchets a été limitée à 120 litres aux deux semaines. Les collectes d’encombrants ont aussi été considérablement réduites.

La partie n’est pas encore gagnée, reconnaît la présidente de la commission de l’aménagement du territoire, de l’habitation et de l’environnement de la Ville de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette. 

Quelques grincements de dents subsistent dans la population et l’enjeu des cas particuliers incapables de se conformer à la nouvelle réglementation demeure entier.

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Au tour des commerces, industries et institutions de faire des efforts

Gatineau

6e pont : Boudrias réclame un débat au conseil

La conseillère Louise Boudrias demande au maire Maxime Pedneaud-Jobin d’avoir le courage de proposer un débat sur le sixième pont à la table du conseil municipal.

«Ce pont fait partie de notre schéma d’aménagement, rappelle Mme Boudrias. Il a endossé ce document. Il confirme de nouveau qu’il s’oppose à la réalisation de ce pont, alors qu’il le fasse devant le conseil et qu’il propose un débat pour le faire retirer du schéma d’aménagement.»

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Gatineau

6e pont: «une solution magique pour gagner des élections», dit Pedneaud-Jobin

En revendiquant un 6e pont, le député sortant de Gatineau, Steven MacKinnon, propose une «solution magique pour gagner des élections» estime le maire Maxime Pedneaud-Jobin. «Je ne pense pas que c’est comme ça qu’on doit approcher ça, il faut faire ça de façon sérieuse», a-t-il ajouté.

Le maire de Gatineau a convoqué la presse à 15h, jeudi, pour réagir aux propos de M. MacKinnon tenus plus tôt dans la journée en réaction aux articles du Droit. Selon M. Pedneaud-Jobin, M. MacKinnon ne fait que répéter le même discours qui s’est toujours soldé par un échec depuis des décennies. 

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«Le désaccord que j’ai depuis des années avec M. MacKinnon c’est qu’il cible une infrastructure, il dit que ça prend un pont, explique M. Pedneaud-Jobin. En fait, il a le même discours que bien des gens ont eu pendant des années qui nous ont menés à un échec et des études qui n’ont rien donné parce qu’elles ne partaient pas de la base. Ce qu’il propose n’est pas porteur de résultats. La volonté des gens c’est de régler le problème de congestion. Ils ciblent une infrastructure parce que quelqu’un leur dit j’ai une solution magique. […] Si on répète les mêmes actions, ça aura les mêmes effets.»

M. Pedneaud-Jobin a affirmé ne pas être contre un 6e lien entre Ottawa et Gatineau, mais selon lui bien des analyses doivent encore être réalisées pour savoir de quelle infrastructure la région a réellement besoin, et à quel endroit. «M. MacKinnon dit que ce serait un pont aussi pour le transport en commun, mais ni OC Transpo ni la Société de transport de l’Outaouais (STO) ne disent qu’ils ont besoin d’un pont à l’Est présentement, rappelle le maire de Gatineau. Les deux côtés de la rivière sont en croissance, un moment donné on aura besoin d’un lien. Est-ce que c’est un pont vers Cumberland qui correspondrait au projet de Bourbonnais? Dans les études qu’on est en train de mettre à jour à grands frais, ce site ne s’y retrouve pas. Quel est l’impact du train léger, du Rapibus sur un futur pont? Est-ce que c’est un pont pour le transport en commun?»

M. Pedneaud-Jobin estime que c’est avant tout le processus qu’il a mis de l’avant avec le maire Jim Watson qui va donner des fruits. «Les gens qui veulent un pont, ce qu’ils veulent c’est de ne plus être pognés dans leur auto ou dans des autobus eux-mêmes pris dans la congestion, a dit le maire. C’est pour ça que ça prend une vision d’ensemble venant de ceux qui connaissent ça, et ça, ce sont la STO et OC Transpo, les deux villes et la CCN. C’est comme ça qu’on va arriver à régler les enjeux. Mon objectif est de trouver des solutions au transport, à la congestion. Je veux des solutions qui fonctionnent. Pour que ça fonctionne, il faut que tous les partenaires soient là.»

Gatineau

Une chute sur la glace qui coûte cher à la Ville de Gatineau

La Ville de Gatineau a été condamnée à verser 10 000$ à un homme qui a eu cinq dents cassées en tombant « face première » sur un morceau de glace, l’hiver dernier, après avoir enjambé un banc de neige se trouvant dans une traverse piétonnière.

L’incident est survenu en janvier 2018, lorsqu’un retraité portant des crampons sur ses bottes traversait la rue Main d’est en ouest, à l’angle de la rue Reine-Élisabeth.

Actualités

La CCN planifiait déjà en fonction d’un 6e pont à l’est

La rédaction d’un vaste plan qui va redéfinir l’utilisation des liaisons interprovinciales et revoir les façons de se déplacer dans la région de la capitale fédérale devait être lancée en novembre prochain, par la Commission de la capitale nationale (CCN). Le Droit a appris que le 6e pont à l’est faisait carrément partie de cette planification, comme si la décision de le construire était déjà prise.

Un appel d’offres a été lancé en septembre dernier par la CCN afin de s’adjoindre les services d’une firme professionnelle pour l’appuyer dans le développement d’un « plan stratégique intégré à long terme des liaisons interprovinciales pour la région de la capitale du Canada ». Les soumissionnaires avaient jusqu’à vendredi pour signifier leur intérêt. La CCN a cependant retiré cet appel d’offres à la toute dernière minute, dans la journée d’hier, après une intervention politique du cabinet du maire de Gatineau. Les gestionnaires responsables du dossier et les agents de communications répondaient toujours, 24 heures plus tôt, aux questions du Droit dans ce dossier.

Actualités

Sixième lien: Gatineau et Ottawa font reculer la CCN

C’est tout un coup de théâtre qui a eu lieu, mercredi, à la Commission de la capitale nationale (CCN) et l’intervention politique du cabinet du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n’est pas étrangère aux événements, a pu confirmer Le Droit.

L’appel d’offres pour retenir une firme professionnelle responsable de la rédaction du « Plan stratégique intégré à long terme des liaisons interprovinciales pour la région de la capitale du Canada » lancé en septembre par la CCN était toujours en vigueur mercredi matin. En milieu d’après-midi, mercredi, un responsable des communications de l’organisation a précisé, par courriel, que l’appel d’offres venait d’être carrément retiré, à tout juste 48 heures de la fin de la procédure publique. Selon nos informations, cette façon de faire est rarissime à la CCN.

Actualités

Sixième lien: faux départ pour une planification consensuelle

Dans son document d’appel d’offres sur la planification des liaisons interprovinciales retiré à la dernière minute, la CCN démontre sa volonté de faire une grande place au transport collectif, au cyclisme et à la marche. La société de la Couronne pointait aussi du doigt la «fragmentation des propriétés et les responsabilités disparates» à l’égard du transport comme un frein à un réseau efficace, voire comme une nuisance à l’économie de la région.

En plus de devoir planifier un réseau de transport qui devait intégrer un sixième pont à l’est, la firme qui allait être retenue devait aussi favoriser une approche «régionaliste, axée sur la collaboration transfrontalière» où une «collaboration globale» devait être une nécessité.

Patrimoine

14 panneaux pour interpréter le patrimoine d’Aylmer

Le patrimoine aylmerois a été mis en valeur grâce à l’installation de 14 panneaux d’interprétation historique disséminés dans le secteur du Vieux-Aylmer.

L’initiative est le fruit de la collaboration entre la Ville de Gatineau, le Musée de l’Auberge-Symmes, l’Association du patrimoine d’Aylmer et la structure regroupant les commerçants d’Aylmer (APICA).

Elle s’inscrit dans le plan d’action de poursuivre la mise en valeur du patrimoine à Gatineau.

« Le Vieux-Aylmer possède un cachet unique que ses résidents ont à cœur de préserver. [...] Il est important de mieux faire connaître notre histoire», a déclaré conseillère du district d’Aylmer, Audrey Bureau, en précisant que le projet vient «bien complémenter le guide audio lancé cet été ».

Gatineau

Déneigement au privé à Gatineau: hausse de la facture de 48 %

Des hivers de plus en plus imprévisibles et le prix à la hausse du sel de voirie font exploser la facture que Gatineau devra payer au cours des trois prochaines années pour faire déneiger par le privé certains secteurs de la ville.

Quatre contrats ont été octroyés, mercredi, par le comité exécutif pour le déneigement en zone rurale. En vigueur jusqu’en 2021, ils totalisent tout près de 10,5 millions $. Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a fait savoir que cela représente une hausse de 48 % par rapport aux mêmes contrats qui avaient été signés en 2014. «On s’attendait à une hausse importante du prix des soumissions […], mais l’augmentation est encore plus élevée, c’est 20 % de plus que ce à quoi on s’attendait», a-t-il affirmé. 

Un seul soumissionnaire a signifié de l’intérêt pour trois des quatre contrats, mais deux raisons expliquent principalement l’augmentation des prix, note M. Tessier, à savoir les sorties plus fréquentes causées par les plus nombreux épisodes de verglas et de pluie, ainsi que le prix du sel de voirie qui a grimpé de 42 % au cours des dernières années. «C’est assez énorme comme hausse», convient le président du comité exécutif.  

Ces quatre contrats ne représentent toutefois qu’une petite partie des opérations de déneigement sur le territoire de Gatineau, alors que l’essentiel de la tâche est assuré par les cols bleus de la municipalité. M. Tessier n’a pas voulu préciser à quel point les éléments qui font grimper la facture au privé auront un impact sur le budget global de déneigement de la Ville. «Ça, on va voir ça en novembre» lors de l’étude du budget, a-t-il dit. Il a cependant ajouté qu’il ne faut pas s’attendre à une explosion du budget du déneigement pour l’hiver qui vient. 

Soufflage

Les quatre contrats octroyés mercredi ne concernent pas les opérations de soufflage avec lesquelles la Ville a connu sa part de difficulté l’an passé. En juillet dernier, le conseil municipal a décidé de piger 1,2 million $ dans ses surplus libres afin de financer deux équipes qui seront entièrement dédiées au soufflage des rues. Une s’occupera de l’est, et l’autre du secteur ouest. «On avait parlé d’une équipe qui serait là sept jours sur sept et on s’est finalement entendu avec le syndicat pour deux équipes qui travailleront cinq jours par semaine», a précisé M. Tessier.

Gatineau

Gatineau gagne une bataille contre les géants des télécommunications

Tout le monde municipal au pays donnera probablement une franche tape dans le dos à la Ville de Gatineau qui vient de gagner une cause devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui bénéficiera à toutes les villes du Canada.

La bataille juridique amorcée en 2008 par Gatineau qui avait adopté un règlement pour exiger des entreprises de télécommunications qu’elles paient pour les dommages causés notamment à la chaussée lorsqu’elles font des travaux et qu’elles obtiennent les permis nécessaires pour mener leurs opérations dans l’emprise de la municipalité s’est conclue il y a quelques semaines. 

D’autres villes canadiennes avaient aussi tenté par le passé de mettre les grandes entreprises de télécommunication au pas, mais sans grand succès. En 2013, un consortium formé de Vidéotron, Cogeco Câble, Rogers Communications, TELUS Communications et Bell Canada a contesté la validité constitutionnelle de la réglementation gatinoise et a eu en partie gain de cause en 2017. Un juge de la Cour supérieure avait précisé que le règlement adopté des années plus tôt par Gatineau qui touchait à l’obtention de permis municipaux représentait «une entrave à l’exercice de la compétence fédérale». Le juge avait cependant jugé valide l’imposition de frais pour les dommages causés aux équipements de la Ville. 

La Ville de Gatineau s’est alors tournée vers le CRTC pour que la partie de son règlement concernant l’obtention de permis par les entreprises soit reconnue. L’organisme fédéral a pris la cause en délibéré pendant deux ans. 

Forcées d’aviser la Ville

Le président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Cédric Tessier, a confirmé, mercredi, que la Ville venait de gagner sa cause. «Le CRTC a accepté dans sa décision d’établir les termes et les modalités d’un accord d’accès à l’emprise municipale, a indiqué M. Tessier. Ces entreprises devront dorénavant payer les frais pour le renouvellement et la délivrance d’approbations municipales lorsque c’est requis. Ces entreprises devront aussi demander un permis d’occupation routière lors de l’installation de réseaux aériens, elles seront tenues d’aviser la Ville pour le remplacement de matériel de surface et devront avertir la Ville pour le passage de câbles dans une conduite souterraine déjà existante.»

De son côté, la Ville de Gatineau devra rembourser les coûts de déplacement des équipements des entreprises de télécommunication lorsque ce sera requis en raison de travaux municipaux. La répartition des coûts sera toutefois établie en fonction de l’âge des équipements. «Plus les équipements seront vieux, moins ça coûtera cher à la Ville», a précisé M. Tessier. 

Un précédent

M. Tessier explique que cette décision du CRTC créer un précédent qui fera l’affaire de bien des villes au pays. «On n’était pas la seule ville dans cette cause, mais c’est Gatineau qui a fait les premiers pas, qui a fait la demande, et plusieurs villes attendaient cette décision avec impatience, a-t-il noté. Maintenant, quand il y aura des impacts sur les infrastructures municipales, il y aura des coûts exigés aux entreprises. Ce ne sont pas des revenus énormes.» En 2013, le consortium a tenté d’obtenir le remboursement d’une somme de 683 000 $, dont 510 000 $ avaient été payés par Vidéotron. Le juge avait refusé cette demande de remboursement. 


Gatineau

Publicités: près de la moitié des dépenses faites par les élus d’Aylmer

Entre janvier et juin 2019, les Gatinois ont déboursé un peu plus de 41 000 $ pour permettre aux élus de faire valoir leurs bons coups et ceux de la Ville dans les districts, soit par l’achat d’espace dans des publications ou en s’offrant de la visibilité dans des événements communautaires. Près de la moitié de ces dépenses (43 %) ont été faites par les trois élus indépendants du secteur Aylmer.

Gilles Chagnon, Mike Duggan et Audrey Bureau ne cachent pas travailler étroitement dans plusieurs dossiers depuis le début du mandat, mais ils refusent de voir dans leurs dépenses en publicité une stratégie commune de visibilité. C’est surtout, disent-ils, une façon de soutenir financièrement des organismes de leur secteur. « C’est gagnant-gagnant, eux ça les aide et nous, ça nous donne de la visibilité », résume M. Duggan.

Gatineau

Audrey Bureau en tête pour les dépenses en publicité

Depuis le début du présent mandat, les conseillers municipaux ont pris l’habitude de se faire rembourser des dépenses en publicité de toutes sortes. Une compilation réalisée par Le Droit pour les six premiers mois de l’année 2019 démontre que l’utilisation qui est faite de la publicité n’est pas égale d’un élu à l’autre. Certains n’ont pas dépensé un rond pour souligner leur implication dans leur district, alors que d’autres ont dépensé plusieurs milliers de dollars.

La conseillère du district d’Aylmer, Audrey Bureau, apparaît tout en haut de la liste. Elle s’est fait rembourser 7693 $ du fonds pour les frais de support administratif, technique et de recherche en achat de publicité pour les mois de janvier à juin dernier. À elle seule, elle a dépensé plus que les cinq élus du secteur Hull.

Gatineau

Couches lavables: gratuité pour une quarantaine de familles

Deux ans après avoir convenu de la pertinence de mettre en place un programme de financement d’écogestes pour lequel aucune mesure n’avait cependant été retenue, le service de l’environnement de Gatineau a accouché, jeudi, du plan de match qui sera présenté prochainement au conseil municipal.

Ce programme se résumerait à deux mesures, à savoir une subvention pour fournir des couches lavables à une quarantaine de ménages par année, ainsi qu’une aide financière de 5000 $ visant à encourager le remplacement des vieux systèmes de chauffage au mazout pour des systèmes alimentés à l’électricité. Cette mesure toucherait environ cinq bâtiments par année et permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 15 tonnes annuellement.

Gatineau

Collecte des encombrants: retour à quatre collectes par année?

L’ajout de quatre collectes spéciales d’encombrants adopté par le conseil, il y a un an, pour calmer la grogne populaire et hausser à huit le nombre total de collectes par année n’a eu aucun effet sur la quantité de déchets ramassés au cours de l’année. La participation de la population aux collectes d’encombrants est à ce point faible, selon un bilan présenté jeudi, que la Commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement recommandera au conseil, lors de l’étude du budget, d’économiser 400 000 $ en revenant à quatre collectes spéciales par année.

Il n’est pas dit toutefois que le conseil acceptera cette recommandation. Les trois élus siégeant à la commission, Jocelyn Blondin, Jean Lessard et Maude Marquis-Bissonnette ont tous voté contre cette recommandation de la commission.

Gatineau

Réflexion sur une nouvelle vocation pour les édifices E.B. Eddy

Les citoyens de l’Outaouais auront une occasion historique, jeudi, en près de 150 ans d’histoire, de partager leur avis sur l’utilisation future à privilégier pour les édifices de la E.B. Eddy dans le Vieux-Hull.

Érigé au milieu du 19e siècle, l’ensemble industriel d’E.B. Eddy est le seul en Amérique du Nord à avoir été construit en pierre et à être encore debout aujourd’hui. Il fait partie du paysage de la région depuis toujours, mais jamais le public n’a pu y avoir accès. Les choses sont peut-être appelées à changer puisque son nouveau propriétaire, Windmill, a énoncé sa volonté de les rénover et de les intégrer au projet résidentiel et commercial Zibi.

Gatineau

Cartographie des zones inondables à Gatineau: prévoir les inondations maison par maison

La Ville de Gatineau a deux fois plutôt qu’une démontré sa capacité à réagir face à une inondation historique, mais il ne s’agissait que d’un avant-goût du niveau d’intervention qu’elle pourra mettre de l’avant si une nouvelle crue printanière dévastatrice devait à nouveau menacer la ville et le reste de la région.

La réalisation de la nouvelle cartographie des zones inondables que mène actuellement la Ville est d’une ampleur et d’une précision qui est sans précédent au Québec. Près de 600 km de zone inondable, allant du Pontiac à la Petite-Nation, ont fait l’objet d’une modélisation hydrodynamique précise à sept centimètres près. Les huit rivières les plus importantes de la région et leur comportement en période de crue n’auront plus aucun secret pour Gatineau.

Gatineau

Gatineau offre un coup d’oeil sur le nouveau boulevard Saint-Joseph [VIDÉO]

Les Gatinois auront une bien meilleure idée, le printemps prochain, de ce à quoi ressemblera le nouveau boulevard Saint-Joseph une fois les travaux terminés. La Ville vient de mettre en ligne une courte vidéo pour offrir un premier coup d’oeil aux citoyens.

Le comité exécutif a octroyé, mercredi, un contrat de 3,2 millions $ aux Entreprises G.N.P. pour la réalisation des aménagements de surface touchant le tronçon entre la rue Dumas et le boulevard Montclair dont la première phase des travaux a été complétée à la fin du mois de juillet. 

«On parle de l’aménagement des trottoirs, de la plantation d’arbres, de l’installation des bancs, des poubelles, des lampadaires et des supports à vélo», a expliqué le président du comité exécutif, Cédric Tessier. Certains travaux pourraient avoir lieu plus tard cet automne, mais c’est surtout le printemps prochain que la majorité des travaux seront exécutés.  

Le concept d’aménagement que pourront voir les citoyens entre Dumas et Montclair sera essentiellement le même sur toute la longueur de l’artère, entre les boulevards Saint-Raymond et Alexandre-Taché. 

Gatineau

Cul-de-sac du Sommelier à Gatineau: un citoyen devant les tribunaux

Le dossier du cul-de-sac fonctionnel de la rue du Sommelier prend une tournure inattendue et unique dans l’histoire de Gatineau.

La Ville a reçu, la semaine dernière, un pourvoi en contrôle judiciaire pour faire annuler la résolution votée à l’unanimité, en septembre dernier, par le conseil municipal. En d’autres mots, un citoyen mécontent de la décision du conseil s’est tourné vers les tribunaux afin de faire annuler le vote du conseil et par le fait même le retrait du cul-de-sac de la rue du Sommelier. La procédure a été entamée par un résident de longue date de la rue du Sommelier qui est représenté par la firme Noël et Associés.

Une telle démarche juridique pourrait faire grimper la tension déjà vive dans le quartier Limbour, au point où la conseillère Renée Amyot a jugé bon de faire un appel au calme à ses concitoyens.

«Je souhaite que les citoyens, dans le cadre de cette procédure, gardent leur calme et soient à l’écoute de ce qui va se passer, a-t-elle lancé. Il y a eu un incident ce week-end et je souhaite vraiment que les citoyens gardent leur calme et demeurent civils dans cette situation-là. Le citoyen a le droit de faire ce qu’il fait et la démarche doit suivre son cours.»

L’indicent auquel fait référence la conseillère a été rapporté par Le Droit, dans son édition de lundi. Des centaines de vis ont été étalées au sol pendant plusieurs heures, samedi avant-midi, sur la rue du Sommelier. Selon des résidents du secteur, il s’agirait d’un acte délibéré de citoyens opposés au retrait du cul-de-sac. 

Une première

L’annonce de cette démarche juridique contre la Ville été faite par le président du comité exécutif, Cédric Tessier, mardi matin.

Gatineau

La revitalisation du centre-ville de Gatineau coûtera plus cher que prévu

Les grands travaux de revitalisation dans le cœur du centre-ville de Gatineau font l’objet d’un important dépassement de coûts de tout près de 8 millions $, a révélé, mardi matin, le directeur du service des infrastructures. La fin des travaux prévue initialement cette année est aussi reportée de deux ans.

Pour plusieurs élus autour de la table il s’agit d’une « méchante surprise ». Estimée à 11,6 millions $ en 2014, la facture totale pour le réaménagement du secteur Laval-Kent-Aubry, un élément phare du programme du précédent conseil, grimpera à plus de 21 millions $. L’administration propose au conseil de puiser les fonds manquants dans les réserves du Plan triennal des immobilisations de 2019, ainsi que dans le prochain Plan de développement des infrastructures 2019-2022. Des montants qui proviennent d’une subvention d’Hydro-Québec pour l’enfouissement des fils (1,3 million $) et d’une taxe d’amélioration locale payée sur 20 ans par un tiers privé (837 000 $) seront éventuellement remboursés à la Ville.

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a indiqué que les élus auront à se prononcer sur la façon de combler le manque à gagner lors du conseil du 22 octobre prochain. 

Il a déjà été déterminé qu’aucun des travaux prévus cette année ne sera en chantier avant la fin du printemps prochain. Ce deuxième report aura pour effet de repousser de huit à dix mois la prochaine phase des travaux.

La fin de ce grand chantier aura lieu deux ans plus tard que prévu au calendrier initial.

Préoccupations et inquiétudes

Les signaux annonçant une flambée des prix dans le domaine de la construction ne sont pas nouveaux à Gatineau ni ailleurs au Québec. La pénurie de la main-d’œuvre et l’augmentation des budgets des trois ordres de gouvernement pour réaliser des travaux d’infrastructures importants ont un impact direct sur le marché, a rappelé le directeur du service des infrastructures, Jean Audet. 

Déjà, l’an passé, le conseil municipal avait décidé de rejeter la soumission pour l’enfouissement des fils électriques dans ce secteur parce qu’elle était de 48 % supérieure à ce qui avait été estimé. 

La Ville a modifié sa stratégie d’appel d’offres en y combinant la troisième phase des travaux touchant l’aménagement urbain, mais un seul entrepreneur s’était manifesté lors de l’ouverture des soumissions, en juin dernier. Son prix est supérieur de 41 % par rapport aux estimations de la Ville.

« C’est une préoccupation à la grandeur du Québec et l’explosion des coûts est une grande inquiétude alors que tous les paliers de gouvernement augmentent leurs investissements pour les travaux d’infrastructures », a indiqué le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Ce dernier a ajouté que la Ville pourrait être forcée de revoir la planification de ses travaux d’infrastructures si la tendance à la hausse se poursuit.

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Gatineau

Des vis sur la rue du Sommelier: des résidents du quartier mécontents

Des résidents du quartier Limbour, à Gatineau, déplorent que des centaines de vis aient été étalées au sol pendant plusieurs heures samedi avant-midi sur la rue du Sommelier pour lancer un message aux automobilistes qui voudraient contourner la signalisation actuelle. Un geste qui « dépasse les bornes », selon des résidents du secteur.

La décision du conseil municipal de Gatineau, le mois dernier, de rouvrir la rue du Sommelier à la circulation ne fait pas l’affaire de tous les résidents du quartier. Certains étaient surpris de constater samedi que des vis avaient été placées sur la chaussée à l’entrée de la rue du Sommelier, pour passer un message aux automobilistes qui n’attendent pas le retrait officiel du cul-de-sac fonctionnel pour emprunter l’artère résidentielle et ainsi contourner le trafic de la rue Saint-Louis.

Gatineau

Le Pontiac veut transformer vos déchets en électricité

Ce n’est pas d’hier que la MRC Pontiac, l’une des plus dévitalisées du Québec, lorgne la filière verte pour relancer son économie. Plusieurs projets ont suscité de l’intérêt par le passé, mais les succès ont été mitigés. La nouvelle préfète, Jane Toller, n’entend toutefois pas lâcher le morceau. Elle tente depuis quelques mois de positionner sa MRC comme un leader dans la valorisation des matières résiduelles en proposant de transformer la presque totalité des déchets de la grande région de la capitale fédérale en électricité. Pourrait-il s’agir de la fameuse « solution régionale » que recherche l’Outaouais depuis des années pour mettre fin à l’enfouissement ?

« Bien évidemment », répond sans détour l’ancienne conseillère municipale de la Ville de Toronto où elle a cumulé, jusqu’en 2006, plusieurs responsabilités au conseil, dont celle de la gestion des matières résiduelles. 

« Le Pontiac désire vraiment prendre le leadership dans la gestion des déchets, explique Mme Toller. L’enfouissement est devenu inacceptable. On veut prendre nos responsabilités environnementales et collectives et faire partie de la solution pour toute la région de la capitale fédérale. Nous avons un vote unanime à cet effet dans le Pontiac. On s’offre pour être l’hôte volontaire des déchets de toute la région. Cinq municipalités sont actuellement en compétition pour accueillir une infrastructure de valorisation. Nous proposons une solution verte, nous proposons aux autres municipalités de faire des revenus avec leurs déchets. »

À LIRE AUSSI : Gatineau devra s’expliquer concernant la valorisation des déchets

La préfète Toller a interpellé le premier ministre François Legault et le ministre de l’Environnement, Benoît Charrette, lors d’une rencontre de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), il y a deux semaines. Mme Toller fait miroiter la possibilité de détourner de l’enfouissement 95 % des déchets de la région et grâce à leur valorisation énergétique, fournir en électricité au moins
10 000 foyers. 

« La discussion avec le premier ministre et le ministre a été courte, mais intense, rapporte Mme Toller. Ils ont été extrêmement intéressés et veulent à en savoir plus. On prévoit être en mesure de leur présenter un plan d’affaires solide d’ici trois à six mois. » Il est question d’une infrastructure qui serait construite au coût de 250 millions $. Elle devrait être financée par des fonds publics. C’est la municipalité qui l’accueillerait sur son territoire qui en serait propriétaire et qui s’assurerait de la gestion des opérations. Les municipalités qui y enverraient leurs déchets auraient leur mot à dire dans la gestion de l’infrastructure.

Une telle installation permettrait de créer une cinquantaine d’emplois dans le Pontiac, estime la préfète. Elle représenterait des économies de transport et d’enfouissement pour toutes les municipalités, notamment celles du Pontiac qui dépensent annuellement plus de 1 million $ pour gérer les matières résiduelles. 

La technologie proposée par Mme Toller est calquée sur ce qui se fait depuis 2016 au Durham-York Energy Centre, en banlieue de Toronto. Le procédé développé par la firme américaine Covanta s’apparente à un incinérateur puisque les déchets sont transformés grâce à la combustion, mais la chaleur qui est produite est transformée en électricité. « On pourrait revendre cette électricité à Hydro-Québec, explique la préfète. Il y en aurait assez pour alimenter 10 000 foyers. Les revenus de la vente d’électricité seraient ensuite partagés entre les municipalités en fonction du tonnage de déchets qu’elles envoient à cette usine. » 

Pour être viable, toutefois, ce type d’installation doit pouvoir compter sur un approvisionnement important. Mme Toller veut accueillir tous les déchets de l’Outaouais, mais aussi ceux de la Ville d’Ottawa, de Pembrooke et du comté de Renfrew. « Ce n’est pas permis pour l’instant, il faudrait un changement dans la réglementation, note-t-elle. J’en ai parlé avec le ministre Charrette et comme ce n’est pas pour de l’enfouissement, mais pour de la production d’énergie verte, Québec serait ouvert à faire ces modifications. »

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L'EXEMPLE DE DURHAM-YORK ENERGY CENTRE

C’est à environ une heure de Toronto, dans la municipalité de Clarington, que le Pontiac puise son inspiration pour son projet de valorisation des déchets. 

La préfète Jane Toller rêve d’exporter la technologie implantée par la firme américaine Covanta dans les installations du Durham-York Energy Centre. 

Si ce projet est aujourd’hui cité en exemple par l’ancienne élue du conseil municipal de Toronto, son aboutissement, en 2016, n’a pas été de tout repos. C’est en 2007 que cette banlieue ontarienne décide de se tourner vers la valorisation énergétique des déchets. 

S’enclenche alors un débat politique acrimonieux qui s’étirera sur près d’une décennie. Les coûts sont d’abord évalués à 250 millions $. La facture finale sera de 296 millions $ et les retards dans la construction susciteront passablement de grogne. 

Les journaux locaux et le Toronto Star se sont penchés à plusieurs reprises sur ce dossier. Des échecs aux premiers tests des rejets de polluants de l’usine feront grand bruit. 

Mais depuis, l’usine a fait ses preuves, insiste Mme Toller. Elle transforme en électricité 140 000 tonnes métriques de déchets par année qui produisent 17,5 mégawatts, d’après les données fournies par la compagnie. 

« C’est assez d’électricité pour 10 000 foyers, note Mme Toller. La vente d’électricité rapporte au comté plus de 6 millions $ par année. Les rejets de l’usine sont purs à 99,9 %. »

Gatineau

Gatineau devra s’expliquer concernant la valorisation des déchets

Alors que le Pontiac se dit prêt à transformer en électricité les déchets de toute la région de la capitale nationale, la Ville de Gatineau tarde à lancer l’étude que tout l’Outaouais attend pour déterminer la «solution régionale» qui mettra fin à l’enfouissement et donnera le coup d’envoi à la valorisation. La Table des préfets de l’Outaouais s’attend à des explications de la Ville, d’ici la fin du mois, concernant ces délais.

Gatineau a octroyé un contrat de 250 000 $ sur cinq ans, en juillet 2017, pour la réalisation de cette étude. Les MRC ont accepté de contribuer financièrement après avoir été convaincues de la pertinence de la démarche. Ce sont des chercheurs de la Polytechnique de Montréal qui ont été retenus par le conseil municipal de Gatineau pour faire le travail.

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Gatineau

Report de la rencontre de désaffiliation du syndicat de la STO

C’est finalement la semaine prochaine que les dirigeants syndicaux qui représentent les intérêts des chauffeurs et des employés d’entretien de la Société de transport de l’Outaouais (STO) rendront visite au Conseil canadien des relations industrielles à Ottawa pour un changement de centrale syndicale.

La démarche devait avoir lieu vendredi, mais le président de la section locale 591 du Syndicat uni du transport (SUT), Guy Gosselin, a indiqué vendredi après-midi qu’il restait encore certains dossiers à finaliser avec la maison mère du syndicat à Washington concernant la désaffiliation.

La section locale a été placée sous tutelle par le SUT.

M. Gosselin a indiqué jeudi que les chauffeurs et employés d’entretien de la STO vont se rallier à une centrale syndicale québécoise.

Gatineau

Un pont condamné depuis une décennie entre Gatineau et Val-des-Monts

Forcés de faire un détour depuis une décennie en raison de la fermeture d’un pont aux limites de Gatineau et Val-des-Monts, des résidents et commerçants du chemin du 6e Rang se considèrent « laissés pour compte » et ont hâte que quelque chose bouge dans ce dossier.

Le petit pont qui enjambe la rivière Blanche sur la portion de ce chemin à l’est de la route 366 est inaccessible depuis 2009 pour des raisons de sécurité. À l’époque, une culée de la structure se serait déplacée en raison du passage de camions lourds. Les approches du pont, qui est sous la responsabilité de la Ville de Gatineau malgré sa situation géographique limitrophe, étaient aussi sensibles à l’érosion, disait-on.

Gatineau

Les syndiqués de la STO bientôt dans un nouveau syndicat

Le syndicat des chauffeurs et des employés d’entretien de la Société de transport de l’Outaouais (STO) se retrouve sous tutelle par sa maison mère alors que les syndiqués cherchent à s’affilier à une autre centrale.

« L’exécutif syndical et les membres ont manifesté clairement le désir de changer d’affiliation syndicale », a résumé Guy Gosselin, président de la section locale 591 du Syndicat uni du transport.

Gatineau

La glissière à câbles sur l’autoroute 50 fait jaser à l’Assemblée nationale

Le projet d’installation d’une glissière à câbles au milieu d’un tronçon de sept kilomètres de l’autoroute 50 entre Gatineau et L’Ange-Gardien a rebondi à l’Assemblée nationale, jeudi, lorsque le gouvernement a été accusé par les libéraux «d’improviser aux dépens de la sécurité de la population de l’Outaouais».

Se basant sur certaines informations récemment révélées par Radio-Canada, entre autres le fait que des experts ne recommandent pas qu’une telle clôture soit érigée sur un segment de route où les voies sont contiguës, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Gaétan Barrette, a pointé du doigt le ministre des Transports, François Bonnardel, et le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, ce qui a donné lieu à de vifs échanges au Salon bleu. 

«La population de l’Outaouais ne veut pas être le cobaye du ministre avec son projet pilote de clôture de broche à foin. Elle ne veut pas d’une patente qu’on va mettre aux poubelles dans deux ans. [...] Le ministre va-t-il reculer et prendre la bonne décision?», a entre autres lancé M. Barrette. 

M. Bonnardel n’a pas tardé à répliquer et le président de l’Assemblée nationale a dû rappeler les élus à l’ordre à quelques reprises durant ce débat.

«Est-ce que le député et ancien ministre nous reproche de faire quelque chose pour sécuriser la 50? Vous avez été au pouvoir pendant presque 15 ans, quatre ministres des Transports, dont celui qui est assis en arrière de vous (André Fortin, député de Pontiac), qui n’a pas levé le petit doigt pour sécuriser la 50 pendant son année au pouvoir. Et aujourd’hui vous nous dites: bien, finalement, la clôture, ce n’est pas bon. C’est irresponsable de votre part de prétendre qu’on met la vie des gens en danger. [...] Vous devriez arrêter de faire peur aux automobilistes de l’Outaouais», a-t-il rétorqué.

Le 23 septembre dernier, Québec a annoncé un projet pilote qui consistera à installer dès le printemps une glissière à câbles à haute tension au centre des voies contiguës sur cette portion de l’autoroute 50, qui a été le théâtre de plusieurs graves accidents dans les dernières années, dont deux mortels depuis juillet. Il s’agit d’une première étape avant les travaux d’élargissement à quatre voies, prévus en 2021. 

Un ingénieur spécialisé en sécurité routière a indiqué à Radio-Canada plus tôt cette semaine que les glissières à câbles n’ont pas été conçues pour être installées à des endroits semblables. Un ingénieur du ministère des Transports de l’Alberta a quant à lui affirmé que ces clôtures ne seraient jamais installées «sur un tronçon où les voies ne sont pas séparées par un terre-plein». On y apprend aussi qu’une telle structure est en place sur un court tronçon d’une route de l’Oregon dont la configuration est différente. De plus, dans cet État américain, il n’y a pas ou peu de neige chaque hiver.

«Selon les experts, si la charrue accroche la clôture, il va falloir fermer la route, évidemment, pour la réparer. [...] La clôture du ministre, quand un véhicule rentre dedans, elle est faite pour céder un peu. En Oregon, la route a quatre voies. Quand un véhicule rentre dedans, elle cède mais à quatre voies. L’autre en face a une chance d’éviter le face-à-face. Au Québec, on a deux voies. Elle va céder, il va y avoir un face-à-face. C’est quoi, le bout que le ministre ne comprend pas là-dedans?», s’est exclamé M. Barrette, brandissant des croquis. 

Le ministre Bonnardel a répondu que «les ingénieurs du ministère des Transports ont donné leur aval à cette installation», avant que son collègue Mathieu Lacombe n’en rajoute pour défendre le choix de la CAQ.

«Quand les gens téléphonent à mon bureau de circonscription, ce qu’ils veulent, c’est qu’on sécurise l’autoroute 50. J’ai été journaliste en Outaouais pendant dix ans, le Parti libéral n’a jamais levé le petit doigt pour la sécuriser, l’autoroute 50. On arrive au pouvoir, en moins d’un an on a mis une solution sur la table. On va sauver des vies, c’est responsable», dit-il. 

Gatineau

Mairie de Gatineau: Boudrias précisera ses intentions au printemps

L’étude du budget à Gatineau est souvent perçue par des élus ayant des visées sur la mairie comme un moment clé pour prendre leurs distances avec l’administration en place et s’opposer à certains grands principes budgétaires recommandés.

L’ancien maire Marc Bureau avait utilisé cette stratégie avant de se dresser en campagne contre Yves Ducharme.

Gatineau

Voie de fait causant des lésions: un ex-chauffeur de la STO indemnisé malgré sa culpabilité

Un ex-chauffeur de la Société de transport de l’Outaouais (STO) reconnu coupable de voies de fait causant des lésions à un usager a pu faire reconnaître l’incident comme un accident de travail, une décision que le transporteur public a souhaité contester. Il s’y est toutefois pris hors délai et a dû verser quatre semaines d’indemnités à son ancien employé.

En février dernier, l’ex-chauffeur de la STO Alain Blanc a été reconnu coupable de voies de fait causant des lésions à un passager ayant été frappé au visage. L’incident s’était produit en novembre 2017, alors que le passager était remonté dans l’autobus en panne conduit par M. Blanc pour y récupérer son parapluie.

Gatineau

Diversification des revenus: un obstacle se dresse devant Gatineau

Le plan de diversification des revenus mis de l’avant par la Ville de Gatineau vient de rencontrer un obstacle important. La loi. Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a révélé, mercredi matin, que la Ville n’arrivera pas à respecter le plan adopté en 2018 qui devait rapporter plusieurs millions de dollars dans les coffres dès l’an prochain. Il s’agit là d’une bien mauvaise surprise pour plusieurs élus qui n’en savaient toujours rien.

Une taxe de 20 $ sur les droits d’immatriculation des véhicules sur le territoire de Gatineau devait être implantée en 2020. Il s’agissait de la deuxième phase du plan pour réduire la pression sur la taxe foncière. Les élus ont été unanimes il y a un an, derrière ce plan qui prévoit aussi la taxation des stationnements dans le centre-ville à partir de 2021. 

M. Tessier est demeuré très vague dans ses explications de ce qui empêche Gatineau d’aller de l’avant. 

« Toutes les explications vont arriver au mois de novembre et les élus seront informés en temps et lieu avec le reste de la population », a-t-il affirmé en mêlée de presse. 

Alors que Montréal impose cette taxe sur l’immatriculation depuis déjà plusieurs années, Gatineau n’a pour sa part toujours pas obtenu l’autorisation légale de le faire. 

« La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) ne nous permet pas de le faire », a ajouté le président du comité exécutif. 

Le plan de diversification des revenus adopté par le conseil en novembre 2018 évaluait à 3 millions $ les revenus d’une taxe sur les droits d’immatriculation en 2020. 

Ce n’est qu’en novembre qu’on saura comment ce manque à gagner dans les coffres de la ville sera comblé. 

Boudrias hausse le ton

La conseillère Louise Boudrias affirme qu’elle ne s’attendait pas du tout à recevoir cette information à un peu plus d’un mois de l’étude du budget. 

« On a fait la même chose avec l’implantation de la nouvelle réglementation pour les matières résiduelles. On prévoit des choses et on s’aperçoit que la loi ne le permet pas juste après. Il faut arrêter de travailler comme ça. Ça veut dire qu’on a voté sur des recommandations qui n’avaient pas été validées. On prend des orientations importantes, qui représentent des millions de dollars, basées sur un manque d’information. On ne peut plus continuer de gérer comme ça. »

L’objectif de la diversification des revenus a toujours été très clair à Gatineau. Ces nouveaux revenus doivent servir à réduire la dépendance à la taxe foncière. Dans ce contexte, Mme Boudrias ne cache pas son inquiétude sur la capacité de la Ville à respecter l’orientation des hausses de taxes plafonnées à 2,1 % pour les années 2020 et 2021. 

« Si ça met en danger cet engagement, il faudra trouver les trois millions manquants quelque part, dit-elle. Mais pour l’instant, on n’a aucune idée des options de rechange. Je croyais qu’on travaillait toujours avec ce qui a été voté par le conseil l’an passé. »

Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, abonde dans le même sens. « Je ne sais pas si nos prévisions budgétaires étaient basées sur le fait qu’on croyait être assuré de pouvoir aller chercher ces 3 millions $, mais si ça devait être le cas, il faudra qu’on trouve l’argent ailleurs. Si ça devait nous empêcher de respecter notre engagement sur la hausse de 2,1 %, il faudra trouver l’argent ailleurs. »

M. Champagne reconnaît que ce n’est pas le premier écueil que rencontre la Ville de Gatineau dans sa volonté de diversifier ses revenus. L’imposition des frais de croissance, depuis la défaite de la Ville devant les tribunaux, n’est plus sur le radar, du moins pas à court terme. »

Oui, ça fait quelques mesures qui tombent, mais ce n’est pas une raison pour lancer la serviette, dit-il. C’est un combat qu’il faut mener. Il faut alléger la pression sur la taxe foncière. On vient d’obtenir un partage des revenus de la TVQ, mais on doit continuer notre travail et si des éléments ne fonctionnent pas, il faudra en trouver d’autres. »