Un projet de 12 millions $ pour transformer le 100 Gamelin en pôle culturel

Gatineau

Un projet de 12 millions $ pour transformer le 100 Gamelin en pôle culturel

Deux institutions culturelles faisant partie du paysage de Gatineau depuis 30 ans ont décidé d’unir leurs forces pour transformer le fameux bâtiment n˚9 du 100, rue Gamelin, à Hull, en un lieu de création, d’enseignement et de production des arts de la scène. 

Le projet de Centre des arts de la scène de Gatineau proposé par l’Artishow et l’Avant-première nécessiterait un investissement d’environ 12 millions $. Il prévoit la rénovation complète du bâtiment n˚9, désaffecté depuis le départ dans le tumulte du Collège Nouvelles-Frontières en 2009, ainsi que la construction d’un nouveau bâtiment pour abriter deux studios entièrement équipés totalisant près de 8000 pieds carrés. 

Le projet est à ce point pris au sérieux par la Ville de Gatineau que le conseil municipal a adopté à l’unanimité, mardi, l’octroi d’une somme de 1,1 million $ pour financer une partie des travaux nécessaires. La Ville prévoit aussi un financement annuel de 75 000 $ pour soutenir le fonctionnement du futur Centre des arts de la scène. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin affirme que le projet a d’ailleurs récemment été abordé avec la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. 

«Cet investissement aura un effet de levier qui permettra aux deux organismes intéressés à occuper les lieux d’aller chercher le reste des investissements nécessaires pour réhabiliter l’édifice», a indiqué la conseillère du quartier, Louise Boudrias. Cette dernière entend aussi présenter une demande à l’administration pour qu’une partie des investissements consentis par la Ville puisse servir à la réparation urgente de la toiture du bâtiment n˚9. Un architecte embauché par les promoteurs du projet a recommandé de faire les travaux le plus rapidement possible pour préserver les composantes du bâtiment actuellement en proie aux infiltrations d’eau. 

Crise de confiance entre Action Gatineau et les indépendants

Gatineau

Crise de confiance entre Action Gatineau et les indépendants

Après ce qui s’est probablement avéré être l’une des séances du conseil municipal les plus chargées de l’histoire de la Ville de Gatineau, mardi, un dossier en apparence anodin sur l’interdiction de stationnement dans certaines rues du centre-ville adopté mercredi matin au comité exécutif semble vouloir paver la voie à une crise de confiance entre les élus indépendants et les membres d’Action Gatineau.

À en croire le président du conseil, Daniel Champagne, la manoeuvre politique orchestrée par Action Gatineau qui détient la majorité au comité exécutif va «indéniablement laisser des traces» et «divisera le conseil». Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, estime que M. Champagne «exagère en déchirant sa chemise comme ça».

Malgré l’opposition sentie au conseil municipal, Cédric Tessier a fait adopter à 3 contre 2 au comité exécutif une interdiction pour les visiteurs de se stationner après 23h dans quelques rues avoisinantes du pôle ludique Laval-Aubry. La mesure doit entrer en vigueur en avril 2021 et ne viserait qu’une trentaine de places de stationnement. 

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a appuyé la résolution déposée par M. Tessier en affirmant qu’il fallait envoyer le message aux résidents du secteur que la Ville entend leurs craintes et se préoccupe des nuisances causées par le bruit au centre-ville. Mardi soir, le conseil a adopté l’abrogation du règlement de l’ancienne Ville de Hull qui forçait les bars à fermer leurs portes à 2h.

Les conseillers indépendants membres du comité exécutif, Gilles Chagnon et Pierre Lanthier se sont tous deux opposés à la recommandation présentée par le président Tessier sur l’interdiction de stationnement. M. Lanthier a insisté pour que M. Tessier repousse la décision afin de pouvoir poursuivre les discussions avec le conseil municipal. M. Chagnon a fait de même en évoquant son malaise devant ce dossier qui est loin de faire l’unanimité où il n’y avait à son avis aucune urgence de prendre une décision.

Jos Montferrand a eu chaud!

Gatineau

Jos Montferrand a eu chaud!

La légende du grand Jos Montferrand s’est une fois de plus enflammée dans le Vieux-Hull. Il a cependant fallu prendre l’expression au pied de la lettre, mardi, puisque les pompiers de Gatineau ont été appelés sur le site où repose sa statue, sur la rue Montcalm.

Il s’agissait en fait d’un «incendie» contrôlé par l’artiste qui doit refaire une beauté à l’imposante structure métallique offerte à la Ville de Gatineau à la fin de l’exposition de mosaïcultures au parc Jacques-Cartier, en 2018.

Futur Guertin: le conseil adopte le plan de sortie de crise du maire

Gatineau

Futur Guertin: le conseil adopte le plan de sortie de crise du maire

Le nouveau Guertin à 80,3 millions $, c’est du passé. Ça n’existe plus. Il faut maintenant parler d’un projet de 101,9 millions $. Vision multisports Outaouais (VMSO) doit trouver 20 millions $ de plus pour terminer le projet.

Le maire de Gatineau pensait que le protocole d’entente signé avec VMSO en 2018 venait clore ce dossier qui s’était incrusté dans la vie des Gatinois depuis plus d’une décennie. On parlait d’un risque zéro pour Gatineau lors de la signature. Maxime Pedneaud-Jobin est aujourd’hui contraint de demander l’accord du conseil municipal pour rouvrir le protocole d’entente et dépenser quelques millions supplémentaires dans le projet. La manoeuvre, espère le maire, devrait convaincre Québec de consentir une garantie de prêt à VMSO, ce qui sécuriserait Desjardins pour le financement d’un nouvel emprunt. 

Sans grand débat, le conseil a adopté, mardi, la recommandation du maire à la majorité. Les conseillers Jocelyn Blondin, Marc Carrière, Louise Boudrias et Audrey Bureau s’y sont opposés.

Le chantier du complexe multiglaces était terminé à 60 % quand la COVID-19 s’est invitée en mars dernier et a fait tout stopper. La pandémie n’explique cependant pas tout. VMSO avait déjà confirmé en début d’année que le projet était plombé par d’importants dépassements de coûts. «Avant la COVID, on avait un problème qu’on pouvait gérer, après la COVID on avait un problème qui n’était plus gérable», a lancé Maxime Pedneaud-Jobin au cours d’un breffage technique tenu sous embargo lundi.

La COVID s’en prend aux gens de bien des façons. Pour VMSO, elle s’est attaquée directement aux revenus de l’organisme, et par le fait même à sa capacité à emprunter pour assumer, tel que promis, tous les dépassements de coûts du projet. «À partir du moment où il n’y a plus de revenu, que tout s’écroule sans savoir à quel moment les activités vont reprendre, c’est devenu un accélérant sur un feu qui était allumé», a dit le maire. L’absence de revenus, les dépassements de coûts existants et toute l’incertitude que la COVID laisse planer sur l’industrie du sport en général ont rendu les créanciers de VMSO inquiets, a précisé la directrice générale de la Ville de Gatineau, Marie-Hélène Lajoie. 

La facture de la future Place des Pionniers grimpe à 49,5 millions $

Gatineau

La facture de la future Place des Pionniers grimpe à 49,5 millions $

Gatineau vient de refaire ses projections de coûts pour la démolition et la reconstruction de Place des Pionniers et sa nouvelle bibliothèque Lucy-Faris, à Aylmer. Sans grande surprise, les coûts estimés en 2018 ne tiennent plus. L’augmentation des coûts de construction fait passer le projet de 44 millions $ à 49,5 millions $.

Cette révision ne tient pas compte des impacts de la COVID-19, impossible à estimer pour l’instant. «Rien ne nous met à l’abri de l’évolution du marché, a rappelé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Avec ce qu’on vit et la crise économique, on a du mal à voir. Ce qui ne change pas c’est la pertinence du projet.»

Les élus municipaux ont adopté à la majorité, mardi, l’indexation du budget du projet. Seuls les conseillers Jean Lessard, Jocelyn Blondin et Louise Boudrias se sont opposés. La somme manquante de 5,5 millions $ sera ajoutée à la dette. Un montant de 28,5 millions $ a déjà été emprunté pour financer le projet. Le remboursement se fera à raison de 350 000 $ par année, dès 2023, à partir des sommes prévus au plan d’investissement. Le maire refuse d’y voir un dépassement de coûts. «C’est une indexation, insiste-t-il. Ce n’est pas un dépassement de coûts imprévisible. Ce n’est pas de l’incompétence. C’est une indexation des coûts prévus.» 

La plupart des élus ont accepté cette analyse de la situation, mais plusieurs n’ont pas caché leur inquiétude par rapport à l’augmentation du budget qui est bien réelle. «Je suis très préoccupé par cette augmentation, a lancé le conseiller Daniel Champagne. Il n’y a pas une seule brique de posée encore.» Mme Boudrias a affirmé ne pas comprendre pourquoi la Ville de Gatineau n’arrive pas à bien estimer l’inflation des coûts de construction de ses projets. «Je me demande quel sera le coût quand on sera rendu en 2022», a-t-elle lancé.

Le conseiller Blondin a pour sa part surpris plusieurs de ses collègues en proposant carrément d’abandonner le projet de Place des Pionniers pour plutôt relocaliser de manière permanente la bibliothèque Lucy-Faris dans l’ancien Cinéma d’Aylmer. «On pourrait aussi faire un beau parc à la Place des Pionniers», a-t-il avancé. Sa proposition rejetée du revers de la main par ses collègues a finalement eu une durée de vie aussi longue que le temps qu’il a pris pour la formuler. 

La fin des soirées écourtées dans le centre-ville de Gatineau

Gatineau

La fin des soirées écourtées dans le centre-ville de Gatineau

La Ville de Gatineau a officiellement tiré un trait définitif, mardi, sur trois décennies de soirées écourtées dans son centre-ville. Après des années de discussions, de consultations et plusieurs mois de projet pilote, le conseil municipal autorise les bars du secteur à ouvrir leurs portes jusqu’à 3h du matin.

La volonté du conseil municipal de mettre un terme à l’ère du règlement initié au début des années 1990 par l’ex-conseiller municipal Claude Bonhomme qui forçait les débits de boisson de fermer boutique une heure plus tôt que partout ailleurs au Québec était devenue évidente au cours des derniers mois. Seul le conseiller Marc Carrière, à la toute fin, s’y est opposé. À la demande du conseiller Tessier, un bilan des interventions policières liées aux bars sera présenté au conseil municipal en 2024.

La forêt Deschênes est sauvée

Gatineau

La forêt Deschênes est sauvée

Les citoyens qui se mobilisent depuis des mois pour la protection de la forêt Deschênes à l’angle du boulevard Lucerne et du chemin Fraser peuvent crier victoire. Les élus municipaux qui avaient autorisé sa vente, plus tôt ce printemps, ont tous changé leur fusil d’épaule, mardi, en annulant définitivement le processus et en choisissant de protéger intégralement le boisé.

Le conseil a ainsi adopté à l'unanimité la recommandation déposée par le maire Maxime Pedneaud-Jobin et le conseiller Mike Duggan à cet effet. «C’est rare qu’une ville a la possibilité de poser un geste aussi concret pour la protection de l’environnement, a souligné, plus tôt en après-midi, le conseiller Cédric Tessier. Je crois qu’on doit saisir cette occasion.»

Des modulaires pour itinérants sur le site Guertin?

Gatineau

Des modulaires pour itinérants sur le site Guertin?

La Ville de Gatineau propose l’utilisation d’une parcelle de terrain sur le site de l’aréna Robert-Guertin, dans le centre-ville, pour accueillir pendant une période maximale de trois ans un projet de bâtiments modulaires destinés à une clientèle en situation d’itinérance. Le projet permettrait d’offrir 45 chambres et une cafétéria.

La réalisation de cet hébergement atypique proposé par l’organisme Mon Chez-Nous ne pourra toutefois pas devenir cette année une réponse au problème d’hébergement des itinérants qui a été exacerbé par la pandémie de COVID-19. L’organisme devrait d’abord obtenir un engagement financier de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et confirmer l’admissibilité aux programmes de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Des autorisations municipales seront aussi nécessaires.

Le conseil municipal de Gatineau en bref

Gatineau

Le conseil municipal de Gatineau en bref

L'essentiel du dernier conseil municipal de Gatineau, en quelques mots.

La garderie de 80 places ira de l’avant sur le chemin Vanier

N’en déplaise aux résidents du quartier du Faubourg, dans le secteur Aylmer, le conseil municipal a approuvé à l’unanimité, mardi, l’intégration d’une garderie de 80 places au 147, chemin Vanier. Le conseiller du quartier, Mike Duggan, a été vivement critiqué par des citoyens pour sa façon de gérer ce dossier. Plusieurs résidents du secteur ont affirmé s’inquiéter de la circulation supplémentaire que la garderie attirera dans leur quartier et du manque de considération de l’élu face à ces craintes. «J’appuie entièrement ce projet, a déclaré M. Duggan, mardi. On doit libérer les parents pour qu’ils participent à l’économie. Ce projet de garderie a reçu une rare subvention provinciale. La garderie sera à côté d’une des écoles primaires les plus fréquentées au Québec. Je travaille avec les propriétaires du projet depuis le début pour assurer une intégration responsable et je continuerai à le faire pendant et après la construction».

+

Gatineau demande à la population de réduire la consommation d’eau potable

Gatineau

Gatineau demande à la population de réduire la consommation d’eau potable

La canicule et le manque de pluie forcent la Ville de Gatineau à demander à tous ses citoyens de réduire le plus possible leur consommation d’eau potable.

«Actuellement, la demande en eau potable est inhabituellement élevée. Pour assurer un approvisionnement stable et constant en eau potable, la collaboration citoyenne est cruciale», a expliqué la Ville de Gatineau dans un communiqué publié lundi après-midi.

Plus d’argent pour soutenir les anciens centres-villes?

Gatineau

Plus d’argent pour soutenir les anciens centres-villes?

Les anciens centres-villes de Gatineau pourraient obtenir un coup de pouce financier de la Ville de Gatineau pour y soutenir l’offre commerciale et y attirer des gens dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Le conseil devra se prononcer, mardi, sur l’octroi d’une enveloppe de 500 000 $ afin de mener à bien cet objectif. «Les associations commerciales pourront déposer des projets pour de l’aménagement ou de l’animation, explique la conseillère Maude Marquis-Bissonnette. Ça permettrait de financer des trucs comme du mobilier urbain, des espaces éphémères, des blocs sanitaires, des stations de lavage des mains ou des îlots de terrasses dans l’espace public où on permettrait la consommation d’alcool.»

Un autre milieu humide en danger à Aylmer

Gatineau

Un autre milieu humide en danger à Aylmer

Un dossier de protection de boisé n’attend pas l’autre à Gatineau. Celui de la forêt Deschênes n’est pas encore réglé que déjà, un nouveau fait surface. Il s’agit cette fois de remblayer un milieu humide et autoriser la coupe massive d’arbres sur un terrain, à Aylmer, pour faire place à encore un peu plus de condominiums.

Cette fois, c’est vers le 62-64 boulevard Lucerne que la conseillère d’Aylmer, Audrey Bureau, dirige les projecteurs. Ce dossier vient remettre à l’avant-scène «l’absence de protection des milieux humides sur le territoire de Gatineau, ainsi que la faiblesse de la réglementation municipale protégeant les arbres», estime-t-elle. 

Mme Bureau explique que ce terrain est presque entièrement constitué d’un milieu humide et contrairement à d’autres municipalités plus agressives, Gatineau continue de se référer au gouvernement pour déterminer quels milieux humides doivent être protégés et lesquels peuvent être détruits.

«Le propriétaire aurait déjà obtenu l’autorisation ministérielle afin de remblayer l’entièreté du milieu humide, se désole Mme Bureau. Là, comme c’est un boisé de protection, donc une zone où Gatineau juge qu’il y a un intérêt, le promoteur doit demander la permission au conseil de couper les arbres. La décision devra être rendue en août prochain. Moi, je vais m’opposer très fortement, je vais interpeller mes collègues et demander aux citoyens de faire valoir leur point de vue lors de la consultation publique par écrit.» La recommandation de l’administration est cependant d’autoriser la coupe massive des arbres sur ce terrain.

Ce dossier rappelle l’importance, selon Mme Bureau, du débat entourant la nécessite pour Gatineau de se doter d’une réglementation municipale qui la forcerait à prendre ses propres décisions quant à la protection des milieux humides plutôt que de s’en remettre à Québec. La Ville évoque un changement à la Loi sur la qualité de l’environnement survenu en 2017 pour remettre ce pouvoir entre les mains du ministère de l’Environnement. Cette position de la Ville est d’ailleurs vivement contestée par la Fondation de la forêt Boucher, une dizaine d’association de résidents et de nombreux citoyens. Tous demandent à la Ville d’emboîter le pas à la Ville de Laval, qui teste actuellement son propre règlement en la matière.

Mme Bureau est d’avis que Gatineau doit, à tout le moins, se doter d’un règlement intérimaire interdisant la destruction des milieux humides en attendant qu’un règlement permanent basé sur une catégorisation de tous les milieux humides du territoire soit adopté. Gatineau doit aussi donner plus de mordant à sa réglementation de protection du couvert forestier. Au cours des derniers mois, plusieurs élus ont dénoncé la faiblesse du règlement actuel qui se résume trop souvent, selon eux, à autoriser une coupe massive.

«La première étape était de reconnaître le problème, affirme Mme Bureau. Ce qui est inquiétant, toutefois, c’est qu’en attendant de faire les modifications, on continue de recommander au conseil municipal de raser tous les arbres. Ça n’a aucun sens.»

Pedneaud-Jobin consulte

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a déjà fait savoir qu’il avait donné le mandat à son administration de vérifier si Gatineau peut légalement se doter d’un règlement municipal sur la protection des milieux humides. La possibilité de voter un règlement intérimaire en attendant la nouvelle réglementation permanente est aussi à l’étude. L’échéancier dans lequel l’administration devra présenter ses conclusions au conseil est cependant moins clair. 

«Je trouve ça intéressant de voir que des villes vont plus loin, dit-il. On est en train d’évaluer ça, voir si l’interprétation qu’on fait de la loi est trop rigide. On va peut-être suivre des villes comme Laval. Ça m’intéresse qu’on aille dans ce sens-là pour protéger nos milieux humides. On est en train de voir si ça passerait le test des tribunaux.»

Le maire a dit comprendre l’exaspération des citoyens de l’ouest de Gatineau devant le développement à vitesse grand V. «On est pris dans une philosophie de développement où on construit des maisons et qu’après on modifie nos infrastructures, dit-il. Les gens s’installent à un endroit en pensant que le boisé tout près va rester là, alors qu’il est déjà prévu qu’il y aura là du développement. Je comprends ce niveau d’exaspération là.»

La mémoire de Robert Middlemiss honorée au parc des Cèdres

Gatineau

La mémoire de Robert Middlemiss honorée au parc des Cèdres

Le nouveau pavillon du parc des Cèdres prendra le nom de pavillon Robert-Middlemiss en l’honneur de celui qui a représenté la circonscription de Pontiac à l’Assemblée nationale du Québec de 1981 à 2003.

Les élus doivent confirmer cette désignation toponymique lors du conseil municipal de mardi. 

Plusieurs membres de la famille de l’ancien député se sont rassemblés, lundi midi, devant le pavillon, afin d’assister au dévoilement du nom qui identifiera dorénavant cet endroit emblématique du secteur Aylmer. Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, plusieurs conseillers municipaux, l’actuel député de Pontiac, André Fortin, et plusieurs amis de la famille étaient aussi présents pour l’événement. 

«C’est très spécial, a lancé la fille de M. Middlemiss, Diane Middlemiss. Ça fait sept ans que j’ai fait la demande au comité de toponymie pour faire honorer la mémoire de mon père. Heureusement, j’ai eu beaucoup d’aide d’amis de mon père dans ce dossier. La seule chose qui est triste aujourd’hui c’est que ma mère est décédée. Elle aurait vraiment voulu être vivante pour vivre ce moment-là.»

Robert Middlemiss est décédé en 2010, après une longue carrière politique, tant au niveau municipal que provincial. Il a été conseiller municipal de l’ex-Ville d’Aylmer de 1970 à 1979. Il s’est ensuite fait élire comme candidat libéral dans Pontiac pour la première fois en 1981. Il sera réélu facilement lors des quatre élections suivantes. Il a occupé les fonctions de ministre délégué à l’Agriculture et des Transports. Il occupera brièvement le poste de ministre de la Sécurité publique, en 1994, avant de devoir retourner siéger dans l’opposition jusqu’à la fin de sa carrière en 2003.

Pedneaud-Jobin recommandera la protection complète de la forêt Deschênes

Gatineau

Pedneaud-Jobin recommandera la protection complète de la forêt Deschênes

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, proposera au conseil municipal, mardi, d’abandonner pour de bon la vente de la forêt Deschênes, à l’angle du chemin Fraser et du boulevard Lucerne, et de protéger intégralement la totalité du terrain.

«Les citoyens nous demandent de le garder et de ne pas le développer, a-t-il rappelé, lundi, en marge d’une conférence de presse à Aylmer. Je pense qu’on devrait entendre ce message-là. Je ne sais pas ce que le conseil va décider mardi, mais moi je pense qu’on ne devrait pas le vendre et le protéger au complet.»

Cette déclaration du maire de Gatineau devrait sonner comme de la musique aux oreilles des dizaines de citoyens et d’associations de résidents qui ont maintenu la pression sur la Ville depuis que cette dernière a annoncé, en mars, qu’elle souhaitait vendre ce terrain pour financer l’achat d’un autre terrain dans le Plateau devant accueillir le futur complexe multiglaces de l’ouest.

Devant la grogne populaire, le maire avait bloqué le processus de vente le temps que le conseil puisse obtenir toute l’information pertinente dans ce dossier. «Même si au sens strict il y a des bouts de ce terrain qui sont développables au moment où on se parle, il y a peut-être un intérêt au niveau environnemental de le protéger pour toujours», a-t-il ajouté, en citant en exemple la chênaie qu’abrite ce terrain et qui continue de prendre de l’expansion.

M. Pedneaud-Jobin admet quand dans ce dossier, la Ville aurait pu avoir une vision «un peu plus stratégique». Il a tenu à rappeler que, selon lui, «l’administration n’a rien caché aux élus, elle a fait son travail, elle a transmis l’information pertinente dans le cadre qui était le sien». Ce cadre cité par le maire est cependant appelé à changer.

«Ça va faire partie de la résolution présentée mardi, a-t-il ajouté. Dorénavant, quand on voudra vendre un terrain, on va faire des analyses qu’on ne faisait pas avant, notamment pour voir s’il n’y a pas un intérêt collectif là-dedans.»

Manifestation

Les défenseurs de la forêt Deschênes n’entendent toutefois pas crier victoire trop rapidement. Une manifestation en appui à la protection du terrain a eu lieu aux abords de la forêt, lundi sur l’heure du souper. 

Coordonnatrice d’un regroupement de citoyens, d’associations et de professionnels qui s’opposent à la vente de la forêt Deschênes, France Gagnon a indiqué que l’organisation est «super contente» des appuis qu’elle reçoit de plusieurs conseillers municipaux dans ce dossier.

«Nous avons travaillé fort jusqu’au bout pour en arriver là, alors on accueille ces prises de position publiques très favorablement. Nous sommes très contents, mais on maintient le cap parce qu’ils sont 19 autour de la table à voter mardi. Donc on veut que notre message soit entendu par les 18 conseillers et M. le maire», a partagé Mme Gagnon lors de la manifestation citoyenne tenue lundi à l’angle du chemin Fraser et du boulevard Lucerne.

Les camps de jour de Gatineau sont prêts

Gatineau

Les camps de jour de Gatineau sont prêts

Les camps de jour de la Ville de Gatineau commenceront le lundi 6 juillet.

Le Droit a pu avoir un aperçu de ce à quoi ressemblera le quotidien des enfants alors que les mesures de sécurité et de distanciation devront se conjuguer avec les activités.

Le Soif-Bar à vin pris au centre d’une guerre immobilière

Gatineau

Le Soif-Bar à vin pris au centre d’une guerre immobilière

EXCLUSIF / Un bras de fer juridique et immobilier en cours dans le centre-ville de Gatineau pourrait ultimement signer l’arrêt de mort du bar à vin Le Soif fondé en 2014 par la sommelière de réputation internationale, Véronique Rivest, a appris Le Droit.

L’homme d’affaires Pierre Brisson tente de faire reconnaître par le tribunal ce qu’il estime être une entente sur une offre d’achat de 975 000 $ qui serait survenue entre lui et la propriétaire de l’immeuble situé au 86-88 de la rue Montcalm, Carole Lafrance, le 1er octobre 2019. Il se base sur un « accord de volonté » qui aurait eu lieu par le biais d’une notaire impliquée dans le dossier.

La Ligue des droits et libertés lance une «mission d’observation d’urgence» à Gatineau

Gatineau

La Ligue des droits et libertés lance une «mission d’observation d’urgence» à Gatineau

La situation «particulièrement dramatique» du logement qui sévit à Gatineau et les démantèlements à répétition par la Ville du campement du ruisseau de la Brasserie au cours des dernières semaines poussent la Ligue des droits et libertés (LDL) à lancer une mission d’observation d’urgence en Outaouais.

La LDL a annoncé, vendredi, qu’elle mandatait François Saillant, l’ancien coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), pour mener à bien cette mission d’observation d’urgence. Le rapport de mission doit être rendu public à l’automne prochain. 

«Gatineau est la ville au Québec ou le recours au logement d’urgence, voire à l’abri d’urgence, est complètement disproportionné par rapport à la population, explique Lucie Lamarche, porte-parole de la LDL. Autant de gens pendant aussi longtemps pris à habiter dans un motel, on ne voit pas ça ailleurs au Québec. Il faut expliquer pourquoi le droit au logement est si souvent violé à Gatineau. Il y a clairement quelque chose de dramatique qui se passe chez vous, quelque chose qu’on ne voit pas ailleurs dans la province.» 

La mission d’observation de François Saillant le mènera à entrer en contact avec les différents acteurs impliqués dans la question du logement, à savoir la Ville de Gatineau, les gens à la recherche de logements, ceux qui sont en attente de logement, les représentants de l’Office d’habitation de l’Outaouais et les organismes communautaires du territoire.

La LDL n’est pas sans savoir que les inondations de 2017 et 2019, en plus de la tornade de 2018, ont donné un dur coup au parc de logements abordables de Gatineau. La situation frontalière, l’augmentation des prix des loyers et les coûts de construction plus élevés qu’ailleurs font aussi partie du portrait. La LDL veut cependant savoir pourquoi les différentes politiques publiques n’arrivent pas à avoir les impacts voulus à Gatineau.

«Il y a vraiment une urgence, insiste Mme Lamarche. Il y a un problème de politique publique quand des gens sont pris pour ériger un campement dans une ville avec autant de ressources que Gatineau. Comment se fait-il que Gatineau ait pu atteindre un tel niveau de vulnérabilité dans son respect du droit au logement? Il semble y avoir une confusion entre le droit au logement et l’abri d’urgence. Il y a une telle pression à Gatineau qu’on est presque rendu à dire qu’un abri dans un hôtel va suffire au respect du droit au logement. Dans les faits, une telle situation ne répond pas aux principes du droit au logement.»

Les démantèlements à répétition du campement du ruisseau de la Brasserie ont été une source de tension entre les organismes et la Ville de Gatineau dans les dernières semaines. «Agir ainsi quand on n’a pas de plan B à offrir est contraire aux droits des gens qui y habitent, note Mme Lamarche. Ailleurs au pays, les tribunaux ont interdit ce type de démantèlement quand ces abris sont de dernier recours.»

Des heures de piscine prolongées à Gatineau

Gatineau

Des heures de piscine prolongées à Gatineau

La Ville de Gatineau prolonge d’une heure l’ouverture de plusieurs plages urbaines, pataugeoires et piscines extérieures en raison de la canicule.

L’horaire sera confirmé chaque jour en fin de journée sur la page gatineau.ca et les médias sociaux.

Les 39 jeux d’eau municipaux sont aussi ouverts de 9h à 20h tous les jours.

L’administration doit par contre diminuer les capacités d’accueil des piscines et lieux publics en raison de la pandémie.

Pour respecter une distance physique dans l’eau, selon la taille du bassin, un maximum de 30 à 50 personnes pourront se baigner en même temps, explique-t-on par communiqué. La capacité d’accueil sera d’environ 30 % par rapport aux normes habituelles. Pour les piscines et pataugeoires extérieures, la baignade sera limitée à 45 minutes afin de permettre la désinfection des surfaces de façon régulière durant la journée.

Par ailleurs, la Ville de Gatineau avertit la population que la chaleur intense peut provoquer plusieurs problèmes de santé comme des étourdissements, des vertiges, des maux de têtes, des nausées, de la fatigue inhabituelle, de la confusion, de la perte d’équilibre, un état de conscience altéré, jusqu’à l’évanouissement.

En cas de coup de chaleur, il est conseillé de s’immerger dans de l’eau pour se rafraîchir.

Toits verts à Gatineau: tous les obstacles sont levés

Gatineau

Toits verts à Gatineau: tous les obstacles sont levés

Plus aucun obstacle ne se dresse devant la Ville de Gatineau dans le dossier des bâtiments verts. 

L’Association de la construction du Québec, BBL Construction et l’entrepreneur Sylvain Bertrand ont décidé de se désister des procédures juridiques qu’ils avaient entamées devant la Cour supérieure pour bloquer la mise en application de la nouvelle réglementation.

À LIRE AUSSI: Bâtiments verts à Gatineau: l’industrie de la construction se tourne vers les tribunaux

C’est une victoire sur toute la ligne pour la Ville de Gatineau dans ce dossier. Le règlement sur les bâtiments verts adopté en janvier dernier avait auparavant fait l’objet d’une contestation devant la Commission municipale du Québec. La Commission a donné raison à la Ville en déclarant son règlement conforme. Le désistement en Cour supérieure de l’industrie de la construction vient clore le dossier.

Itinérance et crise du logement : le secteur communautaire appelle à l’action

Gatineau

Itinérance et crise du logement : le secteur communautaire appelle à l’action

Incendie au Gîte Ami, crise du logement, pandémie, campings démantelés à répétition : l’année 2020 n’a pas été tendre envers les sans-abri et les mal-logés de Gatineau. Et à la veille du 1er juillet, l’inaction des différents paliers gouvernementaux se fait sentir, ont dénoncé divers acteurs du secteur communautaire, mardi, lors d’une manifestation dans le centre-ville de Hull.

« So-so-so, société malade! »

Ils étaient une cinquantaine, mardi après-midi, à crier des slogans, à lever le poing, et à planter des tentes devant l’édifice Jos-Montferrand, dans le centre-ville de Gatineau. Pendant un moment, l’accès à l’immeuble situé coin Laurier et de l’Hôtel-de-Ville a été bloqué – empêchant du même coup les prestataires de l’aide sociale d’aller chercher leur chèque mensuel, au neuvième étage du même édifice. Alexandre Deschênes, organisateur communautaire du Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO), bouillait déjà. La nouvelle a fait sauter la soupape. « Encore une autre injustice! »

Depuis l’incendie au Gîte Ami, le 31 décembre dernier, les usagers du centre d’hébergement temporaire ont été contraints de se déplacer d’un centre communautaire à l’autre – ou de ranger leurs tentes à répétition, étant donné les démantèlements du camping autour du ruisseau de la Brasserie. La cerise sur le gâteau : l’aréna Robert-Guertin, qui héberge actuellement jusqu’à une soixantaine de sans-abri, cessera de les recevoir au plus tard à la fin juillet, deux mois après leur avoir ouvert ses portes. « Ça va être la sixième fois qu’ils vont changer d’endroit, déplore Alexandre Deschênes. Quand on dit que tout le monde a un besoin de stabilité, eux n’échappent pas à cette règle-là, et ils n’en ont pas. »

Aucun autre site n’a encore été choisi pour remplacer l’aréna. Le Gîte Ami affiche complet. Mardi après-midi, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a indiqué par communiqué qu’« un comité de relocalisation a été mis en place afin de rapidement trouver un emplacement alternatif. »

Réouverture du casino du Lac-Leamy le 23 juillet avec plusieurs centaines d'employés en moins

Gatineau

Réouverture du casino du Lac-Leamy le 23 juillet avec plusieurs centaines d'employés en moins

Les joueurs pourront retourner au casino du Lac-Leamy à Gatineau à compter 23 juillet, mais une série de consignes sanitaires devra être respectée, dont le port obligatoire du masque. 

Loto-Québec a annoncé mardi la réouverture progressive de ses établissements de jeux dans le respect des normes de distanciation physique et d’hygiène. Au casino de Gatineau, quatre secteurs de jeux seront aménagés avec une capacité maximale de 250 personnes chacun.

Les aires de jeux seront reconfigurées avec une activation des machines à sous de manière à assurer la distanciation ainsi que la réduction du nombre de joueurs aux tables de jeu. 

Une machine à sous sur environ trois sera disponible tandis que 20 % des tables de jeux seront offertes. Toutes les tables où il y avait manipulation des cartes par les clients, comme le poker, ne seront pas disponibles.

Un panneau de protection sera installé entre les joueurs et devant le croupier.

Les clients se verront remettre un stylet à embout de caoutchouc pour éviter les contacts tactiles avec les machines à sous.

Les employés et les clients devront porter un couvre-visage et respecter l’affichage signalétique qui indique le sens de la circulation ainsi que les deux mètres de distanciation physique.

Loto-Québec recommande aux gens de réserver leur présence en ligne avant de se présenter sur les lieux, notamment aux heures de fort achalandage.

Il y aura désinfection complète de chaque établissement à tous les jours, et nettoyage de chacun des appareils de jeu entre chaque client.

Les bars et les salles de spectacles resteront fermés jusqu’à nouvel ordre.

Les casinos de Charlevoix et de Mont-Tremblant rouvriront leurs portes le 16 juillet tandis que celui de Montréal sera accessible à compter du 3 août.

À Gatineau, l'hôtel Hilton situé à côté du casino rouvrira ses portes le 13 juillet.

MISES À PIED

Par ailleurs, Loto-Québec a aussi annoncé mardi une réduction de son personnel en raison de la crise liée à la COVID-19 qui a entraîné «une baisse significative de ses revenus». 

Ainsi, 2250 employés d’opération dans les casinos et les salons de jeux sont temporairement mis à pied. Au casino du Lac-Leamy, quelque 580 employés sur les 1100 affectés aux opérations sont affectés par la mesure.

Il y aura aussi un gel des salaires et aucun boni ne sera versé à l’ensemble des cadres en 2020-2021.

Loto-Québec procède aussi à un gel d’embauches et à une réduction temporaire de la semaine de travail.

La liste des rues où il sera possible de jouer librement à Gatineau

Gatineau

La liste des rues où il sera possible de jouer librement à Gatineau

C’est fait. Il ne manque plus que l’autorisation du conseil municipal qui ne devrait être qu’une formalité. Gatineau deviendra, la semaine prochaine, la première grande ville au Québec à autoriser le jeu libre dans certaines rues de son territoire.

Un total de 50 rues sur quelque 425 propositions de citoyens ont été retenues pour le projet-pilote d’une durée d’un an. La présidente de la commission Gatineau, ville en santé qui a mené le dossier, Renée Amyot, précise que la formule du premier arrivé, premier servi a été respecté, mais que par souci d’équité, le choix des rues s’est aussi fait en fonction de la proportion de la population dans chaque secteur. Des efforts ont aussi été faits afin qu’au moins une rue par district soit choisie. 

Les rues ont aussi été choisies en fonction d’un nombre important de critères se rapportant notamment à la configuration de la rue, sa vitesse permise, la présence de parcs ou de trajets de la Société de transport de l’Outaouais (STO). Les participants devront aussi respecter un code de conduite, notamment sur les heures où le jeu est permis, afin d’assurer la courtoisie dans les quartiers et l’acceptabilité sociale du projet. 

L’Ombudsman de Gatineau de moins en moins sollicité

Gatineau

L’Ombudsman de Gatineau de moins en moins sollicité

Le nombre de plaintes logées par des citoyens au Bureau de l’ombudsman de Gatineau (BOG) est en chute libre depuis la dissolution de l’institution, en 2017, à la suite d’une tempête politico-administrative. Les Gatinois sont statistiquement moins prompts à faire appel à leur chien de garde depuis sa renaissance officielle survenue après un long débat sur son rôle et sa structure qui s’est étendu sur presque deux ans. L’ombudsman elle-même, Maryline Caron, y voit peut-être un problème de «crédibilité» qui a été engendré par la crise qui a secoué le BOG. 

Fondé en 2007, le Bureau a rapidement pris une vitesse de croisière en recevant et traitant en moyenne 185 plaintes par année de citoyens qui s’estimaient lésés par la Ville. D’après le bilan annuel 2019 présenté mardi au conseil municipal, le nouveau BOG n’a traité que 140 plaintes l’an passé, soit le plus petit nombre depuis sa création il y a 13 ans. C’est 19 de moins qu’en 2018 et près de 100 de moins qu’en 2017.

«On voit vraiment que c’est à partir de la dissolution du Bureau qu’il y a une baisse, note Mme Caron. Je l’avais mentionné dans mon rapport 2018 qu’une situation de cette nature peut affecter la crédibilité d’un bureau d’ombudsman.» Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, a pour sa part préféré voir dans cette diminution un symptôme de l’amélioration des services réalisée par l’administration municipale. 

Une quarantaine de nouveaux logements abordables dans le Plateau

Gatineau

Une quarantaine de nouveaux logements abordables dans le Plateau

Sept immeubles réunissant 45 logements abordables et subventionnés pour les ménages à faible revenu ouvriront leurs portes mercredi dans le secteur du Plateau. 

Le projet Liverpool mené par les Habitations de l’Outaouais métropolitain (HOM), le bras immobilier de l’Office d’habitation de l’Outaouais (OHO) ne réglera évidemment pas à lui seul la pénurie de logements à Gatineau, mais il permettra à plusieurs ménages d’emménager dans un quartier «recherché et considéré» par les familles, explique Mme Osiecka.

«C’est le deuxième projet d’HOM dans le Plateau, note-t-elle. C’est un projet qui est très familial dans un quartier aussi très familial. C’est très positif, même si ça ne répond pas à l’ensemble de la demande.» 

Mobilisation citoyenne pour sauver la forêt Deschênes

Gatineau

Mobilisation citoyenne pour sauver la forêt Deschênes

Un groupe de citoyens, qui s’oppose au controversé processus de vente du terrain boisé situé à l’angle du chemin Fraser et du boulevard Lucerne à Aylmer, se mobilise pour tenter de sauver cette portion de la forêt Deschênes.

Le Droit avait révélé le 12 mars que ce terrain boisé avait été mis en vente au plus offrant et que du développement résidentiel et commercial y serait autorisé. Cependant, des pressions de résidents du secteur ont fait reculer la Ville le 30 avril. Le processus de vente du terrain a été suspendu jusqu’à ce qu’une meilleure caractérisation écologique et archéologique du terrain soit menée.

Pour répondre à cette demande de la Ville, un groupe de citoyens, comprenant notamment des naturalistes, des historiens et un archéologue, ont arpenté la forêt Deschênes dans le but d’actualiser des informations d’un précédent rapport sur la biodiversité qui couvrait une zone plus grande englobant cette forêt du secteur Aylmer. Ces données ont été compilées dans un nouveau rapport que nous vous partageons ici.

« On remarque qu’on est connectés à des corridors verts. Il faut les conserver, c’est super important pour la biodiversité régionale. On viendrait amputer ces corridors verts là qui nous connectent avec le parc de la Gatineau », explique au Droit une citoyenne impliquée dans ce dossier, France Gagnon. 

La garderie qui fait déborder le vase

Gatineau

La garderie qui fait déborder le vase

Ils étaient là, une dizaine de citoyens, à tenter de respecter les deux mètres de distance dans la petite ruelle qui borde l’école primaire Rapides-Deschênes où ils avaient donné rendez-vous au journaliste du Droit. Juste à côté, le 147 chemin Vanier, une maison résidentielle qui doit bientôt être agrandie et transformée en garderie de 80 places. Le projet est conforme. Le zonage, les usages et le plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA), tout y est. Cela n’empêche pas le voisinage de maugréer.

« Oui, on est des fonctionnaires, on a des belles maisons à 500 000 $, et les gens vont dire qu’on fait juste chialer pour ne pas avoir de garderie, lance Daniel Riendeau, un résident du quartier du Faubourg. On comprend les besoins d’une garderie. Ce qu’on demande, ce sont des aménagements pour répondre aux craintes de la communauté. Il va y avoir des graves problèmes de stationnement, de circulation et de vitesse dans nos rues. »

À LIRE AUSSI: «Bienvenue à Aylmer», lance Mike Duggan

«Bienvenue à Aylmer», lance Mike Duggan

Gatineau

«Bienvenue à Aylmer», lance Mike Duggan

« Le quartier du Faubourg est tout nouveau. Je me souviens que les gens de Terrasse-Lakeview n’en voulaient pas à cause du déboisement. Maintenant, les propriétaires dans le nouveau quartier protestent contre la construction d’une garderie à proximité. Bienvenue à Aylmer. »

Le conseiller municipal Mike Duggan sait que les citoyens de ce secteur du chemin Vanier ont une dent contre lui depuis un certain temps. « La COVID a un effet sur les gens, dit-il. Ils s’impatientent très rapidement. Il y a de l’angoisse dans l’air et dès que les gens trouvent une cible ils lui lancent des roches. Ils m’ont pris pour cible. »

À LIRE AUSSI: La garderie qui fait déborder le vase

STO: le taux de satisfaction générale en légère baisse

Gatineau

STO: le taux de satisfaction générale en légère baisse

Le taux de satisfaction générale des usagers de la Société de transport de l’Outaouais (STO) a enregistré une légère diminution de 2018 à 2019, révèle un sondage rendu public jeudi.

Le coup de sonde mené par la firme BIP Recherche auprès de Gatinois ayant effectué au moins quatre déplacements sur le réseau de la STO en novembre 2019 indique que 69 % des répondants se sont dits satisfaits de la qualité des services comparativement à 72 % en 2018. Ce taux s’établissait à 65 % en 2017.

La présidente de la STO, Myriam Nadeau, a préfère parler de «stabilité» dans le taux de satisfaction dans la mesure où le transporteur public connait une hausse marquée de son achalandage au cours des trois dernières années et que le taux se situe dans la marge d’erreur de 3,67 %.

«La hausse de l’achalandage amène le défi des surcharges. On peut peut-être associer ça à certains facteurs d’insatisfaction», a expliqué Mme Nadeau, tout en prenant soin de préciser que la note moyenne était de 7,2 sur 10 en 2019 alors qu’elle était de 7,1 en 2018.

Mme Nadeau a d’ailleurs tenu à préciser que la STO a diminué de 16 % son taux de surcharge dans les autobus à l’automne 2019 par rapport à la même période en 2018. 

«C’est notre fête nationale tabarn...», lance le conseiller Mike Duggan

Gatineau

«C’est notre fête nationale tabarn...», lance le conseiller Mike Duggan

Le conseiller municipal Mike Duggan a accumulé quelques frasques depuis son entrée en politique municipale en 2013. Sa dernière boutade lancée sur Facebook envers les gens qui craignaient les attroupements et les risques de propagation du coronavirus dans le cadre des festivités de la fête nationale, mercredi, à Aylmer,  soulève toutefois l’indignation de bien des citoyens.

«Arrêtons de juger, de pleurer, de chicaner et vivons un peu, c’est notre fête nationale tabarnak», a-t-il écrit en réponse aux internautes qui soulignaient que les règles de distanciation sociale n’étaient pas toujours respectées lors du spectacle ambulant d’Émile Bilodeau. Certains citoyens ont salué son franc-parler, mais plusieurs autres, tant des francophones que des anglophones, ont répliqué en affirmant s’être sentis «agressés et insultés» par les propos du conseiller. 

Plusieurs, dont des travailleurs de la santé, ont critiqué ce qu’ils estiment être de l’insouciance face aux risques de contagion, allant même jusqu’à le traiter de «covidiot». 

Futur Guertin: Gatineau embauche des avocats

Gatineau

Futur Guertin: Gatineau embauche des avocats

La Ville de Gatineau évalue ses options juridiques dans le dossier du futur aréna Guertin.

Toujours sans solution apparente à portée de main pour que soit complétée la construction du futur complexe multiglaces, la Ville de Gatineau a octroyé un contrat de 75 000 $, de gré à gré, à DHC Avocats, une firme montréalaise, pour l’accompagner dans ce dossier.