Gatineau

Accès à la rivière des Outaouais: une première en plus d’un siècle au centre-ville

Les Gatinois sont sur le point de pouvoir faire quelque chose qu’ils ne pouvaient plus faire depuis plus d’un siècle. Se rendre librement, quand le coeur leur en dit, près de la rivière des Outaouais, dans le secteur de la chute des Chaudières. Aucun Gatinois encore en vie aujourd’hui ne se souvient de cet endroit, sans la présence des usines qui pendant longtemps les ont fait vivre…ou mourir.

Le projet Zibi commence réellement à prendre forme et dès cet automne, le secteur deviendra accessible à toute la population. Il suffira de se rendre au bout de la rue Laval. L’immense complexe industriel de la E.B. Eddy qui barrait la route jusqu’à la rivière sera tombé, disparu. La rue Laval pourra continuer son chemin jusqu’au bout où l’attendra une place publique qui deviendra la propriété de la Ville de Gatineau. 

L’endroit surplombe la rivière et risque d’être spectaculaire lorsque les crues printanières dévaleront la chute des Chaudières. La vue sur l’autre côté de la rivière où trônent encore les anciens édifices de J.R. Booth est imprenable. Ceux vieux bâtiments industriels seront aussi restaurés dans une prochaine phase des travaux.

Le président de Windmill, Jeff Westeinde, ajoute que d’ici environ 18 mois, il sera possible d’aller encore plus loin que la place publique au bout de la rue Laval. «Des escaliers permettront de descendre jusqu’à la rivière, explique-t-il lors d’une visite du chantier avec Le Droit. Nous allons aménager un parc pour la Commission de la capitale nationale (CCN), avec des sentiers et une piste cyclable.»

En remontant la rue Laval, à gauche, s’ouvrira la rue Jos-Montferrand qui donnera accès au premier immeuble résidentiel du site. Les premiers résidents y emménageront à l’automne. Un deuxième immeuble identique sera bientôt en chantier juste à côté. Cette rue ira rejoindre la rue Eddy, un peu avant le pont des Chaudières.  Juste avant d’arriver à l’intersection, deux immeubles centenaires que les ouvriers s’affairent actuellement à restaurer attireront l’attention. Ils abriteront, dès le printemps prochain, des commerces au rez-de-chaussée et des bureaux aux étages.  

«Ces deux édifices n’ont pas de protection patrimoniale, mais nous leur trouvons quelque chose, indique M. Westeinde. Ils valent la peine.» Ce sont les premiers édifices reconstruits par E.B. Eddy après le Grand feu de 1900. Ils sont en brique et ont de grandes ouvertures pour les fenêtres. Ils demeurent plus récents que ceux fabriqués en pierre, de l’autre côté de la rue Eddy, qui eux profitent de la plus haute protection patrimoniale au Québec. 

Le terrain qui longe la rue Laurier qui sera bientôt libéré par la démolition du bâtiment construit dans les années 1950, permettra à Windmill de construire, à l’angle Eddy et Laurier, son premier immeuble locatif. «L’étape qui suivra c’est de se rapprocher de la rue Laval, à l’angle de Laurier, note le promoteur. On veut y construire une épicerie. Nous discutons aussi avec le gouvernement fédéral pour la location de bureaux. Nous avons énormément de discussions avec des employeurs privés. Nous prévoyons aussi la construction d’un hôtel. Nous sommes sur des terrains près de l’eau, dans un endroit stratégique. Ça ne se fait plus des endroits comme ça. J’ai toujours été confiant que le marché d’Ottawa-Gatineau allait répondre positivement ici.»

Actualités

Des solutions pour économiser sur la facture d'électricité

Les hausses répétées des tarifs d’électricité profitent à des entreprises de construction du secteur écoénergétique qui voient une clientèle de plus en plus réceptive à l’idée de ne plus dépendre des compagnies d’électricité, ne serait-ce que partiellement.

Quelques-unes d’entre elles sont présentes à la foire environnementale et d’écohabitation ÉcoSphère qui se déroule samedi et dimanche sur les terrains de Zibi au centre-ville de Gatineau.

Le fabricant de maisons EkoBuilt, d’Ottawa, propose des résidences permettant d’épargner jusqu’à 60 % de votre facture d’électricité grâce, notamment, à une meilleure isolation ainsi qu’à l’installation de portes et fenêtres écoénergétiques. L’entreprise lancée il y a trois ans a érigé des maisons du côté d’Ottawa et commence à décrocher des contrats en Outaouais. 

Les factures d’électricité ont connu d’importantes hausses au cours des six à sept dernières années alors que le revenu disponible des gens ne suit pas au même rythme, a observé Paul Kealey, cofondateur des maisons EkoBuilt. 

. Les maisons actuelles ont été bâties à une époque où l’électricité et les carburants étaient peu dispendieux, a-t-il aussi souligné.

«Nous ignorions où cela nous mènerait lorsque nous avons créé EkoBuilt, mais avec les factures d’électricité qui ne cessent d’augmenter, nous avons constaté beaucoup d’intérêt envers nous. Nous n’avons fait aucun marketing cette année et nous avons doublé nos ventes», a précisé M. Kealey, dont l’entreprise pose aussi des panneaux solaires sur les maisons qu’elle bâtit.

Dans le même registre, la foire ÉcoSphère accueillait le kiosque de Solution HydroSolaire, dont le slogan est «Soyez maître de votre énergie». L’entreprise basée sur la Rive-Sud de Montréal est spécialisée dans les panneaux solaires pour les propriétaires de maisons, de commerces et de fermes qui veulent produire leur propre électricité.

«C’est de l’énergie pure. Elle ne part pas de milliers de kilomètres pour venir chez vous. C’est direct», a précisé Aldéo Noël de Solution HydroSolaire.

Il faut entre cinq et sept ans pour éponger son investissement avec l’achat de panneaux solaires, a indiqué M. Noël.

«Nous en sommes rendus là, a tranché M. Noël. L’énergie fossile disparaît tranquillement et les prix du diésel et du charbon qui alimentent certaines centrales énergétiques, augmentent».

La Foire ÉcoSphère a eu sa première édition à Brome en 2006. C’est la première fois que l’événement se déplace à Gatineau. Quelque 80 exposants en environnement et développement durable y participent sur les terrains de Zibi, au centre-ville de Gatineau. L’activité propose aussi des conférences.

Gatineau

La plage du parc des Cèdres rouverte

La plage du parc des Cèdres dans le secteur Aylmer à Gatineau a obtenu le feu vert pour sa réouverture.

«Les résultats des tests bactériologiques effectués le 13 juillet indiquent que la qualité de l’eau est cotée A», a indiqué la Ville de Gatineau, samedi. 

La plage en bordure de la rivière des Outaouais avait été fermée temporairement, vendredi, pour une piètre qualité de l'eau.

En prévision des températures très élevées prévues jusqu’à au moins mardi, la Ville de Gatineau a annoncé le prolongement des heures d’ouverture de certaines plages, pataugeoires et piscines extérieures à compter de dimanche. 

Pour connaître les horaires, il faut consulter le site web de la ville à www.gatineau.ca.

Le mercure devrait grimper à 32 °C, dimanche, avec un humidex de 37 °C. Le thermomètre pourrait atteindre 33 °C, lundi, selon Environnement Canada.

Gatineau

Plus de 300 Gatinois pincés pour une infraction liée à l'arrosage

Plus de 300 constats d’infraction ont été remis, depuis le début mai, à des citoyens contrevenant au règlement municipal gatinois sur l’utilisation de l’eau.

La phobie du gazon jaunissant a sans doute poussé certains citoyens à défier le règlement municipal en utilisant des arroseurs mécaniques en période où cela est interdit.

En temps normal, pour tout le territoire de Gatineau, deux préposés travaillent le jour et trois autres le soir pour assurer le respect du règlement sur l’arrosage. « En temps de sécheresse, comme c’est le cas en ce moment, trois préposés sont appelés à travailler les fins de semaine afin d’effectuer davantage de surveillance », précise le service des communications de la Ville. Cette surveillance accrue était en place pour les fins de semaine de la fête du Canada et des 7 et 8 juillet, et le sera encore en fin de semaine.

La Ville précise que des constats sont donnés « seulement si le préposé constate lui-même une infraction ». Pour une première infraction, les citoyens fautifs sont passibles d’une amende de 200 $, à laquelle s’ajoutent des frais d’administration.

Le 30 juin et le 1er juillet, un total de 53 constats d’infraction ont ainsi été remis à des citoyens ne respectant pas les dispositions du règlement municipal sur l’arrosage. Le week-end suivant, 44 constats de la sorte ont été donnés.

De l’entrée en vigueur du règlement (le 1er mai) jusqu’au 11 juillet, 329 constats ont ainsi été remis à des citoyens arrosant sans en avoir le droit. Cela signifie l’imposition d’amendes totalisant près de 66 000 $.

Dans le cas des avis de courtoisie, ils sont remis aux citoyens qui ne sont pas pris en flagrant délit. C’est donc le cas lorsqu’une dénonciation est faite au 3-1-1 et que le préposé se présente sur place alors que l’arrosage n’est plus en cours. Depuis le 1er mai, de tels avis ont été remis 122 fois.

Maintien des réserves

La Ville indique que malgré la canicule, elle a réussi, depuis le 25 juin, à maintenir ses six réservoirs d’eau potable pleins.

« Les réserves se remplissent au maximum seulement entre 23 h et 3 h, puisque la consommation d’eau des citoyens n’a pas diminué malgré la sécheresse, notent les autorités municipales. Les Gatinois n’ont pas changé leurs habitudes afin d’aider au maintien des réserves d’eau potable. »

Si jamais la Ville n’arrive pas à remplir suffisamment ses réserves, l’interdiction de l’arrosage mécanique serait « la première action à poser pour économiser l’eau ».

En fonction de leur adresse (paire ou impaire), les résidents de Gatineau peuvent faire de l’arrosage mécanique trois fois par semaine, entre 3 h et 5 h la nuit. Cette pratique est tellement utilisée « que le débit d’eau entre 3 h et 5 h est le même qu’en début de soirée vers 17 h », indique la Ville.

Il est par ailleurs permis en tout temps, sauf les lundis, de procéder à de l’arrosage manuel, au lavage des véhicules et au remplissage d’une piscine. 

Il est aussi possible d’obtenir un permis, au coût de 15 $, pour avoir le droit d’arroser mécaniquement une nouvelle pelouse pendant deux heures par jour, pour deux semaines.

L’arrosage d’une entrée, d’un trottoir ou d’une rue est pour sa part interdit en tout temps.

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L'EAU COULE VITE

  • En période estivale, chaque Gatinois consomme de 600 à 880 litres d’eau sur une base quotidienne. Cela représente, pour une famille de quatre personnes, l’équivalent de 22 baignoires pleines chaque jour. À l’été, la consommation d’eau augmente d’environ 100 litres par personne par jour.
  • Un boyau d’arrosage laisse couler 1000 litres d’eau en une heure, «soit l’équivalent de ce qu’une personne boit en trois ans».
  • Un robinet normal laisse couler en moyenne 13,5 litres d’eau par minute. Fermer le robinet en se brossant les dents permet donc de réduire la consommation d’eau de quelque 6000 litres par année.

Source: Ville de Gatineau

Gatineau

Préférable d’arroser la nuit

Il n’y a aucun mal à arroser son gazon la nuit lors de grandes périodes de chaleur, selon des spécialistes en aménagement paysager.

Avec une bonne minuterie, l’arrosage mécanique permet de donner un peu d’amour à sa pelouse tout en dormant sur ses deux oreilles.

L’arrosage la nuit évite le gaspillage de l’eau par évaporation ou par absorption trop rapide par la terre chaude lors de temps ensoleillé et caniculaire.

Et, pour ceux et celles qui craignent le jaunissement de la pelouse, une bonne dose de H20 et l’ensemencement devraient reverdir votre terrain.

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ATTENTION AUX COUPS DE CHALEUR

Les autorités de la santé en Outaouais appellent à la prudence alors qu’une deuxième vague de chaleur en l’espace de trois semaines déferle sur la région de la capitale fédérale.

«En période de chaleur, il est important d’écouter les signaux d’alerte que votre corps vous envoie en cas de déshydratation», a prévenu le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO). 

Gatineau

Bureau veut tester l’eau des plages plus souvent

La fermeture de la plage du parc des Cèdres en raison d’une eau «polluée» fait réagir la conseillère municipale Audrey Bureau, qui souhaite que Gatineau fasse des analyses de la qualité de l’eau chaque jour plutôt que seulement une fois par semaine comme c’est actuellement le cas.

Les autorités municipales ont diffusé un communiqué, vendredi en milieu d’avant-midi, pour informer la population que la plage municipale du secteur Aylmer devait être fermée jusqu’à nouvel ordre en raison des «résultats des analyses bactériologiques». Sur son site Internet, la Ville indique que le prélèvement a eu lieu mercredi et que les analyses de laboratoire prennent 24 heures, de sorte que les résultats ont été obtenus jeudi.

Puisque la plage a été fermée en raison de la cote D (polluée) obtenue, des tests quotidiens sont effectués jusqu’à ce qu’elle puisse de nouveau accueillir des baigneurs. Après, ce sera le retour à des tests hebdomadaires.

Audrey Bureau aimerait toutefois que la Ville en fasse davantage, à l’image de sa voisine Ottawa. La conseillère du district d’Aylmer entend donc déposer «un avis de proposition au conseil municipal du mois d’août pour qu’un projet pilote de testage de l’eau quotidien des plages soit mis en place», a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.

Une telle mesure permettrait d’«assurer un meilleur suivi et ainsi éviter des désagréments aux utilisateurs», croit-elle.

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, les cinq plages municipales d’Ottawa font l’objet de tests de la qualité de l’eau sur une base quotidienne. Des fermetures ponctuelles ont d’ailleurs déjà eu lieu cet été à diverses plages de la capitale, en fonction des analyses bactériologiques.

L’eau des plages gérées par la Commission de la capitale nationale, aux lacs Leamy, Meech, Philippe et La Pêche, est pour sa part testée toutes les deux semaines, une fréquence qui «respecte les règlements provinciaux en vigueur» au Québec, précise la société d’État.

Gatineau

Piscines et plages ouvertes plus tard à Gatineau

En prévision des températures très chaudes qui devraient persister au cours des prochains jours, la Ville de Gatineau prolongera d’une heure à compter de dimanche les heures d’ouverture de certaines plages et piscines extérieures.

Les piscines des parcs Desjardins, Fontaine, Laurent-Groulx et Sauvageau resteront ouvertes jusqu’à 21 h alors que les plages des parcs des Cèdres, Moussette et du lac Beauchamp seront accessibles jusqu’à 20 h. 

Une réévaluation des heures prolongées sera faite quotidiennement en fonction des conditions météorologiques en vigueur. 

Environnement Canada prévoit que le mercure atteindra 33 °C, dimanche et lundi. 

Pour plus d’information sur les heures d’ouverture, veuillez consulter le site web de la Ville de Gatineau.

Gatineau

Petite victoire pour le propriétaire du 79 Fraser

Le propriétaire du 79 chemin Fraser vient de remporter une petite bataille dans le litige qui l’oppose à la Ville de Gatineau, la Cour supérieure lui donnant accès à une série de documents internes que les autorités municipales refusaient de lui fournir.

Dans une décision rendue la semaine dernière, la juge Carole Therrien s’est penchée sur un pan de la saga du 79, chemin Fraser, cette somptueuse demeure du secteur Aylmer érigée trop près de la rue, en contravention au règlement municipal d’urbanisme.

Gatineau

Action Gatineau salue l’initiative de Marc Carrière

Action Gatineau encourage le conseiller indépendant, Marc Carrière, à poursuivre sa réflexion concernant la création éventuelle d’un deuxième parti politique sur la scène municipale en prévision des élections de 2021.

« C’est bien de voir qu’il commence à entendre raison et qu’il réalise que ce que nous faisons n’est pas si bête que ça, lance le directeur général du parti, François Soucy. À Action Gatineau, on croit évidemment aux partis politiques et à l’adoption d’un programme commun pour défendre des idées communes. »

Le conseiller Cédric Tessier salue aussi la démarche entreprise par son collègue de Masson-Angers. « Je suis d’accord avec lui, c’est toujours mieux pour la population d’avoir le choix de plusieurs visions », dit-il. 

M. Carrière a annoncé, mardi, qu'il était en réflexion, avec un « petit groupe de personnes » sur la pertinence de fonder un deuxième parti politique pour faire face à Action Gatineau, un parti de « gauchistes » qui a, selon lui, contribué à éloigner le conseil municipal des besoins de la population.

À lire également: Un deuxième parti politique à Gatineau?

« Il faut quand même rappeler que le maire a été élu, et réélu, et aussi que le programme du conseil a été adopté à l’unanimité par le conseil, note M. Tessier. Il parle aussi de gauche ou de droite au municipal, je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Action Gatineau avait deux conservateurs dans son équipe de candidats lors de la dernière élection. On n’est pas à gauche ou à droite, on est au municipal. »

« Incohérent », dit Champagne

Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, identifié par M. Carrière comme un indépendant faisant partie de la « clique » du maire, dit trouver « intéressant » l’exercice entamé par son collègue, alors que ce dernier s’était toujours opposé à la présence de partis politiques sur la scène municipale.

« Les raisons qu’il donne actuellement pour faire cette réflexion m’apparaissent cependant incohérentes, affirme M. Champagne. Lancer un parti politique, ça doit se faire autour d’idées. Si on lance un parti parce qu’on se sent exclu, c’est peut-être parce que quand on s’oppose, on le fait en fonction des individus plutôt qu’en fonction des idées. »

M. Champagne dit qu’il accordera de l’importance à la démarche de M. Carrière lorsque ce dernier précisera les idées qu’il souhaite défendre et de quelle manière il entend se démarquer de ce que le conseil municipal fait actuellement. 

M. Carrière affirme qu’Action Gatineau a contribué à éloigner le conseil municipal des vrais besoins de la population et que cet éloignement renforce la nécessité d’offrir une alternative à la population. 

« Encore là, son discours est incohérent parce qu’il a appuyé le programme du conseil, rappelle M. Champagne. Il dit qu’il faut un autre parti pour travailler contre le parti du maire, mais en quoi le programme du conseil qui a été adopté ne représente pas les besoins des citoyens selon lui? », se questionne M. Champagne. « Il a voté pour ce programme. De quel élément du programme du conseil M. Carrière souhaite-t-il s’éloigner? Je ne le sais pas encore. »

L’une des raisons qui poussent M. Carrière à réfléchir à fonder un nouveau parti politique réside dans ce qu’il juge être un «déséquilibre» des forces entre les partis politiques et les élus indépendants, notamment en ce qui concerne le financement et l’organisation sur le terrain. « Si c’est ça sa raison, moi, ça ne m’intéresse pas du tout comme démarche, insiste M. Champagne. Quand le débat se fait sur des idées, parti ou pas, c’est à forces égales. »

Gatineau

Un deuxième parti politique à Gatineau ?

Une importante réflexion s’impose à Gatineau, croit le conseiller Marc Carrière. « Avons-nous besoin d’un deuxième parti politique pour donner un autre choix à la population ? », demande-t-il alors que s’amorcent les premières vacances estivales du présent mandat.

M. Carrière a toujours été un fervent indépendant pour qui il ne devrait pas y avoir de parti politique sur la scène municipale. Après deux élections, le conseiller de Masson-Angers reconnaît toutefois que « travailler seul dans son coin prend beaucoup de temps et d’énergie ». Il ajoute que le déséquilibre des forces entre les partis et les indépendants, tant sur le plan du financement que de l’organisation politique, rend les choses encore plus difficiles pour un élu indépendant qui souhaite offrir une alternative politique à la population.