Actualités régionales

Programmes d'infrastructures: Fortin veut simplifier les processus

Le ministre des Transports du Québec, André Fortin, se dit ouvert à s’asseoir avec le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pour trouver des façons de simplifier le mécanisme de versement des sommes provenant des programmes d’infrastructures fédéral-provincial.

Le ministre Fortin a fait cette déclaration au terme d’une conférence de presse, lundi, à Campbell’s Bay, dans son comté, en Outaouais. Il répondait ainsi à l’appel du président de l’UMQ, Alexandre Cusson, qui suggère au gouvernement de s’inspirer du modèle élaboré pour le versement aux villes de la taxe sur l’essence.  

«C’est une des choses sur laquelle on pourra se pencher prochainement, a indiqué le ministre. On pourra regarder s’il y a moyen de simplifier notre processus et si le président de l’UMQ a des recommandations spécifiques, on pourra en discuter avec lui au cours des prochaines semaines.»

Le ministre fait face à une impatience grandissante dans les régions, alors que l’argent de nombreuses promesses de subventions fédérales-provinciales dans le domaine des transports en commun est retenu à Québec. 

«Une chose est certaine, insiste le ministre Fortin, c’est qu’on ne veut pas laisser d’argent du fédéral sur la table. Tout l’argent qui est disponible pour le Québec, on va aller en chercher le maximum. Je suis conscient que des citoyens veulent voir avancer les projets le plus vite possible et c’est là-dessus qu’on travaille.»

Quant à l’annonce de 31,6 millions $ fait en août dernier relativement au prolongement du Rapibus, et dont la plus grande partie de l’argent est toujours à Québec, le ministre Fortin a voulu se faire rassurant. Certains de ces projets sont déjà enclenchés, a noté M. Fortin. «Il y en a d’autres pour lesquels la STO attend les lettres de confirmation du ministère, certaines ont été signées la semaine dernière et d’autres sont à la veille de l’être», a-t-il précisé. 

Inondation de la 50

Le ministre Fortin a indiqué qu’il devrait bientôt avoir un «portrait global» de ce qui s’est passé à la direction régionale du ministère des Transports lorsque l’autoroute 50 a été inondée, en mai dernier. Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a affirmé, en décembre, que le ministère a su 48 heures à l’avance qu’il y avait un risque important d’inondation sur l’autoroute 50 et que rien n’avait été fait pour protéger l’axe routier. 

«Le maire a apporté une préoccupation tout à fait légitime, mais là c’est à nous de voir jusqu’à quel point il y avait des interventions possibles à faire sur le réseau, a indiqué le ministre. Quand on aura un portrait global et qu’on aura des approches de modifications possibles, on va vous revenir avec ça.»

Avec Justine Mercier

Gatineau

Rapibus: l’argent promis toujours bloqué à Québec

Six mois se sont écoulés depuis l’annonce officielle d’un investissement fédéral-provincial de 31,6 millions $ dans sept projets de transport en commun à Gatineau, mais une grande partie de l’argent promis – dont la moitié est versée par Ottawa – est toujours retenue à Québec, a appris Le Droit.

Tout le gratin politique régional était réuni à la station de la Cité, le 29 août dernier, pour entendre de la bouche de la ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, la confirmation du parachèvement du Rapibus jusqu’au boulevard Lorrain, un projet attendu depuis plusieurs années dans la région. 

Cette dernière en avait surpris plusieurs en n’annonçant que le financement pour la construction de la station Lorrain et du stationnement incitatif, sans confirmer l’argent nécessaire pour le prolongement de la voie rapide jusqu’à cette nouvelle station. « Chaque chose en son temps », avait répondu la ministre Vallée lorsque questionnée à cet effet par Le Droit. Cette annonce est toujours attendue.

L’argent promis pour les projets annoncés en août dernier se fait encore attendre à la Société de transport de l’Outaouais (STO), malgré le caractère officiel de l’annonce de la ministre et la publication de communiqués de presse provenant tant du fédéral que du provincial. Une demande d’accès à l’information que nous avons obtenue démontre que les fonds pour la construction de la station Lorrain, pour le stationnement incitatif, pour la deuxième étude du lien rapide vers l’ouest, pour l’étude du prolongement du Rapibus jusqu’à l’aéroport, pour le déploiement des panneaux électroniques et pour la mise en place du système de compteur électronique de passagers sont toujours bloqués à Québec.

Gatineau

Le maire de Gatineau surprend Patrick Lagacé en direct à la télé

Le maire de Gatineau a surpris bien des gens, samedi soir, à commencer par son ami de longue date, le chroniqueur de La Presse, Patrick Lagacé, en poussant la chansonnette et en effectuant quelques déhanchements bien sentis, sur le plateau de l’émission En direct de l’univers, à Radio-Canada.

Maxime Pedneaud-Jobin, de nature réservée sur tout ce qui entoure sa vie personnelle, était évidemment bien loin de sa zone de confort pendant sa prestation, mais il n’a visiblement pas renié le plaisir de surprendre son ami dont c’était l’anniversaire en chantant Voici les clés de Gérard Lenorman, ou encore L’Amérique de Joe Dassin.

Le maire Pedneaud-Jobin était accompagné de quelques autres amis du chroniqueur, dont le journaliste du Droit, Jean-François Plante.

Ces derniers se sont connus alors qu’ils étudiaient à l’Université d’Ottawa, au début des années 1990.

Gatineau

Pas de nouvel ombudsman avant les conclusions de la vérificatrice générale

Les élus gatinois ne nommeront pas un nouvel ombudsman tant que les conclusions de l’examen de conformité sur les actions du Bureau de l’Ombudsman de Gatineau (BOG) que mène actuellement la vérificatrice générale de la Ville ne seront pas rendues publiques, a fait savoir au Droit le président du conseil municipal, Daniel Champagne.

Le mandat de l’actuel président du BOG, André Guay, se terminait le 31 décembre dernier. « Nous avons eu des discussions avec M. Guay pour lui demander de demeurer en poste de façon intérimaire jusqu’au dépôt du rapport de la vérificatrice générale et il a accepté de le faire », a précisé M. Champagne. 

Les interprétations faites par le conseil municipal et par le BOG des responsabilités de ce dernier sont apparues comme irréconciliables, l’été dernier, lorsque le conseil a mandaté la vérificatrice de se pencher sur les actions de l’institution qui fêtait ses 10 ans l’an passé. « Au cours des dernières années, des interventions du BOG ont été faites pendant que le dossier était toujours en cours dans l’administration, ça ne marche pas, avait alors lancé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Encore cette année, le BOG nous explique comment ses interventions ont permis de régler des problèmes en cours. Son rôle n’est pas de remplacer le maire, les élus et les directeurs de services. Selon nous, ce n’est pas du tout le mandat du Bureau. »

M. Champagne affirme que ce dossier devrait être traité en priorité par la vérificatrice générale en ce début d’année. Son rapport ne devrait pas se faire attendre trop longtemps, selon lui. 

« On ne pouvait pas envisager la nomination d’un nouvel ombudsman tant qu’on n’a pas les recommandations et le rapport de la vérificatrice générale, insiste-t-il. Ce serait, selon moi, une approche malhonnête envers la personne qu’on nommerait. La personne nommée par le conseil pour remplacer M. Guay devra d’abord connaître clairement les attentes du conseil envers elle et le BOG. Ce rapport aura un impact sur nos attentes et sur le rôle et la façon de travailler l’ombudsman. »

Le printemps dernier, Le Droit avait mis en lumière des divergences d’opinions au sein même du BOG quant à son rôle et ses responsabilités. M. Champagne rappelle que comme pour l’ombudsman, les commissaires du BOG sont aussi nommés par le conseil municipal. « Une fois que les recommandations de la vérificatrice générale seront connues, les commissaires qui ne seront pas à l’aise avec les attentes du conseil envers le BOG auront une décision à prendre, dit-il. Il faut garder en tête que comme pour l’ombudsman, la nomination des commissaires relève aussi du conseil municipal. »

Société

Draveurs et cageux, héros nationaux de l’Outaouais

Les draveurs et les cageux de l’Outaouais pourraient être élevés au rang de «héros nationaux» par l’Assemblée nationale du Québec. C’est le souhait que caressent de nombreux acteurs du milieu culturel de la région et la démarche commence à prendre forme.

« Gatineau est le nid du phénomène industriel qui a donné naissance à la drave et aux cageux et qui a ensuite permis au Québec de se développer », insiste Alexandre Pampalon, président d’A.B.C. Stratégies, l’organisme qui mène actuellement le dossier dans le but d’obtenir une reconnaissance nationale pour ces hommes hors de l’ordinaire qui ont marqué l’imaginaire collectif par leur courage et leur témérité. 

« Il y a eu de la drave ailleurs au Québec, mais les draveurs et les cageux, c’est très identitaire pour nous, ici, c’est très spécifique à la région, poursuit M. Pampalon. L’industrie, c’est ici qu’elle est née. Les énormes pins blancs dont avait besoin l’Angleterre pour construire sa flotte navale pendant le blocus de Napoléon, c’est ici qu’ils étaient. »

Société

L’histoire régionale dans une école près de chez vous

L’histoire locale et régionale fait, pour la première fois, une véritable entrée dans les classes des écoles primaires et secondaires de la région. Ça aura pris un peu plus de 200 ans.

Les commissions scolaires des Draveurs (CSD) et des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) – deux noms déjà évocateurs – sont les premières dans la région à mettre à la disposition des enseignants un outil pédagogique, clé en main, permettant d’intégrer au cursus scolaire des notions détaillées de notre histoire régionale. 

« On n’avait jamais eu cette opportunité-là, de cette qualité-là, avant, explique Stéphane Lacasse, directeur du service des ressources éducatives à la CSPO. On retrouve parfois quelques notions d’histoire régionale, de manière accidentelle, dans des ouvrages pédagogiques qui ne sont pas pensés pour l’Outaouais. Là, on creuse vraiment dans les notions d’histoire et de développement de la région. Il y a des choses méconnues dans notre histoire qui vont certainement susciter des discussions dans nos écoles. Ça va amener, peut-être, les jeunes à questionner leurs grands-parents. Ça va permettre des échanges. Nos enseignants dans les cours d’univers social deviendront les meilleurs vendeurs de notre histoire locale. Ils pourront raconter aux élèves ce qui s’est passé au coin de leur rue, dans leur quartier, avant que leur rue existe. »

L’histoire de l’Outaouais entrera dans les classes de la CSPO à la rentrée 2018. L’outil pédagogique développé par A.B.C. Stratégies, un organisme de la région, s’adressera aux élèves de la troisième année du primaire, jusqu’à la quatrième année du secondaire. Elle sera principalement enseignée dans les cours d’univers social, mais des notions pourraient aussi être transmises dans le cadre de cours de français, de sciences ou d’arts.

Éducation

Grève prévue le 17 janvier à l’UQO

Le Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) prévoit déclencher une grève le 17 janvier « si aucune entente satisfaisante n’est obtenue d’ici là ».

Sans contrat de travail depuis le printemps 2015, les professeurs syndiqués avaient adopté à 75 %, le mois dernier, le premier mandat de grève de l’histoire du SPUQO, qui prévoit une banque de dix heures de débrayage, « à déclencher au moment jugé opportun ».

La présidente du SPUQO, Louise Briand, a déclaré par voie de communiqué que les demandes salariales « sont justifiées, claires et visent la reconnaissance équitable de la valeur de l’ensemble des tâches que nous accomplissons chaque jour ».

Les quelque 250 membres du SPUQO sont par ailleurs conviés à une nouvelle assemblée générale dans la semaine du 12 février.

La direction de l’UQO a pour sa part indiqué sur la page Facebook de l’établissement que « des rencontres de conciliation sont prévues les 15 et 22 janvier », et se dit « confiante de pouvoir obtenir un accord par la négociation ».

Pendant ce temps, une grève générale illimitée des chargés de cours - qui offrent plus de 60 % des cours de premier cycle - est toujours possible. 

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO), sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2016, a indiqué avant les Fêtes qu’il « pourra utiliser son mandat de grève générale illimitée au trimestre d’hiver 2018 ». 

Le syndicat compte 700 membres à Gatineau et à Saint-Jérôme. La dernière grève des chargés de cours de l’UQO a duré trois semaines, en 2004.

Ville de Gatineau

Gatineau déneigera des pistes cyclables

Une partie du réseau cyclable de Gatineau sera déneigée l’hiver prochain, a appris Le Droit, permettant ainsi aux cyclistes de converger en sécurité vers le centre-ville douze mois par année.

La mesure fait partie du nouveau Plan directeur du réseau cyclable, affirme la conseillère Audrey Bureau. « C’est dans le plan directeur, ce sera prévu, d’abord sous forme d’un projet pilote, dit-elle. Il restera à le planifier, à déterminer le niveau de service qu’on veut offrir. »

Les détails seront connus plus tard ce printemps, lors de la présentation publique du plan directeur. Mme Bureau précise toutefois qu’une partie du réseau cyclable serait raccordée à des routes dont l’accotement est assez large pour être déneigé en fonction de la sécurité des vélos, comme c’est le cas pour le boulevard Fournier dans l’est et le boulevard Lucerne dans l’ouest. Le corridor cyclable longeant le Rapibus fait aussi partie des options, quoi que les négociations entre la Ville et la Société de transport de l’Outaouais pour la signature d’un protocole pour le déneigement de cette piste piétinent depuis quelques années.  

« Ce sera un mélange de ce qui est le plus utilitaire pour les cyclistes en période hivernale », précise Audrey Bureau. La conseillère rappelle aussi que les cyclistes hivernaux convergent en majorité vers le centre-ville de Gatineau ou celui d’Ottawa. « Le projet pilote prévoit que le déneigement se fera à partir du centre-ville en allant vers l’est et vers l’ouest, ajoute-t-elle. Et graduellement, nous agrandirons notre réseau d’hiver. »

Planifier

Le conseil municipal devra aussi déterminer, d’ici l’hiver prochain, quel niveau de service il entend offrir à ses cyclistes pendant la saison froide. 

Il devra préciser ses attentes à l’administration quant au délai de déneigement du réseau après une précipitation comme il le fait avec les trottoirs et les routes. 

Des choix devront être faits quant aux tronçons à déneiger en priorité par les cols bleus. Et finalement, les élus devront statuer sur le budget à allouer à tout ça. « Le cycliste hivernal, quand il sort de chez lui le matin, il doit savoir à quoi s’attendre sur le réseau, affirme Mme Bureau. Il doit être capable de planifier ses déplacements et prévoir les conditions qu’il rencontrera sur son trajet. » 

Ville de Gatineau

Piste cyclable du Rapibus: Daniel Champagne perd patience

La piste cyclable longeant le Rapibus n’est toujours pas déneigée cet hiver et le conseiller Daniel Champagne, qui le réclame depuis qu’il est en politique municipale, commence à perdre patience.

«Rendons ça simple, lance-t-il, excédé. Est-ce qu’on peut régler ça ? Ça va faire cinq ans qu’on a ce débat-là. On n’est pas en train de se battre avec une entreprise privée qui veut nous vendre ça à un prix de fou. C’est une question de céder. Est-ce qu’on peut avancer dans ce dossier-là ?»

Cette piste cyclable appartient à la STO. Toutefois, cette dernière n’est pas équipée convenablement pour l’entretenir en période hivernale. 

«Qu’on cède la piste à la Ville et qu’on prenne nos chenillettes pour la déneiger, c’est tout, insiste M. Champagne. Le Plan A qui était d’utiliser le sentier des Voyageurs de la Commission de la capitale nationale (CCN) ne fonctionne pas. La CCN ne veut pas déneiger et nous n’avons pas de partenariat avec eux. L’autre option c’est la piste cyclable du Rapibus. Il faut permettre aux cyclistes de se rendre au travail de façon sécuritaire 12 mois par année.»

La conseillère Audrey Bureau, qui siège aussi au conseil d’administration de la STO, soutient que rien n’est simple dans ce dossier. 

De nombreux détails comme la responsabilité financière du sentier ou encore la responsabilité légale, si un cycliste se blesse, sont encore à éclaircir. 

Le déneigement du pont noir représente aussi un enjeu particulier en raison de la surface synthétique utilisée sur le tronçon réservé aux vélos sur le pont.

Ville de Gatineau

31 000$ pour un Gatinois après un refoulement d'égout

Un citoyen ayant vécu trois refoulements d’égout en une seule soirée a obtenu gain de cause contre la Ville de Gatineau, qui a été condamnée le mois dernier à lui verser plus de 31 000$.

C’est à la suite d’un sinistre survenu en mars 2015 que Rodrigo Loyola a intenté une poursuite de 58 000$ contre la Ville de Gatineau « pour le préjudice subi », en soutenant que la municipalité avait été « fautive dans la confection et l’entretien » de son réseau d’égout. La Ville soutenait de son côté que son règlement oblige les propriétaires à avoir un clapet antiretour fonctionnel, et que celui de  M. Loyola ne l’était pas le 30 mars 2015.

D’entrée de jeu, les deux parties ont admis que « le sinistre a été causé par un refoulement d’égout » et que « le blocage était du côté du réseau de la Ville », note dans sa décision le juge Serge Laurin, de la Cour du Québec.

Dès le premier refoulement de la soirée, le propriétaire de l’immeuble a appelé un ami, « plombier à Ottawa ». Au sous-sol, de deux à trois pouces d’eau se trouvent à ce moment sur le sol de la salle de lavage. « L’eau, de couleur foncée, a une mauvaise odeur et il y a des résidus de papiers hygiéniques et de tampons », lit-on dans la décision.

Des représentants de la Ville se présentent aussi sur les lieux au cours de la soirée. Selon ce qui est rapporté dans le jugement, le troisième refoulement a été « d’une telle intensité que la sécheuse déposée par-dessus le couvercle du clapet antiretour est soulevée et projetée au centre de la pièce ».

Bien que le clapet de l’immeuble n’ait pas été dans un bon état de fonctionnement en raison de l’absence d’un anneau de caoutchouc, le tribunal a conclu que même s’il avait été dans un meilleur état, le clapet « n’aurait pu empêcher la survenance du troisième refoulement à cause de la trop grande force hydrostatique provoquée par le déblocage soudain de l’égout de la ville en amont du domicile de M. Loyola ».

« Aussi, la preuve est déficiente pour démontrer que la Ville a mis sur pied un programme d’entretien des égouts afin d’empêcher les blocages, que l’entretien était satisfaisant et que le plan a été suivi, poursuit le juge Laurin. [...] Elle n’a pas réussi à démontrer qu’elle s’était comportée comme une ville prudente et diligente placée dans les mêmes circonstances et qu’elle n’a pas commis de faute. »

Le Tribunal a ainsi établi un lien de causalité entre le préjudice subi par le propriétaire et le refoulement provenant du réseau municipal. M. Loyola n’a pas obtenu toutes les sommes qu’il réclamait, mais doit tout de même recevoir 31 142$ de la Ville. Ce montant comprend notamment 14 350$ pour les réparations au sous-sol, 10 400$ pour le remplacement de meubles et 2000$ pour « troubles et inconvénients ».

La Ville de Gatineau a reçu copie du jugement la semaine dernière, et est présentement en train de « l’analyser afin de prendre une décision à savoir si elle déposera une demande d’appel dans un délai de 30 jours », a indiqué le service des communications, qui précise que « pour ces raisons, il n’y aura aucun commentaire additionnel pour ce qui concerne des actions ou changements à suivre en lien avec le jugement ».