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Gatineau

Développement immobilier: la Ville de Gatineau «se fait prendre de vitesse»

C’était prévu au schéma d’aménagement, mais là c’est bien réel. Le secteur Aylmer s’est transformé en véritable chantier de construction dans les derniers mois. Les immeubles de condominiums et de logements locatifs y poussent à une vitesse soutenue et encore jamais vue. La population se densifie près des artères importantes, déjà très sollicitées, voire carrément embouteillées.

Le président du comité consultatif d’urbanisme (CCU), Jocelyn Blondin, affirme que la Ville de Gatineau a de la difficulté à suivre le rythme imposé par le développement immobilier. Les infrastructures de transport, dit-il, peinent déjà à subvenir à la demande. Qu’est-ce que ce sera quand des milliers de citoyens de plus tenteront eux aussi de se rendre travailler à Ottawa ou dans le centre-ville de Gatineau ? 

« On ne peut pas bloquer le développement sur des terrains où la construction est déjà autorisée, précise M. Blondin. Les promoteurs voient quelque chose dans le marché qui les pousse à construire maintenant et rapidement. Tout ce qu’on peut faire comme municipalité, c’est de tenter de s’ajuster au fur et à mesure. La circulation à l’ouest est déjà très difficile. On est encore en train de se faire prendre de vitesse par le développement. Nos infrastructures en transport sont en retard par rapport aux besoins, et les besoins continuent de croître. Nous devrons trouver une solution temporaire en attendant le tramway. »

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La conseillère du Plateau et présidente de la commission sur le développement du territoire, de l’habitation et de l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette, reconnaît aussi que Gatineau peine à « développer ses infrastructures au même rythme que les promoteurs immobiliers développent le marché résidentiel ». 

Mme Marquis-Bissonnette soutient cependant que des élargissements de routes sont déjà prévus au schéma d’aménagement, tout comme le sont les infrastructures à ajouter en matière de transport en commun et actif. 

« On évalue actuellement l’élargissement du boulevard du Plateau pour y ajouter une voie réservée, dit-elle. Mais ça ne se fera pas demain matin. Ça va prendre quelques années avant que ça se concrétise. Et pour que les gens du secteur prennent moins leur voiture pour se déplacer, il faut offrir un système de transport en commun efficace, qu’on puisse aménager les trottoirs pour s’y rendre ainsi que les abribus. » 

Mme Marquis-Bissonnette rappelle que la Société de transport de l’Outaouais (STO) concentre depuis quelques années la majorité de ses investissements en nouveaux services dans le secteur ouest de la ville. Entre 2016 et 2019, la STO a investi un peu plus de 10 millions $ en nouveaux services dans le seul secteur ouest. « C’est une préoccupation pour la STO de s’arrimer au développement immobilier, soutient-elle. Ce n’est pas parfait, mais il y a des efforts. La préoccupation est là. »

Le centre-ville

Le développement du centre-ville qui a longtemps semblé tenir plus de la légende urbaine que de la réalité ne peut plus être nié aujourd’hui. La construction de près de 1300 unités de logement a été autorisée en 2019. Des permis d’une valeur de plus de 30 millions $ pour la rénovation de bâtiments résidentiels ont aussi été autorisés au cours des 12 derniers mois dans le secteur.

« La popularité du centre-ville augmente rapidement, note M. Blondin. On voit que c’est maintenant vrai, les gens veulent se rapprocher du centre-ville, ils veulent pouvoir se déplacer en vélo ou à pied pour aller au travail. Ils veulent être à proximité des services. On le voyait un peu avant, mais là c’est vrai, on le voit vraiment. » Ce dernier ajoute que le dynamisme du centre-ville se fait aussi de plus en plus sentir dans des quartiers comme Val-Tétreau et Saint-Jean-Bosco où de plus en plus de permis de démolition sont donnés afin de permettre la construction d’immeubles de plus haute densité.

Gatineau

Développement immobilier à Gatineau: peu d’outils pour les villes, déplore Marquis-Bissonnette

Suivre le rythme du développement imposé par les promoteurs immobiliers pour une ville en croissance comme Gatineau demeurera un défi de tous les instants tant que les municipalités n’auront pas entre les mains les outils légaux et fiscaux pour le faire, estime la présidente de la commission du développement du territoire, de l’habitation et de l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette.

L’imposition de frais de croissance était un de ces outils que Gatineau a tenté de mettre en place en 2012, mais elle s’est cassé les dents devant les tribunaux quatre ans plus tard. Elle a été forcée de remettre près de 12 millions $ qu’elle avait collectés auprès des promoteurs pendant quelques années.

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Depuis ce jugement, le gouvernement du Québec, dans le cadre de sa loi sur l’autonomie des villes, autorise les villes à imposer de tels frais. Dans la réalité toutefois, appliquer cette mesure est à ce point compliqué dans l’encadrement proposé par Québec que Gatineau a décidé de mettre ses efforts en cette matière sur la glace, le temps que le gouvernement révise les règles. 

« En attendant, il peut toujours y avoir des négociations avec les promoteurs pour qu’on soit en mesure de réserver l’espace nécessaire pour des pistes cyclables, des parcs, des trottoirs et permettre l’élargissement éventuel de routes, mais faire arriver tout ça en même temps que le développement résidentiel demeure un énorme défi », précise Mme Marquis-Bissonnette. 

Logement abordable

Que Gatineau autorise la construction de milliers d’unités de logement chaque année, mais que la disponibilité de logements abordables demeure parmi la plus faible au Québec, voire au Canada, est une démonstration que des « stratégies d’inclusion » doivent être mises en place, note la conseillère du Plateau. Gatineau travaille d’ailleurs sur une mesure qui permettrait d’inclure 10 % de logements abordables dans les grands ensembles résidentiels. L’adoption de la mesure par le conseil municipal est prévue au courant de l’automne prochain. 

« C’est certain que ce serait bien d’avoir déjà cet outil d’inclusion dans le contexte actuel, reconnaît Mme Marquis-Bissonnette, mais les projections de croissance nous permettent de croire que cet outil sera tout aussi utile dans le futur. »

Gatineau

Un milliard $ en projets de construction à Gatineau

Tout près d’un milliard de dollars. C’est la valeur totale des permis émis l’an passé par le service de l’urbanisme de la Ville de Gatineau, une augmentation de 62 % par rapport à 2018. Seulement dans le résidentiel, ce sont 3801 unités de logement qui ont été autorisées dans les derniers mois, pour une valeur de 415,8 millions $.

Ces données consultées par Le Droit proviennent du bilan statistique sur les permis de construction produit par le service de l’urbanisme. Son directeur, Mathieu Bélanger, souligne que chaque émission de permis ne se transforme pas immédiatement en une mise en chantier. Plusieurs mois peuvent s’écouler entre l’autorisation de construire et la mise en chantier réelle sur le terrain.

Gatineau

Rapibus jusqu'à Lorrain: la STO a le feu vert

C’est officiel: plus d’un an après en avoir fait la demande, la Société de transport de l’Outaouais a désormais le feu vert du ministère de l’Environnement pour aller de l’avant avec la construction du tracé Labrosse-Lorrain du Rapibus, long de 2,8 kilomètres.

Le tant attendu certificat d’autorisation qui était nécessaire parce que les autobus passeront dans le parc du Lac-Beauchamp a été remis au transporteur public peu de temps avant Noël. Les prochaines étapes du processus ont donc pu être enclenchées. Le site est identifié comme un milieu écologique comprenant plusieurs espèces végétales et animales. On y retrouve une zone de tourbière et des milieux humides, entre autres. 

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, l’a annoncé vendredi en marge d’un point de presse sur le tourisme à Chelsea. 

Pour expliquer le délai de 14 mois avant d’obtenir la réponse de Québec, il a jeté le blâme sur le gouvernement précédent. 

«Ils ont tout ce qu’ils ont besoin. [...] La STO avait besoin de se faire confirmer qu’ils pouvaient garder le même tracé qui était prévu depuis le tout début, et c’est ce qu’on a fait. Le précédent gouvernement lui avait demandé de refaire ses devoirs, de changer le tracé. Nous, on leur a dit qu’ils pouvaient utiliser le même. Le ministère a émis le certificat après le travail qu’on a fait. Ça, c’est le bilan de notre gouvernement», a-t-il lancé. 

Cette autorisation manquante du ministère de l’Environnement a forcé la STO, rappelons-le, à retarder d’un an la mise en service de cette nouvelle portion du Rapibus. Les travaux devaient initialement se mettre en branle à l’été 2019. Comme le chantier doit s’étaler sur deux périodes estivales complètes, on ne prévoyait donc pas y voir circuler les autobus bleu et vert avant au minimum 2022. 

La présidente de la STO, Myriam Nadeau, n’avait pas caché en mai dernier que cet inattendu retard pour ce projet chiffré à plus de 34 millions $ était une «mauvaise nouvelle» pour le transporteur public. 

Pas avant 2023

Or, voilà que même si cet important document a été signé avant la prochaine saison chaude, ce nouveau corridor pourrait bien ne pas être opérationnel avant 2023. Une station sera aussi érigée dans le parc du Lac-Beauchamp. 

«Si tout va bien, nous en sommes à un horizon de travail 2023. Considérant les prochaines étapes, la première saison estivale sera l’été 2021. [...] On se réjouit d’avoir reçu le certificat d’autorisation pour le prolongement du tronçon Labrosse-Lorrain. Cette étape est franchie et nous sommes heureux de pouvoir poursuivre le dossier», indique la porte-parole de la STO, Sophie St-Pierre. 

La fin de la conception des plans et devis, l’autorisation gouvernementale et les appels d’offres sont les prochaines étapes clés pour la concrétisation du projet qui devait au départ devenir réalité à la fin 2020. 

Malgré les retards pour la construction du tronçon routier réservé aux autobus, la STO était quand même allée de l’avant avec l’aménagement de la station sur le boulevard Lorrain ainsi que d’un stationnement de 219 places. Ces travaux, qui s’étaient amorcés à l’été 2018, sont sur le point d’achever. 

Le tracé actuel du Rapibus, qui comprend 10 stations et s’étend du boulevard Alexandre-Taché au boulevard Labrosse, a été inauguré à l’automne 2013. Selon la STO, sans le Rapibus, 440 déplacements autobus par jour s’ajouteraient sur le réseau routier. On estime aussi que 83% des voyages sur ce corridor sont à l’heure comparativement à 69 % avant sa mise en service.

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Le coût des logements explose à Gatineau

Le coût moyen des logements à louer est en forte hausse dans la région de la capitale fédérale en raison de la demande croissante du marché locatif, selon le rapport annuel de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)

Le coût moyen des logements locatifs a progressé de 8,4 % à Ottawa et de 4,5 % à Gatineau entre octobre 2018 et octobre 2019. Pour Gatineau, il s’agit de sa plus forte croissance en plus de 15 ans. C’est d’ailleurs à Gatineau que l’on retrouve la plus forte hausse du prix des loyers dans la province.

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Crise du logement: des organismes dénoncent le rapport de la SCHL

Le dépôt du rapport annuel de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, mercredi, a causé de vives réactions chez plusieurs organismes œuvrant dans le domaine du logement. Plusieurs d’entre eux constatent que la crise de pénurie de logements ne fait que s’aggraver.

L’organisme gatinois Logemen’occupe dénonce le fait que la pénurie de logements s’aggrave à Gatineau. «Dans ces conditions, la situation va assurément se détériorer pour les 7 000 ménages locataires gatinois qui consacrent déjà plus de la moitié de leur revenu pour se loger», déplore le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy.

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Gatineau veut mettre de la pression sur Québec et Ottawa

Gatineau ne doit pas s’attendre à sortir de la pire crise du logement au Québec en 2020, a averti le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, mercredi matin, alors qu’il rencontrait les médias pour sa traditionnelle rentrée politique. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) lui donnait raison quelques minutes plus tard en dévoilant ses prévisions pour l’année qui vient.

«On a une belle croissance de la construction pour le locatif, on bat des records, mais en réalité ça ne règle pas l’enjeu de logement abordable, s’est désolé le maire. Il y a plusieurs facettes à cette crise du logement, mais celle qui touche le logement abordable est plus aiguë et me préoccupe énormément.»

Gatineau

Rentrée du maire Pedneaud-Jobin: l’année du financement du tramway

Les années passent à Gatineau, mais les grands dossiers municipaux demeurent sensiblement les mêmes. Transport, changements climatiques, crise du logement et livraison de projets d’arénas et de bibliothèque devraient tous trouver une place importante dans la panoplie d’enjeux qui rythmeront l’année 2020.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a tenu, mercredi, sa traditionnelle conférence de presse de rentrée politique.

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Pedneaud-Jobin reconnaît les problèmes internes à la Ville de Gatineau

Loin de nier et de fermer les yeux sur les problèmes qui minent le climat de travail, à l’interne, dans certains services de la Ville de Gatineau, le maire Maxime Pedneaud-Jobin reconnaît, sans faux-fuyant, que la situation est « fragile » à l’urbanisme et « extrêmement préoccupante » au service des arts et de la culture.

Une bonne partie de la conférence de presse de rentrée du maire, mercredi, a porté sur les révélations faites par Le Droit, plus tôt en matinée. M. Pedneaud-Jobin a dit être d’accord avec les observations partagées par la présidente du Syndicat des cols blancs, Geneviève Carrier, ainsi que par plusieurs employés qui ont souhaité conserver leur anonymat. Le maire a même tenu à s’adresser directement aux employés, lors de la conférence de presse, pour leur dire que leur qualité de vie et leur capacité à bien travailler sont des éléments « extrêmement importants » pour son administration. « Le bien-être de nos employés c’est une préoccupation permanente pour les élus, la direction générale et le comité exécutif », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne le service des arts et de la culture, qui a été le plus vivement critiqué par les employés qui ont interpellé Le Droit, le maire de Gatineau a reconnu que la restructuration qui y a été faite est un échec et que la direction générale porte une attention particulière à ce service quant à la charge de travail, la structure du service et les différents enjeux de ressources humaines. 

« C’est extrêmement préoccupant ce qui se passe là, a-t-il affirmé. Le service des arts est peut-être celui où c’est le plus difficile présentement à la Ville. Ç’a été écrit et dit, il y a eu des enjeux d’encadrement, il n’y a pas eu de direction pendant une longue période. La pénurie de personnel frappe là aussi. La charge de travail est importante. La restructuration qu’on a faite n’a pas donné les résultats qu’on espérait. Ce service a aussi été en période de compressions. On a combiné des tâches pour atteindre nos objectifs de réduction, mais dans ce service, les choix qu’on a faits n’ont pas donné les résultats qu’on voulait et ç’a été difficile à vivre pour les employés. Il faut trouver une façon de les sortir de ça. »

Urbanisme

Le maire Pedneaud-Jobin reconnaît aussi que la situation demeure particulièrement difficile à l’urbanisme, mais il affirme que les enjeux qui touchent ce service sont très différents de ceux qui minent le climat de travail au service des arts et de la culture. « Non seulement je reconnais ces situations-là, mais elles sont connues et nous sommes en action pour tenter de les corriger », a-t-il souligné. 

À l’urbanisme, 86 % des employés ont vécu des modifications dans leur description de tâche, a noté M. Pedneaud-Jobin. La restructuration a donné des effets positifs en améliorant la capacité de livrer de ce service qui était auparavant vu comme sous-performant et désorganisé. « La difficulté à l’urbanisme, c’est la charge de travail, a-t-il dit. C’est le service qui a eu le choc le plus dur après la tornade et les inondations. Au moment où on se retrouvait en pénurie, on se retrouvait en même temps avec une charge de travail plus grande. »

Le maire affirme qu’il y a aujourd’hui moins de postes vacants que dans les derniers mois, mais il admet que ce service demeure « fragile » à l’heure actuelle. 

« Je suis conscient que c’est difficile, a-t-il insisté. J’ai énormément de respect pour ces employés-là qui ont été pilonnés. Ils ne l’ont vraiment pas eu facile dans les dernières années, mais on est en train de se sortir la tête hors de l’eau. C’est un service sur lequel les politiciens, la direction générale et la communauté mettent beaucoup de pression pour que les projets sortent. Quand la présidente des cols blancs dit que c’est un service qui est fragile, je suis tout à fait d’accord. On reste vigilant, je n’exclus rien pour continuer de les aider. On veut que les gens puissent travailler dans des conditions normales. »

Gatineau

Service des arts et de la culture à Gatineau: désorienté, désorganisé et chaotique

Le Service des arts et de la culture de la Ville de Gatineau a été de loin celui le plus durement critiqué par les employés qui sont entrés en contact avec Le Droit depuis la fin de l’automne dernier. Organisation déstructurée, communication déficiente, gestion chaotique, employés en perte de repère, ou encore climat de travail tendu, le portrait brossé de l’intérieur de ce service par plusieurs employés est pratiquement sans appel. « Le climat dans ce service n’est vraiment pas bon », confirme le Syndicat des cols blancs.

« C’est un endroit où le climat s’est vraiment détérioré, mentionne la présidente du syndicat, Geneviève Carrier. Il y a eu beaucoup de modifications de structure. Plusieurs nouveaux cadres et gestionnaires qui avaient souvent moins d’expérience que les travailleurs déjà en place sont arrivés dans le portrait. De nombreux employés nous ont dit avoir complètement perdu leurs repères dans ce service. Ils ne comprennent plus leur rôle dans l’organisation. Il y a plusieurs conflits entre employés et gestionnaires. Il y a des interventions à faire rapidement dans ce service. »

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Service de l’urbanisme à Gatineau: «les gens sont brûlés»

Le service des arts a été sans directeur spécifique pendant presque deux ans après le départ à la retraite de Louis Cabral, à la fin 2015. 

Cette période de flottement a précédé plusieurs mois de restructuration au cours desquels plusieurs postes ont été abolis, fusionnés, transformés et créés au sein du service. 

« On n’avait aucune idée de ce qui se passait, raconte un employé du service des arts qui s’est confié au Droit. Autour de 2017, ils se sont mis à tout changer sans avertissement, sans impliquer les employés et sans même prendre le temps de bien informer les gens. Quand on fait une restructuration dans une organisation, habituellement il y a un plan, une raison logique qu’on partage avec les employés. Ça se fait en phase. Là, c’était n’importe quoi. D’un jour à l’autre, on ne savait jamais ce qui allait arriver. Il y avait beaucoup de tension dans l’air, il y en a toujours et ç’a laissé beaucoup de cicatrices. »

Mme Carrier soutient que le niveau de « désorientation » de ce service est actuellement très élevé. La désorganisation, dit-elle, a amené des employés à assumer des responsabilités qui n’étaient pas les leurs et cela a envenimé les relations de travail.

« Plusieurs employés ont carrément quitté la Ville, d’autres sont en période d’invalidité, explique Mme Carrier. Ceux qui en reviennent demandent à avoir un accompagnement pour ne pas revenir dans les mêmes conditions qui prévalaient au moment de leur départ. Il y a plusieurs conflits entre salariés et gestionnaires. La ligne est parfois mince entre un problème de climat de travail et du harcèlement. Nous sommes en présence d’un service où la ligne entre les deux est actuellement très mince. Le niveau d’insécurité y est très élevé. »

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Consultation en urbanisme: Gatineau présente ses mesures vertes

Les citoyens étaient invités à une assemblée publique de consultation en urbanisme, mardi soir à la Maison du citoyen. Ceux qui s’étaient déplacés ont pu faire entendre leur opinion sur des mesures adoptées par la Ville de Gatineau pour favoriser le développement durable.

Ces mesures, adoptées le 19 novembre dernier, visent à réduire les îlots de chaleur, à favoriser les énergies renouvelables, à améliorer la gestion des eaux de ruissellement et à faciliter l’utilisation de voitures électriques. Elles sont déjà en vigueur, mais touchent seulement les nouveaux projets.

Gatineau

Service de l’urbanisme à Gatineau: «les gens sont brûlés»

Sous-performant et désorganisé de l’avis de plusieurs, le service de l’urbanisme de la Ville de Gatineau a été le théâtre d’une multitude de changements depuis l’arrivée en poste, en 2013, du maire Maxime Pedneaud-Jobin. En pleine réorganisation, l’urbanisme s’est retrouvé bien malgré lui propulsé au coeur de la gestion des suites à donner aux inondations de 2017 et de 2019. Résultat des courses, les fonctionnaires qui oeuvrent au sein de ce service névralgique pour le fonctionnement de la municipalité sont «brûlés» au point où le Syndicat des cols blancs n’hésite plus à agiter le drapeau rouge.

Plusieurs témoignages obtenus par Le Droit à la suite de la publication en novembre sur les congés d’invalidité accordés par la Ville de Gatineau émanaient du service de l’urbanisme. 

À quelques exceptions près, les récriminations partagées par les fonctionnaires ne visaient pas les gestionnaires et les cadres à la tête de ce service, mais bien la pression de livrer, l’organisation et la charge de travail. Le syndicat corrobore cette observation. 

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Service des arts et de la culture à Gatineau: désorienté, désorganisé et chaotique

«À l’urbanisme, les cadres ne reviennent pas dans les sujets de discussions que nous avons avec nos membres, note la présidente du syndicat, Geneviève Carrier. Le coeur du problème semble beaucoup plus résider dans les façons de faire, l’organisation du travail et la pression qui est mise sur les membres. Il y a beaucoup de gens brûlés à l’urbanisme. Plusieurs se sentent complètement débordés. La charge de travail est tel que l’organisation peine à retenir les nouveaux employés qu’elle recrute. Ceux qui restent se retrouvent avec une charge de travail parfois inquiétante.»

Mme Carrier estime que le service de l’urbanisme est aujourd’hui dans une situation très fragile. 

«J’ai l’impression que ce service n’a pas fait de post mortem de sa réorganisation, dit-elle. Une chose est certaine quand on écoute les salariés, la réorganisation est loin d’avoir apporté que du bon pour les travailleurs. Le syndicat a interpellé l’administration à plusieurs reprises concernant la situation de ses employés à l’urbanisme. Il doit y avoir des changements avant longtemps parce que les signaux sont très nombreux. Les gens sont à bout à l’urbanisme.»

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Épuisement professionnel chez les cols blancs gatinois: «l’élastique a été trop étiré»

Comment vont les cols blancs de Gatineau ? « Ils sont fatigués, lance d’emblée leur représentante syndicale. On observe une détresse évidente dans certains services de la Ville. Les restructurations, le stress, la charge de travail ; beaucoup de nos membres ont étiré l’élastique depuis trop longtemps. Pour certains, il a pété en 2018, pour d’autres c’était en 2019. D’autres tomberont en 2020. »

Interpellée par Le Droit, la présidente du Syndicat des cols blancs de la Ville de Gatineau, Geneviève Carrier, prend le temps de bien peser ses mots. Elle affirme vouloir continuer de travailler dans un esprit de collaboration avec l’employeur, mais du même souffle elle ajoute qu’il vient un temps où « les choses doivent être dites ».

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Vélo Québec: Gatineau doit se contenter de la certification «argent»

Après les efforts déployés au cours des dernières années pour favoriser la pratique du vélo sur son territoire, la Ville de Gatineau s’attendait à recevoir la certification VÉLOSYMPATHIQUE «or», mais c’est plutôt l’«argent» que vient de lui décerner l’organisme Vélo Québec.

«On est très heureux de la certification argent, mais on est un peu déçu parce qu’on visait la certification or, a reconnu le porte-parole en matière de vélo à Gatineau, Daniel Champagne. Gatineau est la ville qui investit le plus per capita en vélo, mais de toute évidence il y a encore des progrès à faire pour aller chercher cette certification or. Les initiatives qu’on a mises en place au cours des dernières années vont se concrétiser au fil des prochaines années. On va concrétiser notre plan vélo de 30 millions $, on va ajouter 150 km de sentiers cyclables et je suis confiant qu’en poursuivant notre travail on aura la certification or en 2024.»

Seule la Ville de Montréal a obtenu la plus haute distinction remise aux cinq ans par Vélo Québec. M. Champagne n’était pas en mesure, lundi matin, de préciser ce que Montréal a fait de plus que Gatineau pour mériter l’or, mais il a invité Vélo Québec à «prendre le temps de venir voir ce qui se passe à Gatineau». La présidente de la commission sur les transports de la Ville de Gatineau, Audrey Bureau, précise qu’au moment de l’inscription à la certification VÉLOSYMPATHIQUE, Gatineau venait tout juste d’adopter son plan vélo. «En 2024, lors de la prochaine certification, on sera à la fin du plan vélo et on va pouvoir ressentir tous les efforts qu’on aura faits et là on va s’attendre vraiment à ce que le niveau de certification suive les investissements et les efforts mis de l’avant», a-t-elle affirmé.

Depuis 2016, année où Vélo Québec avait aussi décerné la certification argent à Gatineau, plusieurs initiatives ont été mises de l’avant par la Ville en matière de vélo, rappelle M. Champagne. Le plan directeur vélo a été adopté en 2018, deux ressources ont été embauchées pour coordonné le développement du réseau cyclable et la Ville s’est concrètement engagée dans la promotion du vélo, notamment par le biais de partenariat avec des organismes comme MOBI-O, Action vélo Outaouais et Vélo Services. En 2019, Gatineau a acheté et installé cinq stations de réparation de vélo sur son réseau et a lancé un projet pilote de réseau hivernal en damant la piste cyclable du Rapibus, de la station la Gappe jusqu’au boulevard Montclair. Les premières données compilées en lien avec avec le projet pilote du réseau hivernal laissent croire que l’investissement de 30 000 $ pour damer le sentier cyclable du Rapibus est apprécié par les cyclistes. «On verra à la fin de l’hiver si le damage est la bonne chose à faire, précise le porte-parole en matière de vélo. On fait aussi du comptage pour voir combien de gens utilisent nos sentiers d’hiver. Je suis optimiste qu’on va pouvoir prolonger notre réseau blanc au cours des prochaines années.»

CCN

La Commission de la capitale nationale (CCN) devait être en mesure d’augmenter ses efforts en matière de déneigement de pistes cyclables au cours des prochaines années. L’organisation participe déjà, cet hiver, au projet pilote de la Ville de Gatineau en déneigeant les sentiers des ponts Alexandra et du Portage, ainsi que de la rue Laurier. «On a une nouvelle planification de l’entretien de l’ensemble de nos sentiers qui s’en vient pour les dix prochaines années, note Patrick Laliberté, directeur des terrains urbains pour la CCN. On travaille avec nos partenaires, on les écoute et on veut répondre aux besoins dans la mesure de nos ressources. Tant pour l’hiver que pour l’été, notre objectif est d’améliorer la connectivité des réseaux.»

Cette collaboration entre Gatineau et la CCN est «inévitable» pour arriver à mieux connecter les réseaux cyclables, estime M. Champagne. «Que la CCN démontre une grande ouverture par rapport à l’amélioration de son réseau est une excellente nouvelle pour Gatineau parce que pour la connectivité, on est un peu dépendant de la CCN.»

Gatineau

Parc-O-Bus Labrosse: un stationnement devenu «dangereux»

L’espace de stationnement géré par la Société de transport de l’Outaouais (STO) au Parc-O-Bus Labrosse met en danger la sécurité des piétons et des conducteurs selon plusieurs usagers du transporteur public.

Depuis plusieurs mois, nombreux sont ceux et celles qui se sont manifestés pour critiquer la gestion que fait la STO du stationnement en question alors que de plus en plus de voitures se stationnent dans des zones indiquées comme interdites.

Gatineau

Future Maison des aînés: André Fortin cherche des réponses à plusieurs questions

Le territoire de recherche de terrains par le gouvernement du Québec pour une future Maison des aînés à Gatineau se limite actuellement à l’est de la ville, soit dans des secteurs représentés par des députés caquistes. Le député libéral de Pontiac, André Fortin, s’abstient de parler de partisanerie politique dans ce dossier, mais il note un « manque de transparence » de Québec.

En décembre dernier, la Société québécoise des infrastructures (SQI) indiquait être à la recherche d’un site pour un projet de Maison des aînés à Gatineau. L’organisme gouvernemental invitait toute personne à lui communiquer des renseignements au sujet de la disponibilité de terrains vacants ou comprenant un bâtiment pouvant être démoli.

Gatineau

L’église Saint-René-Goupil bientôt vendue

Une autre église de Gatineau est sur le point de passer aux mains d’un promoteur privé afin d’être convertie en immeuble résidentiel. Le Droit a appris que la paroisse Sainte-Trinité vient tout juste d’accepter une offre d’achat pour l’église Saint-René-Goupil, située à l’angle du boulevard Saint-René et de la rue Raymond.

L’église construite en 1956 a officiellement été mise en vente il y a quelques mois, après la réalisation par la paroisse d’un bilan de santé de ses immeubles. Le président de la fabrique, Raymond Laurin, précise que le portrait qui en est ressorti laissait très peu de choix. Le bilan de santé démontre que l’église Saint-René-Goupil nécessite des travaux majeurs évalués à 1,2 million $ au cours des trois prochaines années.  

L’autre église de la paroisse, Sainte-Maria-Goretti, plus petite et mieux entretenue, nécessiterait pour sa part des travaux évalués à 453 000 $. « On a pu faire fonctionner deux lieux de culte au cours des dernières années grâce à l’argent provenant de la vente de l’église Saint-Jean-Marie-Vianney, il y a une dizaine d’années, explique le curé de la paroisse, Charles Mignault. Cependant, tout ce qu’on réussissait à faire c’est de mettre des plasters et ça devenait de plus en plus cher. On devait prendre une décision. »

Le curé Mignault admet que l’église Saint-René-Goupil était la plus fréquentée des deux, notamment parce que plus centrale. « Mais la question n’était plus là, ajoute-t-il. Il fallait faire un choix en fonction des sommes à dépenser. Il faut aussi reconnaître que notre communauté est vieillissante. Les gens sont moins présents qu’avant. Nous accueillons environ 300 personnes en tout pour les trois messes que nous faisons chaque semaine. L’église Sainte-Maria-Goretti est plus petite et correspond mieux aux besoins de notre communauté. »

La paroisse n’a pas voulu dévoiler le montant de l’offre d’achat qui a été faite pour l’église Saint-René-Goupil. L’analyse faite dans le bilan de santé estime la valeur de l’église sur le marché à 1,035 millions $. 

« L’offre est très intéressante, assure le curé Mignault. La vente nous permettra de pérenniser Sainte-Maria-Goretti. Nous pourrons faire tous les travaux nécessaires pour la remettre aux normes et nous aurons les fonds nécessaires pour l’entretenir pendant les vingt prochaines années. » 

Une fois la transaction terminée et le déménagement de la totalité des activités de la paroisse à l’église Sainte-Maria-Goretti, cette dernière changera de nom, a souligné le curé Mignault. « Elle deviendra l’église Sainte-Trinité », a-t-il précisé. 

Conditions fermes

Même si une paroisse ne se départit jamais d’une église de gaité de cœur, les paroissiens comprennent la décision, affirme le curé. « Je dirais que 90 % des paroissiens acceptent la situation, dit-il. Nous avons tout fait en complète transparence, on n’a rien caché à personne. Nous avons aussi pu imposer certaines exigences à la vente de l’église. Le promoteur ne pourra pas transformer l’endroit en bar et il sera obligé de conserver la structure extérieure de l’église. »

L’agent d’immeuble responsable de la vente pour l’Archidiocèse de Gatineau, Jérôme Falardeau, du Groupe CCI, précise que la transaction devrait être officielle d’ici environ un mois. L’identité de l’acheteur pourrait toutefois n’être connue que lors de l’enregistrement de la vente qui n’aurait pas lieu avant le mois de juin prochain. D’ici là, toutes les cérémonies et les messes prévues à l’église Sainte-Maria-Goretti sont maintenues, insiste le curé Mignault. « Il n’y a aucun changement pour l’instant et il n’y en aura pas avant quelques mois », note-t-il. 

Une décennie de ventes

La vente de l’église Saint-René-Goupil est loin d’être une première pour l’Archidiocèse de Gatineau. Dans la dernière décennie, les ventes d’églises ont été nombreuses sur le territoire. Ainsi, l’église Saint-Jean-Marie-Vianney a été vendue en 2008 au Centre des aînés de Gatineau pour la transformer en logements abordables pour les personnes âgées. 

Les transactions se sont ensuite multipliées alors que s’est vendue, coup sur coup, l’église Saint-Benoît-Abbé, qui est devenue la Maison Mathieu-Froment-Savoie, l’église Saint-Jean-Bosco, maintenant utilisée par la communauté orthodoxe roumaine et l’église Saint-Raymond, devenue un centre d’escalade. 

Plus récemment, en 2017, l’église Notre-Dame-des-Neiges, à Masson-Angers, a aussi été vendue à un promoteur privé.

Gatineau

Le stationnement de rue bientôt interdit la nuit

Le règlement sur le stationnement de rue en période hivernale à Gatineau entrera en vigueur le 31 décembre à minuit, soit dans la nuit de lundi à mardi.

Le règlement vise à permettre le bon déroulement des opérations de déneigement.

Des avis d’interdiction de stationner sont émis dès qu’Environnement Canada prévoit une accumulation de neige d’au moins cinq centimètres, a indiqué la Ville de Gatineau.

De l’entrée en vigueur du règlement jusqu’au 1er avril 2020, le stationnement de nuit sur rue n’est possible qu’avec un permis, en vente au coût de 89 $ dans les centres de services et à la section du stationnement de la Ville.

Toute l’information relative au stationnement hivernal est disponible au www.gatineau.ca/deneigement.

Afin de faciliter le déneigement, la Ville de Gatineau demande aux citoyens de placer leurs bacs de matières résiduelles dans votre entrée de stationnement, à l’intérieur de la bordure du terrain.

Les citoyens peuvent s’inscrire au www.gatineau.ca/stationnementhivernal pour recevoir les avis d’interdiction par courriel ou par messagerie texte.

Gatineau

Embourgeoisement dans le Mont-Bleu?

Lourdement endommagé par la tornade du 21 septembre 2018 qui a dévasté une partie du Mont-Bleu, le 420, boulevard Cité-des-Jeunes a récemment recommencé à accueillir des locataires après avoir fait l’objet de travaux majeurs de rénovation. Auparavant prisé par les étudiants du Cégep et les ménages à revenu modeste, l’immeuble de 95 unités de logement appartenant à la firme Osgoode Properties est cependant en voie de s’embourgeoiser, déplore un intervenant du milieu de l’habitation.

Un logement d’une chambre au 420, Cité-des-Jeunes se louait environ 650 $ par mois, tout compris, avant le passage de la tornade. Un appel du Droit auprès du propriétaire, quelques jours avant Noël, permet de constater une augmentation importante du prix du loyer. De fait, le même logement est aujourd’hui annoncé à 1040 $ par mois, tout compris. Pour un logement de deux chambres, le prix atteint maintenant 1319 $ mensuellement.

Gatineau

Draveurs et cageux de l'Outaouais: pas des «personnages historiques»

Les draveurs et les cageux (raftmens) de l’Outaouais ne seront pas désignés comme « personnages historiques » par le gouvernement du Québec. La demande faite conjointement par l’organisme A.B.C. Stratégies et la Fédération histoire Québec en juin 2018 a essuyé un refus officiel de la part du ministère de la Culture et des Communications du Québec, le 16 décembre dernier, a appris Le Droit.

Dans une lettre signée de la sous-ministre Marie Gendron, le ministère explique ne pas être en mesure de donner suite à cette demande qui suscitait l’enthousiasme dans la région, tant chez les politiciens que dans le milieu de l’histoire et du patrimoine. La Loi sur le patrimoine culturel désigne des individus et non pas des groupes en particulier.

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Horodateurs défectueux à Gatineau: l’infiltration d’eau en cause

Gatineau n’est pas la seule à avoir vécu des difficultés avec ses nouveaux horodateurs au cours des derniers jours. La Ville de Montréal aussi.

Les deux municipalités ont récemment octroyé un contrat à la firme J.J. MacKay pour la fourniture, l’installation et l’entretien d’horodateurs. Les pépins ont commencé à se succéder à la suite du cocktail météo et des températures froides qui ont été observées dans les deux villes.

Gatineau

Les horodateurs de Gatineau supportent mal le froid

Les nouveaux horodateurs de la Ville de Gatineau supportent mal le froid. Depuis environ 48 heures, plusieurs appareils récemment installés dans le centre-ville n’acceptent plus les paiements des automobilistes parce qu’ils sont gelés.

La scène parlait par elle-même, vendredi matin, sur la rue Hôtel-de-Ville, alors que trois personnes étaient agglutinées autour d’un horodateur qui refusait de collaborer. 

Interpellé par Le Droit, le service des communications a d’abord affirmé ne pas être au fait de la situation pour confirmer, quelques minutes plus tard, que son système rencontrait des problèmes probablement liés au froid. « On est en mode recherche, nous n’avons pas toutes les réponses pour l’instant, mais on a ce problème depuis deux jours, a indiqué Rachel Rivard, porte-parole de la Ville. Nous sommes en communication avec la compagnie ainsi qu’avec les villes de Montréal et Val-d’Or afin de savoir si elles vivent les mêmes problèmes. »

Un agent du 3-1-1 contacté par Le Droit a confirmé que l’horodateur de la rue Hôtel-de-Ville ne fonctionnait plus depuis au moins 24 heures et que le même problème avait été rencontré à plusieurs autres endroits dans le centre-ville au cours des dernières heures. En fin de journée vendredi, une dizaine d’horodateurs n’étaient toujours pas fonctionnels.

« Les citoyens qui se stationneront à un endroit où l’horodateur ne fonctionne pas ne recevront pas de constat d’infraction, assure Mme Rivard. Dès qu’un problème survient dans le système, la division du stationnement est mise au courant et la directive est de ne pas donner de contravention. » Le conseiller du quartier, Cédric Tessier, précise que certains horodateurs n’impriment pas le reçu, alors que d’autres sont lents en raison du froid qui affecte la batterie. « C’est certain qu’il faudra régler cette situation, je m’attends à ce que ce soit fait, dit-il. Il y a des exigences au contrat que doit respecter la compagnie. » Des employés de la compagnie responsable de l’installation et de l’entretien des horodateurs seront à Gatineau, en début de semaine, pour tenter de régler le problème.

La Ville de Gatineau a dépensé un peu plus d’un million $ pour remplacer ses quelque 450 parcomètres et faire l’achat de 65 horodateurs. Le contrat a été octroyé en juin dernier à la firme J.J. MacKay de Saint-Jean-sur-Richelieu. Cette compagnie est aussi responsable de l’entretien du système d’horodateur.

Gatineau

Un achalandage presque record pour la STO

La Société de transport de l’Outaouais (STO) enregistre une hausse quasi record de son achalandage de 11 % pour l’automne, ce qui fait dire au transporteur public qu’il est parmi ceux ayant la plus forte croissance à travers le pays depuis 2016.

Pour la période comprise entre 26 août et le 29 novembre, le nombre de validations de cartes à puce a une fois de plus augmenté et on frôle maintenant la barre des 40 000 déplacements. Globalement, on parle d’une croissance de 27 % ces trois dernières années.

Gatineau

Pedneaud-Jobin salue le nouveau processus de la CCN

Intimement lié au retrait du premier appel d’offres de la CCN pour l’élaboration d’un plan intégré à long terme de transport interprovincial, en octobre dernier, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, salue aujourd’hui le dénouement de ce dossier.

Par écrit, le maire de Gatineau s’est dit satisfait de l’ouverture de la CCN pour l’élaboration d’un appel d’offres préparé en partenariat avec les villes d’Ottawa et Gatineau. «Nous sommes satisfaits du processus qui a permis de trouver des consensus sur l’élaboration du plan, les paramètres et le résultat attendu, a-t-il déclaré. Les villes sont au coeur de la gestion du transport et des déplacements sur le territoire. Elles mènent depuis plusieurs années les efforts de concertation et de planification en transport interprovincial. Leur implication était incontournable au succès de l’exercice.»

À LIRE AUSSI: Plan de transport à long terme entre Gatineau et Ottawa: la CCN lance son nouvel appel d’offres

> Trois ans sans pont Alexandra

Parmi les principaux changements apportés au nouvel appel d’offres, le maire cite l’intégration du principe de la demande induite en transport dans l’analyse. Les villes, dit-il, sont considérées comme des «partenaires plutôt que comme simples parties intéressées». Selon lui, le nouveau plan sera davantage axé sur l’analyse des enjeux et solutions en transport de façon globale, plutôt que sur l’analyse d’une liste d’infrastructure de transport. Il salue aussi que la lutte aux changements climatiques fasse partie intégrante de l’analyse qui sera notamment alignée sur les objectifs municipaux, provinciaux et fédéraux en matière de réduction de gaz à effet de serre. La création d’un comité consultatif formé d’experts universitaires reconnus en transport et en aménagement du territoire est aussi une addition qui était souhaitable dans le cadre de l’élaboration d’un tel plan à long terme. 

Le maire assure qu’il «suivra avec intérêt» le processus d’élaboration du plan, les différentes phases, ainsi que les conclusions à venir dans ce dossier

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Forêt Boucher: une bataille écologique et politique pour Audrey Bureau

Audrey Bureau se prépare à livrer une bataille écologique et politique épique à Gatineau pour la préservation de la forêt Boucher.

Avec le projet commercial Destination Vanier qui verra le jour à l’intersection du boulevard des Allumettières et du chemin Vanier, la conseillère municipale du district d’Aylmer croit que le combat à mener est de s’opposer à ce qu’une partie de la forêt Boucher, voisine de Destination Vanier, soit amputée au profit d’un autre projet de développement résidentiel et commercial.

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La saison de patinage sur le point de s’ouvrir à Gatineau

Le froid des derniers jours et l’absence d’un redoux à l’horizon laissent entrevoir une ouverture rapide des 83 patinoires sur le territoire de la Ville de Gatineau.

Le président de la commission des loisirs, des sports et du développement communautaire, Martin Lajeunesse, précise que si la tendance se maintient, les quatre patinoires des Sénateurs pourraient ouvrir dès samedi, à midi.

Quant aux patinoires du ruisseau de la Brasserie et du lac Beauchamp, la Ville rappelle qu’une épaisseur de 30 cm de glace doit s’être formée sous la surface avant de pouvoir accueillir les patineurs sur ces plans d’eau en toute sécurité.

Les autres patinoires de quartier réalisées par des bénévoles ou par l’entrepreneur engagé par la municipalité ouvriront peu à peu dans les prochains jours ou semaines.

«Tout le monde est à pied d’oeuvre pour qu’elles puissent ouvrir le plus vite possible pendant le congé des Fêtes», affirme M. Lajeunesse.

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Gatineau réévaluera la pertinence de prolonger la saison de baignade

La pertinence de prolonger la saison de la baignade dans les piscines et pataugeoires de la Ville de Gatineau est remise en question en prévision de l’été prochain.

Alors que la saison normale de baignade dans les installations extérieures de la Ville s’étend habituellement du 22 juin au 18 août, la saison a plutôt débuté le 8 juin pour se terminer le 2 septembre au cours des deux derniers étés. La Ville avait voulu agir ainsi afin, disait-elle, de répondre aux besoins croissants en raison des périodes de chaleur précoces et tardives. Les statistiques compilées depuis deux ans démontrent toutefois que le besoin n’est pas très important.

Gatineau

VMSO veut agrandir Branchaud-Brière

Vision multisports Outaouais (VMSO) souhaite agrandir le Complexe Branchaud-Brière. L’organisme caresse actuellement un projet d’environ 10 millions $ qui permettrait, entre autres, d’ajouter, d’ici cinq ans, une autre surface glacée à ses installations du boulevard Labrosse.

Le président de VMSO, Alain Sanscartier, a indiqué au Droit avoir récemment fait une demande officielle de financement auprès du gouvernement du Québec en ce sens. « Ce que nous souhaitons c’est un financement 50-50 », a-t-il affirmé.

Gatineau

Un pas de plus vers le complexe multiglaces

La Ville de Gatineau a publié, mercredi, avec plus d’un an de retard sur le plan initial, l’appel d’offres pour la construction du centre multiglaces dans l’ouest.

La firme qui sera retenue par la Ville au terme de l’exercice aura la responsabilité de construire, gérer et opérer le futur complexe. Gatineau s’engage pour sa part à louer annuellement 5235 heures de glace. Ces heures louées par la Ville lui permettront de répondre aux besoins des associations de hockey, de patinage artistique, de patinage de vitesse et de ringuette. L’ouverture est prévue pour la saison 2022-2023.

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Préparation des paniers de Noël à Gatineau

Plusieurs dizaines de bénévoles du Déjeuner du maire de Gatineau ont confectionné des paniers de Noël mercredi en prévision de leur distribution à des ménages dans le besoin, samedi matin.

Ce sont des produits et des denrées non périssables qui ont été déposés dans les boîtes, mercredi. Vendredi en fin de journée, on y inclura des aliments périssables.

Plus d’une vingtaine d’autobus de la Société de transport de l’Outaouais seront déployés samedi pour la distribution des quelque 1200 paniers. C’est la Saint-Vincent-de-Paul qui décide à qui les provisions seront livrées à la suite de demandes reçues du public.

Les paniers de Noël sont préparés pour des personnes seules jusqu’à des familles de quatre personnes.

L’argent amassé pour l’achat des denrées et produits vient de la participation au Déjeuner du maire qui s’est déroulé plus tôt en décembre, par l’achat de paniers en ligne sur le site de la Ville de Gatineau et par des dons de 2 $ aux épiceries IGA et IGA Extra de Gatineau.