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COVID-19

Un mois de sursis pour les abris d’autos à Gatineau

La Ville de Gatineau prolonge d’un mois la période permise pour les abris d’auto temporaires sur son territoire en raison de la pandémie de COVID-19. 

Les abris peuvent donc demeurer en place jusqu’au 15 mai. 

Dans des circonstances normales, la Ville permet l’installation de ces abris du 15 octobre au 15 avril.

COVID-19

Achat de masques de protection: Gatineau rectifie le tir

La Ville de Gatineau a rectifié le tir, jeudi, quant aux récents achats pour équiper ses employés essentiels de matériel de protection comme des masques, des gants et du liquide désinfectant.

Les dépenses réalisées à ce jour sont beaucoup moins importantes que ce qui avait été transmis comme information aux médias. Il n’a d’ailleurs pas été possible de savoir jusqu’à quand la Ville de Gatineau allait être en mesure de protéger ses premiers répondants avant que certains items de protection soient en rupture de stock. 

Mercredi, le service des communications a affirmé que la Ville avait dépensé 1,125 million $ en urgence, dont pas moins de 525 000 $ pour des masques, alors qu’une course effrénée est en cours dans le monde entier pour s’approvisionner de ce type de matériel. 

La réalité est cependant tout autre. En date de jeudi, le total des dépenses d’urgence pour protéger les employés municipaux essentiels contre la COVID-19 n’est que de 274 658 $. La dépense annoncée de 525 000 $ pour des masques n’est finalement que de 41 572 $ et comprend aussi des vêtements de protection individuels et des lunettes. Il n’a pas été possible de savoir si ce montant avait permis d’acheter des masques de protection supplémentaires. La Ville ne dévoile pas ce type de détail sur ses approvisionnements. 

COVID-19

Gatineau achète pour 525 000 $ de masques de protection

La Ville de Gatineau a récemment acheté d’urgence pour 525 000 $ de masques de protection afin de s’assurer que ses employés essentiels puissent continuer leur travail en toute sécurité pendant la pandémie de la COVID-19.

Cette dépense d’urgence rendue publique lors du comité exécutif, mercredi, a été rendue possible en vertu du pouvoir du maire d’autoriser des dépenses en cas de force majeure.

Gatineau

Gatineau: déficit possible en 2020 et 575 mises à pied temporaires

La crise de la COVID-19 fera mal aux finances de la Ville de Gatineau. La situation est telle que le président du comité exécutif, Cédric Tessier, évoque même la possibilité d’enregistrer un déficit, alors que Québec interdit aux villes de présenter un budget qui n’est pas équilibré. «Il y aura de nombreux coûts pour la Ville associés à cette crise, ainsi que des pertes de revenus, et on ne se le cachera pas, on se dirige vers un manque à gagner et possiblement un déficit pour l’année 2020 s’il n’y a pas d’aide gouvernementale pour les municipalités», a affirmé M. Tessier, mardi matin lors de la séance du conseil municipal spécial. 

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin mentionne qu’autoriser les villes québécoises à faire un déficit est une mesure à envisager, mais qu’aucune discussion à cet effet n’a encore eu lieu avec Québec. «Il y aura beaucoup de choses sur la table quand on va sortir de la crise parce qu’on aura moins de revenus et plus de dépenses, dit-il. On va devoir voir comment on va faire face à ça. Gatineau gère serré, on a une santé financière saine, on a des réserves, mais ce ne sont pas toutes les villes qui sont dans cette situation. C’est sûr qu’on aimerait l’éviter [déficit], mais si on veut participer aux efforts pour relancer l’économie, c’est clair qu’on va devoir dépenser, notamment en infrastructures. Mais la possibilité d’un déficit est réelle.»

575 mises à pied temporaires

Contrainte comme tout le monde à respecter les directives gouvernementales visant à réduire la propagation de la COVID-19, la Ville de Gatineau a annoncé, mardi, qu’elle annule sa programmation Culture et loisirs du printemps. Cette décision force la Ville à réduire ses effectifs et à mettre à pied temporairement 400 employés occasionnels et 175 employés du secteur aquatique. 

Les mises à pied seront en vigueur à partir du 11 avril 2020 et la rémunération sera maintenue jusqu’à cette date. Le maire précise retarder ces mises à pied afin de donner une chance aux employés touchés de se tourner de bord pour faire appel aux programmes d’aide des gouvernements. «C’est une période avec beaucoup d’incertitude et ça leur permet de sécuriser leurs revenus pour encore deux semaines, dit-il. Je pense aussi que c’est bon pour l’économie parce que ce sont des gens qui gardent leurs revenus le plus longtemps possible. C’est une sage décision.»

Le report de la programmation printanière était devenu impossible, précise la Ville, puisqu’il faut, dit-elle, «au moins 30 jours avant le début des activités, ce qui nous amènerait à la fin de la saison». Le volet natation requiert aussi un minimum de six cours pour réussir un niveau. «Il est impossible de réduire la durée d’une session», ajoute la Ville. 

Gatineau

Audrey Bureau multiplie les appels auprès des aînés de son quartier

Les appels pour inviter la population à contacter leurs proches aînés et les gens qui vivent leur isolement dans la solitude se multiplient depuis quelques jours. La conseillère municipale du district Aylmer, Audrey Bureau, a décidé de se «mettre sur le téléphone» et de contacter les aînés de son quartier, juste pour prendre de leurs nouvelles. Elle estime avoir contacté environ 200 personnes en deux jours.

«J’ai dit à mes gars: appelez votre grand-mère, elle va être contente, c’est aussi simple que ça, a lancé le premier ministre du Québec, François Legault, mardi, lors de son désormais traditionnel point de presse quotidien. Si tout le monde appelle une personne seule aujourd’hui, je pense que ça va faire du bien à beaucoup de Québécois.»

COVID-19

Vers un contrôle plus serré à la frontière entre Ottawa et Gatineau

Des discussions sont en cours entre le gouvernement du Québec et celui de l’Ontario pour intensifier le contrôle des déplacements à la frontière entre Ottawa et Gatineau, a fait savoir au Droit le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Ce dernier dit s’attendre à des annonces en ce sens au cours «des prochains jours» qui pourraient notamment augmenter la capacité d’intervention des forces policières.

L’appel conjoint lancé par les maires de Gatineau et d’Ottawa, la semaine dernière, demandant aux citoyens de réduire au strict minimum leurs déplacements entre les deux villes voisines n’a pas eu tout l’effet escompté.

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COVID-19: Gatineau reporte le dernier paiement de taxes au 31 août

La Ville de Gatineau prolonge au 31 août la date d’échéance pour le paiement du deuxième versement des taxes municipales de l’année 2020. Le conseil municipal a adopté cette mesure, mardi matin, lors d’une séance spéciale faite par téléconférence.

«C’est une mesure importante qui aura un impact financier d’environ 750 000 $ pour la Ville, a noté le maire Maxime Pedneaud-Jobin. J’invite cependant ceux qui pourront payer [le 30 juin] de le faire à temps. Il ne faut pas retarder le paiement si ce n’est pas nécessaire parce que ça représente des pertes pour la Ville, donc plus on limite ça, mieux c’est.»

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Le maire a ajouté que la mesure vise essentiellement les propriétaires, voire les banques. «Environ 35 % des gens paient leurs taxes à travers les hypothèques, a-t-il ajouté. Il ne faut pas aller trop vite, trop loin, et s’il y a lieu de s’ajuster par la suite, on va le faire.» D’autres mesures de la Ville qui pourraient toucher plus de citoyens sont à prévoir dans les prochaines semaines.

Cinq scénarios

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a ajouté que «différents scénarios» ont été évalués par le service des finances et qu’ils ont fait l’objet d’une discussion au comité exécutif. Ces différentes options n’ont cependant pas été rendues publiques, une situation qui a été dénoncée par la conseillère Louise Boudrias. 

Selon nos informations, cinq scénarios auraient été analysés dont les impacts sur les finances de la Ville variaient de 300 000 $ à près de 3 millions $. 

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Urbanisme: les droits des citoyens gatinois sont en jeu

L’annulation à la hâte de toutes les consultations publiques et la mise en veilleuse des processus référendaires en matière d’urbanisme, il y a deux semaines, en réponse à la crise de la COVID-19, risquent de bientôt représenter un enjeu de démocratie bien réel à Gatineau. Si Québec ne clarifie pas rapidement la suite des choses, des citoyens qui souhaiteraient s’exprimer ou s’opposer concernant des projets de développement, comme prévu dans la Loi, pourraient être dans l’incapacité de le faire.

Gatineau demande à Québec de donner rapidement une directive claire aux municipalités à ce chapitre, font savoir le président du conseil municipal, Daniel Champagne, et le président du comité consultatif d’urbanisme (CCU), Jocelyn Blondin. Au moment de publier, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation n’avait pas encore donné suite aux demandes du Droit.

Gatineau

L’urbanisme se tient prêt pour la sortie de crise

Pandémie de coronavirus ou pas, il est hors de question pour le comité consultatif d’urbanisme (CCU) de la Ville de Gatineau de lever le pied, assure son président, Jocelyn Blondin. «Il faut être prêt à rebondir dès que la crise sera passée, dit-il. Il faut continuer le travail, étudier les projets et faire avancer le développement. Quand on va se sortir de ça, il faudra que l’économie reprenne. Le secteur de la construction, c’est un très gros acteur économique dans la région. On continue de travailler pour minimiser l’impact de cette crise.»

Le CCU s’est d’ailleurs penché, lundi, sur un important projet domiciliaire qui doit voir le jour depuis des années dans le secteur Masson-Angers. «C’est derrière l’Encan Larose, explique le conseiller du quartier, Marc Carrière. Ça représente 322 logements de toutes sortes. C’est un vieux projet qui était bloqué en raison du moratoire mis en place en 2009 parce que les infrastructures n’arrivaient pas à suivre le développement. J’avais promis de régler ça en arrivant en politique. Là, ça peut enfin avancer.»

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Les boutiques de vélos: un service essentiel, réclame Vélo Québec

L’organisme Vélo Québec a demandé, vendredi, au gouvernement du Québec de reconnaître la bicyclette comme un moyen de transport essentiel et de faire des boutiques de vélos et des ateliers de réparation un service essentiel en ces temps de crise.

«De nombreux Québécois, dont ceux des services essentiels, devront malgré tout continuer à se déplacer pour aller travailler, faire du bénévolat et s’approvisionner», énumère l’organisme. Tous les Québécois ne possèdent pas de voiture […] et avec la baisse de service annoncée par plusieurs transporteurs publics, comme la Société de transport de l’Outaouais (STO), le vélo prendra de plus en plus d’importance dans les déplacements des gens. 

Cette demande de Vélo Québec a d’ailleurs une résonance particulière à Gatineau puisque, contrairement au Québec, les boutiques de vélo et les ateliers de réparation ont été considérés comme des services essentiels par le gouvernement de Doug Ford. 

«Les gens auront besoin de leur vélo, insiste Sylvain Lafrenière, propriétaire de la boutique Bicyclettes de Hull, sur le boulevard Saint-Joseph. Au printemps, les cyclistes sont nombreux à devoir faire ajuster leur vélo, à avoir besoin de nouveaux pneus et de réparations de toutes sortes. Pour l’instant, Québec nous interdit de servir cette clientèle, alors les gens ne font que traverser la rivière pour aller dans les ateliers à Ottawa.»

M. Lafrenière précise qu’il est tout à fait possible pour ses employés de travailler en toute sécurité et en respectant les règles de distanciation sociale dans ses ateliers. «On est tout équipé, dit-il. Les postes de travail sont à au moins trois mètres de distance un de l’autre, j’ai du désinfectant en masse et une machine à vapeur pour désinfecter les vélos avant de travailler dessus. Pour l’instant, le téléphone sonne beaucoup, je pourrais être très occupé, mais je ne peux rien faire.»

La présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau, ajoute des villes américaines comme New York et Philadelphie ont aussi inscrit les boutiques de vélos dans la liste des services essentiels puisqu’il s’agit d’une façon de se déplacer qui permet de respecter facilement les règles de distanciation sociale. «Nous ne savons pas combien de temps cette crise durera, mais nous savons que la saison propice aux déplacements à vélo, elle, débute maintenant dans le sud du Québec, dit-elle. Nous devons donc permettre sans plus tarder aux Québécois d’accéder aux boutiques de vélos, au même titre que les propriétaires de voitures accèdent aux garages.»

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Cybersécurité: le coeur qui ferait battre la zone d’innovation de Gatineau

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, fonde beaucoup d’espoir sur le futur Laboratoire d’identité numérique du Canada pour devenir le coeur qui fera battre la zone d’innovation que la Ville souhaite mettre en place dans le centre-ville.

«Ce serait le coeur de notre zone d’innovation, c’est ce qui nous permettrait d’attirer des entreprises, ce serait un service unique au Canada qui permettrait de tester toutes sortes de technologies, ce serait vraiment la pierre angulaire de la zone d’innovation», affirme-t-il en entrevue avec Le Droit.

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> Le socle de la cybersécurité à Gatineau?

Pour cette raison, le conseil municipal a adopté, la semaine dernière, une subvention de 95 000 $ aux promoteurs du futur laboratoire national. «Ça confirmerait Gatineau comme un des pôles importants en cybersécurité au Canada, ajoute le maire. C’est un domaine où le fédéral va investir des milliards de dollars dans les prochaines années. C’est un domaine en explosion partout dans le monde qui est promu à une croissance exceptionnelle.»

L’homme d’affaires Antoine Normand, président de In-Sec-M, soutient que la bataille n’est cependant pas encore gagnée.

«Il y a encore du tirage de couverte parce que deux autres provinces tentent d’attirer ça sur leur territoire, dit-il. Là, il nous faut trouver environ trois à quatre millions de dollars pour mettre ça en place […] et le financement préliminaire octroyé par Gatineau envoie un signal clair à Québec et aux entreprises privées. Les grandes banques canadiennes seront aussi approchées pour faire partie des bailleurs de fonds initiaux de l’organisation.»

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Le socle de la cybersécurité à Gatineau?

Et si le socle même de la cybersécurité au pays s’installait à Gatineau. C’est la carte que tente de jouer la Ville de Gatineau en voulant attirer sur son territoire le futur Laboratoire d’identité numérique du Canada.

Les vols de données de 4,2 millions de membres du Mouvement Desjardins et de 6 millions de membres chez Capital One, l’an passé ont rappelé à tous la vulnérabilité des systèmes de protection des données informatiques. La crise dans laquelle le monde entier est aujourd’hui plongé en raison du nouveau coronavirus offre le même dur rappel aux organisations et institutions qui tentent de se tourner massivement vers le télétravail sans vraiment avoir les infrastructures informatiques pour le faire à grande échelle. 

Les gouvernements fédéral et provinciaux s’apprêtent à investir des milliards de dollars dans les prochaines années pour améliorer la cybersécurité. Juste au Québec, ce sont 7,4 milliards $ qui sont inscrits au Plan québécois des infrastructures pour réaliser la transformation numérique.

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> Cybersécurité: le coeur qui ferait battre la zone d’innovation de Gatineau

Selon l’homme d’affaires Antoine Normand, président de In-Sec-M, une grappe qui regroupe de nombreux acteurs de l’écosystème canadien de la cybersécurité, la toute première pierre à mettre en place pour s’assurer d’un environnement numérique sécuritaire réside dans une identité numérique forte.

«Le socle de base de la cybersécurité est de pouvoir identifier les personnes, dit-il. Tu es capable d’assurer la cybersécurité si tu es capable de garantir que la personne à l’autre bout est bien celle qu’elle prétend être quand elle se connecte au réseau informatique d’une organisation.» 

C’est précisément là que le futur Laboratoire d’identité numérique du Canada prendrait toute son importance. Présenté comme un organisme indépendant et à but non lucratif, ce laboratoire serait responsable des tests et de la certification des outils d’identité numérique développés et utilisés au Canada. 

Le Conseil canadien de l’identité et l’authentification numérique (DIACC) qui regroupe les grandes banques canadiennes et des compagnies technologiques est en discussion avec les gouvernements fédéral et provinciaux afin de publier un guide des normes minimales à respecter au Canada en la matière. Les fruits de ces travaux doivent être publiés au cours des prochains mois. 

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Accès restreint aux parcs à Gatineau: les structures de jeux fermées

La Ville de Gatineau restreint l'accès à ses quelque 360 parcs. Structures, aires de jeu et terrains sportifs sont fermés. Seules les promenades respectant les règles de distanciation sociale y sont dorénavant permises.

Dans un communiqué diffusé jeudi matin, les autorités municipales gatinoises indiquent avoir pris cette décision afin de se conformer aux plus récentes directives gouvernementales.

«La Ville ferme donc dès maintenant les modules de jeu et les terrains sportifs, est-il précisé. Sont également visés les parcs de planche à roulettes et les balançoires. Les parcs demeurent ouverts, mais les rassemblements y sont interdits. Les personnes doivent par ailleurs garder une distance de deux mètres entre elles.»

L'accès aux parcs municipaux demeure permis pour les marches et la course. Les promenades avec un chien en laisse sont aussi autorisés. Dans tous les cas, «les mesures d'éloignement social établies par le gouvernement du Québec demeurent en vigueur et doivent être respectées», insiste la Ville de Gatineau.

Les autorités municipales demandent aussi aux gens «de s'abstenir d'utiliser le mobilier urbain, par exemple les tables de pique-nique et les bancs, dans les parcs et ailleurs».

Toutes ces mesures resteront en vigueur jusqu'à nouvel ordre.

Pour les chiens, les aires d'exercices et le parc à chiens Jardins-Lavigne sont fermés. Tous les parcs à chiens sont fermés, sauf pour trois cas: le parc de la Technologie (secteur Hull), le parc Lamarche (secteur Gatineau) et le parc du Lac-Beauchamp (secteur Gatineau).

«Les chiens devront toutefois y être tenus en laisse, souligne la Ville. Les propriétaires devront respecter les mesures d'éloignement social établies par le gouvernement du Québec.»

De l'affichage sera mis en place pour indiquer ces nouvelles consignes. Du personnel municipal veillera aussi à sensibiliser les citoyens.

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Forte baisse de l’achalandage à la STO à cause du coronavirus

La Société de transport de l’Outaouais (STO) a vu l’achalandage dans ses autobus chuter d’environ 85 % en raison des consignes de distanciation sociale associée à la crise du nouveau coronavirus, une situation qui pourrait entraîner un ajustement dans les services offerts, a concédé la présidente du transporteur public, Myriam Nadeau.

«Nous traversons tous et toutes une période difficile et sans précédent», a signalé d’entrée de jeu Mme Nadeau, jeudi après-midi, à l’ouverture de la réunion du conseil d’administration de la STO.

Mme Nadeau a indiqué que l’approche de la STO depuis le 12 mars était de maintenir le plus haut niveau de service possible.

«Afin de limiter les risques d’exposition à la COVID-19 de nos chauffeurs qui sont aux premières lignes et par un souci de saine gestion financière, nous sommes à évaluer des scénarios de réduction de services à mettre en place dans les jours et les semaines à venir», a expliqué Mme Nadeau, qui a cependant dit qu’il était trop tôt pour définir les mesures qui pourraient être prises.

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Gatineau: presque tous les employés sont à la maison

Près de 75 % des cols blancs, cadres et professionnels de la Ville de Gatineau ont déserté les bureaux municipaux. La majorité d’entre eux, soit environ 60 %, font du télétravail, précise le maire Maxime Pedneaud-Jobin, tandis que les autres qui n’ont pas de capacité de télétravail doivent se rendre disponibles en tout temps pour d’éventuels remplacements.

Environ le quart de ces employés doivent toujours se rendre dans les bureaux de la Ville où des mesures strictes de distanciation sociale et d’hygiène ont été mises en place pour assurer un milieu de travail sécuritaire. «L’objectif des directives du gouvernement n’est pas que les gens cessent de travailler, rappelle le maire Pedneaud-Jobin. C’est qu’ils puissent le faire en situation sécuritaire, donc le plus possible à partir de la maison.»

Le service des communications précise que les employés des services des finances, des biens immobiliers, des ressources humaines, des communications, de l’urbanisme et de l’évaluation, entre autres, sont à 100 % en télétravail. 

La situation des cols bleus est plus complexe. Les opérations municipales sont toutes au ralenti. La plupart des cols bleus sont à la maison, mais doivent travailler en rotation sur des horaires de travail complètement modifiés et allégés. 

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COVID-19: des millions $ pourraient être jetés par les fenêtres pour des activités à Gatineau

Un montant de 6 millions $ provenant des coffres de la Ville de Gatineau et réservé pour l’organisation de près de 400 activités culturelles et sportives en 2020 pourrait en grande partie avoir été carrément jeté par les fenêtres en raison de la pandémie du nouveau coronavirus.

Le 21 janvier dernier, Gatineau annonçait le financement d’une foule d’activités sur son territoire allant des «grands événements» au soutien des organismes culturels, en passant par des activités culturelles et sportives. En tout, 377 organismes se partageaient 5,99 millions $. Les mesures de distanciation sociale imposées par les autorités et l’impossibilité de savoir à quel moment elles seront levées ont déjà eu raison de nombreuses activités devant se tenir au printemps. D’autres organismes financés par la Ville pour organiser des activités continuent d’engager des dépenses sans savoir s’ils pourront tenir les événements prévus plus tard cet été.

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COVID-19: un refuge temporaire pour sans-abris à Gatineau

Un nouveau refuge pour les sans-abris de Gatineau sera aménagé temporairement au centre communautaire Père Arthur-Guertin afin de limiter les risques de propagation de la COVID-19 au Gîte Ami.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) et la Ville de Gatineau ont annoncé mercredi avoir pris cette décision avec leurs partenaires du milieu communautaire «pour s’assurer de respecter les mesures de prévention» dictées par les autorités de santé publique.

«Il était devenu crucial de prendre en charge cette clientèle vulnérable et de revoir l’organisation des services», ont indiqué la Ville et le CISSSO dans un communiqué conjoint.

La clientèle du Gîte Ami sera ainsi divisée entre le refuge habituel, sur la rue Morin, et le centre communautaire situé sur la rue Bériault.

«Au total, les deux refuges, soient le Gîte Ami et le centre communautaire Père Arthur-Guertin, sous la responsabilité de la Soupe populaire de Hull, maintiennent une offre de 88 lits, a-t-il été précisé. Le Gîte-Ami passera de 55 à 43 lits durant cette période et le centre communautaire en accueillera 45 lits dans une offre de service sécuritaire qui limite les risques de propagation auprès de cette population.»

Un «filtrage» est aussi prévu par l’équipe du CISSSO spécialisée en itinérance afin d’identifier les sans-abris  présentant des symptômes compatibles avec ceux de la COVID-19. Au besoin, les usagers concernés seront dirigés vers une «zone tiède», dont le lieu n’a pas été précisé, afin qu’ils passent un test de dépistage. L’attente du résultat se fera aussi dans cette «zone tiède».

Le CISSSO s’occupera du transport et des repas devant être fournis aux usagers devant rester dans cette zone spéciale.

Gatineau

Gatineau passe en mode «services essentiels» et réduit ses opérations

La Ville de Gatineau a annoncé, mardi après-midi, qu’elle se met immédiatement en mode «services essentiels» et ferme ses bureaux administratifs au moins jusqu’au 13 avril prochain. De nombreux employés de la Ville sont immédiatement envoyés à la maison, soit à rien faire, ou à faire du télétravail. 

En entrevue avec Le Droit, le maire Maxime Pedneaud-Jobin n’a pas été en mesure de préciser combien des quelque 3500 employés étaient ainsi envoyés à la maison. Le service des communications n’était pas en mesure de préciser cette information non plus. 

Le maire a toutefois confirmé que les employés qui devront rester à la maison, sans travailler, continueront d’être payés. Pour combien de temps? «Ce sont des discussions qui ont lieu avec Québec et l’Union des municipalités du Québec, a-t-il répondu. Si c’était à court terme, ça pourrait être justifiable, mais selon le nombre de semaine que ça va durer, il va falloir qu’on s’adapte.»

Le gouvernement du Québec a remis entre les mains des municipalités le pouvoir de décider ce qui devait être considéré comme services essentiels. À Gatineau, cela se résume par les services de collecte des déchets, la production d’eau potable, le traitement des eaux usées, les pompiers, la police, le centre d’appel 9-1-1, le centre d’appel 3-1-1 et les équipes nécessaires pour assurer l’entretien des véhicules municipaux et des infrastructures municipales. «Ça pourrait aussi varier dans le temps en fonction de l’évolution de la situation, a ajouté le maire Pedneaud-Jobin. La définition [de services essentiels] va varier dans le temps en fonction des besoins auxquels nous ferons face.»

La situation force aussi la Ville à adapter plusieurs de ses opérations. Ainsi, les opérations de colmatage des nids-de-poule se feront au ralenti en raison de la disponibilité de l’asphalte, affirme la Ville. Les opérations seront concentrées sur les grandes artères qui nécessitent des interventions urgentes avec de l’asphalte froid. 

Seul l’écocentre de la rue Pierre-Ménard restera ouvert pour les besoins urgents. Les matériaux devront être triés. Le service de collecte à domicile sur appel pour les encombrants réutilisables est suspendu. La vente de sacs tarifés pour les surplus d’ordures est aussi suspendue pour une période indéterminée. Exceptionnellement, les citoyens sont autorisés à utiliser des sacs de plastique sans l’effigie de la ville pour leurs déchets en surplus. Un maximum de cinq sacs en plus du bac gris seront acceptés. 

La Ville invite les citoyens à utiliser les services en ligne. On va s’assurer de donner le service en ligne, mais souvent de façon plus lente parce qu’il proviendra souvent d’un employé à la maison», a noté le maire. Les mesures d’exécution de paiement faisant suite à des jugements de la Cour municipale seront suspendues jusqu’à nouvel ordre. 

Gatineau

L’achat local en temps de pandémie

Privilégiez l’achat local, a lancé le premier ministre François Legault à l’ensemble des Québécois, cette semaine. Dépensez votre argent à Gatineau, a renchéri le maire Maxime Pedneaud-Jobin. L’heure est résolument aux « circuits courts » et aux chaînes d’approvisionnement locales en ces temps de crise sanitaire. De plus en plus de restaurateurs, artisans et commerçants locaux tentent de se réajuster, soit en offrant de la livraison à domicile ou en transférant leurs activités commerciales en ligne.

Pour le Marché de l’Outaouais, tout ça n’a rien de nouveau. La coopérative de solidarité est en lien avec une soixantaine de producteurs de la région. Viande bio, produits maraîchers en saison, produits transformés de toutes sortes ; les clients peuvent faire leurs commandes en ligne et les produits sont livrés au comptoir de la boutique du Marché. L’organisme vivait cependant d’importantes difficultés financières depuis quelque temps. Sans se réjouir de la crise actuelle, les affaires semblent avoir repris de la vigueur cette semaine dans le petit magasin de la rue Eddy.

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Le SPVG ferme ses comptoirs de service

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) ferme pour une durée indéterminée tous ses comptoirs de service aux citoyens des postes de police des secteurs de Gatineau et de Hull, ainsi que des points de service des secteurs d’Aylmer et de Buckingham.

Le SPVG répond ainsi à l’effort collectif pour diminuer les risques de propagation de la Covid-19.

Le SPVG comme tous les autres services policiers de la région maintiennent leurs opérations régulières.

Les citoyens qui désirent entrer en contact avec les policiers du SPVG peuvent composer le 911 lorsqu’un danger est immédiat et que la sécurité d’une personne est compromise.

Les réclamations (appels téléphoniques harassants, méfaits et les vols simples autres que ceux de véhicules) peuvent être faites en ligne au police.gatineau.ca.

«La prise de plainte par téléphone par des policiers permettra de minimiser les déplacements des citoyens et de permettre à la gendarmerie de se concentrer sur la réponse aux appels urgents et d’effectuer la surveillance sporadique d’endroits d’affluence dans le but de maintenir un climat social pacifique et harmonieux», mentionne le SPVG, par communiqué.

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Gatineau reporte le paiement des comptes de taxes

La Ville de Gatineau reportera au 31 août la date butoir pour le paiement des comptes de taxes prévu pour le 30 juin prochain. La mesure touche autant les contribuables résidentiels que commerciaux. Le conseil municipal doit entériner cette recommandation au courant de la semaine prochaine.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a précisé, jeudi après-midi, que ce report pourrait représenter un coût d’environ 1 million $ pour la municipalité. «On le fait pour donner une marge de manoeuvre aux citoyens et aux commerçants qui pourraient manquer de liquidité en raison de la situation actuelle», a-t-il indiqué. 

Une deuxième mesure d’urgence s’adressant aux employés occasionnels touchés par l’annulation de la programmation municipale a aussi été annoncée par le maire Pedneaud-Jobin. «On est préoccupé par la sécurité financière et le bien-être de nos employés et c’est pour ça que l’exécutif a demandé à l’administration, jeudi matin, de maintenir la rémunération de ces employés qui se retrouvent sans travail, a-t-il expliqué. Notre objectif est double. C’est important que les gens maintiennent leurs revenus pour faire des choix pour leur bien-être et leur famille, mais c’est aussi un outil pour que les gens puissent continuer de consommer et contribuent à maintenir notre économie.»

Cette mesure toucherait environ 900 employés municipaux et serait en vigueur jusqu’à la mi-avril. Elle représenterait une dépense de 1,2 million $. «C’est un coût qui est déjà prévu au budget, ce n’est pas de l’argent qu’on ajoute, ce sont des salaires que nous aurions dû payer de toute façon, a expliqué le maire. On va aller jusqu’à la mi-avril et ensuite on va réévaluer ce que ça veut dire pour la Ville, quels sont nos autres coûts. On va aussi faire une vigie minutieuse des programmes des gouvernements fédéral et provincial afin de ne pas dédoubler nos efforts.»

Gatineau continuera aussi ses efforts en matière de distanciation sociale en fermant, dès maintenant, ses 21 comptoirs de services municipaux. Cela touche les centres de services dans les cinq secteurs de la ville, le service du greffe, la Cour municipale, le service des ressources humaines, le bureau des conseillers, le service des affaires juridiques, le service des finances et le service de l’évaluation.

«Ce n’est pas parce que les comptoirs sont fermés que les services ne sont plus offerts, a toutefois précisé M. Pedneaud-Jobin. On s’aperçoit qu’on est capable de les offrir en ligne ou par téléphone. On le fait pour limiter les contacts entre nos employés et les citoyens. Un seul comptoir demeure ouvert, il s’agit de celui qui sert à faire des tests d’eau.»

Plan d’aide économique

Les discussions entre la Ville et les principaux partenaires économiques se poursuivent et devraient mener, éventuellement, à la présentation d’un plan pour venir en aide aux commerçants qui sont très durement touchés par la crise de la COVID-19. «Mais on n’attendra pas d’avoir un plan final, fignolé par tout le monde pour annoncer des choses, a insisté le maire de Gatineau. Tourisme Outaouais, la Chambre de commerce de Gatineau et les autres peuvent aussi faire des choses de leur côté. Ce qu’on essaie de voir c’est quelles sont les actions à faire avec les fonds publics et de s’assurer de prendre la bonne mesure. On regarde nos idées, celles de nos commerçants et ce qui se fait ailleurs pour arriver à un plan municipal, mais pendant la réflexion, s’il y a une idée qui ressort avec laquelle tout le monde est d’accord on ne va pas attendre le plan final pour l’implanter.»

Gatineau

Un échéancier tributaire de la COVID-19 pour le boulevard Saint-Joseph

La Ville de Gatineau a présenté un état de situation de l’avancée de travaux et de ceux à venir sur le chantier du boulevard Saint-Joseph, mercredi, en soulignant au passage que ces prévisions sont conditionnelles à la collaboration du nouveau coronavirus. Malheureusement, cela ne semble pas être inclus dans l’ADN de cet agent microscopique qui terrorise actuellement la planète tout entière.

Quoi qu’il en soit, les Gatinois devraient à tout le moins avoir une bonne idée, d’ici l’automne prochain, de l’allure que prendra leur nouveau boulevard Saint-Joseph une fois la totalité des travaux terminés. Le tronçon entre la rue Dumas et le boulevard Montclair qui a fait l’objet de réfections majeures l’an dernier est maintenant à l’étape des aménagements de surface.

COVID-19

Gatineau suspend sa réglementation pour le stationnement

Tous les moyens sont bons pour encourager les citoyens à demeurer à la maison. Suivant cette logique, la Ville de Gatineau annonce qu’elle suspend temporairement ses règlements concernant le stationnement sur rue, tant pour le jour que la nuit.

Il est désormais possible de se stationner sur rue, à Gatineau, dans les espaces de temps limité, sans égard de la limite permise indiquée sur les panneaux de signalisation. Les opérations de surveillance pour le stationnement hivernal sont aussi suspendues à compter de maintenant, et ce jusqu’à nouvel ordre. Les automobilistes peuvent ainsi stationner leur voiture dans la rue, la nuit.

«On le fait pour faciliter le télétravail, mais ce n’est pas le free-for-all», a noté, mercredi, le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Ainsi, l’application de la réglementation demeure quant aux stationnements payants par horodateurs ou dans les parcs de stationnement. Les espaces pour personnes handicapées doivent être respectés, tout comme les zones interdites. La distance de cinq mètres d’une borne-fontaine, d’un signal d’arrêt ou d’une intersection sont des aspects de la réglementation qui demeurent en vigueur. 

Gatineau

Indicateurs encourageants pour la crue printanière à Gatineau

La crue printanière n’est pas encore officiellement commencée dans la région, mais elle ne saurait tarder, précise Manon Lalonde, ingénieure en chef de la Commission de la planification de la régularisation de la rivière des Outaouais (CPRRO). Il est trop tôt, dit-elle, pour faire une quelconque prévision sur ce à quoi pourrait ressembler la crue 2020, mais certains indicateurs sont encourageants.

À l’heure actuelle, les niveaux d’eau et les débits sur le tronçon principal de la rivière sont près des normales de saison et devraient augmenter légèrement au cours des prochains jours. La vidange des principaux réservoirs du bassin versant se poursuit en préparation de la crue.

COVID-19

Pedneaud-Jobin appelle à dépenser «le moindre sou à Gatineau»

Devant l’hécatombe provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus dans le milieu des affaires, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a fait un appel à la mobilisation des consommateurs pour appuyer les commerçants locaux.

 « Chaque fois que vous dépensez le moindre sou, ciblez Gatineau, ciblez l’achat local, aidez les entreprises d’ici parce que la situation a déjà commencé à être difficile, il y a déjà des pertes d’emplois en grand nombre », a-t-il lancé, mardi après-midi, en ouverture du caucus préparatoire au conseil municipal.

Les commerces de Gatineau ferment les uns après les autres depuis que le gouvernent du Québec a annoncé les mesures de distanciation sociale pour lutter contre la propagation de la COVID-19. Les mises à pied se multiplient. Vision centre-ville et la Chambre de commerce de Gatineau craignent que plusieurs commerces n’arrivent à se relever de cette crise.

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Télétravail: Gatineau dit avoir «largement» de quoi répondre aux services essentiels 

La capacité de la Ville de Gatineau de se tourner vers le télétravail suffira « largement » à assurer les services essentiels si le gouvernent du Québec devait être dans l’obligation d’accentuer ses ordonnances de distanciation sociale pour lutter contre le nouveau coronavirus, assure le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Ce dernier a répondu ainsi au Syndicat des cols blancs qui affirmait, lundi, entretenir des doutes sur l’étendue des moyens dont dispose la Ville pour permettre à ses employés de continuer de travailler à partir de leur domicile. « On a une capacité dès maintenant de plusieurs centaines de personnes qui pourraient travailler de la maison, a ajouté le maire. On a de la bande passante et on est à terminer des protocoles pour ne pas mettre la sécurité des informations en danger. On va prioriser l’accès à la bande passante pour les services plus stratégiques. »

Si le besoin devait se présenter, le maire de Gatineau pourrait, en raison de l’urgence, faire des dépenses sans appel d’offres et sans l’autorisation du conseil, notamment pour du matériel informatique. Il précise toutefois qu’il n’est pas prévu pour l’instant d’utiliser ce pouvoir discrétionnaire. 

Dizaines d’employés en isolement

Une série de mesures de distanciation sociale a été mise de l’avant dans l’administration municipale, dans les derniers jours, afin d’offrir aux employés un milieu de travail sécuritaire, a noté le maire. L’accès très restreint à la séance du conseil municipal, mardi soir, alors que tous les élus, à l’exception du maire et du président du conseil, suivaient la séance par webdiffusion et téléphone en est un exemple. Les citoyens n’étaient pas autorisés à participer en personne, mais une douzaine d’entre eux ont répondu à l’appel de la Ville en envoyant leur question par courriel. 

« Le mot d’ordre n’est pas de fermer la Ville, mais de suivre les règlements de santé publique pour assurer la sécurité de nos employés, a indiqué le maire. On demande aussi aux citoyens qui le peuvent d’utiliser les services municipaux en ligne parce que ça protège tout le monde et que ça limite le nombre de contacts. »

La plupart des plans de contingence pour faire face à une pénurie de personnel sont déjà terminés, a fait savoir le maire. M. Pedneaud-Jobin a par ailleurs précisé que « quelques dizaines » d’employés municipaux étaient déjà en isolement et qu’il s’agissait essentiellement de gens qui sont récemment revenus d’un voyage à l’extérieur du pays. « Sur 3500 employés, c’est marginal, a-t-il dit. Notre capacité à offrir des services est à 100 % au moment où on se parle. On a une santé financière saine. Le service 3-1-1 et le 9-1-1 ont des volumes d’appels normaux. La qualité de notre eau potable est impeccable, le service est en place, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. C’est un service essentiel qu’on ne perdra pas quoi qu’il arrive. »

COVID-19

«Dépensez le moindre sou à Gatineau», insiste le maire Pedneaud-Jobin

Devant l’hécatombe provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus dans le milieu des affaires, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a fait un appel à la mobilisation des consommateurs pour appuyer les commerçants locaux.

«Chaque fois que vous dépensez le moindre sou, ciblez Gatineau, ciblez l’achat local, aidez les entreprises d’ici parce que la situation a déjà commencé à être difficile, il y a déjà des pertes d’emplois en grand nombre», a-t-il lancé, mardi après-midi, en ouverture du caucus préparatoire au conseil municipal.

Les commerces de Gatineau ferment les uns après les autres depuis que le gouvernement du Québec a annoncé les mesures de distanciation sociale pour lutter contre la propagation de la COVID-19. Les mises à pied se multiplient. Vision centre-ville et la Chambre de commerce de Gatineau craignent que plusieurs commerces n’arrivent à se relever de cette crise. 

Le maire de Gatineau a par ailleurs demandé aux différentes équipes municipales d’interpeller l’ensemble des acteurs économiques afin de préparer une réponse coordonnée. «On met en place une cellule pour faire face à la situation économique à venir, c’est une crainte importante qu’on a, a-t-il dit. Des commerces vivent déjà des moments difficiles et on va s’organiser comme région, même si Québec et le fédéral ont annoncé certaines choses.»

Télétravail

Une série de mesures de distanciation sociale a été mise de l’avant dans l’administration municipale dans les derniers jours afin d’offrir aux employés un milieu de travail sécuritaire, a noté le maire. «On demande aussi aux citoyens qui le peuvent d’utiliser les services municipaux en ligne parce que ça protège tout le monde et ça limite le nombre de contacts.»

La plupart des plans de contingence pour faire face à une pénurie de personnel sont déjà terminés, a fait savoir le maire. «Une des mesures est le télétravail, mais ce n’est pas la seule, a-t-il précisé. On est en train d’augmenter notre capacité d’assurer nos services essentiels en télétravail. Il y a de la priorisation à faire, on a des services qu’on ne peut pas perdre. On va favoriser l’utilisation du télétravail de manière prioritaire, service par service.» Lundi, le Syndicat des cols blancs affirmait au Droit que la capacité de télétravail de la Ville de Gatineau était très limitée

100% opérationnel

Le maire a précisé que des employés municipaux sont déjà en isolement, mais que leur nombre n’est pas assez important, en ce moment, pour avoir un effet sur les activités municipales. «Notre capacité offrir des services est à 100 % au moment où on se parle, a-t-il ajouté. On a une santé financière saine. Le service 3-1-1 et le 9-1-1 ont des volumes d’appels normaux. La qualité de notre eau potable est impeccable, le service est en place, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. C’est un service essentiel qu’on ne perdra pas quoi qu’il arrive.»

Gatineau

Gatineau: un nouveau district électoral dans le Plateau en 2021

Un nouveau district électoral verra le jour dans l’ouest de Gatineau en prévision de l’élection municipale de 2021.

Le conseil a adopté, mardi, la création d’un 19e district dont les limites chevaucheront les secteurs Hull et Aylmer.

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a expliqué que le nouveau quartier comprendra la partie ouest de l’actuel district du Plateau, et intégrera une partie du district Deschênes. Cet ajout aura un effet sur les limites des trois districts du secteur Aylmer et celles du Plateau qui devront être modifiées. C’est donc dire que le conseil municipal de Gatineau comptera 19 conseillers et un maire lors du prochain mandat.

M. Tessier a précisé que le nom du nouveau quartier électoral n’a pas encore été déterminé. Le comité de toponymie doit faire une recommandation à cet effet au conseil dans les prochaines semaines. 

«Avec la croissance de la population, c’est un exercice que plusieurs municipalités et villes doivent faire avant chaque élection générale, a expliqué le président du conseil municipal, Daniel Champagne. Limiter le nombre d’électeurs par district permet aux élus d’offrir un meilleur service aux citoyens qu’ils représentent. Ces derniers bénéficient d’une meilleure représentativité auprès du conseil.»

COVID-19

Justin Trudeau ferme les frontières du Canada, mais pas aux Américains

OTTAWA - Après avoir essuyé des critiques à répétition, le gouvernement Trudeau décide de fermer les frontières du Canada, mais pas aux Américains.

«Les vols en provenance des États-Unis, du Mexique, des Caraïbes et de Saint-Pierre-et-Miquelon ne seront pas touchés par cette mesure», a précisé le premier ministre Justin Trudeau lorsqu’il a fait son annonce, lundi après-midi, devant la porte de sa résidence où se poursuit l’isolement volontaire entamé depuis que sa conjointe a contracté la COVID-19.

Dès mercredi à 0h01, seuls les citoyens canadiens et les résidents permanents du pays pourront monter à bord d’avions en direction du Canada, et ce, à condition qu’ils ne présentent aucun symptôme de la maladie.

Les vols internationaux qui atterriront au pays pourront le faire seulement dans les aéroports de Toronto, Montréal, Calgary et Vancouver. Le but de cette restriction est de concentrer dans quelques lieux le personnel de l’Agence des services frontaliers qui pourra, lui aussi, détecter les voyageurs malades.

Depuis lundi matin, l’agence a modifié les questionnaires sur les écrans tactiles qui accueillent les voyageurs dans les aéroports canadiens. On doit maintenant indiquer si on tousse, si on a de la difficulté à respirer et si on se sent fiévreux. Les voyageurs entrant au Canada doivent également confirmer qu’ils comprennent qu’ils doivent s’isoler volontairement pour 14 jours.

Ceci s’applique donc aussi aux voyageurs américains.

Invité à expliquer pourquoi il ne ferme pas la frontière canado-américaine aux voyageurs, M. Trudeau a évoqué la nécessité d’un «niveau de coordination spéciale» avec le voisin américain.

«Le niveau d’intégration entre nos deux économies et la coordination que nous avons eue ces derniers temps met les États-Unis dans une catégorie à part», a-t-il ajouté, sans rejeter totalement l’éventualité d’interdire l’entrée aux Américains.

«Comme j’ai dit à chaque étape, nous ne fermons la porte à aucune mesure qui pourrait garder les Canadiens en sécurité», a-t-il offert.

Ses ministres, dans une conférence de presse qui a suivi son annonce, ont eu, eux aussi, à justifier l’exception américaine.

La vice-première ministre Chrystia Freeland a insisté sur les chaînes d’approvisionnement, le transport de marchandises. Mais pourquoi ne pas interdire le passage seulement aux touristes? La décision du gouvernement canadien est-elle guidée par la réaction américaine à pareille éventualité?

«Non. Absolument pas», a assuré Mme Freeland. «Nous sommes un pays souverain», a-t-elle cru bon de rappeler.

La décision est applaudie à Québec

«À partir du moment où on se limite aux États-Unis, mais qu’on dit 14 jours d’isolement suggérés aux Américains qui rentrent ici, moi, je pense qu’on a pris des bonnes précautions. Et d’avoir éliminé tous les autres pays que les États-Unis, ça, je pense que c’est un geste important qui va dans la bonne direction», a déclaré le premier ministre François Legault à sa conférence de presse quotidienne.

En Colombie-Britannique où le voisin, l’État de Washington, voit le nombre de cas exploser, le gouvernement provincial réclame depuis vendredi des mesures plus strictes pour les voyageurs américains.

Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, compte sur le conseil donné depuis dimanche aux Américains de ne pas voyager et sur la perspective d’un isolement volontaire de 14 jours à l’arrivée au Canada pour convaincre plus d’Américains de rester chez eux.

Dre Tam avait une nouvelle directive aux Canadiens, lund i: éviter tout rassemblement de plus de 50 personnes. Ce conseil ne s’appliquera pas pour les vols en avion où les contacts directs entre voyageurs sont faibles, de l’avis de son adjoint DHoward Njoo.

Par ailleurs, les Canadiens qui seront coincés à l’extérieur du pays recevront de l’aide consulaire et de l’aide financière, y compris pour d’éventuels soins médicaux, s’ils sont malades.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, n’a pas pu spécifier les sommes disponibles. «On n’a pas établi de plafond, mais on a identifié un fonds», a-t-il fait savoir, promettant plus de détails dans les jours à venir.

Et puis, le ministre Garneau a confié qu’il discute avec les compagnies aériennes pour un éventuel rapatriement des Canadiens coincés à l’étranger, un projet encore embryonnaire.

«On commence à parler avec les lignes aériennes pour voir s’il y aurait possiblement un plan pour rapatrier certains Canadiens (...) qui ne peuvent pas revenir, en raison des changements ou parce qu’ils doivent ajouter un délai parce qu’ils ont des symptômes», a dit le ministre.

Nombre de cas

Lundi après-midi, l’Agence de la santé publique rapportait 407 cas de la maladie COVID-19 qui a maintenant fait quatre morts, tous en Colombie-Britannique, dans le même établissement de soins pour personnes âgées.

Au Québec, on en était à 50 cas confirmés.

Le nombre de Canadiens, rapatriés d’une croisière interrompue, à avoir développé la maladie alors qu’ils sont en quarantaine, a quadruplé depuis vendredi, passant de deux à huit. Ils sont 228 personnes isolées sur la base militaire de Trenton, en Ontario, depuis leur rapatriement mardi dernier de Californie. Ils avaient voyagé à bord du Grand Princess.

Selon les calculs épidémiologiques, 87 % des cas canadiens sont le résultat de voyages et 13 % seraient des cas de contagion dans la communauté.

«Nous sommes au tout début de l’augmentation du nombre de malades», de l’avis de Dre Tam. «Et ils sont surtout liés à des voyages. Ce que je surveille, c’est les signes de plus de transmissions dans la communauté. Et nous n’en voyons pas encore beaucoup en ce moment. C’est donc maintenant le temps de vraiment interrompre ce genre de transmissions», a-t-elle averti.

Prenant l’avertissement au mot, le premier ministre Trudeau y est allé de ce conseil : «Tous les Canadiens devraient rester chez eux».

COVID-19

Gatineau aurait une faible capacité de télétravail

La capacité de la Ville de Gatineau à passer en mode télétravail serait «très limitée», selon le Syndicat des cols blancs.

«L’évaluation des besoins est en train de se faire, mais je ne suis même pas certaine que la Ville possède suffisamment d’ordinateurs portables pour la quantité de bande passante dont elle dispose», a affirmé au Droit la présidente du syndicat, Geneviève Carrier. 

D’après les informations obtenues par le syndicat, lundi matin, les employés de la Ville qui participaient à un projet-pilote sur le télétravail se sont fait demander de se présenter au travail. «L’objectif serait de pouvoir redistribuer le matériel informatique pour les services essentiels, note Mme Carrier. Il est clair que Gatineau n’a pas les capacités de faire un virage au télétravail à grande échelle. Ça pourrait toucher quelques centaines de travailleurs, tout au plus.»

Les employés qui s’occupent de la paie pourraient faire partie de ceux qui seront appelés à faire du télétravail, mais encore là, l’administration ferait face à d’importants enjeux informatiques, note Mme Carrier. «Ils travaillent présentement à la sécurisation des données, dit-elle. Ça fait partie de l’évaluation des besoins actuellement.»

Mme Carrier précise qu’à l’exemption des employés qui sont en isolement ou qui n’ont pas été en mesure de trouver une solution pour faire garder leur enfant, la grande majorité des employés municipaux sont sur leur lieu de travail habituel en ce début de semaine. «Ceux dont les services ont été fermés, comme les bibliothèques, sont demeurés à la maison, note la présidente du syndicat. On souhaite que l’employeur continue de payer ces gens, mais ça n’a pas encore été clarifié. C’est un enjeu qu’on a souligné à l’employeur.»