La table suspendue du Dîner entre ciel et terre peut accueillir 22 personnes à la fois et grimpe à près de 46 mètres.

Gastronomie aérienne à Ottawa

Ça monte tout doucement. Sans trop que les convives ne s'en rendent compte, ils se retrouvent à 150 pieds de hauteur, supportés par une grue, avec « une vue imprenable sur le centre-ville » d'Ottawa. Bienvenue au Dîner entre ciel et terre, qui propose pour les deux prochaines semaines des repas aux saveurs canadiennes à déguster en reluquant le paysage de la capitale.
Le Droit a pu tester, vendredi, l'expérience aérienne offerte jusqu'au 22 juillet grâce à une grue installée sur le terrain de l'hôtel de ville d'Ottawa.
La table suspendue, qui peut accueillir 22 personnes à la fois, grimpera à 11 reprises par jour dans le ciel de la capitale pour atteindre 150 pieds (près de 46 mètres), une hauteur choisie tout spécialement pour le 150e anniversaire de la Confédération.
Les gens qui participent à l'expérience sont retenus à leur siège par trois ceintures, avec six points d'ancrage. Impossible de les détacher du haut des airs, puisque les attaches sont situées à l'arrière du dossier. Les plus courageux peuvent choisir de faire pivoter leur siège, de sorte que ceux qui sont à l'une des extrémités peuvent carrément se retrouver avec les pieds dans le vide. Un périmètre de sécurité est d'ailleurs prévu au sol afin que personne ne reçoive de sandales sur la tête.
Bien haut perchés, les convives ont notamment une vue sur le parlement, le Château Laurier, le canal Rideau, le Centre Shaw, le pont Alexandra et la fontaine du Casino du Lac-Leamy. L'ascension permet même de découvrir que le toit de l'hôtel de ville d'Ottawa est orné de... pissenlits.
Une table « très stable »
Le directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme, note que malgré les appréhensions de certains, la table suspendue est « très stable ».
« Si vous avez peur des hauteurs, voici probablement la meilleure thérapie que vous pouvez utiliser pour éliminer cette crainte, a-t-il lancé. La plate-forme est tellement lourde qu'on peut faire des ascensions même avec des vents de 30 à 50 km/h. »
C'est l'équipe du chef du Andaz Feast+Revel, Stephen La Salle, qui reçoit les participants, soit en formule cocktail avec fromages, charcuteries, vin et bière de la microbrasserie Beau's, soit en formule gastronomique. Cette option, pour laquelle chaque place se vend 250 $ plus taxes et service, propose notamment un poisson, de l'omble chevalier, mariné dans du thé du Labrador, une « poutine » rehaussée de boeuf braisé « sur pomme de terre fondante au gras de canard dans son jus au Merlot canadien et bouleau, mousse de fromage en grains fouettée, carottes de la vallée de l'Outaouais glacées au cidre de pommes et ciboulette » et une tartelette au beurre mélangeant érable, dattes et whisky canadien. Cette gastronomie du pays est accompagnée d'un contenu musical puisé à 100 % dans le répertoire canadien francophone et anglophone.
La version cocktail (150 $) permet de rester 20 minutes dans les airs, tandis que la version gastronomique dure 50 minutes. Un toit permet de servir les repas même en cas de pluie, mais l'activité devra être reportée s'il y a un orage.
« Il reste encore des billets, a précisé M. Laflamme. On a réussi à vendre 90 % de l'inventaire. Lorsqu'on a lancé cette formule-là sur le marché, en moins de cinq heures, tous les repas étaient disparus, alors c'est pourquoi on a décidé de prolonger à deux semaines. »