Tous les bonbons n’ont pas le même impact sur la biodiversité, indique Marjolène Tremblay-Dion, biologiste au Zoo de Granby.

Friandises: haro sur l’huile de palme

Barres de chocolat Mars, Smarties, caramels Kraft : en cette journée d’Halloween, tous les bonbons n’ont pas le même impact sur la biodiversité. La production d’huile de palme, présente dans la majorité des friandises, met en péril plusieurs espèces animales, relève le Zoo de Granby dans sa plus récente infolettre.

« Dans la région de la Malaisie et de l’Indonésie, en deux ans, ils ont brûlé l’équivalent de six millions d’hectares de forêts, ce qui représente la grosseur de l’Irlande, pour faire des palmeraies. Quand ils brûlent, ils ne prennent pas le soin de sortir toutes les espèces animales. C’est une des causes de disparition de l’orang-outan, qui vit dans cette région-là, et d’autres espèces qui vivent dans les forêts », fait valoir Marjolène Tremblay-Dion, biologiste au Zoo de Granby.

Celle-ci précise que l’orang-outan, en particulier, est en danger critique d’extinction. De 2000 à 3000 d’entre eux décèdent chaque année. La destruction de l’habitat de l’espèce est une des causes invoquées, affirme la biologiste.

Selon Marjolène Tremblay-Dion, l’huile de palme est une des huiles végétales les plus utilisées. Le hic, c’est que les méthodes de culture ne respectent souvent pas les principes de développement durable.

« Depuis quelques années, environ la moitié des producteurs sont dits “écoresponsables”. Ils ne font pas de coupes à blanc, laissent les animaux traverser les forêts et s’y rendre, et ils considèrent les employés. Mais l’autre moitié fait des coupes à blanc et brûle la forêt pour pouvoir planter des palmiers », note Mme Tremblay-Dion.

« Dans la région de la Malaisie et de l’Indonésie, en deux ans, ils ont brûlé l’équivalent de six millions d’hectares de forêts, ce qui représente la grosseur de l’Irlande, pour faire des palmeraies. Quand ils brûlent, ils ne prennent pas le soin de sortir toutes les espèces animales (...) », fait valoir Marjolène Tremblay-Dion, biologiste au Zoo de Granby.

Bons choix

L’huile de palme n’est pas présente que dans les friandises. Elle fait partie de la liste d’ingrédients d’une pléthore de produits alimentaires. Elle est par ailleurs pointée du doigt par des nutritionnistes. Elle se cache aussi dans plusieurs produits cosmétiques.

Pour l’Halloween, l’Association des zoos et aquariums (AZA), dont fait partie le Zoo de Granby, invite ainsi les gens à agir pour la diversité en offrant des friandises exemptes d’huile de palme ou préparées avec de l’huile de palme issue de cultures durables.

Il est aussi possible de télécharger l’application « Sustainable palm oil shopping » (en anglais seulement) pour consulter facilement et rapidement le statut des divers produits de consommation.

Selon un tableau préparé par le Zoo, les friandises Hershey’s, comme les Twizzlers et les Reese’s, ainsi que les Mars, M & M’s, Skittles et Sour Patch Kids, notamment, représentent d’excellents choix. « Soit elles n’utilisent pas d’huile de palme ou privilégient de l’huile de palme en partie écoresponsable », dit la biologiste du Zoo.

Les caramels Kraft et les chocolats Lindt sont pour leur part de très bons choix, tandis que les produits Nestlé, tels que les chocolats Butterfinger, Crunch et Smarties, et Wonka, comme les SweeTarts et Nerds, sont de moins bons choix.

Le Zoo de Granby célèbre l’Halloween à sa façon, en offrant des citrouilles à ses pensionnaires.

Bonnes citrouilles

Le Zoo de Granby célèbre pour sa part l’Halloween en offrant des citrouilles à ses pensionnaires. Certains, comme les hippopotames et les éléphants, vont s’en régaler et d’autres vont préférer s’amuser avec. Les lions aiment les déchiqueter en petits morceaux, alors que les tigres, par exemple, ont du plaisir à faire rouler les cucurbitacées de couleur orangée.

« De façon générale, les herbivores mangent les citrouilles, mais ça ne fait pas partie de leur régime alimentaire. C’est plus comme une gâterie supplémentaire, quelque chose qu’ils n’ont pas souvent et dont ils apprécient le goût. C’est très saisonnier. (...) On en donne aussi aux carnivores, comme les léopards, les lions et les tigres, pour faire différent. Comme ça a une odeur différente, ils vont essayer de voir ce que c’est. Ça nous permet d’aller chercher un côté nouveauté, enrichissement », souligne Marjolène Tremblay-Dion.

Comme au cours des dernières années, il est par ailleurs possible d’offrir une seconde vie aux citrouilles qui sont intactes, donc non coupées ou peinturées, en les déposant près des guichets d’accueil du Zoo, confirme la biologiste.