Francophonie

«L’héroïne» franco-ontarienne fait son bilan

L’année 2018 a été tumultueuse pour la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard. En remportant son pari en juin dernier, la jeune élue de 29 ans ne s’attendait pas à un début de mandat aussi mouvementé. En entrevue, elle retrace son parcours, depuis son lancement de campagne électorale jusqu’à ses objectifs pour l’année à venir.

9 mai : Lancement de la campagne

Dès l’annonce de sa course aux élections provinciales, la priorité d’Amanda Simard durant sa campagne a été de rassurer les résidents de son comté. « Les gens étaient craintifs face au parti conservateur, ils font élire les libéraux depuis plus de 40 ans. Je devais constamment leur rappeler qu’ils ne devaient pas s’inquiéter, que les droits des francophones n’étaient pas en danger », se souvient Mme Simard.

Francophonie

Marc Keelan-Bishop, illustrateur militant

COMTÉ DE PRINCE EDWARD — Ses illustrations ont parsemé les manifestations franco-ontariennes du 1er décembre et depuis l’énoncé économique du 15 novembre, il illustre le mouvement de résistance qui fleurit en Ontario français. Rencontre avec l’illustrateur franco-ontarien, Marc Keelan-Bishop.

«Depuis le début de la crise en Ontario français, vos illustrations ont beaucoup circulé sur les médias sociaux. Le 1er décembre, pour les manifestations en opposition aux décisions du gouvernement de Doug Ford, elles étaient très nombreuses dans les cortèges. Qu’est-ce que cela représente pour vous?

Plus jeune, j’aurais sûrement été très fier. Mais avec Internet aujourd’hui, je travaille parfois tellement vite que ce ne sont pas les illustrations dont je suis le plus satisfait. J’aime passer davantage de temps sur une illustration pour qu’elle soit impeccable, ce qui n’est pas possible quand on fait de l’illustration éditoriale comme ça.

Mais je suis content de les avoir partagées et fier pour mes enfants. Ce qui m’a le plus touché, c’est de voir les gens refaire en vrai mon illustration du poing devant le drapeau franco-ontarien.

Où étiez-vous le samedi 1er décembre?

J’étais à Belleville, près de chez moi. J’avais peur qu’on ne soit que 10, mais finalement on était environ 80 personnes. On a eu de belles réactions du public, des gens qui klaxonnaient en guise de soutien.

Que pensez-vous du mouvement de résistance qui s’organise à travers la province?

Au départ, j’étais fâché comme tout le monde, particulièrement par l’abandon du projet d’Université de l’Ontario français. Ce qu’un adulte ne comprend pas toujours, c’est que quand on attend quatre ans ou plus pour un tel projet, ce sont une ou plusieurs générations de jeunes francophones qui n’auront pas droit à cette éducation postsecondaire en français.

Aujourd’hui, ce que je remarque, ce qui est le plus important, c’est de voir le réveil de la communauté qu’on avait déjà senti avec les propos de Denise Bombardier [la journaliste et romancière québécoise avait dit que les francophones hors Québec ont quasiment tous disparu à l’émission Tout le monde en parle, suscitant une controverse].

Francophonie

Un bilan francophone

TORONTO — Il y a bientôt six mois, Caroline Mulroney prêtait serment comme procureure générale et ministre responsable des dossiers francophones. Son bilan jusqu’à maintenant est surtout à l’image des mauvaises décisions du passé, dit-elle. Malgré les critiques de plusieurs, elle défend sa vision et dit demeurer déterminée à faire progresser la francophonie ontarienne.

« Écoutez, on a le bilan du gouvernement précédent. Comme vous le savez, il est désastreux. Il nous a laissé un déficit de 15 milliards de dollars », a confié Caroline Mulroney, au micro d’#ONfr, au terme des travaux en Chambre pour la pause des fêtes. « On fait ce travail pour les Franco-Ontariens et tous les Ontariens. On va continuer à travailler sur le projet d’Université de l’Ontario français, mais surtout à protéger les acquis et à trouver de plus en plus de moyens d’augmenter l’accès aux services pour les francophones », a-t-elle poursuivi.

Francophonie

Des francophones se déchirent

TORONTO – Moins d’une dizaine de personnes ont participé à la seule table ronde francophone sur l’avenir du programme d’éducation sexuelle en Ontario. Très peu publicisée par le gouvernement ontarien, la rencontre téléphonique a été à l’image des déchirements récents sur l’avenir du cursus scolaire.

Selon l’ensemble des échanges qui se sont déroulés le 26 novembre dernier en soirée. Si la rencontre visait aussi à prendre le pouls des parents sur la littératie financière, l’utilisation des cellulaires en classe et le rendement des élèves en mathématique, c’est le sujet de l’éducation sexuelle qui a le plus enflammé les discussions.