actualités

Sherbrooke rouvre la porte aux Jeux de la Francophonie

Les élus sherbrookois rouvrent la porte aux Jeux de la Francophonie. Le maire Steve Lussier a annoncé en début de soirée lundi que la Ville procéderait à l’analyse du dossier.

Sans être une position pour la tenue des jeux à Sherbrooke, la décision du conseil vise à actualiser le dossier et à connaître les coûts réels d’une possible candidature.

À lire aussi: Jeux de la Francophonie: les libéraux pointent la CAQ

« Il y a eu plusieurs discussions au cours des derniers jours avec la ministre (Nadine) Girault (ministre des Relations internationales et de la Francophonie). On a convenu de regarder pour actualiser le dossier. Ce sera fait avec des partenaires et les membres de la direction générale », dit Steve Lussier. 

Les calculs du « comité de vérification », qui ne comprend aucun élu, seront vérifiés par une équipe de comptables de l’externe, précise le maire. « Lorsqu’on va dire oui, c’est parce qu’on aura révisé le tout. Je compare ça à l’achat d’une maison. On fait venir un inspecteur pour être certain que tout est parfait. Nous aurons deux inspecteurs. On ne saute pas en bungee pas d’élastique. On va s’assurer que l’élastique est solide pour ne pas refiler la facture aux citoyens. »

Le maire avait pourtant mentionné que Sherbrooke n’était plus intéressée à présenter les Jeux de la Francophonie. « Lorsque je m’étais affirmé, le gouvernement du Québec disait qu’il n’y avait pas de fonds à ce moment-là. Ils nous ont affirmé qu’ils étaient intéressés à regarder le dossier dans son ensemble. On a jusqu’à lundi pour refaire notre travail. Il y a une capacité de payer pour nos citoyens et j’y tiens. Vous comprendrez que je me tourne vers les paliers gouvernementaux et après on vous reviendra. On veut connaître les vrais chiffres et regarder la possibilité de bonifier l’offre des paliers de gouvernement. »

La décision de mettre à jour le dossier semblait finalement aller de soi, selon le maire. « Il y avait des sommes considérables, soit 400 000 $, mises pour l’étude de ce dossier. Ce sont 60 pays qui pourraient venir dans notre ville. Il faut réétudier le dossier dans son ensemble. »

M. Lussier a affirmé que la décision avait été unanime et que le conseil dispose d’une semaine avant de prendre une décision finale lundi prochain, dans un atelier de travail qui se tiendra à nouveau à huis clos.

Le maire a refusé de s’avancer à savoir si la Ville accepterait de verser plus que les 9,5 M$ prévus initialement, tout en rappelant qu’aucune somme n’avait été budgétée jusqu’à maintenant pour la tenue des Jeux de la Francophonie. 

Steve Lussier mentionne avoir reçu plusieurs appels dans la journée de lundi de la part de différents acteurs des gouvernements. Il ajoute que Destination Sherbrooke et Excellence sportive Sherbrooke feront partie de la discussion, mais il confirme ne pas les avoir consultés avant lundi soir. Il aurait par ailleurs, selon ses dires, l’appui du président de l’Union des municipalités du Québec.

Rappelons que les membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) se réuniront à Paris les 14 et 15 février pour discuter de la suite des choses. Steve Lussier indique avoir eu des échanges avec l’OIF et que la Ville souhaite avoir des réponses à offrir avant cette rencontre.

Rappelons que les députés de la région, tant à l’échelle provinciale que fédérale, se sont montrés ouverts à discuter du dossier. La ministre Marie-Claude Bibeau et les députés Pierre-Luc Dusseault, Christine Labrie, André Bachand et Gilles Bélanger se sont dits prêts à étudier l’appui qu’ils pouvaient offrir à la municipalité. Ils convenaient aussi que la décision devait d’abord venir de la Ville de Sherbrooke.

Marie-Claude Bibeau a déjà assuré le maire Steve Lussier et le conseiller Vincent Boutin de sa pleine collaboration. « J’attends le verdict du conseil. J’espère qu’ils ne fermeront pas la porte », disait-elle cette fin de semaine.

Éducation

Un souffle nouveau pour la francophonie à l'Université d'Ottawa

L’Université d’Ottawa (Ud’O) insufflera un souffle nouveau à la francophonie. L’établissement bilingue a rendu public un rapport « ambitieux » qui prévoit des mesures pour faire rayonner la langue de Molière à l’intérieur et à l’extérieur du campus.

La tâche de rédiger ce rapport et de proposer des actions est revenue à Linda Cardinal, chargée de mission à la francophonie au cabinet du recteur. Cette dernière ne cache pas que la réflexion était nécessaire.

« Ça faisait depuis 2005-2006 qu’on a de la documentation dans laquelle on dit que l’Université doit aller de l’avant. Aux trois à cinq ans la commission permanente des affaires francophones et des langues officielles publiait des recommandations qui étaient étudiées et mises en œuvre. Là, ça prenait un peu plus qu’un rapport d’un comité et le recteur a décidé que ça lui prenait un plan d’action », confie la titulaire de la chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l’Ud’O.

En créant un Plan d’action pour la francophonie, l’établissement d’enseignement promet d’accorder une place d’importance à la langue de Molière et de se donner les ressources nécessaires. 

« Est-ce que tout est parfait dans un monde idéal à l’Université d’Ottawa ? Certes non, admet le recteur Jacques Frémont. Il y a place à amélioration le caractère francophone de ce que nous sommes et de ce que nous aspirons à être. À mes yeux il fallait agir rapidement. Je souhaitais que le rapport propose des principes directeurs qui définissent ce qu’est pour nous la francophonie. »

Le nouveau Plan d’action vise à mettre en place une gouvernance plus efficace de la francophonie, à accroître le rayonnement de la francophonie sur le campus et à mettre sur pied des moyens de mieux communiquer la mission francophone de l’établissement.

Parmi les mesures proposées, on compte entre autres la possibilité d’étendre la désignation partielle en vertu de la Loi sur les services en français aux programmes d’études supérieures ainsi que la relance du carrefour francophone sur le campus, sans oublier le recrutement francophone et l’immersion.

Selon Mme Cardinal, l’Ud’O doit en faire plus afin de promouvoir ses services dans les deux langues. 

« Le message public de l’Université en matière de francophonie n’est pas assez fort. Il faut que ce soit clair que la francophonie est vue comme un moyen de positionnement de l’Université sur la scène locale, provinciale, nationale et internationale, estime Mme Cardinal. Que la francophonie soit vue comme un vecteur d’enrichissement. Qu’il y ait un espace de vie intellectuel en français et que l’Université assume pleinement son rôle comme lieu privilégié de dialogue des langues et des cultures, mais aussi en francophonie. »

Francophonie

Dialogue pour une nouvelle francophonie canadienne

Dans la foulée de la crise linguistique en Ontario, les acteurs de la francophonie ont voulu profiter du momentum pour susciter un dialogue entre les francophones du pays dans le but de se pencher sur l’identité francophone et ainsi la définir et la renforcer.

Politiciens, professeurs, journalistes et défenseurs de la francophonie se sont réunis à l’Université d’Ottawa (Ud’O), jeudi, dans le cadre d’une journée d’étude sur la francophonie canadienne et le Québec. Ils se sont posé la question « y -a-t-il un avant et un après Doug Ford ? ».

Francophonie

Pas de discussion entre l’AFO et Ford

C’est toujours le silence radio ou presque entre le gouvernement Ford et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), deux mois et demi après l’annonce très controversée des coupures dans les services en français dans la province.

Les progressistes-conservateurs sont également muets depuis l’annonce du fédéral d’octroyer 1,9 million $ au comité de mise en œuvre de l’Université de l’Ontario français (UOF) et d’offrir d’allonger la moitié du financement de 84 millions $ pour ce projet.