Le conseiller municipal Mathieu Fleury était un spectateur attentif lors de la rencontre de l’Association communautaire de Vanier, mardi soir, à Ottawa.

Vote repoussé pour la création d’un comité de la francophonie

Les citoyens qui réclament la création d’un Comité de développement du quartier français et de la francophonie de Vanier au sein de l’Association communautaire de Vanier (ACV), à Ottawa, devront patienter encore un peu avant de voir si le groupe de travail verra le jour.

L’ACV, qui tenait sa rencontre mensuelle mardi soir au Centre communautaire Richelieu, devait voter sur la question. Le sujet était à l’ordre du jour, mais le conseil n’avait pas quorum. Le vote sur la résolution a donc été reporté puisque seulement trois des neuf membres du conseil d’administration étaient présents à la séance.

«Je vais envoyer un courriel aux membres du conseil d’administration et je vais leur demander voter sur la résolution. Peu importe la décision qui sera prise, positive ou négative, je vais publier le résultat du vote après que le conseil d’administration ait décidé. Je le ferai par courriel, via les médias sociaux Twitter et Facebook et je contacterai directement les membres du comité pour organiser une première rencontre si c’est positif», a lancé la présidente de l’ACV, Lauren Touchant, aux gens dans la salle.

Le projet de résolution visant à défendre et promouvoir le caractère historique, culturel, économique et social francophone de Vanier, incluant le quartier français du chemin Montréal, avait initialement été proposé en janvier, dans la foulée du mouvement de contestation de SOS Vanier qui s’oppose à la venue du projet de refuge de l’Armée du Salut sur le chemin Montréal.

À ce sujet, le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, a d’ailleurs rappelé aux dizaines de résidents rassemblés hier soir qu’il déposera mercredi une motion au conseil municipal afin de réaffirmer que le maximum de lits permanents prévus au sein du refuge de 801 mètres carrés sera bien établi à 140.

M. Fleury a réitéré que cet avis de motion n’empêchait pas la tenue de la bataille devant les tribunaux. «Je pense qu’on va gagner en cour. Le processus politique est terminé, mais le processus communautaire et l’engagement légal débutent. Nous sommes confiants que le projet de l’Armée du salut n’ira pas de l’avant», a-t-il dit.