Dyane Adam, présidente du conseil de gouvernance de l’UOF

UOF: sans entente, des retards importants sont à prévoir

Si le gouvernement de l’Ontario et Ottawa arrivent à s’entendre sur son financement avant le déclenchement prochain des élections fédérales, l’Université de l’Ontario français (UOF) pourra ouvrir ses portes en 2021 sinon, celle-ci serait une fois de plus retardée.

«On ne peut pas se permettre de sacrifier une autre cohorte», affirme la présidente du conseil de gouvernance de l’UOF, Dyane Adam.

Cette dernière ajoute qu’en raison de la complexité du marché immobilier torontois — où serait installée l’UOF —, l’absence d’une entente avant les élections fédérales pourrait conduire à un important retard dans le déploiement de l’institution.

«On convoite un site depuis un bout de temps et il serait possiblement encore disponible. Pour nous, c’est important. À Toronto, il n’y a pas beaucoup de possibilités au niveau des sites, d’où l’importance de sceller cette entente-là pour qu’on puisse prendre les décisions qui s’imposent. Sinon, l’avenir de l’université serait compromis pour plusieurs années.»

Dès que l’entente de financement sera ratifiée, Mme Adam soutient que le conseil de gouvernance est prêt à se mettre au travail pour que l’UOF accueille ses premiers étudiants en 2021. Les premiers professeurs seraient embauchés et les premiers programmes seraient créés — parfois en collaboration avec d’autres établissements d’enseignement supérieur.

Après huit ans, Dyane Adam estime que l’UOF aura réussi à recruter suffisamment d’étudiants pour être autosuffisante et ne devrait plus avoir besoin. C’est sur cet échéancier et l’estimation des coûts de démarrage de l’université — 126 millions $ — que le gouvernement ontarien s’appuie dans sa dernière proposition de partenariat envoyée à Ottawa.

«Il faut se concentrer sur l’objectif qui est de confirmer le financement. C’est ça qui compte», soutient Mme Adam.