Université de l'Ontario français: un certificat en éducation dès septembre

L’Université de l’Ontario français (UOF) lèvera le voile jeudi sur le premier programme académique que l’institution offrira dès septembre prochain. Selon les informations obtenues par Le Droit, il s’agira d’un certificat dans le domaine de l’éducation.

Comme l’établissement n’est pas encore reconnu officiellement par le gouvernement provincial et qu’il ne peut par conséquent pas offrir de programme de baccalauréat pour l’instant, il a choisi de se tourner vers un programme de certificat, a-t-on appris. Il s’agira d’un certificat qui servira à former des professeurs qui pourront éventuellement œuvrer au sein de l’UOF.

L’annonce aura lieu à Toronto en présence de la présidente du Conseil de gouvernance, Dyane Adam, et du vice-recteur au développement des programmes et des savoirs, Jason Luckerhoff. 

Retombées économiques

Par ailleurs, l’UOF a le potentiel de générer des retombées économiques de plusieurs millions de dollars, selon une étude commandée par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). 

La firme PGF s’est vue octroyer le mandat d’évaluer l’impact économique de l’UOF. En comparant cette institution avec d’autres universités canadiennes de taille modeste (Moncton, Nipissing et Brandon), elle conclut que la contribution de l’UOF au produit intérieur brut de l’Ontario serait entre 56 et 79 millions $ en 2024-2025. On évalue également que les retombées économiques totales potentielles pourraient se situer entre 198 et 240 millions $. 

« À maturité, l’UOF représentera pour le gouvernement de l’Ontario un “retour sur l’investissement” significatif sur le plan économique, sans compter les autres avantages sur le plan sociétal », soutient la firme PGF dans son rapport. « La difficulté de pallier à la demande de professionnels pouvant s’exprimer en français représente un manque à gagner non négligeable pour la province de l’Ontario. L’aspect francophone est un avantage et une opportunité pour le gouvernement de l’Ontario de diversifier son économie au niveau local, provincial et international », ajoute le président de l’AFO, Carol Jolin.