Le gouvernement ontarien n'a « pas l’intention de soumettre une demande de financement et c’est très clair de leur part », selon Guylaine Roy

Université de l’Ontario français: les fonctionnaires ont été «très clairs»

La position des fonctionnaires provinciaux dans le dossier de l’Université de l’Ontario français (UOF) est claire, selon la sous-ministre fédérale du Tourisme, des langues officielles et de la Francophonie, Guylaine Roy. Ils n’ont « pas l’intention de soumettre une demande de financement et c’est très clair de leur part », a-t-elle déclaré devant les membres du Comité permanent des langues officielles, jeudi.

Mme Roy a plaidé pour le leadership de son gouvernement et de ses fonctionnaires dans le dossier du financement de l’université de langue française en Ontario. À plusieurs reprises, les employés fédéraux sont entrés en communications avec leurs homologues ontariens afin de leur signifier que l’argent était disponible.

« Je peux vous assurer que tout le long, on a montré qu’on était prêt à collaborer. On avait des sous sur la table et on avait fait un appel de projets. On était prêt et on les a rappelés, mais les fonctionnaires du gouvernement de l’Ontario ont été très clairs pour dire qu’ils ne soumettraient pas de projet [pour l’UOF] », a soutenu la sous-ministre.

Cette dernière a remis en question les propos tenus par le sous-ministre ontarien de la Formation et des Collèges et Université, qui a comparu devant le Comité le 7 février dernier. George Zegarac avait déclaré qu’aucune rencontre n’avait eu lieu entre les deux paliers de gouvernement.

« Nous n’avons rien reçu qui concerne directement le financement de l’Université », a réaffirmé jeudi Ciara Byrne, la porte-parole du ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l’Ontario.

Jesse Robichaud, le porte-parole de la ministre aux Affaires francophones de l’Ontario Caroline Mulroney, soutient que son gouvernement a l’intention d’aller de l’avant avec le projet de l’UOF dès que « l’Ontario sera dans une position lui permettant de le faire avec le financement viable nécessaire ».

Il ajoute que le financement de 1,9 M$ pour la création du Carrefour francophone du savoir et de l’innovation est accueilli favorablement.

« Nous nous réjouissons de l’annonce faite par le gouvernement fédéral. Ce qui constitue un pas dans la bonne direction. Toutefois, nous continuerons de mettre le gouvernement Trudeau au défi de combler l’écart important entre le financement que l’Ontario reçoit pour les services en français et celui accordé aux autres provinces », écrit-il dans un courriel envoyé au Droit.